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Être famille d’accueil pour la spca

Mon gros matou a 8 ans et bien que j’adore les chats, je n’avais pas envie d’en adopter un deuxième car tous les frais viennent en double (vétérinaire, croquettes, etc.) mais j’avais quand même envie de dorloter une autre boule de poils (je ne suis pas à une contradiction prêt). C’est ainsi que j’ai découvert le programme de famille d’accueil que plusieurs organismes proposent. Le principe est simple: une famille prend soin chez elle d’un animal trop petit ou trop malade pour rester au refuge, le temps qu’il soit prêt à être mis en adoption pour trouver une famille pour la vie. Cela est valable pour les chats mais aussi pour les chiens. Certains ont aussi besoin d’une « pause de cage », quand ils sont depuis longtemps au refuge et qu’ils ne supportent plus l’enfermement.

 

C’est ainsi que j’ai tapé à la porte de plusieurs organismes il y a 2-3 ans mais ayant déjà un chat adulte qui sort à l’extérieur, la plupart avait refusé. Deux raisons à cela: le chat qui sort risque de ramener des maladies que les pensionnaires, souvent fragiles, ne sont pas aptes à combattre et le but de les placer avec un chat adulte est d’aider à la socialisation des plus petits, or si le matou de la maison est dehors, c’est impossible.

 

Le temps a passé, on a déménagé et je me suis réessayée. Et cette fois, la SPCA a accepté! Faut dire que les déménagements aidant, mon gros matou passe de moins en moins de temps dehors.

Rendez-vous était donc pris il y a quelques semaines au département des familles d’accueil de la SPCA pour faire les papiers et voir quel chat je pourrais ramener à la maison. Comme on a aussi 2 enfants en bas âge, il nous « faut » des chats qui ne soient pas agressifs. Les gens de la SPCA sont habitués à identifier les bons matchs et au début, on m’a proposé un chat d’environ 2 ans, super gentil. Je lui ai fait une caresse et j’étais prête à le prendre même si dans ma tête, je m’étais plutôt imaginée un chaton mais qu’à cela ne tienne, le but était d’aider le refuge, pas juste de nous « gâter ». Cependant l’autre préposée du département a plutôt suggéré que nous prenions un petit chaton tellement craintif qu’il ne pouvait pas être mise en adoption, pour aider à sa socialisation vu qu’on avait déjà un chat adulte.

 

C’est ainsi que je suis repartie avec Stampede pour 1 mois. La petite crachait quand on s’approchait d’elle et se cachait constamment. On avait d’ailleurs fait l’erreur de l’enfermer dans notre salle de bain les premières heures sans calfeutrer l’arrière des toilettes alors elle se planquait derrière la tuyauterie à chaque fois qu’on rentrait. Le problème c’est qu’elle avait aussi un médicament à prendre une fois par jour! On a bien galéré les premiers jours pour l’attraper, la soigner et enfin l’apprivoiser. Elle miaulait beaucoup à la fenêtre, y compris la nuit, ce qui fait que nous avons peu dormi la première semaine. Comme notre rôle était de la socialiser, il était important de passer du temps avec elle, pour qu’elle nous fasse confiance et reprenne du poil de la bête. Il est bien sûr déconseillé de laisser accès à toute la maison les premiers jours sous peine de ne pas revoir le chaton pendant des jours, caché dans une recoin. On l’a donc gardé dans notre chambre mais ce qui veut dire qu’il fallait rester là avec elle le plus possible.

Être famille d’accueil c’est aussi faire des allers-retours régulièrement vers le refuge pour les traitements médicaux (ils ont plusieurs rappels de vaccins à cet âge-là) avec des horaires pas toujours pratiques quand on travaille à plein temps. Sans compter les médicaments à administrer, ce qui n’est pas toujours facile et certaines maladies à gérer. Stampede avait la diarrhée à cause des vers et comme elle mangeait peu et n’était pas bien, elle ne faisait pas sa toilette. On a du changer nos draps plusieurs fois en attendant qu’elle aille mieux (charmant).

