Catégorie : Dans ma ménagerie

18 choses que j’ai apprises en étant famille d’accueil

Joone et Benny

Cela a fait un an en août que nous sommes devenus famille d’accueil pour un refuge animalier.

J’en avais parlé l’an passé quand la SPCA nous avait confié un petit chaton (Stampède) qui avait besoin de socialisation et un an et demi plus tard, il n’est pas question d’arrêter. 

Après avoir hébergé deux autres chatons avec la SPCA (Djani et Celani), j’avais contacté un autre organisme, plus près de chez moi, pour savoir s’ils avaient besoin d’aide car l’inconvénient de la SPCA, c’est que les rendez-vous vétérinaires sont toujours en journée (11h-15h) et généralement en semaine. En travaillant à plein temps, ce n’était pas toujours facile de m’y rendre (outre le fait que c’est à 35 minutes de chez moi) et Dieu sait que les chatons doivent souvent voir le vétérinaire!

Léna, Kleber, Cluny, Odéon. Les plus farouches qu’on ait eus

C’est ainsi que je me suis engagée auprès de Chatons Orphelins Montréal qui nous a depuis confié en accueil : Lily et Tobby, Benny et Joon, Krokmou, Dumpling, Arya, et nos 3 derniers pensionnaires: Bloum, Buzz et Stitch. Edit: entre temps, on a aussi eu 4 chatons l’espace de 2 semaines: Léna, Kleber, Cluny et Odéon.

Voici les 18 choses que j’ai apprises depuis que je suis famille d’accueil :

La plus redoutable des cachettes!

– Ne jamais sous-estimer le pouvoir de disparaître d’un chat. On a appris à nos dépends, avec notre toute première minette (Stampède), que même derrière les toilettes, il y avait un endroit pour se cacher où on était incapable de l’atteindre! Pas très pratique quand il y a des médicaments à donner 2 fois par jour!

– Trouvés errants ou récupérés chez une famille qui ne leur donnait aucun soin, les chatons ont souvent tous les mêmes problèmes de santé : diarrhée et conjonctivite notamment. Véto, nous voilà!

Lily et Tobby lisent avec moi

Il faut être disponible pour les emmener chez le vétérinaire régulièrement pour leurs soins (cf point du dessus) mais aussi pour leurs vaccins (2 rappels en 15 jours).

– On acquiert des techniques de ninja pour leur donner leurs traitements car tous ne sont pas aussi contents de se faire soigner! Certains sont mêmes carrément féraux!

On en profite pour parfaire notre technique du coupage de griffe de nos petits poilus, ça évite les malentendus.

Pas facile la grasse matinée avec des chatons

On perd des heures de sommeil avec chacun de nos pensionnaires! Croyez-moi, sur les 10 chatons que nous avons eu, pas un n’a fait une nuit complète de 22h à 7h! Tous ont un quart d’heure de folie quand c’est le temps d’aller se coucher (à noter que ça dure parfois 2 heures) et tous trouvent le temps long vers 6h du matin et cherchent à jouer!

1 planque pour 3 chatons

Chaque chat trouve SA planque dans la maison! J’ai cherché Tobby des heures un samedi avant de le trouver à l’intérieur d’un carton d’habits à vendre qui se trouve au bas de notre garde-robe! Maintenant, je sais que ce placard est souvent la première place où chercher tout animal manquant à l’appel!

Stampède dans le panier à chaussettes!
Joone, dans le même panier, quelques mois plus tard!

Le panier de chaussettes de notre petite dernière est aussi un incontournable pour faire la sieste, non sans avoir ôter quelques items avant (et qui range, hein?).

Les chatons peuvent courir après des plumeaux ou des balles des heures durant si on joue avec eux. Par contre, tout seul, ils dorment une bonne partie de la journée!

La plupart des chatons aiment faire des léchouilles la nuit! Ça fait un drôle de réveil mais en même temps, tellement plein de douceur.

Krokmou le pacha qui avait du mal avec l’agitation des enfants

Laisser partir nos petits pensionnaires n’est pas si dur quand on sait qu’ils s’en vont dans une bonne famille. Les bénévoles de COM sont très rigoureux dans leur sélection et en tant que famille d’accueil, on a même notre mot à dire sur les adoptants si on n’a pas un bon feeling.

