Catégorie : Ô Canada!

La saga qui n’en finissait pas

Dans la saga « Ma fille rentre à l’école », laissez-moi vous parler du énième rebondissement! Quelques semaines après s’être fait dire qu’elle était transférée à une annexe à 11km de chez nous car l’école était en surpopulation mais qu’un agrandissement était prévue pour « bientôt », nous avons reçu un courriel nous invitant à une rencontre pour discuter du projet de construction d’une NOUVELLE école!

Apparemment, il n’est point question d’agrandissement donc mais d’une autre école qui va être construite à moins d’1 km de l’autre, dans un des nouveaux quartiers en développement! Nous étions invités à nous prononcer entre 2 options et c’est là que les choses se compliquent :

  • Option 1 : l’école actuelle (avec son secteur d’élèves) déménage dans la nouvelle école et l’ancien bâtiment devient une école sans secteur (pour tout St-Hubert donc) mais le projet pédagogique de cette école sera à définir plus tard (musique, sport, autre).
  • Option 2 : la nouvelle école aura son propre secteur et aura une vocation internationale en faisant parti du Programme d’étude Internationale pendant que l’ancienne école se voit redéfinir son secteur pour accueillir moins d’élèves et ainsi ne plus avoir de risque de surpopulation mais conserve sa vocation actuelle (sport).

En fait, dit comme ça, ça n’a pas l’air trop compliqué mais à la réunion d’hier où de nombreux parents avaient fait le déplacement, ça a été laborieux pour bien comprendre, ne serait-ce que parce que beaucoup de choses sont « dans les airs » encore. Ainsi on nous demande notre préférence mais on n’est pas capable de nous indiquer le redécoupage des secteurs advenant l’option 2. Et si c’est l’option 1, il n’est pas prévu que les enfants proches de l’ancienne école aient la priorité pour l’intégrer, ça serait par tirage au sort chaque année! Mais je devrais mettre des guillemets à mon « chaque année » parce que là aussi ce n’était pas clair! Y a une formule où vous êtes tirés au sort une fois, après ça c’est bon pour toute la scolarité de votre enfant, y compris pour ses frères et sœurs et y a une formule où il faut vraiment être tiré au sort chaque année!! Bonjour le stress!

Mais alors à ma question « Si l’école n’est pas construite pour la rentrée 2017, que se passent-ils pour les enfants qui étaient transférés à l’annexe pour la maternelle cette année? », on m’a répondu qu’ils intégreraient l’école de secteur l’année prochaine. « Mais comment puisqu’il y a trop d’élèves? » Alors, laissez-moi vous dire que les enfants ne pouvant être transférés qu’une fois, Zoé intégrerait l’école et que d’autres enfants qui étaient à l’école cette année seraient alors transférés l’année prochaine! C’est pas fou, ça?! Sérieux, je ne peux même pas croire que ça fonctionnerait comme ça mais par contre, je crois les commissaires de la CSMV qui font tout pour que l’école soit prête à la rentrée parce que bonjour le casse-tête ces histoires de surpopulation!

Alors voilà, on va peut-être avoir une nouvelle école pour la rentrée 2017, on n’est pas trop sûr de son emplacement exact encore, ni de sa vocation, ni de son secteur d’élèves mais dans le pire des cas, ce sont d’autres mômes que les miens qui vont se faire bumper si ce n’est pas fait! Elle n’est pas belle la vie! 🙁

La visite de la future école

IMG_4831
La liste de fournitures à traduire!

Alors, voilà on a ENFIN visité la future école de Zoé, enfin l’annexe où elle est censée faire son année de maternelle seulement, et quand je dis « visite », comprendre qu’on a visité… le gymnase! Hmmm.

J’attendais avec impatience cette date histoire de voir à quoi les locaux ressemblent, ou même à quoi une école primaire québécoise ressemble puisque c’est un terrain tout neuf pour moi. D’abord, avec ces histoires de surpopulation, j’ai failli râter la « visite » puisque je revenais de France le 31 et que c’était le 2, ouf! Par contre, Chéri est bel et bien passé à côté de ce moment pour cause de journée de formation. Comme les écoles ont à cœur les parents, ils ont cédulé ça de 13h à 14h15, histoire de bien bousiller une après-midi de travail! Qu’à cela ne tienne, à peine revenue de vacances que me voilà repartie, Zoé sous le bras.