Après quelques semaines, quand le vétérinaire a trouvé Stampede en bonne santé et qu’elle n’était plus craintive, on a eu le feu vert pour la mettre en adoption. En fait, quand ils sont en famille d’accueil, c’est normalement nous qui mettons l’animal sur Petfinder et qui accueillons les adoptants chez nous pour qu’ils rencontrent l’animal et qu’on valide s’ils feront un bon match. Sauf que là, comme j’étais sur place pour ses vaccins, la préposée m’a dit qu’ils allaient la mettre en adoption sr place, tout de suite car un chaton part généralement très vite. Je ne m’attendais pas du tout à repartir sans elle alors, ce qui devait arriver arriva, je me suis mise à pleurer! Devant mon désarroi, la fille m’a proposé de la ramener chez moi et de la mettre sur Petfinder mais franchement je voulais le meilleur pour elle et si elle pouvait se faire adopter tout de suite, qu’il en soit ainsi. Et c’est ce qui s’est passé puisqu’à peine elle a été amené dans la salle des adoptions qu’une famille souhaitait la prendre! Je leur ai parlé entre 2 larmes pour décrire son caractère et ils m’ont assuré qu’ils allaient prendre bien soin d’elle…

Ça a été difficile de lui dire au-revoir mais en même temps je n’ai pas songé à l’adopter car elle ne faisait pas un bon match chez nous justement. Elle était adorable, on l’aimait vraiment mais elle conservait son côté craintif quand il y avait des bruits forts et avec 2 jeunes enfants, ce n’était pas l’idéal. Sans compter que tout le but de cette opération était d’aider un chat sans l’adopter justement!

Comme il y avait d’autres chats qui avaient besoin d’une famille d’accueil, je suis repartie avec 2 chatons qui devaient être placés ensemble le temps de guérir leur rhino-virus et conjonctivite. C’était eux deux ou sinon une fratrie de 5! Je vous dis pas la tête de mon chum si j’avais ramené 5 chatons à la maison! Parce que l’air de rien, c’est aussi beaucoup de litière à vider, de gamelles de croquettes à remplir et de médicaments à donner toutes les 8h!

Concernant les soins, la SPCA founit les médicaments et un sac de croquettes. Si l’animal doit voir un vétérinaire, il faut l’emmener sr place. C’est un peu le principal inconvénient pour moi, on est assez loin alors y aller toutes les 2 semaines pour les vaccins, ça me tanne un peu mais à part ça, rien à dire, les gens sur place sont très gentils.

 

On verra quand ceux-ci seront prêts à être adoptés si la séparation sera aussi difficile et si on continuera encore mais je suis contente de le faire pour l’instant même si ce n’est pas de tout repos!

Etape 4: acheter sa première maison à Montréal

La dernière fois qu’on s’est parlé d’immobilier, c’était pour parler du déménagement suite à la vente de notre maison et des difficultés engendrés pour… le chat!

Suite à l’inspection négative et au retrait de notre offre, on a repris les recherches et continué les visites. Si moi, j’avais tiré un trait sur cette fameuse maison dans Hochelaga, mon chum et notre agent continuaient de discuter avec l’autre partie pour voir quels travaux ils allaient entreprendre. De fil en aiguille, le vendeur s’est engagé à faire tous les correctifs, à faire venir un ingénieur, faire réaliser tous les tests nécessaires et on a repris confiance.

On a tout naturellement décidé de refaire une offre d’achat sur le fameux duplex (converti en cottage) sur lequel on avait donc fait puis retiré une offre quelques semaines auparavant!
Bien sûr on a mis des conditions renforcées, notamment que les travaux dans le vide-sanitaire devaient être validés par un ingénieur ou encore qu’il y aurait des pénalités si tout n’était pas fini à une certaine date mais tout a été accepté.

