Catégorie : Ô Canada!

Dévorée!

chalet.jpg Passer « un week-end au chalet » ici est très courant. Vous louez un chalet dans les Laurentides, dans les Cantons de l’est, on vous en prête un ou vous en possédez un, toutes les raisons sont bonnes pour se mettre au vert quelques jours.
Cela dit en choisissant la date on ne pense pas toujours à tous les aspects… Ainsi au Québec, il est important de faire attention aux périodes de fortes population de bibittes, sous couvert de lutter toute la journée avec des mouches noires, des maringouins (moustiques) ou des mouches à chevreuil, autant de noms pour décrire des insectes qui partent avec un morceau de votre chaire dès qu’elles vous approchent!

En partant un week-end au chalet on prend donc toujours sa crème solaire mais aussi son chasse-bibittes, voire son « after-bite » pour apaiser les piqures! Évidemment on n’avait pas l’after-bite dans notre cas avec Chéri… Plusieurs jours après j’avais encore de grosses démangeaisons, surtout une à la cheville et une au lobe d’oreille! Argh!

À part ça le week-end au chalet avec une vingtaine d’amis (encore plus que l’année dernière) a été l’occasion de faire du beach-volley pour Monsieur pendant que je profitais du spa avec les copines et que Tartine s’éclatait dans le lac avec son pote Sam, le Golden Retriever! Au passage, les chiens aussi se font bouffer par les bibittes, le pauvre Sam en saignait du museau!
C’est quand déjà les prochaines vacances?

MTL Beach

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Mercredi il a fait très beau et très chaud (34° en ressenti à 20h00), c’était donc le temps idéal pour tester la plage d’Oka, à 40 km de Montréal. C’est grand mais alors il y a plein de monde (la photo a été prise à 18h)!
C’est pas grave, ça nous a fait passer une très bonne après-midi!
Cela dit, à choisir, je préfère la plage du parc Jean Drapeau, qui est beaucoup plus petite mais accessible en métro, à 15 minutes de chez nous à peine… Par contre, il y a à peu près autant de monde!

Pour ce qui est des tarifs, c’est 9$ pour l’auto et 3.50 par personne à Oka, contre 7$ par personne à Jean Drapeau mais en surveillant les guides de la marque Pom distribués au Centre Eaton ou à l’Office du Tourisme par exemple il y a des réductions « 1 entrée achetée, 1 offerte ».

PS: pour Oka, ne vous garez pas dès l’entrée du panneau du parc car il y a pas loin de 8km à faire après pour atteindre la plage! Mieux vaut payer le prix fort et débarquer de sa voiture tranquille!

La St Jean et la souveraineté

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Aujourd’hui nous fêtons la St Jean Baptiste, qui est la fête nationale du Québec. Le Québec a beau être une province canadienne, nous avons une fête nationale, qui est d’ailleurs beaucoup plus célébrée ici que la fête du Canada, le 1er juillet!

Il ne faut jamais oublier qu’en vivant ici, on vit dans une province déchirée entre les souverainistes qui, à défaut de vouloir un roi, veulent former un état indépendant du géant canadien – et anglophone. Car ici la question de la langue et de la culture est très importante. Ainsi, alors que des concerts sont organisés un peu partout dans la ville aujourd’hui (dont le principal est ce soir au parc Maisonneuve avec Ariane Moffat notamment), une polémique a éclaté quand deux groupes anglophones ont été programmés à l’événement « L’autre St Jean ». Certains se sont offusqués qu’alors que nous célébrons « notre » fête patriotique et donc francophone, on puisse inviter « ’l’ennemi », l’anglophone!

Tout est bien qui finit bien puisque les deux groupes ont été maintenus mais cela montre bien les divergences qui peuvent exister au sein de la province. Si de Gaulle s’est rendu célèbre ici en proclamant « Vive le Québec libre! » en 1967, aucun des référendums qui ont eu lieu en 1980 (60% de non) et 1995 (seulement 1.48% d’écart entre les deux camps) n’ont donné le « oui » à la souveraineté gagnant. Malgré tout, à chaque élection, le débat revient sur la table, l’éventualité d’organiser un nouveau référendum aussi, cheval de bataille du PQ, Parti Québécois.