Ma cocotte avait super hâte de voir son école, jusqu’à ce que je lui mentionne qu’elle allait passer un moment dans une des classes avec une maîtresse et d’autres enfants sans sa maman adorée. Il a fallu une certaine préparation pour lui faire accepter l’idée et le jour J, c’est toute intimidée, mais néanmoins partante, que ma choupette a rejoint les autres « pingouins » (ils étaient par petites groupes à l’effigie d’animaux).

Et c’est là que le fun a commencé. Visualisez un gymnase rempli de parents dont les enfants sont transférés dans cette annexe qui a pour vocation de « récupérer » les enfants en surpopulation. Ça donne des échanges marqués entre les parents qui se sont faire dire « A » par la Commission Scolaire et l’école qui dit « B ». Parce que forcément, à peu près tous les parents présents ont appelé la CSMV suite à l’annonce du transfert pour se plaindre!
Par exemple, la commission scolaire a dit à certains parents qu’ils pourraient mettre leurs enfants au service de garde de leur école d’origine (en bénéficiant du service de transport scolaire) alors que pour l’école, ça n’a jamais fonctionné comme ça dans le passé et seuls les enfants qui ont des frères et sœurs dans l’école d’origine peuvent bénéficier de cette solution! Grognements dans la salle…

À la question: est-ce que vous prenez en compte les quartiers d’origine quand vous faites les classes, histoire que les enfants gardent des amis en 1ere année, réponse de l’école « non », réponse de la commission scolaire « bien sûr »! Hop, frustration qui augmente!

Résultat la réunion s’est éternisée, on n’a pas eu plus de réponses à certaines questions mais j’ai retenu qu’il y avait des micro-ondes pour les lunchs au service de garde et qu’à part les noix/arachides interdites, on peut bien leur donner ce qu’on veut à manger, y compris un sandwich au jambon 5 jours sur 5 si ça nous chante! Chouette, pas de pression de ce côté-là! Par contre, la rentrée se fait de façon progressive étalée sur… 5 jours! 1h le premier matin pour le groupe 1 (1h l’après-midi pour le groupe 2), une demi-journée le jour 2 (matin groupe 1, après-midi groupe 2), journée complète le  jour 3 pour le groupe 1, relâche pour l’autre moitié et vice-versa le lendemain! Et enfin, rentrée pour tout le monde, à plein temps le 6 septembre! Avec une telle rentrée, j’espère bien que la transition va être facile et que je ne vais pas trop pleurer! 🙂

Mais sinon la France, c’était bien?

Outre le petit coup de blues mentionné il y a quelques jours, aller en France, c’est aussi faire quelques redécouvertes:

  • Les portes des toilettes sont pleines! Tout bon français qui arrive au Québec, surtout de sexe féminin, sera choqué par les toilettes publiques qui ont la particularité de ne pas aller jusqu’au sol. Ni la porte, ni les cloisons entre les toilettes. Ça donne un petit côté… convivial puisqu’on a l’impression de partager ce petit moment d’intimité avec ses voisins! Mais après 10 ans ici, retrouver les toilettes à la françaises m’a plutôt fait l’effet d’être emmurée! Vraiment, j’ai eu une minute de claustrophobie en me retrouvant enfermée entre ces 4 murs dans un si petit espace! Comme quoi, tout est question de perspective.

rondpoint

  • Il y a des ronds points partout! Ceux qui suivent le blog sur Facebook le savent mais alors débarquer en France m’a fait l’effet de me retrouver au milieu d’un gigantesque carrefour giratoire!! Y en a partout! Et le mieux, c’est que les gens savent les prendre! Parce qu’au Québec, les 2-3 ronds points qui jalonnent les routes laissent plus souvent les conducteurs perplexes qu’autre chose!
  • Il faut des jetons pour n’importe quel caddie, même pour les chariots d’aéroport! Ça, sérieux, à l’aéroport, j’ai trouvé ça vraiment nul! Non, on ne se trimballe pas tous avec une pièce de monnaie du pays ou encore avec un jeton, d’autant plus un jeton de la bonne taille!
  • Les toilettes sont payantes dans les GARES! Dans le même ordre d’idée, quand on arrive dans un pays et qu’on doit tout de suite prendre le train, on n’a pas forcément de devise locale, et encore moins 70 centimes d’euro en petite monnaie. Pour peu que vous soyez pressé (rapport au train qui part) et que vous ayez une envie pressante (genre après un vol de 8h où vous n’avez pas voulu déranger vos 2 voisins), et bien vous l’avez dans le derrière, ou plus précisément encore dans la vessie! Notez à l’inverse que les toilettes dans les TRAINS ne sont pas (encore) payantes, elles! Bon la propreté et l’odeur ne seront peut-être pas au top mais ça soulage toujours!