À chaque chat qu’on laisse partir, on ouvre notre porte pour de nouveaux. Ils arrivent tous avec leur histoire et leur caractère et on prend plaisir à les découvrir.

Ernest, le chat que nous avons sorti de l’errance l’hiver passé

Un chat dans la rue qui n’a pas l’air bien n’a probablement personne pour s’occuper de lui. Il y a d’autres solutions que de passer son chemin. Il existe des groupes Facebook où on peut demander de l’aide pour l’animal en indiquant simplement où on l’a vu. De là, il y a presque toujours une personne qui est prête à se déplacer pour lui venir en aide et le sécuriser. Cet hiver nous avons recueilli un chat errant comme ça, qui a été nommé Ernest, et qui est maintenant avec COM le temps de se faire adopter. EDIT: il vient de se faire adopter pour la vie! YOUHOU!

On a encore jamais craqué pour un de de nos pensionnaires même si ce n’est pas rare que mon chum en cajole un plus que les autres en disant « je l’aime vraiment bien, celui-là ».

Bloum ou Buzz? Qui sait….

Je regrette parfois de ne pas pouvoir les « habiller » différemment pour les reconnaître plus facilement parce que certaines fratries se ressemblent beaucoup! Par exemple, Buzz était plus foncé que son frère Bloum mais s’ils n’étaient pas côte à côte, j’étais incapable de les distinguer.

Arya, le cas le plus lourd que nous ayons eu

– Le cas qui m’a le plus ému, c’est sans doute Arya, une chatte errante avec un abcès à l’œil et des infections aux dents qui rendaient toute alimentation douloureuse pour elle. Elle était extrêmement maigre et ne mangeait quasiment pas. Le plan était d’attendre qu’elle grossisse pour pouvoir se faire opérer sans risque pendant l’anesthésie mais on s’est vite rendu compte qu’elle perdait du poids et qu’elle était en danger. J’ai essayé de la gaver pendant plusieurs jours mais je n’étais pas capable de compenser assez. Elle est partie chez une autre famille d’accueil plus expérimentée pour les cas graves mais comme son poids ne s’améliorait pas vraiment, il a été décidé de l’opérer quand même. Arya est encore en traitement et je pense souvent à sa fragilité. J’espère qu’un jour elle connaîtra une vie sans douleur, près de bons humains.

Dumpling, le chat géant à l’aise en toutes circonstances

Le Québec est la pire province canadienne en matière d’abandon des animaux.

Un chaton, ça fait des bêtises mais alors 2…

Les organismes comme Chatons Orphelins Montréal reposent entièrement sur des bénévoles. La fondatrice passe des heures chez le vétérinaire pour suivre TOUS les cas qu’ils acceptent. Elle a un travail à plein temps à côté et paie une bonne partie des factures des soins elle-même. Ensuite, elle compte sur ses familles d’accueil.

En résumé, c’est une expérience que j’aime beaucoup. Cela nous permet de profiter des bons moments avec de jeunes chats en mal d’attention sans avoir de contrainte le jour où l’on part en vacances. En plus, on fait une différence à notre niveau pour la surpopulation féline (vrai fléau à Montréal).

Dire adieu à notre chat

Il y a des périodes de la vie où les mauvaises nouvelles s’enchainent et c’est un peu ce qui nous est arrivé cet automne. Je ne reviendrais pas sur les événements déjà discutés ici mais à peine quelques semaines plus tard, j’ai du emmener notre chat chez le vétérinaire en urgence.

Les nouvelles n’étaient pas bonnes et je me doutais, malgré l’attente des résultats officiels, qu’il n’y aurait pas d’issue heureuse.

Le pire dans tout ça, ce sont vraiment les événements qui ont mené à ça parce que j’ai cette sensation que tout aurait pu être évité « si »… Si je n’avais pas attendu aussi longtemps, si je lui avais prêté plus attention lorsque l’on a adopté Oréo, etc.

Mais bon, on ne peut pas réécrire l’histoire et je vivrais avec cette culpabilité.

Par contre, il a fallu de nouveau parler de la mort à nos filles. Cette fois, on pouvait leur expliquer que c’était une maladie agressive (cancer de la gorge) qui faisait qu’on devait faire euthanasier notre chat mais pour des enfants, dire au-revoir à un animal de « seulement » 9 ans, qu’elles ont toujours connu, n’était pas simple.

