Catégorie : Ô Canada!

12 choses à se rappeler quand on part en vacances en Europe

Les vacances approchent et pour nous, ça signifie la grande traversée puisqu’on part au Portugal cette année. Si vous êtes expatriés depuis longtemps, vous avez peut-être oublié 2-3 coutumes européennes alors voici quelques points à se remémorer avant de retourner sur le Vieux Continent :

– La climatisation n’est pas courante, et encore moins les moustiquaires aux fenêtres

– Il faut des jetons dans la plupart des caddies de supermarchés

– La plupart des pays n’ont pas 2 langues officielles comme le Canada, ce qui veut dire que l’anglais ne vous sera peut-être d’aucun secours lors de difficultés linguistiques

– Il y a souvent des volets ou stores aux fenêtres, alléluia pour les grasses matinées, surtout avec le décalage horaire

– Le soleil se couche beaucoup plus tard que chez nous

– Les ronds-points sont légion, révisez votre code de la route

– On doit vouvoyer tout le monde, sauf si ce sont de vraies connaissances. Par contre, il faut faire la bise à tour de bras.

– On est plus « formel » en France, exemple on dira «Merci Madame » à la vendeuse ou « Bonjour Messieurs, dames », aux gens de la salle d’attente du médecin, alors qu’on connaît personne

– Il n’y a pas de parcs à tous les coins de rue, et encore moins des parcs avec jeux d’eau pour les enfants ou même abreuvoir (chez nous on a 3 parcs avec jeux d’eau ou pataugeoire à moins de 700 mètres)

– Les portes s’ouvrent dans le sens inverse (pousser au lieu de tirer), un dépanneur n’est pas une place où acheter du lait et on ne vient pas au resto avec sa bouteille de vin!

– Les files d’attente, que ce soit pour le bus ou aux caisses, sont bien moins respectées qu’au Canada alors ne vous étonnez pas si quelqu’un essaie de vous passer devant!

– Les prix affichés sont ce que vous payez! Pas de taxe à rajouter, ni de pourboire. Du moins ce n’est pas obligatoire.

 

Pourquoi faire testament et mandat d’inaptitude?

Les faits: mon chum et moi sommes conjoints de fait et non mariés. Si un jour, l’un de nous décède, ce n’est donc pas le conjoint qui hérite mais les héritiers légaux. Dans notre cas, ce serait les enfants mais tant qu’ils sont mineurs, la gestion de l’héritage revient au conseil de tutelle soit 3 à 5 membres de la famille qui surveillent tout et ont leur mot à dire sur toutes les décisions, y compris pour racheter les parts de la maison ou la vendre… Imaginez les conflits que cela peut entraîner…

Si nous décédons tous les deux, sans testament, c’est le conseil de tutelle encore qui décide de l’avenir des enfants. Le conseil est nommé parmi les membres des deux familles. Imaginez quand les familles sont en France et que chacun pense savoir ce qui est le mieux pour les enfants.

Le jour où nous sommes devenus parents, il a été rapidement clair que s’il nous arrivait quelque chose à tous les deux, nous souhaitions que les enfants restent au Canada, seul pays qu’ils ont connu et auprès des amis qu’ils voient très souvent. Si nous étions restés en France, nous aurions peut-être choisi de confier la garde à quelqu’un de la famille, et encore, ce n’est pas toujours évident, selon la proximité, les liens… mais en étant loin, la question a été vite résolue. Par contre, choisir les « bonnes » personnes pour affronter cette situation dramatique n’a rien d’évident même si on adore nos amis. On a donc fait le choix qui nous paraît aujourd’hui le meilleur mais il faut savoir qu’on doit nommer un tuteur, pas un couple. Il est par contre recommandé de choisir des « back-ups » au cas où le premier ne puisse pas ou ne souhaite pas assumer cette lourde responsabilité.