En attendant que ce jour arrive, tous les québécois fêtent d’une manière ou d’une autre la St Jean, souvent une bière à la main, alors qu’ils profiteront de la Fête du Canada la semaine prochaine pour déménager, les baux se terminant tous ou presque le 30 juin!

Mais que faire?

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À Montréal la saison des festivals à commencer, et comme chaque année on ne sait plus où donner de la tête! Entre la Main fermée (c’est le surnom de la rue St Laurent, qui coupe la ville en deux), le Festival Mode & Design qui vient de s’achever (avec la rue McGill Collège fermée), le Festival Fringe, les installations du Festival International de Jazz qui fête ses 30 ans (cette fois c’est tout le quartier des spectacles qui est fermé), les concerts de la St Jean (la fête Nationale du Québec) qui se préparent, l’Internationale des feux Loto-Québec, on peut dire que la ville vit à un rythme particulier, le rythme de l’été!
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Mais comme pendant cette période, c’est aussi le moment où l’on déménage (le 1er juillet étant la journée des déménagements au Québec), que le week-end prochain on part pour 3 jours dans un chalet des Laurentides avec une vingtaine d’amis (et d’inconnus), autant dire qu’on ne pourra pas être partout à la fois!

Du coup, il faut faire des choix, qui vont se traduire cette semaine par un 5@7 sur les terrasses Bonsecours, une journée fériée en milieu de semaine réservée à quelques cartons supplémentaires, un départ vendredi pour le chalet avec la bête, qui va être en société avec plein de gens et un autre chien pour la première fois! Au retour il sera temps de déménager et d’avoir enfin de l’espace puis de se lancer dans les festivals puisqu’à cette date ce sera Juste pour rire et peu de temps après les Francofolies.
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Vieux d’ici et d’ailleurs

chambly.jpg Fermez les yeux, quand à propos d’une ville, on vous dit “Vieux Longueuil” ou “Fort Chambly”, quelles images vous viennent en tête?

Pour ma part, dans le premier cas, j’imagine de petites rues pavés, entrecoupées de places historiques où les boutiques de souvenirs se mêlent aux restaurants « attrape-touristes ». Dans le second j’imagine une ville fortifiée, presque à l’image de Saint Malo, où les vestiges d’un fort des siècles passés sont encore présents, où l’on se balade à travers les murailles.

Sauf qu’on est au Québec, et plus généralement en Amérique du Nord. Le Vieux Longueuil n’a de vieux que le nom et ressemble plutôt à une petite rue commerçante de ville moyenne française. C’est sympathique mais pas vieux.
Si dans Chambly, il y a bien un fort, il est de petite taille, le long du bord de l’eau et les alentours ressemblent plutôt à une plage d’herbe sur laquelle on joue au volley, au foot (américain), au badminton et où l’on oublie carrément qu’il y a un monument historique juste à côté… La balade est agréable, surtout par beau temps, les maisons alentours incroyables mais les férus d’histoire seront forcément un peu déçus. Cela dit je compte bien y retourner pour visiter le fort quand il y aura un guide, vu que la visite ne coûte que 5,95$ si mes souvenirs sont bons.

Vivre en Amérique du Nord, c’est tiré un trait sur l’architecture ancestrale, les ruines des siècles passés et apprendre que « vieux » ici, quand il s’agit de monuments, ça équivaut plus au 19e siècle qu’au 12e! Le tout c’est de le savoir!

Pub d’ici et vocabulaire

Il y a des choses dans le langage québécois qui me choquent toujours un peu, c’est l’usage de certains mots qui font parti du vocabulaire « vulgaire » pour les français dans les pubs.