Par contre, comme l’année scolaire était déjà bien avancée et que Zoé a suffisamment de difficultés comme ça à l’école, on a choisi de ne pas déménager avant la fin de l’année scolaire même si on signe chez le notaire fin décembre.

On sera donc propriétaire pour la première fois à Montréal mais on ne pourra en profiter que plusieurs mois plus tard. L’attente va être longue!

Du chat ou des enfants, qui souffre du déménagement?

Un déménagement est stressant pour tout le monde mais alors quand en plus vous ajoutez les enfants, le niveau d’angoisse monte d’un cran. Dans notre cas, nous avions au moins l’avantage, pour cette fois, de rester plus ou moins dans le même coin et donc de ne pas imposer aux filles de changer d’école ou de garderie, surtout en cours d’année.

Pour autant, je me demandais comment elles allaient vivre ce changement: quitter la maison qu’elles ont toujours connu, notre beau jardin et la piscine… L’avantage de faire ça en octobre, c’est qu’elles ont 8 mois avant de réaliser qu’elles n’ont plus nul part où se baigner en été! 😉
La maison qu’on loue en ce moment est aussi plus petite, même si elles conservent chacune une chambre, et surtout on leur a dit plusieurs fois qu’on était là temporairement alors pas de super déco dans leurs nouvelles chambres comme on en avait discuté quand on avait fait une offre d’achat à Montréal

Cela étant, la journée du déménagement elle-même s’est super bien passée avec 2 petites filles très patientes et surtout Zoé qui nous a vraiment aidés en portant plusieurs cartons! À la fin de la journée, on est resté toutes les 3 plus de 2h dans l’ancienne maison quasiment vide pendant que je la nettoyais. Il était plus de 20h quand on est parti, il n’y avait même pas une chaise pour elles et encore moins à manger et elles n’ont quasiment pas bronché! Je leur en suis encore très reconnaissante!

Dans la foulée, elles se sont super bien adaptées à leur nouvel environnement. Pas une seule critique, pas une seule mention de leur ancienne maison, elles ont intégré leurs chambres comme si on n’avait rien changé et y dorment paisiblement toutes les nuits.

De l’autre côté, on a notre chat, chat d’extérieur indépendant au possible qu’il a bien fallu mettre dans un carton lui aussi. Enfin techniquement dans sa cage mais ça aurait été plus facile dans un carton! Pour la petite histoire, après les 2h de ménage, on s’apprêtait toutes les 3 à partir sous les yeux des acheteurs quand on a aperçu Elliott traverser la rue. J’ai donc sauté sur l’occasion pour l’embarquer (sinon je serais revenue le chercher le lendemain) et c’est là que les ennuis ont commencé! J’ai mis 10 vraies minutes à le faire rentrer dans sa cage, sous ses miaulements rageurs et ses coups de griffes! À la fin, je transpirais de m’être battue avec lui mais au moins j’avais gagné!

Ça aurait du me mettre la puce à l’oreille car depuis, il est toujours aussi mécontent! La première nuit, je l’ai gardé dans notre chambre pour qu’il ne soit pas trop stressé par tous les cartons et on ne l’a pas trop entendu. Le lendemain, il a eu le droit de se balader un peu dans la maison mais il restait pas mal terré dans un coin. En fin de journée, on lui a mis un harnais pour aller faire un tour dehors sous surveillance mais il ne voulait même pas sortir.

Le problème c’est que la 2ième nuit, il s’est mis à miauler très fort de manière ostensiblement fâchée! J’ai fini par le mettre dehors même si ce n’était pas flagrant que c’est ce qu’il voulait, tant pis pour la surveillance!
Quand il n’était pas là au petit matin, on s’est un peu inquiété, quand il n’était toujours pas là en fin de journée malgré nos tours du quartier à l’appeler, on était VRAIMENT inquiet!