Si cela règle la question de la garde des enfants, il y a encore celle de l’héritage. Si nous décédons tous les deux, les enfants hériteront mais il est fortement recommandé de désigner un « liquidateur testamentaire » différent dont l’objectif sera de gérer au mieux l’héritage dans l’intérêt des enfants. Nous avons découvert que ce liquidateur n’avait pas le droit de vendre la maison excepté s’il obtient l’autorisation d’un juge. Il remboursera par contre toutes les dépenses que le tuteur encourra pour nos enfants (ex: frais scolaire, habillement, activités sportives, etc.). Si le tuteur doit se reloger dans plus grand, c’est aussi une dépense admissible. Au poste de liquidateur, nous avons choisi une amie proche, qui ne connaît pas forcément les tuteurs, mais qui veillera aux meilleurs intérêts des enfants.

S’est posée la question de la rémunération de tout ce monde-là… C’est un choix personnel avec 2 écoles de pensée: « les tuteurs/liquidateurs sont des personnes proches qui font ça par pur altruisme donc ils ne devraient pas être rémunérés » versus « c’est un rôle énorme qu’on leur demande, qui peut leur encourir pour très longtemps (en espérant que non, hein) alors ça mérite bien une rémunération »… Si c’est votre choix, il faut encore se mettre d’accord sur la somme et définir les modalités. Personnellement, on n’a pas souhaité qu’il y ait un montant X forfaitaire qui soit donné dès la « prise de fonction » mais plutôt une petite rémunération annuelle car on peut mourir demain comme la veille des 18 ans des enfants…

Les testaments, c’est une chose mais qu’est-ce qui se passe si l’un de nous devient inapte? C’est-à-dire qu’il tombe dans le coma ou dans un état végétatif en gros et donc que sans être décédé, il n’est plus capable de rien, ni de décider quoi que ce soit pour lui-même… C’est là qu’un mandat d’inaptitude ou de protection est important. Comme le testament, il n’est pas obligé d’être fait devant notaire si l’on respecte certaines règles mais dans ce cas, le jour où un événement dramatique se produit, il faut le faire homologuer, ce qui prend du temps et coûte de l’argent. Personnellement, on a mis longtemps à le faire mais on a fait toutes les formalités en même temps chez le notaire.

Ce mandat vous permet d’indiquer des choix médicaux (pas d’acharnement thérapeutique par exemple) mais aussi de confier les rennes de votre « portefeuille » à votre mandataire, histoire de pouvoir continuer à payer les factures courantes par exemple, ou même faire les déclarations d’impôts. Comme nous ne sommes « que » conjoints de fait, ce n’est pas automatiquement l’autre qui aurait ce rôle puisque la décision reviendrait à un tribunal et on entend assez d’horreurs là-dessus pour s’en prémunir. Surtout que dans ce cas, un conseil de tutelle est aussi nommé pour surveiller toutes les décisions que prend la personne. Charmant!

Il y a toujours le risque que nous soyons inaptes en même temps ou que l’autre soit décédé avant, il est donc important de nommer plusieurs mandataires pour différents cas de figure.

Mais une fois les testaments et mandats d’inaptitude dument signés devant notaire et enregistrés ici, que se passe-t-il s’il nous arrive quelque chose en France? Et si nous héritons un jour de biens en France?

J’aurais du préciser que pour tous les aspects précédents, il est très fortement déconseillé de nommer quelqu’un qui réside à l’étranger. Le droit international pourrait venir compliquer vos souhaits notamment.

Mais si vous rendez visite à vos familles en France quand malheureusement vous décédez? Hmm, cela se complique car le droit n’est pas le même et qu’en admettant que vos familles demandent votre testament canadien, des clauses pourraient être invalidées. Exemple: on ne peut pas déshériter ses enfants donc oubliez le conjoint qui hérite de tout, c’est maintenant le conjoint et les héritiers.

