Catégorie : Ô Canada!

Dilemme du parent expatrié au Québec

Quel vocabulaire employer avec nos enfants? Celui qui est naturel pour nous, avec lequel nous avons grandi et vécu pendant 20, 25 ou 30 ans ou celui qui le sera pour nos enfants allant à l’école, grandissant ici?

Toboggan ou glissade??
Toboggan ou glissade??

Soccer ou football, Zoé a déjà tranché, c’est soccer.

Chaussettes ou bas. Là c’est plus fort que moi, on conserve chaussettes!

Lumière ou feu (de circulation). On emploie les deux selon les jours!

Calinours ou bisounours. On s’adapte selon si on parle à un français ou à un québécois!

Char, voire auto ou voiture. Voiture pour nous!

Melon d’eau ou pastèque. On dit plus souvent melon d’eau mais comme on en mange peu, on ne se pose pas trop de questions!

Écouter ou regarder un dessin animé. Alors là, il n’y a pas débat, on regarde la télé chez nous! En fait, on ne la regarde pas vraiment, les filles n’étant pas branchées dessin animé mais si la question se pose, on va la regarder plutôt que l’écouter!

Pour certains, c’est évident parce que vraiment ça ne peut pas sortir naturellement de ma bouche (char, bas) mais pour d’autres ce n’est pas un problème d’employer le pendant québécois. Et puis certains sont tout à fait courant ici (voiture par exemple) et elle n’aura pas de problème pour se faire comprendre mais pour lumière par exemple ou des fournitures scolaires comme efface (pour gomme), brocheuse (pour agrafeuse), c’est plus compliqué alors je fais le choix qu’elle n’ait pas de problème à se faire comprendre. Je n’ai pas envie que ma fille soit pointée du doigt parce qu’elle sera « fille d’immigrés », qu’elle ne parlera pas tout à fait comme les autres. Je voudrais en faire une richesse pour elle mais je sais aussi que les enfants sont cruels et qu’il en faut peu pour qu’ils se moquent.

Et vous prévoyez rentrer?

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Globalement cette question revient régulièrement lors de nos séjours en France et la réponse est à peu près toujours la même: non, en tout cas pas tout de suite.

Après il faut expliquer nos raisons et c’est là qu’on essaie de faire comprendre la différence de qualité de vie qu’il y a entre Montréal et Paris ou plus généralement le Canada et la France. On a la chance d’avoir tous les deux de bons emplois, des horaires flexibles et légers par rapport à la France (8h30-16h30), d’avoir une grande et belle maison neuve à seulement 30 minutes du centre-ville, avec un jardin suffisamment grand pour notre petite ménagerie et tout ça pour des prix sans commune mesure avec la France.
Si on rentrait aujourd’hui, il faudrait vivre soit en lointaine banlieue parisienne (si on choisissait Paris mais on pencherait plutôt pour Lyon) pour avoir une maison (qui ne serait peut-être même pas aussi grande) soit se rabattre sur un 2 pièces pour espérer ne pas avoir trop de temps de transport… Il faudrait aussi affronter le métro parisien tous les jours et après nos dernières vacances je dois dire que cela me tente de moins en moins. C’est affreux comme il pue, sans compter qu’il n’y a quasiment jamais d’escalators et que lorsqu’il y en a vous avez une bonne chance qu’il soit en panne (on a eu le coup 2 fois dont une Gare du Nord, c’était pratique, avec nos 2x20kg de bagages!). Bref, pour toutes ces raisons on préfère rester à Montréal pour le moment.

La seule chose qui nous ferait rentrer, outre le rayon yaourt de n’importe quelle grande surface, ça serait la famille mais pour l’instant l’équilibre qu’on a trouvé nous convient. On verra dans quelques années comment les choses évolueront mais pour l’instant on est à Montréal et on y reste! Et encore là, je ne vous ai pas parlé de tous les « avantages » aux familles, notamment les congés maternité/paternité… Et puis en pédalo, avec le poids de Tartine, ça nous prendrait trop longtemps pour rentrer! 🙂

Toronto Pratique

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La première fois que je suis allée à Toronto, j’avais beaucoup aimé la ville, notamment Kensington Market, même s’il n’y avait pas l’ambiance de Montréal. Cette année, j’y suis retournée quelques jours avec mes parents et je dois dire que j’ai beaucoup moins aimé la ville… D’abord, il y avait une drôle d’odeur présente quasiment tout le temps, qui m’a vraiment dérangée. Ensuite, même Kensington Market m’a paru plus terne qu’en 2006, alors que la CN Tower coûte toujours un bras et qu’il faut parcourir des kilomètres pour trouver un espace vert ou juste un banc pour s’asseoir!
En effet, on s’est acheté des jus de fruits frais dans un primeur de Kensington Market et de là on voulait aller à Little Italy. On pensait qu’en chemin on trouverait un endroit pour se reposer quelques minutes mais on a fini par se retrouver dans une cour d’école pour trouver un banc, nos jus de fruits longtemps bus déjà!