Finalement, il est revenu dans la soirée heureusement! Par contre, depuis, il continue d’exprimer son mécontentement tous les jours! Il a une façon de miauler très particulière qui n’est pas du tout sa façon normale plutôt douce. Non, là c’est vraiment fort et rauque, genre « vous allez me le payer ». Mais le pire c’est qu’on ne sait pas ce qu’il veut! On lui ouvre, il ne veut pas sortir, on le garde à l’intérieur, ça repart de plus belle alors on espère que ça va se placer parce que là on vit avec un petit dragon!

Et dire qu’il faudra recommencer tout ça dans quelques mois à Montréal!

Le camping de 1986 à 2017

Toute mon enfance, les grandes vacances ont été synonymes de camping. On partait pendant un mois en caravane, caravane qui restait chez nous jusqu’au jour du grand départ. Les jours qui précédaient, mes parents s’affairaient à « charger » la caravane de tout ce dont on allait avoir besoin: vêtements, produits de toilettes, vaisselles mais aussi jeux de société, lit pliant, duvet, etc. Pas mal de stock à caser dans chaque recoin disponible.

Le soir du départ (nous faisions la route de nuit), il y avait une sorte de fébrilité dans toute la maison, peut-être causée par les entraves de dernière minute qui ne manquaient jamais de se produire! Du genre le clignotant arrière qui ne fonctionne plus au moment de partir ou encore la clé de la maison qui a disparu, etc.!

Une fois arrivés, au petit matin, il fallait attendre que l’emplacement que nous avions réservé (toujours le même) se libère pour pouvoir enfin nous installer et commencer les vacances. Mais avant ça il fallait « monter » la caravane! S’assurer que la bête soit bien à niveau, bien calée et ensuite le grand moment: monter le auvent! Quelle histoire à chaque fois! S’ostiner pour trouver le bon sens, courir d’un bout à l’autre pour faire glisser la toile tout en tenant un piquet de l’autre côté, crier sur celui qui ne comprenait pas la consigne, forcer la fermeture éclair qui ne voulait plus glisser et bien d’autres moments d’anthologie qui se reproduisaient chaque mois de juillet! Je dois dire que c’est pas mal la partie des vacances que j’aimais le moins. Heureusement ça ne durait que quelques heures et ensuite on pouvait profiter des joies du camping et de la piscine.

Forte de tous ces souvenirs, j’avais hâte de faire découvrir le camping à mes enfants mais je dois dire que mon expérience cette année a été pas mal plus facile! Pour simplifier les choses et comme nous étions plusieurs familles, nous avons loué 3 « bungalows » les uns à côté des autres. Évidemment c’est bien moins de préparatifs puisqu’à part nos habits et affaires de toilettes, on n’avait pas grand chose à apporter. Et que dire de l’installation! On arrive, on ouvre nos bagages et hop, on est prêt pour le fun! Le plus grand luxe dans cette affaire, outre le fait de dormir dans un vrai lit plutôt que sur un lit pliant dans une tente et outre le fait d’avoir ses propres toilettes, c’est qu’il y a la CLIM à l’intérieur! Je ne m’y attendais pas et je dois dire que c’était la petite touche en plus juste parfaite! Qui aurait cru à l’époque où je devais me battre contre LE moustique qui avait réussi à rentrer dans ma tente, sans pouvoir aérer sous peine d’en faire rentrer plus, qu’un jour le camping serait synonyme de logement de luxe!

Laissez-moi vous dire que si j’ai adoré mes années en tente en étant enfant et ado, j’étais bien contente d’avoir mon confort en revenant près de vingt ans plus tard avec mes 2 marmots! 🙂 Mais dans les deux ça, on a accumulé plein de joli souvenirs!

Étape 1: mettre en vente

Alors voilà, c’est fait, notre maison est en vente! Quand l’annonce est parue, une amie m’a demandé si j’étais stressée et, ce jour-là, c’est plutôt du soulagement qui m’avait envahie.