Si vous êtes inaptes, est-ce que vous souhaitez attendre que votre mandataire au Canada prenne l’avion pour vous rejoindre et prendre des décisions ou souhaitez-vous que votre famille sur place ait le droit de décider? Je n’ai pas de bonnes réponses à toutes ses questions. Une solution serait de faire un testament en France qui en gros vienne dire que c’est le testament canadien qui prévaut mais c’est un coût additionnel. Par contre, si jamais vous avez des biens en France, il est important de vous pencher sur la question. Si besoin, j’ai le contact d’une notaire française qui est basée à Montréal (mais qui officie vraiment comme notaire en France).

Bonne chance!

3 jeux d’évasion à Montréal

Vous avez remarqué comme les jeux d’évasion (Escape game en anglais) se sont multipliés à Montréal (et même en banlieue) depuis quelques temps? C’est top parce que j’adore ça mais ça complique la tâche lorsqu’il faut choisir où aller!

Au cours des derniers mois, j’ai testé 3 scénarios en plus de Death Note fait chez Trapped l’an passé.

L’ancienne pyramide chez Trapped encore qui était très intense, avec une belle mise en scène mais le sable pour nous mettre dans l’ambiance des pyramides d’Égypte n’était pas sans nous causer quelques désagréments (éternuements, irritations notamment). Le problème de Trapped, c’est que ça va très vite et que c’est souvent « juste » quelques membres de l’équipe qui sont utiles alors personnellement, plusieurs mois plus tard, y a encore certains codes que les copines ont trouvé dont je n’ai jamais compris la logique!

Suite à cela, on a testé avec 3 copines le scénario L’illusioniste à Find the Key, rue Amherst. À date, c’est mon préféré. Tout y paraît un peu plus cheap mais j’ai trouvé qu’il y avait vraiment plusieurs « choses » qu’on pouvait faire en même temps pour aider l’équipe alors je me suis sentie utile!

Enfin dernièrement j’ai testé avec Chéri et un couple d’amis le scénario Appartement de l’agent disparu chez Escape Masters dans Griffintown. C’est probablement celui qui m’a le moins emballé. La pièce était froide dans tous les sens du termes! En fait, on nous a prévenu en arrivant qu’il y avait un problème de chauffage et qu’il faisait froid dans la pièce, ce qui est ballot quand il fait déjà -20 dehors! Alors comme en plus il faut enlever ses chaussures en arrivant, j’ai passé toute l’heure mon manteau sur le dos à me geler! Mais outre cet aspect, la déco était très épurée et comme la pièce était bien éclairée, ça ne faisait pas très mystérieux. Disons qu’il n’y avait pas l’ambiance qui allait avec comme dans les autres jeux que j’ai pu tester. Par contre, bien qu’il y avait beaucoup de cadenas à code à ouvrir, il y avait aussi plus d’éléments technologiques, ce qui apporte un peu de changement.

Etape 4: acheter sa première maison à Montréal

La dernière fois qu’on s’est parlé d’immobilier, c’était pour parler du déménagement suite à la vente de notre maison et des difficultés engendrés pour… le chat!

Suite à l’inspection négative et au retrait de notre offre, on a repris les recherches et continué les visites. Si moi, j’avais tiré un trait sur cette fameuse maison dans Hochelaga, mon chum et notre agent continuaient de discuter avec l’autre partie pour voir quels travaux ils allaient entreprendre. De fil en aiguille, le vendeur s’est engagé à faire tous les correctifs, à faire venir un ingénieur, faire réaliser tous les tests nécessaires et on a repris confiance.

On a tout naturellement décidé de refaire une offre d’achat sur le fameux duplex (converti en cottage) sur lequel on avait donc fait puis retiré une offre quelques semaines auparavant!
Bien sûr on a mis des conditions renforcées, notamment que les travaux dans le vide-sanitaire devaient être validés par un ingénieur ou encore qu’il y aurait des pénalités si tout n’était pas fini à une certaine date mais tout a été accepté.

Par contre, comme l’année scolaire était déjà bien avancée et que Zoé a suffisamment de difficultés comme ça à l’école, on a choisi de ne pas déménager avant la fin de l’année scolaire même si on signe chez le notaire fin décembre.