Les premiers jours, on avait tendance à le chercher et les filles ont encore posé de nombreuses questions concrètes sur la mort et sur ce qui arrivait du corps d’Elliott maintenant.

Elles ont quand même tourné la page assez vite, il faut dire qu’Elliott n’était pas le plus câlin des chats mais moi, il me manque beaucoup et je le cherche encore régulièrement dans la maison.

Et puis, c’est moi qui l’ait emmené se faire euthanasier. J’ai perdu plusieurs animaux en grandissant mais je n’avais encore jamais eu à faire ça. Je dois dire que l’équipe vétérinaire a été parfaite mais ça reste des circonstances bien tristes.

Adopter ou ne pas adopter un chien…

Depuis plusieurs mois, je me suis mise en tête d’adopter un chien.

J’ai cette image parfaite de mon enfance où vers 15 ans, j’avais réussi à convaincre mes parents d’aller faire un tour à la SPA « juste pour voir ». Cela faisait plusieurs années que notre chien était décédé et je rêvais d’avoir un jour un chiot.

Arrivés à la SPCA, mes parents n’avaient eu aucun coup de cœur pour les chiots présents et j’avais eu très peur que nous repartions bredouille. Ils avaient tout de même entrepris de faire le tour des cages des chiens adultes et c’est là que la magie a opéré. Je ne saurais pas dire exactement pourquoi mais juste en passant devant la cage de ce berger allemand croisé beauceron, nous sommes tombés en amour. Ça devait être à sa façon de nous regarder ou de se tenir mais tout de suite, nous avons demandé à pouvoir aller le promener et au final il est resté dans nos vies les 13 années qui ont suivi.

Ça a été le chien le plus merveilleux au monde alors qu’on n’avait aucun intérêt pour cette race, qu’il n’avait rien d’un mignon petit chiot vu qu’il avait déjà sa taille adulte à 11 mois, mais tout dans son comportement était parfait. Il a bien détruit quelques objets les premiers mois mais sans jamais montré aucun signe d’agressivité.

 

Lewis (le meilleur chien au monde)

Alors depuis que je songe à adopter un chien, j’aimerais reproduire le même coup de cœur mais force est d’admettre qu’à Montréal, c’est pas mal plus compliqué.

Tout d’abord, je souhaite adopter un chien de refuge seulement, je ne cherche en aucun cas à acheter un chien dans un élevage ou pire, d’un particulier sur Kijiji (si vous vous demandez pourquoi, cherchez Stitch sur la page Facebook de Chatons Orphelins Montréal).

Dans les refuges, il n’y a pas autant de chiens que l’on pourrait croire (alors que le nombre de chats explosent toujours) et si vous ajoutez quelques critères comme compatible jeunes enfants et chats, c’est quasiment mission impossible. Maintenant vous éliminez aussi certaines races que nous préférons éviter (husky, labrador, pitbull par exemple), les chiens trop âgés pour nous (on aimerait 3 ans et moins) et vous avez… zéro choix! Ou si un jour vous spottez un chien qui pourrait peut-être convenir, vous êtes mieux de pouvoir vous déplacer dans l’heure car cette perle sera vite adoptée (et tant mieux pour lui).

Tartine, aussi appelée le monstre

Comme j’ai tendance à croire au destin, je me dis que c’est peut-être mieux ainsi car je me souviens bien de toutes les difficultés que nous avons eu avec Tartine et faire garder un chien à chaque vacances est tout un défi…

En attendant, je me suis inscrite auprès de différents organismes pour être famille d’accueil mais, à date, aucun n’a eu de chien qui pouvait être placé avec une famille ayant des enfants. L’ironie dans tout ça est qu’il y a de très nombreux chiots ou jeunes chiens à adopter de l’autre côté de la frontière.

Bien sûr, on pourrait aller dans le Vermont mais la plupart des animaux sont placés en famille d’accueil et il faut d’abord envoyer une application et être sélectionné avant de pouvoir rencontrer le chien. Cela veut dire que vous ne pouvez pas vous balader dans le refuge en attendant d’avoir un coup de cœur pour l’une ou l’autre de ces petites bêtes, vous faites la route pour rencontrer l’animal vu en photo seulement.

D’un autre côté, si Internet avait existé quand nous avons adopté Lewis (notre fameux berge allemand), on ne se serait peut-être pas déplacé au refuge ce jour-là parce qu’en photo aucun chien ne nous aurait tapé dans l’œil… À méditer.