Non pas parce que j’avais hâte de me départir de la maison (toujours pas) mais plutôt hâte de mettre tout ce processus derrière moi. Il faut dire qu’il s’est passé beaucoup de temps entre le moment où on s’est sérieusement dit qu’on voulait vendre la maison (aux alentours du mois de mai) et le jour où ça c’est fait. On a voulu d’abord regarder ce qu’on trouvait à Montréal (pas mal le mois de juin) puis nos vacances approchant, on a repoussé le processus en août. Mais ce mois-là a été bien occupé et nos derniers visiteurs de l’été quittant début septembre, c’est donc là qu’on a signé le contrat avec notre agent.

Ensuite tout a été très vite : un peu de « home staging » le lundi, les photos le mardi, la publication de l’annonce le mercredi et enfin, le soulagement! Faut dire que la journée de lundi a été épuisante pour épurer au maximum la maison et s’assurer que rien ne traîne, que tout soit nickel pour les prises de vue! Le tout avec deux enfants dans les pattes qui ne l’entendaient pas de la même oreille!

Depuis le soulagement a laissé place à l’anxiété : est-ce qu’il y aura des visites, en combien de temps va-t-elle se vendre, à quel prix, etc. Surtout que chaque visite rime avec nouveau ménage et quand ça tombe le week-end d’anniversaire de votre grande, c’est encore plus plate… Mais notre maison n’aura jamais été aussi rangée!

D’un côté, on n’est pas pressé donc ça ne devrait pas nous stresser plus que ça mais je pense que c’est juste naturel d’être inquiet pendant ce processus. En attendant, j’essaie de prendre un jour à la fois et de ne pas me rajouter des angoisses en gardant les questions de garderie et école pour quand sera venu le vrai temps du déménagement!

L’arrêt du biberon

Bien que mes filles aient été allaitées pendant de nombreux mois, elles ont su développer une dépendance importante au biberon par la suite! On avait beau leur proposer leur lait du matin dans une gourde, un verre, une tasse, n’importe quoi, à partir du moment où le lait n’était pas dans le biberon, elle le refusait tout bonnement!

Mais à l’approche des 4 ans, il était temps de couper cette habitude et je me souviens que la médecin de famille de Zoé m’avait dit que si elle avait une alimentation équilibrée, il valait mieux qu’elle ne boive plus de lait du tout plutôt que de continuer avec le biberon

Alors on avait arrêté le biberon pendant nos vacances à Cape Cod si je me souviens bien. Le problème c’est qu’elle avait une petite sœur qui, elle, avait le droit au biberon ce qui a suscité des incompréhensions mais au bout de quelques semaines, elle a fini par arrêter de le réclamer tous les matins.

Les vacances en Europe approchant, je n’avais aucune envie de me trimballer un biberon dans la valise pour ma cocotte qui va avoir 4 ans en octobre. J’ai donc sauté sur l’occasion pour décréter qu’on stopperait les biberons pendant les vacances… La seule chose, c’est que la première semaine de vacances, les filles étaient en France chez mes parents, sans nous! Ce sont donc eux qui ont du gérer les protestations des premiers jours, voire les crises! Hé oui, Mia, comme sa sœur au même âge, était très accro au biberon!

L’avantage c’est qu’en n’étant pas à la maison, en ayant un rythme bien différent entre le décalage horaire et les vacances, le biberon a été relativement vite oublié. On a essayé de le remplacer par du cacao mais elle a du accepter d’en boire 2-3 fois à peine sur 3 semaines à l’étranger.

Alors, comme sa sœur, elle ne boit plus de lait maintenant mais on sait qu’elle a tous les apports qu’il faut par son alimentation et notamment par tout le fromage qu’engouffre Miss Comté!

Elle a bien tenté ce week-end de me parler de ses biberons (que je me suis empressée de jeter dès mon retour à Montréal) mais je lui ai rappelé que c’était pour les bébés alors qu’elle, c’est une grande! La preuve, elle a même changé de groupe à la garderie cette semaine!

Le couple et la décoration

Au début de l’année, plutôt que de prendre de bonnes résolutions, je me suis assise avec Chéri pour discuter d’objectifs qu’on pourrait se fixer. L’un d’eux était de finir la décoration de notre chambre puisqu’après plus de 6 ans, nous avons toujours un grand mur vierge de tout cadre du côté de notre lit. L’affaire était donc entendue.

