Catégorie : De tout mais surtout de rien

Transformer une pièce sans fenêtre en chambre lumineuse

Quand on habitait la rive-sud on avait 4 chambres (dont une au sous-sol), ce qui nous permettait de loger confortablement nos familles quand ils venaient nous rendre visite pour plusieurs semaines.

Quand on a souhaité déménager sur l’île, on s’est vite rendu compte que 4 chambres, ça allait être compliqué à trouver. Le tout premier biens qu’on a visité était en cours de transformation d’un duplex à une unifamiliale mais seulement 3 chambres étaient prévues et comme il n’y avait qu’un vide sanitaire, impossible de songer à agrandir par le bas.

On a continué nos recherches mais on ne trouvait jamais rien qui remplissaient tous nos critères, il faut dire qu’on en avait beaucoup! Alors petit à petit on s’est dit que ce tout premier bien visité correspondait quand même beaucoup à ce qu’on cherchait et qu’il y aurait peut-être moyen de changer l’aménagement de l’étage à moindre coût. C’est ainsi qu’on a fait réviser les plans pour réduire la chambre des maîtres et sa salle de bains attenante, transformer le « walk in » garde-robe en un placard classique et qu’on a pu caser notre 4ième chambre!

Par contre, puisqu’elle venait s’insérer entre 2 pièces, elle n’avait aucune fenêtre. Comme la luminosité est un critère important pour nous, on a choisi de ne pas laisser ça comme ça. C’est ainsi qu’on a trouvé 2 solutions : la première, peu coûteuse a été de créer une fenêtre intérieure qui donne sur le palier. Le palier lui-même est très lumineux puisqu’il y a un puit de lumière en haut des escaliers.

Pour ne pas impacter notre budget, nous avons procédé avec des montants de bois et du plexiglas, comme pour la verrière. D’ailleurs, cette fenêtre était censée être une verrière pleine hauteur à la base mais il y a eu un problème de communication entre mon chum, moi et le contracteur… Qu’à cela ne tienne, on a gardé ça comme tel et, un jour, qui sait, on fera la transformation initialement prévue.

Comme ça reste une chambre, on a mis des rideaux à l’intérieur pour que ses occupants occasionnels puissent avoir de l’intimité.

L’autre chose que nous avons fait a été d’installer un puit de lumière et ça c’est vraiment magique! Cette pièce est devenue la plus lumineuse de la maison! Par contre, un puit de lumière peut augmenter le risque de dégât d’eau/infiltration par le toit alors il est bon de faire affaire avec une compagnie sérieuse pour l’installation et de le surveiller dans l’année. Le notre s’ouvre et nous permet d’accéder au toit pour les vérifications printanières. Par contre, nous n’avions pas demandé un modèle avec store, erreur! Nous avons du en rajouter un par la suite pour éviter les réveils à 5h du matin et ça a été beaucoup plus compliqué (et moche) que s’il avait été intégré à l’achat.

Tout ça c’est bien beau mais au final ça nous embêtait un peu d’immobiliser ce bel espace toute l’année avec un lit queen confortable mais qui prenait beaucoup de place alors nous avons décidé de changer la vocation de cette pièce pour en faire une salle de jeu/télé/chambre d’amis. Pour ce faire, nous avons vendu le grand lit, acheté d’occasion un modèle simple qui se convertit en lit queen (on a trouvé ça plus confortable qu’un canapé-lit, bien que moins esthétique) et hop, on venait de gagner beaucoup d’espace, sans renier sur le confort pour les mois d’été où nos familles sont là.

Maintenant l’espace est envahi par les enfants mais ça fait toujours ça de jouets en moins dans le salon!

NB: techniquement pour être considérée comme une chambre, il faut 1 sortie (fenêtre ou porte) facilement accessible vers l’extérieur en cas d’incendie. Ce n’est donc pas le cas ici.

Une rentrée… rock n’roll

Cette année les vacances de Noël ont vraiment été synonymes de repos, voire même de journée pyjama à plusieurs reprises. Nous avons rapidement adopté un rythme tout en douceur, avec lever plus tardifs (passé 9h pour les parents, 8h pour les enfants), repas à des heures décalés et soirées qui se prolongent. Le 1er janvier, je connais même une cocotte qui s’est réveillée passé 12h30, une vraie grasse matinée d’ado, après s’être couchée vers 1h30 du matin.