On sera donc propriétaire pour la première fois à Montréal mais on ne pourra en profiter que plusieurs mois plus tard. L’attente va être longue!

Etape 3: l’importance de l’inspection pré-achat

Peu de temps avant la mise en vente de notre maison, nous avions fait une offre d’achat sur un duplex qui rencontrait une bonne partie de nos critères. Comme nous ne voulions pas prendre de risque financier, nous avions mis notre achat conditionnel à la vente de notre maison. À ce moment-là on était plus inquiet de mettre longtemps à la vendre et donc de perdre le duplex qu’on souhaitait qu’autre chose.

Puis, comme je vous le disais il y a peu, on a finalement vendu en 7 jours la maison mais surtout on devait finaliser la vente en moins de 3 semaines, déménagement inclu… Qu’à cela ne tienne, les délais étaient un peu limites pour emménager dans le duplex mais en campant 2-3 semaines, c’était faisable. Seule étape à finaliser: l’inspection pré-achat.

Notre courtier nous avait recommandé quelqu’un en précisant qu’il était le meilleur pour les bâtiments anciens de ce genre. On a donc fait appel à lui mais comme le duplex était en train d’être rénové de A à Z pour être converti en cottage, on n’avait pas vraiment d’inquiétude sur cette étape.

Et c’est là que faire appel à un professionnel, à un inspecteur compétent et reconnu, peut faire toute une différence. Parce que si les travaux des étages habitables étaient très bien faits, il se trouve que personne n’avait pris la peine de faire des vérifications dans le vide-sanitaire! L’inspecteur a donc fait un constat douloureux: solives en train de pourrir, moisissure, aération à la mauvaise hauteur, les extensions (qui ne sont pas récentes) n’ont pas été assez creusées, etc.

Autant vous dire que c’était une très mauvaise surprise pour nous mais aussi pour le vendeur qui apparemment ne s’y attendait pas du tout! On a réfléchi une coupe de jours et là encore, sur les conseils de notre agent, on a préféré retirer notre offre d’achat que de s’engager pour de longs mois d’incertitude. Vu l’ampleur des travaux qu’il y a à faire, sans compter qu’un ingénieur voire d’autres experts devraient intervenir, on n’avait pas confiance que TOUS les travaux nécessaires seraient effectués, pas juste le minimum pour que ce soit vendable.

On a donc pris la décision difficile de retarder notre projet de revenir à Montréal pour louer quelque chose proche de chez nous (parce qu’avec tout ça il fallait quand même qu’on quitte notre maison avant le 9 octobre) vu que ça ne donnait rien de changer les filles d’école et de garderie en cours d’année tant qu’on ne savait pas dans quel quartier on allait poser nos valises pour de bon.

Alors voilà, on devrait être de retour sur l’île depuis quelques jours mais finalement on défait les boîtes du premier déménagement de notre série et on en a encore pour plusieurs mois de longs trajets maison-boulot. C’est une déception et pas mal de logistique mais l’inspection nous a permis d’éviter beaucoup plus de problèmes à long terme!

Vendre sa maison en 7 jours

Suite à mon dernier article sur le sujet, laissez-moi vous dire que nous étions convaincu que la vente de notre maison allait prendre plusieurs semaines, au minimum un mois voire deux. Il faut dire qu’on est dans un quartier un peu spécial où une partie de la rue est constituée de maisons petites et anciennes quand l’autre est faite de maisons de plus en plus grandes et chères… Il y a plusieurs maisons à vendre dans le quartier, des prix assez disparates alors si on ajoute ça au fait qu’on reste un quartier parmi des dizaines d’autres de la rive-Sud, il y a beaucoup de choix pour les acheteurs.