Si vous avez une belle histoire d’adoption, n’hésitez pas à me la partager.

Quelques-uns des refuges ou organismes auprès desquels adopter un chien dans la région de Montréal:

SPCA Montréal, SPCA Montérégie, SPCA de l’Ouest

Les Pattes jaunes

Berger Blanc

Les Aristopattes

Refuge Magoo

Services Animaliers de la rive-Sud

Être famille d’accueil pour la spca

Mon gros matou a 8 ans et bien que j’adore les chats, je n’avais pas envie d’en adopter un deuxième car tous les frais viennent en double (vétérinaire, croquettes, etc.) mais j’avais quand même envie de dorloter une autre boule de poils (je ne suis pas à une contradiction prêt). C’est ainsi que j’ai découvert le programme de famille d’accueil que plusieurs organismes proposent. Le principe est simple: une famille prend soin chez elle d’un animal trop petit ou trop malade pour rester au refuge, le temps qu’il soit prêt à être mis en adoption pour trouver une famille pour la vie. Cela est valable pour les chats mais aussi pour les chiens. Certains ont aussi besoin d’une « pause de cage », quand ils sont depuis longtemps au refuge et qu’ils ne supportent plus l’enfermement.

 

C’est ainsi que j’ai tapé à la porte de plusieurs organismes il y a 2-3 ans mais ayant déjà un chat adulte qui sort à l’extérieur, la plupart avait refusé. Deux raisons à cela: le chat qui sort risque de ramener des maladies que les pensionnaires, souvent fragiles, ne sont pas aptes à combattre et le but de les placer avec un chat adulte est d’aider à la socialisation des plus petits, or si le matou de la maison est dehors, c’est impossible.

 

Le temps a passé, on a déménagé et je me suis réessayée. Et cette fois, la SPCA a accepté! Faut dire que les déménagements aidant, mon gros matou passe de moins en moins de temps dehors.

Rendez-vous était donc pris il y a quelques semaines au département des familles d’accueil de la SPCA pour faire les papiers et voir quel chat je pourrais ramener à la maison. Comme on a aussi 2 enfants en bas âge, il nous « faut » des chats qui ne soient pas agressifs. Les gens de la SPCA sont habitués à identifier les bons matchs et au début, on m’a proposé un chat d’environ 2 ans, super gentil. Je lui ai fait une caresse et j’étais prête à le prendre même si dans ma tête, je m’étais plutôt imaginée un chaton mais qu’à cela ne tienne, le but était d’aider le refuge, pas juste de nous « gâter ». Cependant l’autre préposée du département a plutôt suggéré que nous prenions un petit chaton tellement craintif qu’il ne pouvait pas être mise en adoption, pour aider à sa socialisation vu qu’on avait déjà un chat adulte.

 

C’est ainsi que je suis repartie avec Stampede pour 1 mois. La petite crachait quand on s’approchait d’elle et se cachait constamment. On avait d’ailleurs fait l’erreur de l’enfermer dans notre salle de bain les premières heures sans calfeutrer l’arrière des toilettes alors elle se planquait derrière la tuyauterie à chaque fois qu’on rentrait. Le problème c’est qu’elle avait aussi un médicament à prendre une fois par jour! On a bien galéré les premiers jours pour l’attraper, la soigner et enfin l’apprivoiser. Elle miaulait beaucoup à la fenêtre, y compris la nuit, ce qui fait que nous avons peu dormi la première semaine. Comme notre rôle était de la socialiser, il était important de passer du temps avec elle, pour qu’elle nous fasse confiance et reprenne du poil de la bête. Il est bien sûr déconseillé de laisser accès à toute la maison les premiers jours sous peine de ne pas revoir le chaton pendant des jours, caché dans une recoin. On l’a donc gardé dans notre chambre mais ce qui veut dire qu’il fallait rester là avec elle le plus possible.

Être famille d’accueil c’est aussi faire des allers-retours régulièrement vers le refuge pour les traitements médicaux (ils ont plusieurs rappels de vaccins à cet âge-là) avec des horaires pas toujours pratiques quand on travaille à plein temps. Sans compter les médicaments à administrer, ce qui n’est pas toujours facile et certaines maladies à gérer. Stampede avait la diarrhée à cause des vers et comme elle mangeait peu et n’était pas bien, elle ne faisait pas sa toilette. On a du changer nos draps plusieurs fois en attendant qu’elle aille mieux (charmant).