Little Italy et ses cafés animés (les italiens jouaient ce jour-là dans le cadre de la Coupe du Monde) est à la rigueur le coin que j’ai préféré de ce séjour, pourtant c’est dans le downtown qu’on a choisi de manger une pizza plus tard ce jour-là!

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Niveau gastronomie donc, on a plutôt été satisfait, à commencer par un resto coréen, Korean Grill House, sur Queen Street, super sympa dont on a trouvé l’adresse dans le guide Ulysse. Le concept est simple, vous avez un grill par table, on vous apporte toutes sortes de mets crus, marinés, (viande, éventuellement crevettes, poisson) et chacun fait cuire ce qu’il veut. Le tout est à volonté et est servi avec du riz. On s’est vraiment régalé, à part ma maman dont la vue de la viande crue (pourtant dans des petits plats) a fini par l’écœurer…

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Le lendemain matin, on a testé un brunch trouvé sur le blog d’Une parisienne à Montréal, Le petit déjeuner, dont tout le monde est ressorti ravi! Le service était top, les assiettes copieuses et comme on était les seuls dans le resto, on était pénards!
Pour finir notre séjour, nous avons donc testé un resto italien nommé Terroni au 720 Queen Street. On était placé sur une table surélevée, ce qui nous procurait une place de choix pour admirer le décor, d’autant que la cuisine était toute proche. À la carte, il y a pas mal de choix, notamment de pizzas, et tout le monde a aimé ce qu’il a pris. Par contre, les prix sont un peu élevés, et à 5 en prenant seulement un plat (pizza ou pâtes) et 2 bouteilles de rosé (on boit pas mal dans ma famille), on s’en est sorti pour 200$!

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Au niveau de l’hébergement, on a opté pour un hôtel réservé via Expedia, le Ramada Plaza situé au 300 Jarvis Street, soit proche de tout. À 5, n’ayant pas pris 2 chambres séparées (plus chères), nous avons eu une suite avec 2 chambres fermées et un canapé-lit dans le « salon » central!
On avait vraiment de l’espace (d’autant qu’on dormait dans des lits king!) mais la salle de bains était relativement vétuste. Pour le prix (400$ pour 2 nuits et 5 personnes), on était plutôt satisfaits vue la proximité des centres d’intérêts, mais le prix ne comprend pas le parking (20$ la nuit) et les petits-déjeuners…
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Retrouvez le « New-York Pratique » ici.

À Montréal

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À Montréal, les parcs et arbres soient omniprésents. Sitôt le printemps bien place, toutes les rues sont arborées, et en quelques pas à peine, on tombe forcément sur un parc, plus ou moins grand, où on s’imaginerait bien passer la journée si seulement on n’avait pas à travailler!

À Montréal, les balcons sont souvent assez grands pour accueillir barbecue et set de jardin (même petit). Dès qu’il fait beau, à l’heure du souper, les odeurs de grillades se font omniprésentes et l’impression de vacances, comme au camping, les accompagne.

À Montréal, on est près de Boston, de New-York, de Toronto, de Québec, du Mont-Tremblant et de tout un tas d’autres choses qui font que si je n’achetais pas une belle maison cette année, je passerais mes longs week-ends fériés dans une de ces villes.

À Montréal, si un jour férié tombe un samedi ou un dimanche, il est reporté au vendredi ou au lundi à l’appréciation des entreprises. Aucun jour férié n’est donc perdu et ça, ça rocks!

À Montréal, on mange de la poutine et des queues de castor mais la spécialité d’ici s’appelle le « pâté chinois« .
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À Montréal, les murs des apparts sont rarement blanc. Ici, on privilégie la couleur. Le jaune, le rouge, le bleu, le vert, tout y passe, et vous savez quoi, on s’y fait très bien et c’est vrai que le blanc paraît froid maintenant à côté.

