Catégorie : Ô Canada!

À Montréal

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À Montréal, les parcs et arbres soient omniprésents. Sitôt le printemps bien place, toutes les rues sont arborées, et en quelques pas à peine, on tombe forcément sur un parc, plus ou moins grand, où on s’imaginerait bien passer la journée si seulement on n’avait pas à travailler!

À Montréal, les balcons sont souvent assez grands pour accueillir barbecue et set de jardin (même petit). Dès qu’il fait beau, à l’heure du souper, les odeurs de grillades se font omniprésentes et l’impression de vacances, comme au camping, les accompagne.

À Montréal, on est près de Boston, de New-York, de Toronto, de Québec, du Mont-Tremblant et de tout un tas d’autres choses qui font que si je n’achetais pas une belle maison cette année, je passerais mes longs week-ends fériés dans une de ces villes.

À Montréal, si un jour férié tombe un samedi ou un dimanche, il est reporté au vendredi ou au lundi à l’appréciation des entreprises. Aucun jour férié n’est donc perdu et ça, ça rocks!

À Montréal, on mange de la poutine et des queues de castor mais la spécialité d’ici s’appelle le « pâté chinois« .
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À Montréal, les murs des apparts sont rarement blanc. Ici, on privilégie la couleur. Le jaune, le rouge, le bleu, le vert, tout y passe, et vous savez quoi, on s’y fait très bien et c’est vrai que le blanc paraît froid maintenant à côté.

À Montréal, les matins du week-end sont réservés au brunch. Véritable institution ici, le choix de restaurants et de formules est vaste, tant mieux, on adore ça!

À Montréal, on quitte souvent le travail entre 16h30 et 17h30. Et comme on peut avoir un grand appartement ou une maison pas trop loin, on est donc chez soi à 17 ou 18h ce qui laisse le temps de faire plein de choses ou juste de profiter de sa terrasse.

À Montréal, on est loin des gens qu’on aime mais on aime notre vie.

Acheter une maison au Quebec

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Si comme moi, vous être tanné de verser un loyer chaque mois pour enrichir votre propriétaire, voici quelques conseils pour acheter sereinement une maison au Québec (j’imagine que c’est la même chose pour un appartement).

Une des premières choses à entreprendre est de se faire pré-approuver par la banque pour être sûr de ne pas chercher en vain un logement alors qu’on ne vous accordera de toute manière pas le prêt.
L’idéal est de définir le montant maximum que vous voulez dépenser en fonction de vos recherches préliminaires et de rencontrer votre conseiller financier. La notre a un peu fait la tête quand on lui a parlé de 400 000$, il faut dire que les jeunes couples achètent généralement une première maison plus abordable. Sauf que nous ne voulions pas déménager dans 3 ans et qu’en fonction de nos salaires on savait qu’on pourrait s’en sortir avec un emprunt de ce montant.
Quitte à être à la banque, pensez tout de suite à négocier un taux d’intérêt et à le faire garantir 6 mois minimum pour être protégé en cas d’augmentation du taux directeur.

Une fois que la banque vous a pré-approuvé, vous pouvez vous lancer à corps perdu dans les visites de logement. Deux sites incontournables: mls.ca qui regroupe les annonces de tous les agents immobiliers et qui permet des recherches très précises (un jumelé, une maison détachée de 2 étages, 3, avec garage, sans, etc.) et duproprio.com qui regroupe toutes les annonces de vendeurs qui ne souhaitent pas passer par un agent pour économiser les 5 ou 7% de commission.
Puisqu’on en parle c’est donc le vendeur qui prend en charge la commission de son agent mais s’il est affilié à un courtier immobilier (Remax par exemple) et que la vente se fait via à un autre cabinet (disons Royal Lepage), les agents s’entendront alors pour se partager la commission entre eux.

Lors de vos visites, pensez à demander les montants des taxes (scolaires et foncières) ainsi que le coût de chauffage car sur une maison ancienne, cela peut revenir cher. Pensez aussi que 3 à 6 mois après votre achat, vous aurez la taxe de bienvenue à payer, soit un% du montant de votre achat (voir http://www.taxedebienvenue.com/).
N’hésitez pas à demander en quoi sont fait les planchers car la qualité n’est pas forcément la même. De même, le vendeur doit vous remettre un certificat de remblais pour s’assurer que les matériaux des fondations soient conformes et que vous ne risquez pas d’avoir de la pierrite.
De toute manière, il faut toujours faire faire une inspection qui conditionne votre promesse d’achat pour vérifier toutes sortes de points (isolation, fondation, etc.). L’inspection coûte en moyenne 600$ selon le logement là aussi.