À l’inverse, pendant nos recherches à Montréal, on a plutôt l’expérience inverse : il y a peu de biens qui correspondent à ce qu’on cherche (un duplex dans certains quartiers et dans une gamme de prix) alors la moindre nouvelle annonce qui sort, il faut être vite sur le piton pour céduler une visite, voire être prêt à se positionner sur place. Ça nous est arrivé d’aller à une visite libre où il y avait une longue file derrière nous et où le bien s’est vendu à 640,000$ alors qu’il était affiché à 520,000$ et qu’il y avait pas mal de travaux à faire!

Alors c’est sûr que le marché dans notre quartier ne ressemble pas du tout à ça et que le téléphone de notre agent ne sonnait pas à toute heure. Par contre, les 2 visites qu’il y a eu ont été positives et la 2ième a été la bonne puisque le soir-même nous recevions une offre d’achat! Seul grain de sable dans l’engrenage, il fallait que tout soit réglé en 3 semaines car l’acheteur achetait pour son père qui arrivait de l’étranger début octobre et tout devait être finalisé avant ça! Alors forcément on a réfléchi quelques secondes mais comme on avait nous-même fait une offre d’achat conditionnelle à la vente de notre maison, on ne voulait pas prendre le risque de refuser et de mettre peut-être 2 mois pour trouver un autre acheteur.

On a donc passé une bonne partie de la soirée au téléphone entre les différentes négociations et le lendemain, l’inspection avait lieu et tout a été finalisé dans la foulée, soit 7 jours pile après l’affichage de notre maison à vendre!

Maintenant il reste à trouver un endroit où poser nos valises pendant les prochains mois. Compte tenu des délais, on ne peut pas être trop difficile puisque le 9 octobre au plus tard, on doit avoir déménagé!

Honnêtement ça a été pas mal de stress (rapport aux enfants qu’on peut pas bouger comme ça) et on a hâte que tout ça soit derrière nous. Les premiers jours on avait vraiment l’impression que c’était surréel, tant tout a été très vite. Maintenant on digère la pilule puisque si vendre était une bonne nouvelle, vendre sans avoir trouver à acheter faisait parti de mes pires scénarios…

Étape 1: mettre en vente

Alors voilà, c’est fait, notre maison est en vente! Quand l’annonce est parue, une amie m’a demandé si j’étais stressée et, ce jour-là, c’est plutôt du soulagement qui m’avait envahie.

Non pas parce que j’avais hâte de me départir de la maison (toujours pas) mais plutôt hâte de mettre tout ce processus derrière moi. Il faut dire qu’il s’est passé beaucoup de temps entre le moment où on s’est sérieusement dit qu’on voulait vendre la maison (aux alentours du mois de mai) et le jour où ça c’est fait. On a voulu d’abord regarder ce qu’on trouvait à Montréal (pas mal le mois de juin) puis nos vacances approchant, on a repoussé le processus en août. Mais ce mois-là a été bien occupé et nos derniers visiteurs de l’été quittant début septembre, c’est donc là qu’on a signé le contrat avec notre agent.

Ensuite tout a été très vite : un peu de « home staging » le lundi, les photos le mardi, la publication de l’annonce le mercredi et enfin, le soulagement! Faut dire que la journée de lundi a été épuisante pour épurer au maximum la maison et s’assurer que rien ne traîne, que tout soit nickel pour les prises de vue! Le tout avec deux enfants dans les pattes qui ne l’entendaient pas de la même oreille!

Depuis le soulagement a laissé place à l’anxiété : est-ce qu’il y aura des visites, en combien de temps va-t-elle se vendre, à quel prix, etc. Surtout que chaque visite rime avec nouveau ménage et quand ça tombe le week-end d’anniversaire de votre grande, c’est encore plus plate… Mais notre maison n’aura jamais été aussi rangée!

D’un côté, on n’est pas pressé donc ça ne devrait pas nous stresser plus que ça mais je pense que c’est juste naturel d’être inquiet pendant ce processus. En attendant, j’essaie de prendre un jour à la fois et de ne pas me rajouter des angoisses en gardant les questions de garderie et école pour quand sera venu le vrai temps du déménagement!