La première qui m’a fait tiltée, c’est la campagne d’IGA (un équivalent de Carrefour) qui parle de « bouffe ». Je sais bien que ce mot n’est pas vulgaire en tant que tel, mais ça fait quand même partie de ces mots pas très jolis qu’on n’utilise entre pote mais pas avec son patron par exemple. Ici, oui.
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Dans le même ordre d’idée, j’ai découvert cette semaine la campagne pour la BMO (une banque) qui utilise le mot « fric ». Là encore, pas de gros mot, juste un mot un peu trop courant pour être utilisé par une institution à mon goût…
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Ces petites choses que j’aime ici

mtl.jpg Les magasins ouverts tous les jours (même les jours fériés) et tard.

Les food-courts dans la plupart des tours du centre-ville ce qui permet de manger un jour indien, un jour libanais, un jour vietnamien, un jour « panini », un jour « salade », le tout sans avoir à sortir en hiver et sans avoir à dépenser beaucoup d’argent (7-8$).

Le monde dans les rues. Ce n’est pas que j’aime le monde car ça m’empêche d’avancer à mon rythme (soit vite) mais quel que soit le jour, quel que soit le temps, il y a toujours du monde dans les rues de Montréal. On n’a jamais l’impression d’être dans une ville morte.

Les barbecues ! Les gens n’ont pas plus de maison en centre-ville que dans les grandes villes françaises et pourtant tout le monde ou presque a son barbecue ! Les balcons sont souvent assez grands pour accueillir un barbecue et/ou une petite table. Le bonheur !

Les cookies de Felix & Norton, les meilleurs du monde.

Les daïquiris fraise de Carlos & Pepes, de la terrasse Magnetic, du Newtown, des 3 amigos et de tout un tas d’autres endroits encore !

Le cinéma à 4.95$ le mardi.

Les parcs présents un peu partout qui permettent de manger dans l’herbe quand on travaille au centre-ville et de faire de longues balades le week-end.

La piste cyclable du canal Lachine, qui a beau être chargée en fin de semaine, ça reste un super balade si on va jusqu’à la pointe et qu’on revient par Jean Drapeau.

La mousse de foie de pintade aux pistaches de la charcuterie du marché Atwater qui est juste à tomber.

Where is Brian?

english.jpg Travailler en anglais et vivre en français, c’est agréable. Jusqu’à un certain point! Ce point qui fait que tout à coup votre cerveau ne sait plus où il en est et confond les langues, les tournures ou alors tout simplement refuse de fonctionner plus longtemps!

C’est ainsi, par exemple, qu’au beau milieu d’une conversation avec une collègue anglophone, je n’étais plus capable de trouver le mot que je cherchais, ni en anglais ni en français! Un vide gigantesque avait pris place dans mon esprit et je n’étais même plus capable de savoir reformuler ce que je cherchais (en l’occurrence un kyste aux ovaires!). Il m’a fallu quelques secondes pour que tout se relance et que je puisse le prononcer en français mais j’ai vécu des instants de panique face à ce vide.

Pourtant je rêve de ce même vide chaque soir en tentant de m’endormir alors que mes pensées se formulent en anglais puis en français et ainsi de suite. C’est tout sauf reposant, surtout quand on ne maîtrise pas parfaitement une des deux langues.

L’avantage c’est que mon anglais se perfectionne un peu plus chaque jour et que les blagues, sarcasmes ou bons mots sortent de plus en plus naturellement au travail, enfin tout dépend de qui est en face. Devant mon boss, je bafouille, mêle mes mots alors que devant des collègues avec qui je plaisante facilement, tout est naturel. C’est bien sûr un peu frustrant mais je sais qu’avec le temps je vais être plus à l’aise avec mon patron aussi (enfin j’espère).

Maintenant je comprends les québécois qui « switchent » d’une langue à l’autre selon leur interlocuteur et selon la phrase, c’est fou comme rapidement certains mots s’imposent plus facilement dans une langue, même pour moi!

Tulipe et pôle Nord

tulipe.jpg Alors que les jours fériés s’enchainent en France au mois de mai, nous n’avons eu le droit qu’à un pauvre « jour des patriotes » aussi appelé « fête de la Reine » au Canada ce mois-ci et ça tombait ce lundi.

Pour ce long week-end de trois jours, nous avions prévu de retourner à Ottawa à l’occasion du Festival de la Tulipe lors d’une journée de beau temps. Samedi, c’était raté il a plu à plein temps, ce qui nous a permis de nous lancer à fond dans la saison 7 de 24, c’est donc dimanche que nous avons prévu notre excursion.