Il existe certaines normes qui vous protègent, notamment pour les constructions neuves. Le constructeur doit être inscrit à l’APCHQ, Qualité Habitation ou encore NovoClimat (pour la qualité énergétique de la maison) pour être le plus protégé possible.
Si vous passez par une agence immobilière, cela vous offre des protections aussi. À noter que si vous visitez quelque chose de votre côté et que vous ne mentionnez pas votre agent, celui-ci ne pourra plus intervenir alors. C’est pourquoi, bien que nous ayons trouvé nous-mêmes la maison que nous achetons, nous avons mentionné notre agent lors de la visite pour qu’elle ait une légitimité à intervenir par la suite, notamment pour tout ce qui touche aux contrats.

Dans un cas comme ça, sa commission a été réduite à 1% que l’on a payé conjointement avec le constructeur mais au moins elle s’est occupée de tout, appeler la mairie pour certaines questions, fait des recherches sur le constructeur, etc. C’est un montant en plus mais cela achète la paix de l’esprit, surtout pour un premier achat.

Une fois décidé, vous signez donc une promesse d’achat conditionnelle à l’inspection s’il y en a une (ce n’est pas le cas sur une maison neuve car dans le cadre de la garantie Qualité Habitation une inspection est faite) et à l’autorisation de la banque. Si vous laissez un acompte (5 000$ généralement), pensez à le faire inscrire dans les documents signés pour que le montant soit déduit de l’apport que vous devez amener chez le notaire

Vous retournez donc à la banque avec tous ces documents et ils s’occupent de tout. Il faut savoir que si vous apportez moins de 20% d’apport (5% est le montant minimal obligatoire), vous aurez à être approuvé par le SHCL qui est un organisme qui va assurer votre prêt auprès de la banque.
C’est là que certains détails comme le fait de travailler depuis moins de 3 ans peuvent jouer contre vous… Si vous avez l’approbation (en quelques jours généralement), vous aurez à payer chez le notaire 9% de la prime du SCHL (qui change elle-même selon votre apport: 2.5% de votre emprunt pour 5% d’apport), en plus des frais de notaire bien sûr (compter 1300$ maximum).

En général, on passe chez le notaire 10 jours avant la date de prise de possession souhaitée pour être sûre que tout se déroule comme prévu. Dans notre cas les choses se sont compliquées car nos REERS se débloquaient le 16 juillet seulement, que notre taux était garanti jusqu’au 15 juillet et que notre constructeur partait en vacances les 2 dernières semaines de juillet…
En gros, on avait fixé la date pour le 2 août mais la banque n’était pas sûre de pouvoir nous obtenir le même taux vu que, justement, ils ont augmenté entre temps. Ils préfèrent donc que nous passions chez le notaire le 12 juillet même si nos REERS ne sont pas encore débloqués* et ils nous prêteront donc l’argent pendant une semaine environ mais sans intérêt bien sûr. Bref, c’est un sacré mic-mac, et c’est pour ça qu’il faut penser à tout! À compter du 12 juillet, je serais donc officiellement propriétaires à 50% d’une maison à St-Hubert!

  • On peut retirer/raper l’argent de nos REERS seulement lors de l’achat de notre première maison (3 mois au moins après l’avoir déposé), et on a alors 3 ans pour commencer à les rembourser. C’est une solution très intéressante puisque les Impôts nous rendent de l’argent si on en dépose sur nos REERS, qu’on peut réinvestir cet argent sur nos REERS pour l’année suivante, les retirer au bout de 3 mois pour l’achat de la première maison et toujours recevoir le retour d’impôt l’année d’après! C’est un win-win!

Is that spring or not?

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Ça va être un billet rapide car la semaine est longue et chargée au travail, en plus de tout le reste… Mais quand même ce qui fait la beauté du Québec, ou peut-être juste du printemps, ce sont les changements de température!
Alors qu’il faisait limite en début de semaine et que j’avais ressorti mes gants pour sortir Tartine (qui ont depuis été dévoré par ladite Tartine…), Météomedia annonce 25° et même 29° en ressenti pour samedi!! Ça tombe bien on a un barbecue de prévu vendredi soir et ne faire rien d’autre que profiter du soleil me paraît un bon plan pour ce week-end! D’autant que la pluie est annoncé pour peu après…

Next Step

reine.jpgDans un mois, je fêterai mes 2 ans de Résidence Permanente à Montréal. 6 mois plus tard je pourrais faire ma demande de citoyenneté canadienne vu que mon année de PVT en 2006-2007 compte pour 6 mois pour les 3 ans de présence sur le sol nécessaire afin de faire cette demande.

Avoir la citoyenneté canadienne ne va pas changer grand-chose à mon quotidien, si ce n’est que j’aurais le droit de vote et que je pourrais passer les frontières avec mon passeport canadien, ce qui sera notamment plus rapide à la douane US.