Après quelques semaines, quand le vétérinaire a trouvé Stampede en bonne santé et qu’elle n’était plus craintive, on a eu le feu vert pour la mettre en adoption. En fait, quand ils sont en famille d’accueil, c’est normalement nous qui mettons l’animal sur Petfinder et qui accueillons les adoptants chez nous pour qu’ils rencontrent l’animal et qu’on valide s’ils feront un bon match. Sauf que là, comme j’étais sur place pour ses vaccins, la préposée m’a dit qu’ils allaient la mettre en adoption sr place, tout de suite car un chaton part généralement très vite. Je ne m’attendais pas du tout à repartir sans elle alors, ce qui devait arriver arriva, je me suis mise à pleurer! Devant mon désarroi, la fille m’a proposé de la ramener chez moi et de la mettre sur Petfinder mais franchement je voulais le meilleur pour elle et si elle pouvait se faire adopter tout de suite, qu’il en soit ainsi. Et c’est ce qui s’est passé puisqu’à peine elle a été amené dans la salle des adoptions qu’une famille souhaitait la prendre! Je leur ai parlé entre 2 larmes pour décrire son caractère et ils m’ont assuré qu’ils allaient prendre bien soin d’elle…

Ça a été difficile de lui dire au-revoir mais en même temps je n’ai pas songé à l’adopter car elle ne faisait pas un bon match chez nous justement. Elle était adorable, on l’aimait vraiment mais elle conservait son côté craintif quand il y avait des bruits forts et avec 2 jeunes enfants, ce n’était pas l’idéal. Sans compter que tout le but de cette opération était d’aider un chat sans l’adopter justement!

Comme il y avait d’autres chats qui avaient besoin d’une famille d’accueil, je suis repartie avec 2 chatons qui devaient être placés ensemble le temps de guérir leur rhino-virus et conjonctivite. C’était eux deux ou sinon une fratrie de 5! Je vous dis pas la tête de mon chum si j’avais ramené 5 chatons à la maison! Parce que l’air de rien, c’est aussi beaucoup de litière à vider, de gamelles de croquettes à remplir et de médicaments à donner toutes les 8h!

Concernant les soins, la SPCA founit les médicaments et un sac de croquettes. Si l’animal doit voir un vétérinaire, il faut l’emmener sr place. C’est un peu le principal inconvénient pour moi, on est assez loin alors y aller toutes les 2 semaines pour les vaccins, ça me tanne un peu mais à part ça, rien à dire, les gens sur place sont très gentils.

 

On verra quand ceux-ci seront prêts à être adoptés si la séparation sera aussi difficile et si on continuera encore mais je suis contente de le faire pour l’instant même si ce n’est pas de tout repos!

Etape 4: acheter sa première maison à Montréal

La dernière fois qu’on s’est parlé d’immobilier, c’était pour parler du déménagement suite à la vente de notre maison et des difficultés engendrés pour… le chat!

Suite à l’inspection négative et au retrait de notre offre, on a repris les recherches et continué les visites. Si moi, j’avais tiré un trait sur cette fameuse maison dans Hochelaga, mon chum et notre agent continuaient de discuter avec l’autre partie pour voir quels travaux ils allaient entreprendre. De fil en aiguille, le vendeur s’est engagé à faire tous les correctifs, à faire venir un ingénieur, faire réaliser tous les tests nécessaires et on a repris confiance.

On a tout naturellement décidé de refaire une offre d’achat sur le fameux duplex (converti en cottage) sur lequel on avait donc fait puis retiré une offre quelques semaines auparavant!
Bien sûr on a mis des conditions renforcées, notamment que les travaux dans le vide-sanitaire devaient être validés par un ingénieur ou encore qu’il y aurait des pénalités si tout n’était pas fini à une certaine date mais tout a été accepté.

Par contre, comme l’année scolaire était déjà bien avancée et que Zoé a suffisamment de difficultés comme ça à l’école, on a choisi de ne pas déménager avant la fin de l’année scolaire même si on signe chez le notaire fin décembre.

On sera donc propriétaire pour la première fois à Montréal mais on ne pourra en profiter que plusieurs mois plus tard. L’attente va être longue!

Du chat ou des enfants, qui souffre du déménagement?