Les vacances en France et son flot de remises en question

Les petites places de Provence… le bonheur!

Alors voilà cette année on a décidé de partir en vacances en Europe, ce qui n’était pas arrivé depuis 4 ans si on omet mon saut en France en solo l’an passé pour les 40 ans de mon frère.

Il avait été décidé que ce serait de vraies vacances donc dans des régions qu’on avait envie de visiter, soit la Provence et l’Espagne, sans course à travers la France pour tenter de voir tout le monde.

Et vous savez quoi? C’était bien, c’était même très bien! J’ai passé la première semaine avec les filles dans le camping de Provence de mon enfance avec mes parents et mon frère et sa famille. On en a profité à fond, les filles ont aimé leur liberté, moi j’ai aimé ce rythme propre aux vacances, qui plus est dans le Sud.
Puis là, pendant que les enfants jouaient ensemble et que les adultes feuilletaient des magazines, je me suis demandais pourquoi on s’infligeait ça. Pas les vacances en famille hein, le reste. Vivre loin de sa famille, vivre dans un pays qui connaît un long hiver… alors qu’on pourrait vivre dans une région qui ne connaît pas la pluie, qui est ensoleillée, où les gens ont un accent chantant et où nos familles ne seraient pas très loin.

En balade, on se prend à calculer le prix des maisons à vendre par rapport à notre maison en dollars canadiens, on se demande si y a du travail dans cette région, si on se (re)ferait au rythme français mais surtout à la mentalité.

Comme les vacances c’est bien différent de la routine boulot-école-métro-dodo, on revient sur terre. On est parti pour une raison et surtout si on n’est pas encore revenu, c’est bien justement parce que la vie à Montréal est douce et agréable. Alors on se raccroche à ça et on continue à passer de super vacances!

À défaut de rentrer pour de bon en France, on se dit qu’on reviendra peut-être plus souvent pendant l’été… Ça c’est faisable facilement! Enfin presque.

Alors AURA, Foresta Lumina, ça vaut le coup?

Comme l’an passé, mon papa est ce mois de juin à Montréal pour son anniversaire alors j’en ai profité pour lui offrir une « activité » plutôt qu’un objet. L’an passé, on avait participé à un cours de cuisine dont on a tous gardé un très bon souvenir mais cette année, je me suis penchée sur les expériences montréalaises…

À l’occasion du 375ième anniversaire de Montréal, les idées ne manquent pas mais je me suis arrêtée sur 2 que j’avais moi-même très envie de tester et qui, par hasard, se trouvent toutes les deux être conçues par Moment Factory.

La première c’est le « spectacle » AURA donné à la Basilique Notre-Dame dans le Vieux-Montréal. On nous promet une « expérience lumineuse » au cœur de ce bâtiment sacré. J’avais pris les billets en ligne en avance car ce n’est pas disponible tous les jours et en arrivant pour notre « séance » de 18h, il y avait une sacrée foule! Les places coûtent 23$ pour un adulte mais il y a un tarif famille si vous y allez avec des enfants. À l’intérieur, on découvre tout d’abord des tableaux animés dont la technique nous impressionne avant de prendre place pour le « spectacle ». Avec seulement des jeux de lumières, des projections vidéos et un univers sonore, Moment Factory réussit à nous faire vivre 20 minutes incroyables! C’est difficile à décrire mais c’est tellement bien fait qu’à un moment on a l’impression que le cœur de la basilique va être renversé par les eaux et qu’on y croit vraiment! J’ai choisi de ne pas y emmener les enfants car j’y suis allée en semaine avec mes parents mais sans doute qu’à partir de 5 ans, ils apprécieront le spectacle. Prévoyez tout de même un casque ou des bouchons d’oreille car le son est vraiment fort (un petit devant moi s’est mis les mains sur les oreilles tout le long).