Avant d’être « canadienne », il va encore falloir faire de longues démarches, préparer un dossier, payer des frais de traitement, passer un examen sur les lois du pays et enfin, si tout se passe bien, chanter l’hymne nationale lors de la cérémonie d’allégeance à la Reine, car je le rappelle le Canada fait partie du Commonwealth.

Mais avoir la citoyenneté, c’est surtout ne plus avoir de timing, car la carte de RP peut « se perdre » si l’on reste en dehors du sol 2 ans sur une période de 5 ans. Or après toutes les démarches qu’il a fallu faire pour l’obtenir, sans parler du prix payé, je ne compte pas me départir de ma Résidence Permanence comme ça!

Ma vie chez les Inuits #7

CIMG0252.jpg#7: Quand il n’y a plus d’hiver

On ne dirait pas comme ça mais quand, au Québec, au mois de janvier, il fait dans les 2-3 degrés deux jours consécutifs, on ne parle plus que de ça dans les conversations! Comme tous les extrêmes (tempêtes de neige, grand froid plusieurs jours d’affilés), un réchauffement alors même qu’on doit rentrer dans le « vif » du sujet monopolise l’attention! Il y a ceux qui se plaigent car ce n’est pas normal, « de mon temps, on n’aurait jamais vu ça », ceux qui se plaignent parce que les sports d’hiver de proximité sont fermés (les patinoires extérieures par exemple) et puis ceux qui, comme moi, sont bien contents parce qu’au moins on peut se passer de bonnet ou de doudoune pendant quelques jours et que ça, pour moi, c’est le bonheur!

Alors bien sûr dans ces cas-là, on n’échappe pas à la grisaille car qui dit réchauffement dit ciel bas, couvert et adieu grand soleil qui fait du bien au moral… Du coup, on n’est pas franchement mieux dans ses baskets, il y a d’ailleurs un nombre record de malades au travail en ce moment avec tous les germes qui s’en donnent à coeur joie…
Et dites-vous bien également que qui dit réchauffement dit fonte de la neige mais aussi verglas alors à choisir je préfère encore la première option parce que traverser le petit parc vers notre métro chaque matin devient de plus en plus périlleux, vu qu’il n’y a pas d’option patins sur mes chaussures! Sans compter qu’on se doute bien que le redoux ne va pas durer et que le retour aux grands froids risquent d’être encore plus difficile après cette pause…

Mais finalement si on vit au Québec, c’est quand même bien pour avoir des bordées de neige et des -15 pendant quelques mois sinon on serait resté en France (quoique…). Mais bon… Vivement l’été!

Relativité

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Quand on vit au Canada et que l’hiver débarque, on en arrive à dire de drôle de choses telles que « Il fait meilleur aujourd’hui, il ne fait que -18° » ou encore un dimanche ensoleillé où il fait -11° « Qu’est-ce qu’il fait bon aujourd’hui »!

Il faut dire qu’après avoir connu notre premier -28° de l’hiver (en ressenti avec le vent), dès que les degrés remontent on trouve qu’il fait « chaud ». Ça ne m’empêche pas de sortir avec la doudoune, le bonnet, la capuche et les gants doublés mais au moins on peut lever le nez de l’écharpe sans sentir les poils ou les crottes de nez, comme dirait Chéri, qui gèlent!
D’ailleurs Tartine préfère ça aussi car lorsqu’il a fait -28°, elle était obligée de boîter en alternant les pattes pour que ses coussinets ne souffrent pas trop! On pourait lui acheter des chaussures exprès mais si on a un gros chien ce n’est pas pour le transformer en caricature de chihuaha!

Ma vie chez les Inuits #6

CIMG0904.jpg#6: La vérité sur la neige

Les français dans la salle (ou ceux qui vivent en Californie) ont-ils une petite pointe d’envie quand on leur dit qu’il est tombé 30 cm de neige ces derniers jours, qu’on devrait avoir un Noël tout blanc?

Si c’est le cas, voyez les choses sous un autre angle. La neige n’est blanche que dans les films américains où c’est en fait du polystyrène! En vrai, à peine tombée au sol, qu’elle se transforme en slush, soit cette immonde bouillie maronnasse. Là où elle s’est accumulée en plus gros tas, elle est carrément noire à cause de la pollution automobile!
Quand vous voulez traverser une rue, il faut toujours bien regarder où vous mettez les pieds, sinon vous êtes bon pour vous enfoncer dans 10 cm de neige fondue sale au lieu de mettre le pied sur un banc de neige solide! D’ailleurs il faut sans arrêt se méfier de la neige qui a l’air solide car en fait elle cache bien souvent une patinoire! Et si vous avez vu la vidéo d’un mec en voiture qui roule sciemment dans une flaque d’eau pour arroser des pauvres gens qui attendent le bus, dites vous bien que certains font pareil avec la neige fondue, c’est arrivé à une de mes collègues la semaine dernière, elle était couverte de slush dans tout le dos!