Les enfants ont découvert Netflix, auquel nous nous sommes tardivement abonnés, et il a fallu parfois user de ruse (généralement cacher la télécommande) pour leur faire cesser leur visionnement compulsif de certaines émissions (Fuller House pour la plus grande).

Globalement chacun a occupé ses journées à son rythme, sauf les 2 chatons que nous avons présentement en famille d’accueil qui ont plutôt subi celui de notre cadette qui a passé son temps à les trimballer d’une place à l’autre et à les garder (plus ou moins) discrètement dans sa chambre.

Portée par ses vacances tranquilles, je n’avais pas mesuré (ou avais-je déjà oublié?) que la rentrée amènerait son lot de crises, et ce, dès les premiers jours de retour à l’école.

C’est ainsi qu’à peu près tous les soirs de cette semaine, nous avons dû gérer les hurlements de l’une ou l’autre de nos filles, mais plus fréquemment de la plus jeune. Le premier prétexte est en général celui du goûter car en arrivant vers 17h15 à la maison, elles ont faim et ont souvent une idée bien arrêtée sur ce qu’elles veulent et qui impliquent de la pâte à tartiner! Quand après moult négociations, on s’est entendu sur quelque chose de plus léger, il faut gérer les cris pour faire un jeu sur la tablette! Alors celle-là je ne l’avais pas vu venir car les filles ont rarement accès à la tablette et ne l’ont même pas demandé pendant les vacances. Mais tout à coup, de retour de l’école, voilà que la demande (ou l’ordre) de « jouer sur la tablette » surgit! Comme on ne souhaite pas qu’elles jouent à ça pendant la semaine, une nouvelle crise mondiale se déroule au beau milieu du salon… tous les soirs de cette semaine!

Je vous passe les autres négociations quand vient le temps de prendre une douche, de se coucher mais en gros, à peine l’école a repris que la guerre s’est déclarée chez nous! On va espérer qu’il faut simplement que la routine se remette en place pour que les choses rentrent dans l’ordre parce qu’à ce rythme-là on va tous avoir besoin de nouvelles vacances très rapidement!

Et chez vous, comment s’est passée la rentrée?

Troubles sensoriels chez les petits

Chaque enfant vient avec ses petits tocs, les choses qu’il aime, les habits qu’il veut remettre encore et encore mais certains vont au-delà de ça et rentrent dans la catégorie « difficultés sensorielles » si je puis dire. Nous avons découvert ce monde avec notre cadette où tout est parti d’une paire de chaussettes Orchestra venue de France. Tout allait relativement bien dans le monde merveilleux d’un enfant de 3 ans jusqu’à ce qu’elle reçoive un lot de 5 paires de chaussettes, toutes simples, qui ont été élu comme les seules chaussettes au monde acceptables de porter.

C’est ainsi qu’un an plus tard, les chaussettes se faisant de plus en plus petites, nous avons tenté de trouver des remplaçantes. Pas fou, nous avons embarqué Mia pour qu’elle valide ce qu’elle voulait à ses pieds. Après de longues négociations parce que rien ne faisait l’affaire (il ne fallait pas d’élastique, de motif, d’écriture, y compris la taille sur le dessous), nous avons convenu que celles qui étaient super douces de la Pat Patrouille ferait l’affaire…

Elles ont fait l’affaire dans le magasin mais elle n’a jamais pu les mettre! Pour vous donner une idée, lors de nos vacances à Savannah, on a eu des crises tous les jours pour les chaussettes et elle préférait remettre plusieurs jours de suite les mêmes chaussettes plutôt que de prendre un autre modèle. On lui a proposé celles de sa sœur, celles de enfants de nos amis mais non, rien y faisait! En rentrant, je suis allée dans la seule boutique Orchestra de Montréal voir si par tout hasard ils n’avaient pas encore le même modèle et là, ô miracle, il l’avait, dans plusieurs tailles en plus! Depuis, nous avons la paix au moment de l’habillage.