comparaisonformat jus

  • Tout est petit! C’est sûr que si on compare les voitures en Amérique du Nord où on trouve beaucoup de 4×4, voire de pick-up avec les voitures circulant en France (salut la Twingo et la C1), y a pas photo! Mais c’est aussi le cas de plein de choses. Celui qui m’a le plus « titillé », c’est les contenants de jus d’orange ou de lait qui font juste 1 litre. C’est peut-être moi, mais chez nous, avec 1l, on ne tient pas 3 jours alors je ne vous dis pas le nombre d’emballages que j’enverrais à la poubelle ou au recyclage si je devais troquer mon bidon de 3.5 litre!
  • Le mystère des cabines d’essayage et des vêtements qui ne « font » pas… Alors laissez-moi vous dire que je me suis questionnée beaucoup sur cette pratique. Je vous explique: au Québec, il y a très souvent une vendeuse près des cabines d’essayage à qui on redonne les habits non choisis et si elle n’est pas là, il y a des portants où on peut les déposer. En France, maintenant… et bien je ne suis pas trop sûre! Après mon premier essayage, je n’ai pas trouvé ni vendeuse ni portant près des cabines. Je me suis demandée ce qu’il fallait que je fasse des habits, puis un portant un peu plus loin a recueilli discrètement mes habits. Dans un autre magasin, il était indiqué dans la cabine de « bien vouloir ramener les articles dans les rayons »… Mouais, pas dit qu’ils soient bien raccrochés sur leur cintre ou vraiment au bon rayon mais d’accord! Puis au détour d’un autre magasin (à croire que j’ai juste fait les boutiques!), j’ai vu une cliente redonner à la vendeuse qui était à la caisse ses articles! Et là, tout à coup, ça m’a paru familier, comme un vieux souvenir! Serait-ce donc ça la bonne pratique en France?! En même temps, ça me paraissait tellement bizarre de ramener des vêtements non retenus aux caisses que je n’ai pas osé le faire! Mais sérieux, cette « question » m’a turlupiné un moment!

Le blues de l’immigrant

On n'a presque pas changé...
On a presque pas changé…

Samedi, mon frère a eu 40 ans. Pour l’occasion, je suis allée seule en France pendant 10 jours afin de lui faire une surprise. J’ai passé du temps avec mes nièces avant d’aller chez mes parents pour un week-end de célébration avec une bonne partie de la famille et des amis. Pour la plupart, je ne les avais pas vus depuis 3 ans, soit mon dernier retour en France, à l’occasion du mariage de mon frère d’ailleurs!

Comme toujours, ces 10 jours n’ont pas eu le goût des vacances. Pas vraiment de dépaysement, encore moins de repos et l’impression de n’avoir pas fait la moitié de ce que j’aurais aimé faire…

Au moins maintenant que mon frère habite le sud de la France, j’ai pu en profiter pour passer une journée à Aix-en-Provence et une autre à Marseille. C’était chouette d’être près de la mer, des Alpilles mais ça m’a renvoyée à des questions oubliées depuis longtemps du genre « Mais pourquoi je vis dans un pays où il fait froid la moitié de l’année? » « Pourquoi je ne vis pas dans ce décor enchanteur? »

Et puis après il y a eu ce week-end avec tous ces êtres que j’aime très fort, avec qui je partage tellement de souvenirs alors même que je rate tous les grands événements de leur vie depuis 10 ans… Et sont revenus les questions « Mais pourquoi je vis loin d’eux? Pourquoi je ne peux pas participer au week-end au gîte? ».

Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti tout ça puisque ces dernières années, j’étais toujours sûre de mon choix, de la qualité de vie incomparable à Montréal…. Mais parfois, ce n’est plus si évident. Et le dilemme de l’expatrié, de l’immigrant ressurgit. J’arrive d’un côté à ne pas vouloir passer mes vacances en France car ce ne sont PAS des vacances et en même temps souhaiter voir plus mon frère, mes cousins, les amis…

Mais 10 ans plus tard il n’y a toujours pas de solution à ce dilemme. Juste ne pas y penser.