Un déménagement est stressant pour tout le monde mais alors quand en plus vous ajoutez les enfants, le niveau d’angoisse monte d’un cran. Dans notre cas, nous avions au moins l’avantage, pour cette fois, de rester plus ou moins dans le même coin et donc de ne pas imposer aux filles de changer d’école ou de garderie, surtout en cours d’année.

Pour autant, je me demandais comment elles allaient vivre ce changement: quitter la maison qu’elles ont toujours connu, notre beau jardin et la piscine… L’avantage de faire ça en octobre, c’est qu’elles ont 8 mois avant de réaliser qu’elles n’ont plus nul part où se baigner en été! 😉
La maison qu’on loue en ce moment est aussi plus petite, même si elles conservent chacune une chambre, et surtout on leur a dit plusieurs fois qu’on était là temporairement alors pas de super déco dans leurs nouvelles chambres comme on en avait discuté quand on avait fait une offre d’achat à Montréal

Cela étant, la journée du déménagement elle-même s’est super bien passée avec 2 petites filles très patientes et surtout Zoé qui nous a vraiment aidés en portant plusieurs cartons! À la fin de la journée, on est resté toutes les 3 plus de 2h dans l’ancienne maison quasiment vide pendant que je la nettoyais. Il était plus de 20h quand on est parti, il n’y avait même pas une chaise pour elles et encore moins à manger et elles n’ont quasiment pas bronché! Je leur en suis encore très reconnaissante!

Dans la foulée, elles se sont super bien adaptées à leur nouvel environnement. Pas une seule critique, pas une seule mention de leur ancienne maison, elles ont intégré leurs chambres comme si on n’avait rien changé et y dorment paisiblement toutes les nuits.

De l’autre côté, on a notre chat, chat d’extérieur indépendant au possible qu’il a bien fallu mettre dans un carton lui aussi. Enfin techniquement dans sa cage mais ça aurait été plus facile dans un carton! Pour la petite histoire, après les 2h de ménage, on s’apprêtait toutes les 3 à partir sous les yeux des acheteurs quand on a aperçu Elliott traverser la rue. J’ai donc sauté sur l’occasion pour l’embarquer (sinon je serais revenue le chercher le lendemain) et c’est là que les ennuis ont commencé! J’ai mis 10 vraies minutes à le faire rentrer dans sa cage, sous ses miaulements rageurs et ses coups de griffes! À la fin, je transpirais de m’être battue avec lui mais au moins j’avais gagné!

Ça aurait du me mettre la puce à l’oreille car depuis, il est toujours aussi mécontent! La première nuit, je l’ai gardé dans notre chambre pour qu’il ne soit pas trop stressé par tous les cartons et on ne l’a pas trop entendu. Le lendemain, il a eu le droit de se balader un peu dans la maison mais il restait pas mal terré dans un coin. En fin de journée, on lui a mis un harnais pour aller faire un tour dehors sous surveillance mais il ne voulait même pas sortir.

Le problème c’est que la 2ième nuit, il s’est mis à miauler très fort de manière ostensiblement fâchée! J’ai fini par le mettre dehors même si ce n’était pas flagrant que c’est ce qu’il voulait, tant pis pour la surveillance!
Quand il n’était pas là au petit matin, on s’est un peu inquiété, quand il n’était toujours pas là en fin de journée malgré nos tours du quartier à l’appeler, on était VRAIMENT inquiet!

Finalement, il est revenu dans la soirée heureusement! Par contre, depuis, il continue d’exprimer son mécontentement tous les jours! Il a une façon de miauler très particulière qui n’est pas du tout sa façon normale plutôt douce. Non, là c’est vraiment fort et rauque, genre « vous allez me le payer ». Mais le pire c’est qu’on ne sait pas ce qu’il veut! On lui ouvre, il ne veut pas sortir, on le garde à l’intérieur, ça repart de plus belle alors on espère que ça va se placer parce que là on vit avec un petit dragon!

Et dire qu’il faudra recommencer tout ça dans quelques mois à Montréal!

Le camping de 1986 à 2017

Toute mon enfance, les grandes vacances ont été synonymes de camping. On partait pendant un mois en caravane, caravane qui restait chez nous jusqu’au jour du grand départ. Les jours qui précédaient, mes parents s’affairaient à « charger » la caravane de tout ce dont on allait avoir besoin: vêtements, produits de toilettes, vaisselles mais aussi jeux de société, lit pliant, duvet, etc. Pas mal de stock à caser dans chaque recoin disponible.