On a pris soin le matin de vérifier la météo qui indiquait, malgré le vent et les passages nuageux, 14 degrés… En vérité, on a fait un remake de Boston, on s’est caillé les miches une bonne partie de la journée!
D’autant que le Festival de la Tulipe, bah c’est un peu plate et qu’Ottawa (ville de fonctionnaire par excellence) est légèrement morte le dimanche… Enfin bon, on a bien marché malgré tout (faut dire que les tulipes étaient à l’autre bout de la ville par rapport à notre point de départ!) et on est rentré à temps pour un petit barbecue, de quoi bien finir la journée!

Lundi, alors qu’il faisait un peu plus chaud et surtout plus ensoleillé, on en a profité pour aller à pied sur la rue St Laurent voir les magasins de meubles. Bien sûr ce sont ceux qui nous intéressaient le plus qui étaient fermés mais ce n’est pas grave, on y retournera une autre fois… Comme par chaque journée de beau temps, les rues de Montréal étaient remplies, chacun avec sa tasse de café glacé à la main (sauf moi bien sûr, hein).
Rien qu’à l’idée qu’on soit mardi et que la semaine ne dure que 4 jours, j’ai déjà le sourire aux lèvres, ça fait du bien! Enfin ce n’est pas aux français que je vais apprendre ça alors que le mois de mai compte 3 jours fériés, sans parler des ponts!

Maudits français!

CIMG2309.jpg J’avais déjà mentionné cette expression que des québécoises emploient pour parler de « nous » ici, avec plus ou moins d’humour selon à qui ils font référence, mais ce que je ne vous ai pas dit c’est qu’à mon avis, le défaut majeur de Montréal, c’est la multiplication de ces dits français.

Choisir de s’expatrier, c’est choisir de quitter ses compatriotes (entre autres) mais si c’est pour venir à Montréal, alors oubliez ça, on sera bientôt en plus grand nombre que les québécois! Pas moyen de ne pas entendre un accent français tous les 10 mètres dans la rue ou d’avoir des voisins français au restaurant, c’est bien simple ils sont on est partout!

Il y a ceux qui sont là pour de bon, RP en poche et qui critiquent la France aussi facilement que le Canada et il y a les extrémistes qui ne critiquent (au choix) que la France ou que le Canada! Ceux qui trouvent que tout est mieux ici (normal ils sont là depuis 3 semaines) ou ceux qui trouvent que tout était mieux là-bas (pourquoi ne pas y retourner?) ont la même faculté à m’énerver!
Surtout quand leurs critiques reposent sur des choses très subjectives telles «on mange mal ici»! Faudrait peut-être voir à changer vos habitudes alors, car moi je peux vous faire la liste de mes menus, tout comme la liste des restos que j’ai visités et non je ne trouve pas qu’on mange plus mal ici qu’en France!
Après c’est sûr que si le but est de manger vite et pas cher alors forcément vu le nombre de fast-foods à portée de main, vous mangerez « mal ». Mais si vous prenez le temps de cuisiner ou de trouver des adresses de restos sympathiques alors vous mangerez bien! C’est ici que j’ai fait mon premier risotto aux asperges ou mon premier soufflé aux carottes par exemple…

Cependant, les français qui ne font que critiquer la France ne sont pas mieux! Oui, il y a toujours des manifestations, des grèves et non on ne peut pas y faire bouger grand chose sans que ce soit le tollé mais enfin quoi, devoir attendre 2 ans pour aller chez un dentiste afin d’être assuré ou avoir des routes qui ressemblent à du gruyère, ça ne me semble pas être tout rose non plus…

Il était déjà difficile de se sentir dépaysé en vivant «juste» au Canada mais alors avec la multiplication des français qui s’expatrient ici, ça ne s’arrange pas! Pourquoi ne vont-ils pas tous parfaire leur anglais en Colombie-Britannique ou en Ontario, au lieu de venir m’embêter MOI à Montréal?! Hein pourquoi??