Là où il est question de maternelle, commission scolaire et coup de gueule

Il y a 6 ans, pas un voisin, pas une route en arrière
Il y a 6 ans, pas un voisin, pas une route en arrière
Aujourd'hui, 3 rues de plus en arrière et autant de familles
Aujourd’hui, 3 rues de plus en arrière et autant de familles

Alors voilà, vous prenez une ville qui accorde des permis de construire à tout va pour créer de nouveaux quartiers sortis des champs, le mien notamment, le plus récent 2 rues avant et j’en passe. Vous écrivez en gros partout que c’est pour les familles, vous écrivez même « GARDERIE » sur vos panneaux publicitaires pour attirer le jeune parent crédule. Vous vous gardez de dire quand la garderie sera créée, histoire que tous les mômes soient déjà au secondaire quand elle sera en activité…. Puis vous gardez l’école de quartier telle quelle. Une année, deux années, de nombreuses années.

 Qu’est-ce qui se passe ensuite?

 Et bien le jeune parent qui se fait une joie d’envoyer son enfant à l’école maternelle du quartier, à 3 km de là, se voit annoncer 2 mois après son inscription que non, finalement son bambin va aller à une annexe, dans une autre école, à 11km de là parce qu’il y a TROP D’ENFANTS inscrits en maternelle!

 Hmmm… Ça se pourrait-tu que ça ait un lien avec les maisons qui poussent comme des champignons depuis, au bas mot, 6 ans?? Laissez-moi vous dire qu’il n’est pas question de 2 ou 3 enfants de trop ici mais de 66, SOIXANTE-SIX purée! Comment ça rien n’a été fait avant?? Si vous pensiez emmener votre enfant à vélo les beaux jours, voire même à pieds, oubliez ça! Puis si vous vous réjouissiez parce que la petite sœur va intégrer une garderie qui est juste à côté de l’école, tsé, le côté pratique, « Chouette, on ne sera pas en retard à l’un ou à l’autre », « chouette, en un mini crochet, les enfants seront chacune à leur école/garderie », et bien, vous l’avez là où je pense.

 À la place, on vous propose de mettre votre enfant qui n’aura pas 5 ans le jour de la rentrée dans un bus avec on-ne-sait-trop-combien d’autres enfants, on ne sait pas à quelle heure, ni d’où à où (maison-annexe, école-annexe?), sans accompagnateurs hormis le chauffeur. Vraiment? Parce que moi je ne souhaite pas ça pour mon enfant en maternelle. Google Map annonce 20 minutes de trajet sans arrêt. Donc si vous ajoutez des arrêts pour prendre plusieurs enfants, ma fille va passer quoi 1h? plus d’1h par jour dans un bus parce que quelqu’un n’a pas fait son travail?? En tant que parents placés dans cette situation, on est vraiment en colère. Tout ça arrive parce  quelqu’un a mal fait son travail ou une administration « a dormi sur la switch ». La commission scolaire Marie-Victorin annonce ainsi qu’elle a le budget pour agrandir l’école depuis 2 ou 3 ans mais qu’il manque le « ok » du Ministère de l’Éducation… Well, that’s just perfect! Parce que pendant ce temps là, y a des familles, et on s’entend que si c’est 66 enfants cette année, ça fait un paquet de familles impactées depuis quelques années, qui doivent en subir les conséquences.

Chez nous, c’est un casse-tête organisationnel. Si je calcule le trajet maison-garderie-école-bus, j’arrive à 30 minutes de trajet. Ça c’est sans compter le temps de s’arrêter pour de vrai, descendre les enfants, les déshabiller en hiver, repartir. Et puis bien sûr après, attendre le bus et se rendre à Montréal pour être au travail à 8h30… En temps normal, il faut qu’on parte à 7h30 pour être à l’heure. Avec cette histoire d’annexe, si on ne part pas à 6h45, on sera en retard. Et donc comme on met 1h pour se préparer environ, il va falloir se lever à 5h45! Pu***, 5h45! Comment voulez-vous que des enfants de 3 et 5 ans soient en forme (et de bonne humeur) dans ces conditions? Et on remet le couvert le soir. Dois-je préciser qu’en sortant du travail à 16h30 (si on n’est pas retardé), être à ces deux endroits opposés avant la fermeture à 18h, va relever du numéro d’équilibriste…

Faites des enfants hein…

Le cul entre deux chaises

monde

presseEn tant qu’expatrié, ou immigré ou émigré, parce que selon d’où on se place, on ne “s’appelle” pas pareil, on aura probablement toute notre vie les fesses entre deux chaises. On aime la France mais on l’a quittée. On aime le Québec mais des choses (ou plutôt des personnes) nous manquent.