Le soir du départ (nous faisions la route de nuit), il y avait une sorte de fébrilité dans toute la maison, peut-être causée par les entraves de dernière minute qui ne manquaient jamais de se produire! Du genre le clignotant arrière qui ne fonctionne plus au moment de partir ou encore la clé de la maison qui a disparu, etc.!

Une fois arrivés, au petit matin, il fallait attendre que l’emplacement que nous avions réservé (toujours le même) se libère pour pouvoir enfin nous installer et commencer les vacances. Mais avant ça il fallait « monter » la caravane! S’assurer que la bête soit bien à niveau, bien calée et ensuite le grand moment: monter le auvent! Quelle histoire à chaque fois! S’ostiner pour trouver le bon sens, courir d’un bout à l’autre pour faire glisser la toile tout en tenant un piquet de l’autre côté, crier sur celui qui ne comprenait pas la consigne, forcer la fermeture éclair qui ne voulait plus glisser et bien d’autres moments d’anthologie qui se reproduisaient chaque mois de juillet! Je dois dire que c’est pas mal la partie des vacances que j’aimais le moins. Heureusement ça ne durait que quelques heures et ensuite on pouvait profiter des joies du camping et de la piscine.

Forte de tous ces souvenirs, j’avais hâte de faire découvrir le camping à mes enfants mais je dois dire que mon expérience cette année a été pas mal plus facile! Pour simplifier les choses et comme nous étions plusieurs familles, nous avons loué 3 « bungalows » les uns à côté des autres. Évidemment c’est bien moins de préparatifs puisqu’à part nos habits et affaires de toilettes, on n’avait pas grand chose à apporter. Et que dire de l’installation! On arrive, on ouvre nos bagages et hop, on est prêt pour le fun! Le plus grand luxe dans cette affaire, outre le fait de dormir dans un vrai lit plutôt que sur un lit pliant dans une tente et outre le fait d’avoir ses propres toilettes, c’est qu’il y a la CLIM à l’intérieur! Je ne m’y attendais pas et je dois dire que c’était la petite touche en plus juste parfaite! Qui aurait cru à l’époque où je devais me battre contre LE moustique qui avait réussi à rentrer dans ma tente, sans pouvoir aérer sous peine d’en faire rentrer plus, qu’un jour le camping serait synonyme de logement de luxe!

Laissez-moi vous dire que si j’ai adoré mes années en tente en étant enfant et ado, j’étais bien contente d’avoir mon confort en revenant près de vingt ans plus tard avec mes 2 marmots! 🙂 Mais dans les deux ça, on a accumulé plein de joli souvenirs!

Étape 1: mettre en vente

Alors voilà, c’est fait, notre maison est en vente! Quand l’annonce est parue, une amie m’a demandé si j’étais stressée et, ce jour-là, c’est plutôt du soulagement qui m’avait envahie.

Non pas parce que j’avais hâte de me départir de la maison (toujours pas) mais plutôt hâte de mettre tout ce processus derrière moi. Il faut dire qu’il s’est passé beaucoup de temps entre le moment où on s’est sérieusement dit qu’on voulait vendre la maison (aux alentours du mois de mai) et le jour où ça c’est fait. On a voulu d’abord regarder ce qu’on trouvait à Montréal (pas mal le mois de juin) puis nos vacances approchant, on a repoussé le processus en août. Mais ce mois-là a été bien occupé et nos derniers visiteurs de l’été quittant début septembre, c’est donc là qu’on a signé le contrat avec notre agent.

Ensuite tout a été très vite : un peu de « home staging » le lundi, les photos le mardi, la publication de l’annonce le mercredi et enfin, le soulagement! Faut dire que la journée de lundi a été épuisante pour épurer au maximum la maison et s’assurer que rien ne traîne, que tout soit nickel pour les prises de vue! Le tout avec deux enfants dans les pattes qui ne l’entendaient pas de la même oreille!

Depuis le soulagement a laissé place à l’anxiété : est-ce qu’il y aura des visites, en combien de temps va-t-elle se vendre, à quel prix, etc. Surtout que chaque visite rime avec nouveau ménage et quand ça tombe le week-end d’anniversaire de votre grande, c’est encore plus plate… Mais notre maison n’aura jamais été aussi rangée!