À Montréal, les matins du week-end sont réservés au brunch. Véritable institution ici, le choix de restaurants et de formules est vaste, tant mieux, on adore ça!

À Montréal, on quitte souvent le travail entre 16h30 et 17h30. Et comme on peut avoir un grand appartement ou une maison pas trop loin, on est donc chez soi à 17 ou 18h ce qui laisse le temps de faire plein de choses ou juste de profiter de sa terrasse.

À Montréal, on est loin des gens qu’on aime mais on aime notre vie.

Acheter une maison au Quebec

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Si comme moi, vous être tanné de verser un loyer chaque mois pour enrichir votre propriétaire, voici quelques conseils pour acheter sereinement une maison au Québec (j’imagine que c’est la même chose pour un appartement).

Une des premières choses à entreprendre est de se faire pré-approuver par la banque pour être sûr de ne pas chercher en vain un logement alors qu’on ne vous accordera de toute manière pas le prêt.
L’idéal est de définir le montant maximum que vous voulez dépenser en fonction de vos recherches préliminaires et de rencontrer votre conseiller financier. La notre a un peu fait la tête quand on lui a parlé de 400 000$, il faut dire que les jeunes couples achètent généralement une première maison plus abordable. Sauf que nous ne voulions pas déménager dans 3 ans et qu’en fonction de nos salaires on savait qu’on pourrait s’en sortir avec un emprunt de ce montant.
Quitte à être à la banque, pensez tout de suite à négocier un taux d’intérêt et à le faire garantir 6 mois minimum pour être protégé en cas d’augmentation du taux directeur.

Une fois que la banque vous a pré-approuvé, vous pouvez vous lancer à corps perdu dans les visites de logement. Deux sites incontournables: mls.ca qui regroupe les annonces de tous les agents immobiliers et qui permet des recherches très précises (un jumelé, une maison détachée de 2 étages, 3, avec garage, sans, etc.) et duproprio.com qui regroupe toutes les annonces de vendeurs qui ne souhaitent pas passer par un agent pour économiser les 5 ou 7% de commission.
Puisqu’on en parle c’est donc le vendeur qui prend en charge la commission de son agent mais s’il est affilié à un courtier immobilier (Remax par exemple) et que la vente se fait via à un autre cabinet (disons Royal Lepage), les agents s’entendront alors pour se partager la commission entre eux.

Lors de vos visites, pensez à demander les montants des taxes (scolaires et foncières) ainsi que le coût de chauffage car sur une maison ancienne, cela peut revenir cher. Pensez aussi que 3 à 6 mois après votre achat, vous aurez la taxe de bienvenue à payer, soit un% du montant de votre achat (voir http://www.taxedebienvenue.com/).
N’hésitez pas à demander en quoi sont fait les planchers car la qualité n’est pas forcément la même. De même, le vendeur doit vous remettre un certificat de remblais pour s’assurer que les matériaux des fondations soient conformes et que vous ne risquez pas d’avoir de la pierrite.
De toute manière, il faut toujours faire faire une inspection qui conditionne votre promesse d’achat pour vérifier toutes sortes de points (isolation, fondation, etc.). L’inspection coûte en moyenne 600$ selon le logement là aussi.

Il existe certaines normes qui vous protègent, notamment pour les constructions neuves. Le constructeur doit être inscrit à l’APCHQ, Qualité Habitation ou encore NovoClimat (pour la qualité énergétique de la maison) pour être le plus protégé possible.
Si vous passez par une agence immobilière, cela vous offre des protections aussi. À noter que si vous visitez quelque chose de votre côté et que vous ne mentionnez pas votre agent, celui-ci ne pourra plus intervenir alors. C’est pourquoi, bien que nous ayons trouvé nous-mêmes la maison que nous achetons, nous avons mentionné notre agent lors de la visite pour qu’elle ait une légitimité à intervenir par la suite, notamment pour tout ce qui touche aux contrats.

Dans un cas comme ça, sa commission a été réduite à 1% que l’on a payé conjointement avec le constructeur mais au moins elle s’est occupée de tout, appeler la mairie pour certaines questions, fait des recherches sur le constructeur, etc. C’est un montant en plus mais cela achète la paix de l’esprit, surtout pour un premier achat.