On suit les actualités françaises mais aussi celles de notre « nouveau » chez nous. Sauf qu’au bout de plusieurs années, tout se mêle. On entend parler de Untel et on se demande : c’est-tu un politicien? Un politicien français ou canadien? Et si c’est canadien, au niveau fédéral ou provincial? Et pour quel parti politique?! Autant vous dire, que beaucoup d’infos sont mêlées dans ma tête.

Il y a quelques mois je lisais une news française sur la ministre de l’écologie qui tapait du poing devant l’industrie agroalimentaire pour que le gaspillage alimentaire cesse. Je me disais « chouette, il est temps, une bonne nouvelle ». Puis après je me suis rappelée que ça ne m’impactait pas moi et j’ai essayé de me souvenir de ce que disait la loi ici à ce sujet. Est-ce qu’on est plus en avance ou plus en retard?

Pour beaucoup de choses, c’est le même questionnement: pour lequel de mes pays telle nouvelle s’applique? Les microbilles qui sont interdites dans les produits de beauté? Les contrats qui ne prévoient plus de durée d’engagement minimum, etc.

Toutes ces bonnes nouvelles qu’on entend, qu’on savoure mais qui, tant qu’elles ne se reflètent pas dans deux pays, ne sont que des demis bonnes nouvelles pour moi et pour sans doute de nombreux autres migrants.

Spa Le Nordique

IMG_2690
L’après-midi se termine, il est temps de rentrer!

Quand nous sommes allés passer quelques jours à Québec sans les enfants, nous avions inscrits à notre programme une après-midi détente dans un spa. On avait envie de quelque chose qui ressemble au Balnéa: isolé et entouré par la nature. Après quelques recherches, j’ai réservé au spa Le Nordique qui est situé à Stoneham pour un massage en couple avant de profiter des bains.

Situé à environ 40 minutes de Québec, on apprécie le paysage en arrivant puisque le lieu étant pas mal escarpé, on a une vue plongeante sur la rivière et on oublie très vite toute civilisation. Nous avons eu le droit à un massage très agréable mais il faut vraiment que j’arrête de cocher « thérapeutique – pression moyenne à forte » sur les fiches de renseignement parce que ouille, ça fait mal (mais c’est le but, on s’entend!).

Après ce moment, nous avons fait les circuits d’eau plusieurs fois: chaud au hammam ou sauna, bain glacé froid, puis bain tourbillon (dans les 38°) à différentes places. Pour le bain froid, vous avez l’option d’aller dans la rivière directement (il y a une sorte de petite cage où vous trempez) ou dans le bain nordique. J’ai eu du mal à mettre plus qu’un pied dans la rivière alors qu’on était qu’en octobre et je me suis trempée à mi-corps dans le bain froid pendant que Chéri, lui, préférait sauter l’étape « nordique » de l’expérience « bain nordique », hmmm…

Il y a plusieurs espaces de repos intérieurs mais aussi pas mal de relax/matelas/hammac dispersés à travers le lieu, sur plusieurs niveaux pour se détendre. Par contre, globalement on bénéficie rarement de la vue sur la rivière une fois dans l’espace « spa » puisqu’il y a beaucoup de sapins et que ceux-ci sont très hauts. C’est un peu dommage pour la vue même si on comprend l’intérêt de préserver la nature d’un autre côté.

En résumé, on a apprécié l’endroit même si c’est un un cran en dessous du Balnéa mais faut dire que la barre est haute!

Sacacomie, le séjour de rêve

100-0078_IMGIMG_1677Sacacomie et moi c’est une longue histoire d’amour et pourtant je n’en ai jamais parlé ici! Tout a commencé en 2002 quand je suis venue faire ma maîtrise au Québec et que mes parents ont souhaité me rendre visite pendant l’hiver. Mon budget d’étudiante avait fait en sorte que je ne connaissais pas grand chose des environs alors j’étais allée voir une agence de voyage pour leur demander conseil: quoi faire qui nous laisserait un très bon souvenir? Tout de suite, ils m’ont parlé de Sacacomie, qui est en fait un hôtel tout en rondins de bois situé sur le lac du même nom à quelques kilomètres de St-Alexis des Monts. Ils m’avaient dit que c’était cher mais que le cadre était superbe, qu’on y mangeait bien et qu’il y avait de nombreuses activités gratuites d’incluses! Le conseil familial a validé le choix après avoir scruté le site internet et c’est comme ça que j’y suis allée deux fois en 3 semaines d’écart en 2003 (avec mes parents puis mon frère et sa copine de l’époque) et que j’en garde effectivement un souvenir incroyable! Depuis j’ai eu la chance d’y retourner une fois avec Chéri et rien n’a gâché mon souvenir!