Bref, on a beaucoup aimé par contre, c’est CHER! Sérieusement 23$ pour 20 minutes (même si on ajoute un peu de temps avec les tableaux animés à découvrir), c’est bien trop cher pour moi.

L’autre activité que j’avais choisi d’offrir à mon père et donc à toute la famille au passage, c’était Foresta Lumina au parc de la Gorge de Coaticook. Comme les représentations commencent à 21h, j’avais décidé d’en profiter pour découvrir un peu la région que je ne connais pas trop bien. Par contre, il faut prendre les billets d’avance car c’est très couru. Pour ma part, je n’ai pas trop eu le choix pour faire rentrer ça dans les dates tant que mes parents étaient là, c’est donc dimanche 25 juin que nous y sommes allés… Et là commencent les problèmes!

Comme vous prenez les billets d’avance, vous n’avez aucun contrôle sur la météo et sachez que les billets ne sont ni échangeables ni remboursables! La météo annonçait des risques d’averses/d’orages mais il faisait grand beau en début de journée. Nous avons donc pris la route vers Magog pour arriver là-bas à l’heure du diner. On s’est garé près de la rue Principale Ouest et nous avons testé un resto au hasard: Méchant Steak. Mes parents y ont goûté un steak pendant que nous, on a préféré un brunch. Tout le monde a trouvé ça très bon et le service était très agréable. Comme on était garé juste devant des jeux pour enfant, les filles ont voulu y faire un tour pendant que mes parents se promenaient dans le rue principale, super agréable. Les choses se sont ensuite un peu compliquées quand ma plus jeune a eu des ennuis gastriques… La pauvre a du courir aux toilettes plusieurs fois en l’espace de peu de temps ce qui nous a aussi valu de devoir lui trouver en urgence quelques habits de rechange…

Puis il s’est mis à pleuvoir… des trombes d’eau!

Alors qu’on avait prévu de faire la balade du Marais de la rivière aux cerises, il a plutôt fallu se mettre à l’abri au plus vite… On s’est installé à la brûlerie Caffuccino (qui d’ailleurs ressemble presque plus à un bar qu’à un café) pour patienter. Les filles ont été relativement calmes et on a poussé un grand ouf de soulagement quand la pluie a cessé après 18h. On en a profité pour se balader rapidement au bord du lac qui est vraiment magnifique! Entre le lac et la rue Principale pleine de petits commerces et de terrasses, on avait vraiment l’impression d’être en vacances, loin de notre routine. Mais c’est pas tout ça, il fallait se rendre au parc de la gorge de Coaticook où j’avais réservé le restaurant Le coffret de l’imagination. C’est bien simple, il est situé juste en face de l’entrée de Foresta Lumina ce qui était parfait pour nous! On y a tous pris des moules frites qui étaient délicieuses, vraiment! Le service a été rapide, ce qui nous a permis d’être à 21h à l’entrée de notre prochaine étape! Pour info, il y a des navettes gratuites qui vont du centre-ville de Coaticook à Foresta Lumina si jamais vous décidez de manger là-bas par exemple.

On avait dit aux filles qu’on allait aller dans une forêt magique et je crois qu’on a tous ressenti ça ainsi. Il y a une petite attente car il faut scanner les billets de tout le monde mais ensuite on suit un parcours nocturne balisé chacun à notre rythme. Au milieu des fées et autres créatures plus ou moins sympathiques, on se balade dans le parc. On traverse même le pont suspendu qui est un des plus longs au Canada. Je n’étais pas trop rassurée dessus (j’ai peur du vide) mais le fait qu’il fasse nuit aidait puisque justement on ne voyait pas vraiment le vide!

Découvrir une foret de nuit est déjà assez rare (quand on a plus 15 ans en tout cas) mais alors avec la touche magique de Moment Factory, c’est encore une toute autre expérience. C’est super bien fait et les filles qui commençaient à sérieusement fatiguer de notre journée ont très bien marché. Elles n’ont pas lâché nos mains par contre parce qu’elles n’étaient pas très rassurées mais il y a un espace pour interagir en musique le long du parcours qui leur a beaucoup plu.