Quand quelques jours plus tard, Chéri est arrivé en disant « J’ai eu une super idée pour la chambre », j’avais hâte d’en entendre plus… Je dois dire que j’ai été un peu échaudée! « On pourrait mettre la télé qui est dans le salon dans notre chambre et comme ça on en rachèterait une plus grande pour le salon! ». Comment dire… D’une part, il n’est pas question d’avoir une télé plus grande dans le salon, d’autre part, Chéri est le premier à avoir toujours refusé toute télé dans la chambre et enfin ce n’est pas le mur FACE au lit qui doit être habillé mais celui en ARRIÈRE du lit!

Après une petite mise au point, nous sommes passé à autre chose… Les semaines passant, Chéri à trouver une autre façon de décorer la chambre : se lancer dans une collection de vaisseaux Star Wars en Lego! Alors là c’est pareil, ce n’était pas tout à fait ce que j’avais en tête début janvier et surtout c’est en train d’empiéter partout sur l’étagère qui se trouve, devinez où, FACE au lit bien sûr! Tout ce qui était sur le dessus de l’étagère commence à être redescendu sur les rayons du bas sauf qu’on va bientôt atteindre un stade où il n’y aura plus de place ni sur le dessus ni sur les tablettes du meuble! Et en attendant ma tête de lit est toujours aussi vierge de toute décoration!

Une nouvelle table ou presque

1ère étape: on ponce

Quand le commun des mortels ne supporte plus de voir sa vieille table de salle à manger trôner au milieu de la pièce avec son vernis passé, ses traces d’usure, sa couleur qui ne va avec rien dans la maison, il choisit généralement d’aller magasiner une nouvelle table. Sauf le parent.

Le parent, lui, sait qu’avec des enfants de 3 et 5 ans, la toute nouvelle table design qu’il aura choisi avec soin en raclant ses fonds de tiroir, a plus de chance d’être abîmée par un coup de ciseau rageur, un crayon indélébile laissé inopportunément au mauvais endroit que de faire le bonheur de ses fiers nouveaux propriétaires.

Une couche d’apprêt

Alors le parent se résout à la seule alternative possible: redonner une nouvelle vie à la table! Chez nous, je n’en pouvais plus de cette couleur « faux pin » alors que le reste des meubles est soit brun foncé, soit blanc! Ne voulant pas assombrir la pièce, j’ai choisi d’opter pour le blanc. C’est donc ainsi sur un coup de tête qu’à 17h30 un jeudi pendant la semaine de relâche, je me suis mise à poncer la table avec les marmots dans les pattes! Une fois fait, j’ai mis un couche d’apprêt comme la dame du magasin me l’avait recommandé et ensuite on a pique-niqué dans le salon!

Les jours suivants, j’ai mis deux couches de peinture pour finir par avoir un résultat pas trop mal. Bien sûr je vois plein de défauts, notamment parce que j’ai peint au pinceau plutôt qu’au rouleau (on pensait en avoir mais non) et que j’aurais du poncer un peu plus mais ça rend assez bien.

Résultat après 2 couches de peinture

On n’avait juste pas réaliser qu’avec la luminosité qu’il y a dans la pièce à l’heure du petit-déjeuner, ça nous prendrait des lunettes de soleil maintenant pour pouvoir manger sur notre table toute blanche! En tout cas, on peut dire qu’on a redonné une nouvelle vie à cette table, respectant ainsi les principes du zéro déchet (#réutiliser), le tout pour le prix de deux pots de peinture. Pour aller plus loin, on pourrait aussi changer les pieds mais je n’étais pas trop inspirée et ceux que j’ai vu coûtaient pas loin de 200$ donc ça devient cher pour une table dont on souhaite juste prolonger la durée de vie de quelques années. D’ailleurs je n’ai pas peint les chaises car la table a été plus longue que prévu à peindre et que j’imaginais bien les heures passées pour les chaises. On verra si je me motive pour le faire cet été!