Enfin, ça c’est sans compter la question des leggings. Cet été, aucun pantacourt ou legging lors des journées plus fraîches n’a trouvé grâce à ses yeux. Il semble que tous lui serraient les jambes, même ceux une taille au-dessus. Alors pour l’instant ce n’est pas très problématique mais j’espère qu’elle va adoucir sa position quand les températures vont baisser. En parallèle, elle a aussi refusé de mettre des jupes car la plupart ont un short en-dessous et ça la gênait ou sinon le simple élastique autour de la taille la serrait trop, même si c’etait une grandeur au-dessus! Elle en aura passé du temps à changer de tenue avec tout ça!

Je ne vous parle même pas de ses cheveux, qu’on ne peut plus attacher depuis cet été parce que le moindre élastique tire! Alors elle a les cheveux détachés en permanence, oubliez barrette et serre-tête, ils prennent les airs dans les minutes qui suivent la pose… ?

Notre dernier combat est celui des chaussures. Elle avait une paire de basket qu’elle a porté plusieurs mois sans souci à la garderie et le jour de prendre l’avion pour la France soudainement elle faisait trop trop mal! Elle est partie avec une paire plus grande qu’on avait de sa sœur mais pas une seule fois sur place, elle a accepté de les mettre « ça fait mal, ça sert, c’est pas confortable, etc. »! On lui a proposé de choisir elle-même une paire pour la rentrée et bien elle a obstinément refuser d’aller magasiner! On a fini par avoir gain de cause et après avoir essayé 5 paires qui toutes « serraient » apparemment, on a décidé d’aller vers des lacets plutôt que des scratchs en espérant que ça serait plus « lousse » et qu’on n’aurait pas de crise tous les matins. Bien sûr, ça implique de lui apprendre à faire ses lacets avant!

C’est drôle parce que vu de l’extérieur, on se dit que ce sont des crises d’enfant gâté, qu’il faut juste la forcer, « ne rien lâcher » mais pour le vivre au quotidien, un enfant qui a des difficultés sensorielles comme ça, y a aucune façon de le forcer. On l’a bien vu avec l’histoire des chaussettes, elle aurait préféré sortir pieds nus que de garder une paire qui la gênait et y a bien des paires qu’au simple toucher, elle identifiait qu’elle ne supportait pas la matière. À date, les meilleures solutions sont les compromis, en essayant de comprendre ce qui lui cause des problèmes pour trouver une alternative (exemple les baskets à lacet qui devraient être moins serrées). Le problème, c’est qu’il peut y avoir de nouvelles difficultés qui apparaissent n’importe quand (comme les leggings cet été). Ça va encore nous prendre de la patience pour quelques années…

Comme tout bon montréalais, on a déménagé!

Alors que le week-end « officiel » des déménagements à Montréal commence, cela fait maintenant une semaine que nous sommes redevenus montréalais. Le déménagement en soi s’est bien passé, si on excepte le stress de faire des boîtes jusqu’à la toute dernière minute ou de savoir si tout rentrera dans le camion! Les filles sont allées à l’école et à la garderie normalement le matin et comme la maison était vide et nettoyée à 13h, j’ai décidé d’aller les chercher aussitôt vu que j’avais un chat enfermé dans une maison vide en parallèle. Malheureusement, comme c’était un peu précipité, les filles n’ont pas eu le temps pour de grands au-revoirs à leurs amis ou éducatrices (c’était l’heure de la sieste pour Mia) mais comme elles retrouvaient mes parents dans la nouvelle maison, elles étaient super excitées et pas trop triste.

 

On a profité du long week-end de la St-Jean pour s’installer et défaire pas mal tous les cartons. En parallèle, on a mis plein de trucs à vendre qui ne « vont » pas dans la nouvelle maison alors tout n’est pas parfaitement finalisé comme on l’aimerait mais ça viendra. Je ne sais pas si c’est le fait que tout soit arrivé en même temps : le déménagement, la visite de mes parents pour 3 semaines, la fin de l’année scolaire pour la plus grande, le départ du CPE pour la plus petite mais tout me paraît encore surréel et je n’ai pas l’impression d’être chez moi pour l’instant.

 

Par contre, on redécouvre les joies du métro. Alors si c’est cool d’être à 30 minutes de son travail, il faut se réhabituer au trajet debout où il fait chaud, très chaud! Et comme la canicule s’installe ce week-end, notre piscine va clairement nous manquer mais on en profitera pour découvrir les pataugeoires du quartier au moins.