On a mis une grosse heure pour faire la balade tranquillement et à peine la voiture avait démarré que notre petit monde dormait! Au début, je pensais qu’on dormirait sur place histoire de s’éviter la route à 23h mais à 6 il aurait fallu 2 chambres d’hôtel et j’avoue que côté budget, ça revenait trop cher.

Parlant de budget, l’entrée pour Foresta Lumina coûte 16,50$ par personne (gratuit pour les 5 ans et moins) ce qui est beaucoup plus raisonnable que AURA, surtout qu’on y passe pas mal plus de temps et que c’est bien plus interactif! On le refera, c’est sûr!

Le zoo de Granby en famille (nombreuse)

Portée par je-ne-sais-quelle-folie, j’ai décidé de traîner tout mon petit monde, ainsi que mes parents en visite de France, au Zoo de Granby alors mêmes qu’il faisait dans les 30 degrés ce dimanche!

À 1h à peine de Montréal, on découvre plus de 200 animaux en parcourant plusieurs zones géographiques. On a commencé par l’Afrique et ça fait son petit effet de découvrir des éléphants, girafes, zèbres et autres rhinocéros dans leurs habitats. À midi on a pique-niqué et l’avantage, c’est qu’il y a des tables à piques-niques pas mal partout. Il y a aussi des micro-ondes pour réchauffer ce qu’il faut pour bébé ainsi que de nombreuses fontaines à eau.

Ensuite, on a continué avec l’Asie, où on a eu plus de mal à voir des animaux mais une fois aperçus les tigres, ça valait vraiment la peine! Je ne vous listerai pas tous les animaux mais avec l’Océanie (wallaby, émeu), l’Amérique du Sud (jaguar, lama) et la mini-ferme où l’on peut caresser/nourrir des chèvres et des cochons, on a aperçu de nombreux animaux tout au long de la journée.

Il y a aussi la section « Dinozoo » qui met en scène des reproductions de dinosaures animés grandeur nature. Ça plaira aux amateurs, pour notre part, on est juste passé en hauteur via la petit train mais ça avait l’air sympa.

Maintenant, les points qui fâchent: c’est CHER, très cher! Les enfants de plus de 2 ans paient et pour une famille de 4, il y a un tarif à 118,95 + taxes et donc si vous ajoutez les grands-parents comme dans mon cas, comptez 220$ la journée! À ce prix-là, vous n’achetez pas à manger sur place!

Alors, évidemment, le billet vous donne le droit d’accéder à Amazoo, le parc aquatique situé à côté mais qui a le temps de faire/profiter des 2 parcs? À moins de le faire au pas de course et de passer en 30 secondes devant chacune des espèces, ça ne présente aucune intérêt selon moi, surtout avec des enfants en bas âge qui y vont à leur rythme.

Autre point qui m’a vraiment halluciné, le petit train aérien qui passer à travers le parc est payant! Au prix de l’entrée, c’est vraiment abusé! Il faut donc compter 3.5$ par personne et hop, un autre 20$ de parti pour 10 minutes de balade! Il y a d’autres « attractions » payantes, comme le tour de chameau ou le tour de poney ainsi que certains manèges mais nous ne sommes pas allés dans cet espace. Pour le tour de chameau, comptez… 4$ par PERSONNE, pas par TOUR de chameau! Là encore, je trouve ça un peu abusé parce que ça ne change rien qu’il y ait une ou deux personnes (des enfants en général) sur l’animal surtout pour un tour de 2 minutes (à peine)!

Bref, je trouve le parc chouette, il est bien fait, très bien entretenu, bien ombragé pour une journée aussi chaude mais ouf, vu le prix on n’est pas près d’y retourner! Par contre, si vous comptez y aller plus souvent dans l’été, un passeport saison est sans doute très vite rentabilisé.