Une fois décidé, vous signez donc une promesse d’achat conditionnelle à l’inspection s’il y en a une (ce n’est pas le cas sur une maison neuve car dans le cadre de la garantie Qualité Habitation une inspection est faite) et à l’autorisation de la banque. Si vous laissez un acompte (5 000$ généralement), pensez à le faire inscrire dans les documents signés pour que le montant soit déduit de l’apport que vous devez amener chez le notaire

Vous retournez donc à la banque avec tous ces documents et ils s’occupent de tout. Il faut savoir que si vous apportez moins de 20% d’apport (5% est le montant minimal obligatoire), vous aurez à être approuvé par le SHCL qui est un organisme qui va assurer votre prêt auprès de la banque.
C’est là que certains détails comme le fait de travailler depuis moins de 3 ans peuvent jouer contre vous… Si vous avez l’approbation (en quelques jours généralement), vous aurez à payer chez le notaire 9% de la prime du SCHL (qui change elle-même selon votre apport: 2.5% de votre emprunt pour 5% d’apport), en plus des frais de notaire bien sûr (compter 1300$ maximum).

En général, on passe chez le notaire 10 jours avant la date de prise de possession souhaitée pour être sûre que tout se déroule comme prévu. Dans notre cas les choses se sont compliquées car nos REERS se débloquaient le 16 juillet seulement, que notre taux était garanti jusqu’au 15 juillet et que notre constructeur partait en vacances les 2 dernières semaines de juillet…
En gros, on avait fixé la date pour le 2 août mais la banque n’était pas sûre de pouvoir nous obtenir le même taux vu que, justement, ils ont augmenté entre temps. Ils préfèrent donc que nous passions chez le notaire le 12 juillet même si nos REERS ne sont pas encore débloqués* et ils nous prêteront donc l’argent pendant une semaine environ mais sans intérêt bien sûr. Bref, c’est un sacré mic-mac, et c’est pour ça qu’il faut penser à tout! À compter du 12 juillet, je serais donc officiellement propriétaires à 50% d’une maison à St-Hubert!

  • On peut retirer/raper l’argent de nos REERS seulement lors de l’achat de notre première maison (3 mois au moins après l’avoir déposé), et on a alors 3 ans pour commencer à les rembourser. C’est une solution très intéressante puisque les Impôts nous rendent de l’argent si on en dépose sur nos REERS, qu’on peut réinvestir cet argent sur nos REERS pour l’année suivante, les retirer au bout de 3 mois pour l’achat de la première maison et toujours recevoir le retour d’impôt l’année d’après! C’est un win-win!

Is that spring or not?

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Ça va être un billet rapide car la semaine est longue et chargée au travail, en plus de tout le reste… Mais quand même ce qui fait la beauté du Québec, ou peut-être juste du printemps, ce sont les changements de température!
Alors qu’il faisait limite en début de semaine et que j’avais ressorti mes gants pour sortir Tartine (qui ont depuis été dévoré par ladite Tartine…), Météomedia annonce 25° et même 29° en ressenti pour samedi!! Ça tombe bien on a un barbecue de prévu vendredi soir et ne faire rien d’autre que profiter du soleil me paraît un bon plan pour ce week-end! D’autant que la pluie est annoncé pour peu après…

Next Step

reine.jpgDans un mois, je fêterai mes 2 ans de Résidence Permanente à Montréal. 6 mois plus tard je pourrais faire ma demande de citoyenneté canadienne vu que mon année de PVT en 2006-2007 compte pour 6 mois pour les 3 ans de présence sur le sol nécessaire afin de faire cette demande.

Avoir la citoyenneté canadienne ne va pas changer grand-chose à mon quotidien, si ce n’est que j’aurais le droit de vote et que je pourrais passer les frontières avec mon passeport canadien, ce qui sera notamment plus rapide à la douane US.

Avant d’être « canadienne », il va encore falloir faire de longues démarches, préparer un dossier, payer des frais de traitement, passer un examen sur les lois du pays et enfin, si tout se passe bien, chanter l’hymne nationale lors de la cérémonie d’allégeance à la Reine, car je le rappelle le Canada fait partie du Commonwealth.

Mais avoir la citoyenneté, c’est surtout ne plus avoir de timing, car la carte de RP peut « se perdre » si l’on reste en dehors du sol 2 ans sur une période de 5 ans. Or après toutes les démarches qu’il a fallu faire pour l’obtenir, sans parler du prix payé, je ne compte pas me départir de ma Résidence Permanence comme ça!