Le gros luxe parental: sortir au cinéma en amoureux

À une époque, aller au cinéma était simple. On entendait parler d’un film qui nous plaisait et la journée de notre choix, à l’improviste même souvent, on se pointait au quartier latin pour prendre nos places. Depuis qu’on est parents, finies les sorties au cinéma improvisées, finies les sorties sans enfant même! Pourtant, nous aussi on s’est dit « quand on aura des enfants, on continuera de sortir comme avant, on les fera garder régulièrement, on ne changera pas nos habitudes »… Avant on avait des principes, maintenant on a des enfants, comme on dit…

 

Et force est de constater que le simple fait de se rendre dans une salle obscure peut se transformer en sortie complexe! Déjà, sitôt un film vous plaît, il faut prévoir un délais de plusieurs semaines pour trouver un horaire qui conviennent, entre les activités des enfants (lundi yoga, mardi aide aux devoirs, samedi danse, etc.), les obligations parentales (merci la réunion tardive) et les disponibilités de la gardienne! Et encore, ça c’est si vous êtes assez chanceux pour avoir une gardienne de confiance! Ça fait 6 ans qu’on se dit qu’il faut qu’on trouve un personne fiable à qui on ferait appel au moins une fois par mois et bien, 6 ans plus tard, on en est encore au même point, c’est-à-dire nul part!

 

En général, on va au cinéma 2 fois par année, ce qui correspond aux visites de nos familles! Pas de difficulté de gardiennage comme ça, et aussi pas de coût associé! Parce que laissez-moi vous dire qu’autant une « petite gardienne », comme on dit, ne charge pas cher (6-8$ de l’heure), autant si vous voulez quelqu’un d’adulte et de responsable (on assume que les 2 vont de paire), c’est plutôt dans les 10-13$ de l’heure minimum! Et c’est là que la sortie au ciné devient un vrai luxe! Vous avez beau partir de chez vous à peine quelques minutes avant le début de la séance et revenir tout de suite à la fin du film, il faudra compter 3h facilement de baby-sitting, surtout que de nos jours, tomber sur un film de moins de 2h relève du miracle! Comme le billet d’entrée n’est pas donné lui non plus (dans les 13$, et encore hors séance 3D, Imax, etc.), vous aurez vite fait de dépenser plus de 60$ sans avoir encore acheté un sac de pop corn!

 

Mais hey, c’est quand même cool de s’offrir ce plaisir et surtout de passer du temps à deux hors de la maison et de la routine. C’est ainsi que nous avons vu Ready Player One la semaine passée et que nous avons contribué au fond de pension de notre voisine!

1 mois, 1 photo, 1 année (8)

Quand je repense à l’année qui s’est écoulée, je n’ai pas l’impression d’avoir vécu de grand chambardement et pourtant avoir vendu la maison et décider de revenir vivre à Montréal en est certainement un!

Janvier, on commence l’année en profitant des joies de l’hiver: luge notamment, avec une petite miss qui aime toujours que quelqu’un la traine pour remonter la pente!

Février, on continue à profiter de l’hiver: Zoé progresse en patin et je m’en achète au passage (après 8 hivers ici, il était temps!).

Mars sera le mois de l’initiation au ski pour Zoé et moi et d’un week-end au chalet entre amis. Que de bons moments!

Avril, j’investis dans des skis et découvre donc ce qu’est le ski de printemps! Je crois que c’est aussi ce mois-là qu’on commence sérieusement à penser à déménager à Montréal.

Mai, on construit notre potager qui nous donnera des tomates incroyables tout l’été. Zoé commence aussi le vélo sans petites roues mais ça prendra assez longtemps pour qu’elle soit vraiment à l’aise.

Juin, on profite de la visite de mes parents pour faire plusieurs sorties: Foresta Lumina, Aura, Zoo de Granby et on commence les visites de duplex à Montréal. On visitera d’ailleurs le jour de l’anniversaire de mon père notre future maison.

Juillet, mois placé sous le signe des vacances, de la famille, des voyages (Provence, Espagne). C’était les vacances parfaites et Barcelone restera un superbe souvenir.

Août, on se prépare pour la mise en vente de la maison et c’est déjà le retour à l’école pour Zoé qui rentre en première année à l’école de quartier.

Septembre, mes cousins sont là pour notre plus grand plaisir et on profite des derniers jours de baignade puisque bientôt nous n’aurons plus de piscine.