Leurs chambres, mon enfance

Je ne suis pas trop sûre de comment c’est arrivé mais j’ai remarqué récemment qu’il y avait dans les chambres de mes cocottes plein d’objets de mon enfance! Et je parle vraiment des objets vintage qui m’ont appartenu, pas d’une réédition quelconque comme on voit de plus en plus…

Le Larousse des tout-petits! Ma cousine en avait un du même genre mais il y avait de petites comptines à la place des poèmes et citations, du coup je préférais le sien!

img_4944img_4945Mon réveil en forme d’œuf! Qui fait le bruit d’une poule comme alarme avec un œuf pondu à la fin! Je l’ai reçu de ma grand-mère si je me souviens bien et il m’a suivi toute mon enfance, adolescence! Mes parents l’ont ramené il y a peu et maintenant il est dans la chambre de Mia! Un jour, ado, je l’avais glissé sous le lit de mes parents avec l’alarme réglée au milieu de la nuit! Je ne me souviens plus pourquoi j’avais fait ça (sans doute pour me venger de quelque chose) mais ça me fait encore rire en y pensant!

img_4968Tinnie! LE bébé que j’adorais enfant! Ma cousine avait une Tinnie aussi mais brune si je me souviens bien et on a passé des heures à jouer avec! Mes parents l’ont ramené pour les filles, avec quelques uns de ses habits. Elle n’est plus aussi pimpante que dans mon souvenir (surtout les cheveux) mais rien que de voir ces vêtements, ça me fait remonter des souvenirs! Mon grand désespoir était de ne pas avoir de couche à lui mettre! Du coup, pour les filles, j’avais gardé des échantillons de couches nouveau-né pas utilisées pour qu’elles s’en servent pour leur bébé!

img_4952Mon sac à dos lapin rose! Il commence à être un peu déchiré mais alors lui aussi, qu’est-ce que j’ai pu me le trimballer! Ma cousine avait aussi un sac à dos en forme d’animal (me souviens plus lequel par contre) et on les mettait sur le dos quand on faisait du vélo! Son seul défaut était d’avoir les bretelles un peu grandes alors je le perdais toujours un peu… Et idem pour les filles aujourd’hui!

img_4948Un conte pour chaque soir! Mon frère m’avait offert ce livre un Noël! J’avais été très touché qu’il me fasse un aussi beau cadeau (on a 5 ans d’écart). Aujourd’hui il est dans la chambre de Zoé en attendant qu’elle apprenne à lire!

img_4966Mes livres de la Comtesse de Ségur! Qu’est-ce que j’ai pu aimer ces livres! Ça reste, avec les J’aime lire, les premiers livres que j’ai dévorés encore et encore! Ensuite, il y a eu tous les livres de la Bibliothèque Rose que mon frère avaient et je n’ai plus arrêté (enfin jusqu’aux enfants!)!img_4946Ma moto Barbie! J’étais très Barbie étant petite et mes parents ont à peu près tout gardé mais le camping car ou la piscine prennent bien trop de place à emmener! Par contre, la moto n’a pas aimé le voyage et une des roues a cassé… J’espère juste que mes filles vont finir par aimer les Barbie parce qu’à date, elles ne montrent pas trop d’intérêt!

img_4949Anna! Petite, j’aimais beaucoup beaucoup les peluches et de temps en temps ma grand-mère m’amenait en choisir une dans le magasin de jouets près de chez elle! Ce singe est sans doute une des dernières que j’ai choisies et je l’ai appelé Anna! En général, je regardais les mots sur l’étiquette pour essayer de trouver quelque chose qui sonne bien! C’est comme ça que j’ai eu un ours qui s’appelait « China »!