Ma vie chez les Inuits #7

CIMG0252.jpg#7: Quand il n’y a plus d’hiver

On ne dirait pas comme ça mais quand, au Québec, au mois de janvier, il fait dans les 2-3 degrés deux jours consécutifs, on ne parle plus que de ça dans les conversations! Comme tous les extrêmes (tempêtes de neige, grand froid plusieurs jours d’affilés), un réchauffement alors même qu’on doit rentrer dans le « vif » du sujet monopolise l’attention! Il y a ceux qui se plaigent car ce n’est pas normal, « de mon temps, on n’aurait jamais vu ça », ceux qui se plaignent parce que les sports d’hiver de proximité sont fermés (les patinoires extérieures par exemple) et puis ceux qui, comme moi, sont bien contents parce qu’au moins on peut se passer de bonnet ou de doudoune pendant quelques jours et que ça, pour moi, c’est le bonheur!

Alors bien sûr dans ces cas-là, on n’échappe pas à la grisaille car qui dit réchauffement dit ciel bas, couvert et adieu grand soleil qui fait du bien au moral… Du coup, on n’est pas franchement mieux dans ses baskets, il y a d’ailleurs un nombre record de malades au travail en ce moment avec tous les germes qui s’en donnent à coeur joie…
Et dites-vous bien également que qui dit réchauffement dit fonte de la neige mais aussi verglas alors à choisir je préfère encore la première option parce que traverser le petit parc vers notre métro chaque matin devient de plus en plus périlleux, vu qu’il n’y a pas d’option patins sur mes chaussures! Sans compter qu’on se doute bien que le redoux ne va pas durer et que le retour aux grands froids risquent d’être encore plus difficile après cette pause…

Mais finalement si on vit au Québec, c’est quand même bien pour avoir des bordées de neige et des -15 pendant quelques mois sinon on serait resté en France (quoique…). Mais bon… Vivement l’été!

Relativité

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Quand on vit au Canada et que l’hiver débarque, on en arrive à dire de drôle de choses telles que « Il fait meilleur aujourd’hui, il ne fait que -18° » ou encore un dimanche ensoleillé où il fait -11° « Qu’est-ce qu’il fait bon aujourd’hui »!

Il faut dire qu’après avoir connu notre premier -28° de l’hiver (en ressenti avec le vent), dès que les degrés remontent on trouve qu’il fait « chaud ». Ça ne m’empêche pas de sortir avec la doudoune, le bonnet, la capuche et les gants doublés mais au moins on peut lever le nez de l’écharpe sans sentir les poils ou les crottes de nez, comme dirait Chéri, qui gèlent!
D’ailleurs Tartine préfère ça aussi car lorsqu’il a fait -28°, elle était obligée de boîter en alternant les pattes pour que ses coussinets ne souffrent pas trop! On pourait lui acheter des chaussures exprès mais si on a un gros chien ce n’est pas pour le transformer en caricature de chihuaha!

Ma vie chez les Inuits #6

CIMG0904.jpg#6: La vérité sur la neige

Les français dans la salle (ou ceux qui vivent en Californie) ont-ils une petite pointe d’envie quand on leur dit qu’il est tombé 30 cm de neige ces derniers jours, qu’on devrait avoir un Noël tout blanc?

Si c’est le cas, voyez les choses sous un autre angle. La neige n’est blanche que dans les films américains où c’est en fait du polystyrène! En vrai, à peine tombée au sol, qu’elle se transforme en slush, soit cette immonde bouillie maronnasse. Là où elle s’est accumulée en plus gros tas, elle est carrément noire à cause de la pollution automobile!
Quand vous voulez traverser une rue, il faut toujours bien regarder où vous mettez les pieds, sinon vous êtes bon pour vous enfoncer dans 10 cm de neige fondue sale au lieu de mettre le pied sur un banc de neige solide! D’ailleurs il faut sans arrêt se méfier de la neige qui a l’air solide car en fait elle cache bien souvent une patinoire! Et si vous avez vu la vidéo d’un mec en voiture qui roule sciemment dans une flaque d’eau pour arroser des pauvres gens qui attendent le bus, dites vous bien que certains font pareil avec la neige fondue, c’est arrivé à une de mes collègues la semaine dernière, elle était couverte de slush dans tout le dos!

J’ai l’air comme ça de ne pas aimer la neige, en fait j’adore, à partir du moment où je n’ai pas à sortir de chez moi quoi, ou alors juste pour aller faire de la luge!