Octobre, voilà c’est fait, la maison est vendue et il faut vite déménager. Après quelques péripéties, on déménage à 5 minutes de chez nous en attendant la fin de la prochaine année scolaire pour intégrer notre « vraie » future maison!

Novembre, on surveille les travaux de la future maison en attendant de pouvoir y emménager!

Décembre, on attend les vacances avec impatience, on n’avait juste pas prévu qu’il ferait -20 tout le long! On profite de la présence de la famille de Chéri pour passer du temps à deux et les filles sont à fond dans la magie de Noël entre le calendrier de l’Avent et le lutin!

Vendre sa maison en 7 jours

Suite à mon dernier article sur le sujet, laissez-moi vous dire que nous étions convaincu que la vente de notre maison allait prendre plusieurs semaines, au minimum un mois voire deux. Il faut dire qu’on est dans un quartier un peu spécial où une partie de la rue est constituée de maisons petites et anciennes quand l’autre est faite de maisons de plus en plus grandes et chères… Il y a plusieurs maisons à vendre dans le quartier, des prix assez disparates alors si on ajoute ça au fait qu’on reste un quartier parmi des dizaines d’autres de la rive-Sud, il y a beaucoup de choix pour les acheteurs.

À l’inverse, pendant nos recherches à Montréal, on a plutôt l’expérience inverse : il y a peu de biens qui correspondent à ce qu’on cherche (un duplex dans certains quartiers et dans une gamme de prix) alors la moindre nouvelle annonce qui sort, il faut être vite sur le piton pour céduler une visite, voire être prêt à se positionner sur place. Ça nous est arrivé d’aller à une visite libre où il y avait une longue file derrière nous et où le bien s’est vendu à 640,000$ alors qu’il était affiché à 520,000$ et qu’il y avait pas mal de travaux à faire!

Alors c’est sûr que le marché dans notre quartier ne ressemble pas du tout à ça et que le téléphone de notre agent ne sonnait pas à toute heure. Par contre, les 2 visites qu’il y a eu ont été positives et la 2ième a été la bonne puisque le soir-même nous recevions une offre d’achat! Seul grain de sable dans l’engrenage, il fallait que tout soit réglé en 3 semaines car l’acheteur achetait pour son père qui arrivait de l’étranger début octobre et tout devait être finalisé avant ça! Alors forcément on a réfléchi quelques secondes mais comme on avait nous-même fait une offre d’achat conditionnelle à la vente de notre maison, on ne voulait pas prendre le risque de refuser et de mettre peut-être 2 mois pour trouver un autre acheteur.

On a donc passé une bonne partie de la soirée au téléphone entre les différentes négociations et le lendemain, l’inspection avait lieu et tout a été finalisé dans la foulée, soit 7 jours pile après l’affichage de notre maison à vendre!

Maintenant il reste à trouver un endroit où poser nos valises pendant les prochains mois. Compte tenu des délais, on ne peut pas être trop difficile puisque le 9 octobre au plus tard, on doit avoir déménagé!

Honnêtement ça a été pas mal de stress (rapport aux enfants qu’on peut pas bouger comme ça) et on a hâte que tout ça soit derrière nous. Les premiers jours on avait vraiment l’impression que c’était surréel, tant tout a été très vite. Maintenant on digère la pilule puisque si vendre était une bonne nouvelle, vendre sans avoir trouver à acheter faisait parti de mes pires scénarios…

Le couple et la décoration

Au début de l’année, plutôt que de prendre de bonnes résolutions, je me suis assise avec Chéri pour discuter d’objectifs qu’on pourrait se fixer. L’un d’eux était de finir la décoration de notre chambre puisqu’après plus de 6 ans, nous avons toujours un grand mur vierge de tout cadre du côté de notre lit. L’affaire était donc entendue.

Quand quelques jours plus tard, Chéri est arrivé en disant « J’ai eu une super idée pour la chambre », j’avais hâte d’en entendre plus… Je dois dire que j’ai été un peu échaudée! « On pourrait mettre la télé qui est dans le salon dans notre chambre et comme ça on en rachèterait une plus grande pour le salon! ». Comment dire… D’une part, il n’est pas question d’avoir une télé plus grande dans le salon, d’autre part, Chéri est le premier à avoir toujours refusé toute télé dans la chambre et enfin ce n’est pas le mur FACE au lit qui doit être habillé mais celui en ARRIÈRE du lit!