J’ai l’air comme ça de ne pas aimer la neige, en fait j’adore, à partir du moment où je n’ai pas à sortir de chez moi quoi, ou alors juste pour aller faire de la luge!

Tics (sans Tac)

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Depuis que je suis au Québec je n’ai pas pris l’accent qui amuse tant les français (de France) mais par contre j’ai pris un certain nombre de tics langagiers, dont le plus fameux et fumeux consiste à mettre des « là » partout, voire de les doubler ou de les coller à un « bah »… Ce qui donne des « bah là là » quand je suis au sommet de ma forme!

Mais je me rends compte que j’ai aussi de nombreux autres tics dont les expressions suivantes: On s’entend que, R’garde, Franchement! et Comme. Je mets ces trois expressions partout où c’est possible de les mettre en ce moment, et croyez-moi elles s’adaptent à toutes sortes de propos!

Je me souviens d’une période au collège où ma mère se moquait de moi car je finissais toutes mes phrases par des « J’rigole » ridicules. Maintenant j’utilise d’autres expressions mais leur répétition rend l’effet tout aussi grotesque!
Le pire c’est que lorsque je m’en rends compte, je dis tout fort « Il faut que j’arrête de mettre des là/comme… partout », ce qui ajoute un peu plus à mon embarras car mon interlocuteur ne s’en était pas forcément rendu compte jusque là! Bah là franchement!

Le débat, le retour

charest.jpg Il y a quelques jours, Jean Charest, Premier Ministre du Québec, en visite à Lyon a profité des Entretiens Jacques Cartier pour faire une réflexion comme quoi les français « glissent trop facilement vers les anglicismes ». C’est vrai, nous en exploitons un certain nombre.
Mais vaut-il mieux un français avec quelques anglicismes qu’un français plein de fautes ou remanié au bon vouloir de quelques penseurs?

Chaque jour, je vois passer des courriels grouillants de fautes, non pas juste d’orthographe mais de syntaxe, des choses qui ne sont tout bonnement pas françaises. Et encore, je ne vous parle pas ce qui passe par mes oreilles (il est parti chez eux, par exemple)!

Et si l’on emploie effectivement de nombreux mots issus de nos voisins britanniques, ils sont dans le dictionnaire depuis plusieurs décennies, donc en tant que tel assimilé au français.
Week-end, shopping et parking sont les plus connus mais les québécois checkent leurs courriels, le bumper de leur voiture, utilisent des sleeping bags, des blenders, impriment en batch, partent en burn out, cancellent une réunion, pluggent une prise, mangent des egg rolls, prennent un drink, flushent la chasse d’eau, se sentent insécure ou encore font des jokes.

Nous donner des leçons de français me semble un peu exagéré, surtout quelques semaines après que le Ministère de l’Éducation ait décidé qu’il est juste d’écrire « ognon » ou « bruler » par exemple. Ah bon?
On peut donc simplifier le français pour faire en sorte que les québécois l’écrivent correctement plutôt que de leur enseigner correctement? Quelque chose m’échappe, j’en suis sûre.

My first shower

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Au Canada, on est très tradition et fête, c’est ainsi qu’à peine Halloween passé, les décos de Noël ont envahi toutes les rues, magasins et maisons. Mais à l’intérieur de chaque foyer on se prête aussi à toutes sortes de célébrations, dont celle du « shower » que vous avez peut-être aperçu dans les films américains.

Quand une femme enceinte est près de son terme, une amie proche (ou plusieurs) lui organise une fête pour célébrer la venue du bébé, une sorte d’enterrement de vie de jeune fille mais pour futur maman et sans alcool! Après mon premier mariage québécois récemment, je suis donc allé à mon premier shower le week-end dernier, celui d’une amie française en l’occurrence.

Le thème de la journée était la plage et nous avons donc été prié d’apporter quelques accessoires en conséquence, paréo et lunettes de soleil pour ma part. Chaque invité avait apporté quelque chose à manger et/ou à boire, ce qui a été l’occasion de découvrir la nourriture mauricienne (le futur papa venant de cette région). Nous étions donc une grosse dizaine dont une toute jeune maman (son fils a deux semaines) et une maman d’une petite de 2 mois!

Nous avons passé l’après-midi à papoter, entrecoupée de l’ouverture de cadeaux (utiles), puis de quelques jeux/activités dont un qui consistait à peindre un body comme on le souhaitait. Mon imagination étant très peu fertile en matière d’art, la future maman a eu la gentillesse de me donner pour modèle un chat ours qui était essentiellement constitué d’un rond, donc de mon niveau (photo à venir).

Au final, la journée était très sympathique et a même impliqué bien malgré nous quelques charmants pompiers mais ça, c’est une autre histoire!