IMG_0151

Notre chambre
Notre chambre
IMG_0158
Un chef pour préparer des œufs et des crêpes au petit-déjeuner

Quand on arrive, on est accueilli par un immense foyer autour duquel on peut prendre l’apéro (ce qu’on n’a pas manqué de faire à chaque fois). Les chambres sont confortables, avec vue sur la forêt ou sur le lac, et la salle de restaurant est suffisamment grande pour conserver de l’intimité. On y mange très bien et vue la situation de l’hôtel, je vous recommande vivement de prendre la demi-pension. Si vous profitez du petit-déjeuner bien copieux, vous devriez pouvoir sauter le repas du midi sans trop de peine.

IMG_1680100-0059_IMGPour ce qui est des activités en hiver, vous avez accès à des skis de fond, des raquettes, des patins à glaces et des luges. Je crois qu’il y a aussi une piscine intérieure mais en fait, lors de mon tout dernier séjour l’hiver dernier, Chéri m’avait fait la surprise de nous prendre un forfait « spa-massage » donc on a surtout profité des spas extérieurs pour buller. Soyons clair: la vue sur le lac est extraordinaire! On y est allé aux alentours du 20 décembre, la température dans les -5°, -10° (avec un ciel bleu typique de l’hiver) était parfaite aussi bien pour se balader en raquette que pour profiter des bains tourbillons extérieurs! À date, je n’ai pas encore trouvé mieux comme cadre, bien que le balnéa s’en rapproche. Et comme on était souvent les seuls aux spas ou dans les saunas/hammams, on en a profité à fond!

Parmi les activités payantes, vous pouvez opter pour le chien de traineau (ce que j’ai fait 2 fois en 2003) ou le ski-doo. Le chien de traineau c’était top mais en plein mois de février, je crois que je n’ai jamais eu aussi froid de ma vie quand j’étais assise dans le traineau alors que j’étais bien couverte! Quand on le conduit, le froid se fait moins sentir heureusement!

Le reste de l’année, vous pouvez profitez du lac et de sa plage ou encore faire de l’hydravion mais je n’ai jamais testé d’autres saisons que l’hiver.

S’il y a un point négatif, c’est bien le prix car ce n’est vraiment pas donné mais clairement, ça se veut de l’hôtellerie de luxe et pour ma part, j’ai toujours été très satisfaite. Je ne pense pas que ce soit l’endroit idéal avec de jeunes enfants mais on croise des familles avec des enfants un peu plus âgés.

Québec, Lévis, l’île d’Orléans

À Noël dernier, Chéri et moi avons reçu un coffret cadeau Prestige pour 2 nuits d’évasion. Nous avons donc profité que belle-maman et son chum soient là pour enfin en profiter pendant le week-end de l’Action de Grâce.

P1120189Au début, on avait plutôt envie d’un hébergement dans la nature pour pouvoir faire des randonnées. Et puis notre expérience un peu mitigée à Boston avec les filles nous a fait changer notre fusil d’épaule: autant visiter une ville quand on n’a pas les filles pour bien en profiter. C’est ainsi qu’on a choisi d’aller à Québec. On aime beaucoup la ville mais on n’avait pas eu l’occasion d’y aller depuis plusieurs années alors c’était la parfaite opportunité. Sauf qu’on n’avait pas besoin de 3 jours sur place non plus, la vieille ville étant petite. On a choisi un hébergement à Lévis, à 3km du traversier et c’était PARFAIT!

P1120256Le gîte, Au Manoir de Lévis, est une grande bâtisse de plus de 100 ans tenu par Carole, qui est dynamique, affable et adorable. Elle nous a donné de très bons conseils et c’est ainsi qu’à peine posée notre valise, nous sommes repartis passer la fin d’après-midi à Québec en testant le traversier. Le stationnement vous en coûtera 6$ pour 24h (donc il peut être utilisé à cheval sur 2 journées) et il passe aux demi-heures jusque 18h puis aux heures jusque 2h du matin. Le trajet en lui-même coûte 3.25$ par personne et dure une dizaine de minutes pour atterrir en bas du Petit Champlain après avoir profité de la superbe vue sur le Château Frontenac!