D’un côté, on n’est pas pressé donc ça ne devrait pas nous stresser plus que ça mais je pense que c’est juste naturel d’être inquiet pendant ce processus. En attendant, j’essaie de prendre un jour à la fois et de ne pas me rajouter des angoisses en gardant les questions de garderie et école pour quand sera venu le vrai temps du déménagement!

L’arrêt du biberon

Bien que mes filles aient été allaitées pendant de nombreux mois, elles ont su développer une dépendance importante au biberon par la suite! On avait beau leur proposer leur lait du matin dans une gourde, un verre, une tasse, n’importe quoi, à partir du moment où le lait n’était pas dans le biberon, elle le refusait tout bonnement!

Mais à l’approche des 4 ans, il était temps de couper cette habitude et je me souviens que la médecin de famille de Zoé m’avait dit que si elle avait une alimentation équilibrée, il valait mieux qu’elle ne boive plus de lait du tout plutôt que de continuer avec le biberon

Alors on avait arrêté le biberon pendant nos vacances à Cape Cod si je me souviens bien. Le problème c’est qu’elle avait une petite sœur qui, elle, avait le droit au biberon ce qui a suscité des incompréhensions mais au bout de quelques semaines, elle a fini par arrêter de le réclamer tous les matins.

Les vacances en Europe approchant, je n’avais aucune envie de me trimballer un biberon dans la valise pour ma cocotte qui va avoir 4 ans en octobre. J’ai donc sauté sur l’occasion pour décréter qu’on stopperait les biberons pendant les vacances… La seule chose, c’est que la première semaine de vacances, les filles étaient en France chez mes parents, sans nous! Ce sont donc eux qui ont du gérer les protestations des premiers jours, voire les crises! Hé oui, Mia, comme sa sœur au même âge, était très accro au biberon!

L’avantage c’est qu’en n’étant pas à la maison, en ayant un rythme bien différent entre le décalage horaire et les vacances, le biberon a été relativement vite oublié. On a essayé de le remplacer par du cacao mais elle a du accepter d’en boire 2-3 fois à peine sur 3 semaines à l’étranger.

Alors, comme sa sœur, elle ne boit plus de lait maintenant mais on sait qu’elle a tous les apports qu’il faut par son alimentation et notamment par tout le fromage qu’engouffre Miss Comté!

Elle a bien tenté ce week-end de me parler de ses biberons (que je me suis empressée de jeter dès mon retour à Montréal) mais je lui ai rappelé que c’était pour les bébés alors qu’elle, c’est une grande! La preuve, elle a même changé de groupe à la garderie cette semaine!

Le couple et la décoration

Au début de l’année, plutôt que de prendre de bonnes résolutions, je me suis assise avec Chéri pour discuter d’objectifs qu’on pourrait se fixer. L’un d’eux était de finir la décoration de notre chambre puisqu’après plus de 6 ans, nous avons toujours un grand mur vierge de tout cadre du côté de notre lit. L’affaire était donc entendue.

Quand quelques jours plus tard, Chéri est arrivé en disant « J’ai eu une super idée pour la chambre », j’avais hâte d’en entendre plus… Je dois dire que j’ai été un peu échaudée! « On pourrait mettre la télé qui est dans le salon dans notre chambre et comme ça on en rachèterait une plus grande pour le salon! ». Comment dire… D’une part, il n’est pas question d’avoir une télé plus grande dans le salon, d’autre part, Chéri est le premier à avoir toujours refusé toute télé dans la chambre et enfin ce n’est pas le mur FACE au lit qui doit être habillé mais celui en ARRIÈRE du lit!

Après une petite mise au point, nous sommes passé à autre chose… Les semaines passant, Chéri à trouver une autre façon de décorer la chambre : se lancer dans une collection de vaisseaux Star Wars en Lego! Alors là c’est pareil, ce n’était pas tout à fait ce que j’avais en tête début janvier et surtout c’est en train d’empiéter partout sur l’étagère qui se trouve, devinez où, FACE au lit bien sûr! Tout ce qui était sur le dessus de l’étagère commence à être redescendu sur les rayons du bas sauf qu’on va bientôt atteindre un stade où il n’y aura plus de place ni sur le dessus ni sur les tablettes du meuble! Et en attendant ma tête de lit est toujours aussi vierge de toute décoration!