Après une petite mise au point, nous sommes passé à autre chose… Les semaines passant, Chéri à trouver une autre façon de décorer la chambre : se lancer dans une collection de vaisseaux Star Wars en Lego! Alors là c’est pareil, ce n’était pas tout à fait ce que j’avais en tête début janvier et surtout c’est en train d’empiéter partout sur l’étagère qui se trouve, devinez où, FACE au lit bien sûr! Tout ce qui était sur le dessus de l’étagère commence à être redescendu sur les rayons du bas sauf qu’on va bientôt atteindre un stade où il n’y aura plus de place ni sur le dessus ni sur les tablettes du meuble! Et en attendant ma tête de lit est toujours aussi vierge de toute décoration!

La saga qui n’en finissait pas

Dans la saga « Ma fille rentre à l’école », laissez-moi vous parler du énième rebondissement! Quelques semaines après s’être fait dire qu’elle était transférée à une annexe à 11km de chez nous car l’école était en surpopulation mais qu’un agrandissement était prévue pour « bientôt », nous avons reçu un courriel nous invitant à une rencontre pour discuter du projet de construction d’une NOUVELLE école!

Apparemment, il n’est point question d’agrandissement donc mais d’une autre école qui va être construite à moins d’1 km de l’autre, dans un des nouveaux quartiers en développement! Nous étions invités à nous prononcer entre 2 options et c’est là que les choses se compliquent :

  • Option 1 : l’école actuelle (avec son secteur d’élèves) déménage dans la nouvelle école et l’ancien bâtiment devient une école sans secteur (pour tout St-Hubert donc) mais le projet pédagogique de cette école sera à définir plus tard (musique, sport, autre).
  • Option 2 : la nouvelle école aura son propre secteur et aura une vocation internationale en faisant parti du Programme d’étude Internationale pendant que l’ancienne école se voit redéfinir son secteur pour accueillir moins d’élèves et ainsi ne plus avoir de risque de surpopulation mais conserve sa vocation actuelle (sport).

En fait, dit comme ça, ça n’a pas l’air trop compliqué mais à la réunion d’hier où de nombreux parents avaient fait le déplacement, ça a été laborieux pour bien comprendre, ne serait-ce que parce que beaucoup de choses sont « dans les airs » encore. Ainsi on nous demande notre préférence mais on n’est pas capable de nous indiquer le redécoupage des secteurs advenant l’option 2. Et si c’est l’option 1, il n’est pas prévu que les enfants proches de l’ancienne école aient la priorité pour l’intégrer, ça serait par tirage au sort chaque année! Mais je devrais mettre des guillemets à mon « chaque année » parce que là aussi ce n’était pas clair! Y a une formule où vous êtes tirés au sort une fois, après ça c’est bon pour toute la scolarité de votre enfant, y compris pour ses frères et sœurs et y a une formule où il faut vraiment être tiré au sort chaque année!! Bonjour le stress!

Mais alors à ma question « Si l’école n’est pas construite pour la rentrée 2017, que se passent-ils pour les enfants qui étaient transférés à l’annexe pour la maternelle cette année? », on m’a répondu qu’ils intégreraient l’école de secteur l’année prochaine. « Mais comment puisqu’il y a trop d’élèves? » Alors, laissez-moi vous dire que les enfants ne pouvant être transférés qu’une fois, Zoé intégrerait l’école et que d’autres enfants qui étaient à l’école cette année seraient alors transférés l’année prochaine! C’est pas fou, ça?! Sérieux, je ne peux même pas croire que ça fonctionnerait comme ça mais par contre, je crois les commissaires de la CSMV qui font tout pour que l’école soit prête à la rentrée parce que bonjour le casse-tête ces histoires de surpopulation!

Alors voilà, on va peut-être avoir une nouvelle école pour la rentrée 2017, on n’est pas trop sûr de son emplacement exact encore, ni de sa vocation, ni de son secteur d’élèves mais dans le pire des cas, ce sont d’autres mômes que les miens qui vont se faire bumper si ce n’est pas fait! Elle n’est pas belle la vie! 🙁

Mais sinon la France, c’était bien?