img_4953Mon puzzle en forme de koala! On partait en camping tous les étés à St-Rémy de Provence et le mercredi matin, on ne manquait jamais le marché! Outre les jus de fruits frais qu’on pouvait déguster, ou les parts de pizza plus grands, il y avait aussi tous ces stands de produits artisanaux. Une année, je me suis achetée avec l’argent de ma tirelire (enfin je crois) ce casse-tête en forme de koala. Maintenant il est sur une étagère en hauteur dans la chambre de Mia et je lui laisserai y accéder quand je serais sûre qu’elle en prendra bien soin car il est un peu fragile.

img_4967LA planche de Légo! Le truc indispensable quand on veut construire des châteaux ou des routes! Plutôt que d’en acheter une pour les filles, j’ai récupéré celle qui trainait dans le garage de mes parents cet été, après avoir enlevé toutes les toiles d’araignées!

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Le jour tant attentu

Aujourd’hui a été un grand jour! Un jour que nous attendions depuis plusieurs mois, un jour qu’on a cru proche plusieurs fois mais qui ne s’est pas réalisé, si bien qu’on avait plutôt lâché l’affaire! De quoi je parle? Du jour où on a dit adieu aux couches! Et oui, Mia est parti ce matin en culotte à la garderie et est revenu en culotte aussi, sans accident, avec même un passage par la bibliothèque ce soir!

culottes de princesseAvec notre petite dernière, on ne savait plus trop sur quel pied danser dans ce domaine, rappelez-vous de mon article le bien nommé « La propreté? Non, le caca partout« ! Au moment des vacances de Noël, son éducatrice nous avait dit que Mia était sur la bonne voie, que sans doute avec les Fêtes, elle reviendrait sans couche en janvier! En fait, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit puisque pas un pipi aux toilettes pendant les 15 jours de vacances et plus aucun signe d’intérêt. Rebelote avant nos vacances de février mais là non plus, zéro intérêt pour les toilettes à l’hôtel! Rendu là, je ne voulais pas me prendre la tête donc je m’étais dit qu’on verrait cet été. En fait j’avais même un plan!

Tout était prévu: en juin, quand mes parents viendraient pour un mois, ils auraient pour mission de rendre Mia propre! Comme c’était un peu ce qui s’était passé avec Zoé, un mois de mars 2 ans plus tôt, je trouvais mon idée très bonne! Mais comme on n’est jamais au bout de nos surprises avec les enfants, ma Cocotte est repartie vers les toilettes mi-mars! Et ça tombait bien car Pâques approchait…

Que faire quand on a une enfant de 2 ans et demi qui aime beaucoup le chocolat et qui a besoin d’un peu de motivation pour être propre? Du chantage bien sûr! Bon évidemment, toutes les mères parfaites vont me jeter la pierre mais sérieux, ça a super bien marché! Je lui disais qu’elle aurait le droit à un petit chocolat si elle faisait pipi aux toilettes et hop, elle y allait et faisait pour de vrai! En échange, je lui donnais 2 smarties, parce qu’au rythme d’un lapin en chocolat par pipi, elle aurait pris 3 kilo en une semaine si je donnais plus. Au bout d’un jour ou deux, elle allait très régulièrement aux toilettes, et plus besoin d’incitatif. La semaine dernière, ses couches étaient propres toute la journée et depuis samedi elle ne porte que des culottes sauf pour dormir!

Autant vous dire qu’on n’est pas peu fiers! Alors on avait encore un peu d’appréhension pour le trajet un peu long du matin et soir mais aujourd’hui on a sauté le pas et aucun accident! Mia est grande, c’est officiel! Et comme elle ne perd pas le Nord, il n’est pas rare de la voir escalader le comptoir de la cuisine à la recherche d’un reste de chocolat de Pâques et si on lui demande ce qu’elle est en train de faire, elle s’exclame « Mais j’ai fait pipi, je prends un chocolat! » Bah voyons!

Reste à voir si la propreté de nuit va être acquise aussi vite mais quelque part, on n’est moins pressé. Maintenant à moi le fun de trier le double de petites culottes de princesse!