Outre le petit coup de blues mentionné il y a quelques jours, aller en France, c’est aussi faire quelques redécouvertes:

  • Les portes des toilettes sont pleines! Tout bon français qui arrive au Québec, surtout de sexe féminin, sera choqué par les toilettes publiques qui ont la particularité de ne pas aller jusqu’au sol. Ni la porte, ni les cloisons entre les toilettes. Ça donne un petit côté… convivial puisqu’on a l’impression de partager ce petit moment d’intimité avec ses voisins! Mais après 10 ans ici, retrouver les toilettes à la françaises m’a plutôt fait l’effet d’être emmurée! Vraiment, j’ai eu une minute de claustrophobie en me retrouvant enfermée entre ces 4 murs dans un si petit espace! Comme quoi, tout est question de perspective.

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  • Il y a des ronds points partout! Ceux qui suivent le blog sur Facebook le savent mais alors débarquer en France m’a fait l’effet de me retrouver au milieu d’un gigantesque carrefour giratoire!! Y en a partout! Et le mieux, c’est que les gens savent les prendre! Parce qu’au Québec, les 2-3 ronds points qui jalonnent les routes laissent plus souvent les conducteurs perplexes qu’autre chose!
  • Il faut des jetons pour n’importe quel caddie, même pour les chariots d’aéroport! Ça, sérieux, à l’aéroport, j’ai trouvé ça vraiment nul! Non, on ne se trimballe pas tous avec une pièce de monnaie du pays ou encore avec un jeton, d’autant plus un jeton de la bonne taille!
  • Les toilettes sont payantes dans les GARES! Dans le même ordre d’idée, quand on arrive dans un pays et qu’on doit tout de suite prendre le train, on n’a pas forcément de devise locale, et encore moins 70 centimes d’euro en petite monnaie. Pour peu que vous soyez pressé (rapport au train qui part) et que vous ayez une envie pressante (genre après un vol de 8h où vous n’avez pas voulu déranger vos 2 voisins), et bien vous l’avez dans le derrière, ou plus précisément encore dans la vessie! Notez à l’inverse que les toilettes dans les TRAINS ne sont pas (encore) payantes, elles! Bon la propreté et l’odeur ne seront peut-être pas au top mais ça soulage toujours!

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  • Tout est petit! C’est sûr que si on compare les voitures en Amérique du Nord où on trouve beaucoup de 4×4, voire de pick-up avec les voitures circulant en France (salut la Twingo et la C1), y a pas photo! Mais c’est aussi le cas de plein de choses. Celui qui m’a le plus « titillé », c’est les contenants de jus d’orange ou de lait qui font juste 1 litre. C’est peut-être moi, mais chez nous, avec 1l, on ne tient pas 3 jours alors je ne vous dis pas le nombre d’emballages que j’enverrais à la poubelle ou au recyclage si je devais troquer mon bidon de 3.5 litre!
  • Le mystère des cabines d’essayage et des vêtements qui ne « font » pas… Alors laissez-moi vous dire que je me suis questionnée beaucoup sur cette pratique. Je vous explique: au Québec, il y a très souvent une vendeuse près des cabines d’essayage à qui on redonne les habits non choisis et si elle n’est pas là, il y a des portants où on peut les déposer. En France, maintenant… et bien je ne suis pas trop sûre! Après mon premier essayage, je n’ai pas trouvé ni vendeuse ni portant près des cabines. Je me suis demandée ce qu’il fallait que je fasse des habits, puis un portant un peu plus loin a recueilli discrètement mes habits. Dans un autre magasin, il était indiqué dans la cabine de « bien vouloir ramener les articles dans les rayons »… Mouais, pas dit qu’ils soient bien raccrochés sur leur cintre ou vraiment au bon rayon mais d’accord! Puis au détour d’un autre magasin (à croire que j’ai juste fait les boutiques!), j’ai vu une cliente redonner à la vendeuse qui était à la caisse ses articles! Et là, tout à coup, ça m’a paru familier, comme un vieux souvenir! Serait-ce donc ça la bonne pratique en France?! En même temps, ça me paraissait tellement bizarre de ramener des vêtements non retenus aux caisses que je n’ai pas osé le faire! Mais sérieux, cette « question » m’a turlupiné un moment!