IMG_2695Nous nous sommes bien baladés, nous avons soupé dans un resto sympa dont je vous reparlerai puis il était temps de rentrer se coucher. Au gîte, nous avions une belle chambre (à l’ancienne) avec un lit queen très confortable, un lit simple, une salle de bain et un accès direct à la terrasse. De la terrasse, nous avions une très belle vue sur Québec et même sur les Chutes Montmorency!

P1120172P1120174IMG_2691IMG_2721Après une bonne nuit de sommeil, nous avons rejoint les autres convives pour le petit-déjeuner autour de la grande table. C’est bien simple: quasiment tout est fait maison! Les confitures, gelées, les gâteaux, le jus de fruits, un sirop de poire, etc. À noter que si vous avez un régime spécial (sans gluten, allergies), il vous suffit de l’indiquer à Carole et elle se chargera de vous concocter un menu sur mesure. Ce matin-là il y avait des biscuits aux figues, des scones et une crêpe jambon (maison!)-béchamel entre autres. Le lendemain, nous n’étions plus que nous deux autour de la table et nous avons eu du pain aux bananes, des mini muffins au vieux cheddar (d’un producteur local) et un croissant fourré aux amandes et confiture de bleuets (ou autres si on souhaitait). C’était délicieux, copieux et j’ai adoré le jus maison dont je me suis resservie plusieurs fois!

Pour notre deuxième journée nous avions un programme un peu chargé avec un petit tour à l’île d’Orléans avant de nous diriger à Stoneham pour une expérience spa+massage!

P1120215P1120218P1120217À l’île d’Orléans, Carole (et une amie avant) nous a conseillé d’aller chez Cassis Monna et Filles, un producteur familial de cassis et produits dérivés qui se trouve proche de l’entrée de l’île. Nous avons visité l’économusée avant de passer à la dégustation! Clairement n’étant pas une buveuse d’alcool, ce n’était pas ma tasse de thé mais c’était tout à fait celle de Chéri qui est ressorti de là avec de la crème de cassis et un vin madérisé! Tout l’intérêt est bien sûr d’acheter directement du producteur local mais il est dommage que les prix pratiqués soit aussi élevés. C’est un peu décourageant de voir qu’une bouteille produite sur place coûte beaucoup plus cher qu’une bouteille importée de France, vendue par la SAQ (c’est dire!). C’est sûr que le produit est meilleur, c’est sûr que ce n’est pas industrialisé non plus et qu’on encourage des gens d’ici mais on s’entend que pour mettre de la crème de cassis dans un kir, on ne recherche pas non plus un produit luxueux… Il vous en coûtera donc 34$ pour la plus grosse bouteille (750 ml). Nous en avons profité pour acheter de la marmelade pomme-poire-cassis et que nous n’avons pas encore goûté et du confit d’oignon au cassis aussi. Celui-ci non seulement on l’a goûté mais il n’en reste presque plus parce qu’on l’a vraiment trouvé très bon!

P1120242P1120234Pour le reste de la matinée, nous avons décidé de nous rendre à Ste-Pétronille, petit village à la pointe de l’île dont l’une des principales attractions est une chocolaterie. Je vous le dis tout de suite: on ne s’y est pas arrêté! Par contre, on a laissé notre voiture devant l’église du village et nous sommes partis nous balader à pied. Nous nous sommes rendu au « chemin du bout de l’île », nous avons admiré la vue sur la baie de Québec, sur une partie de l’histoire de l’île aussi puis en contemplant certaines très belles demeures, nous nous sommes rendus sur la Promenade Horatio Walker. Là aussi c’était très beau et se balader sur la jetée, avec des températures parfaites, c’était un beau moment.

Mais il était temps de repartir en direction de Stoneham dont je vous reparlerai bientôt.

Pour notre dernière journée, nous avions prévu de retourner à Québec pour tester le restaurant L’Initiale à midi dont nous avions entendu parler en très bien mais la grève des traversiers et la pluie nous ont fait changé nos plans pour écourter notre visite et aller au ciné voir The Martian à la place!

On a bien apprécié notre petite escapade qui est passée à toute vitesse et si on vous dit un jour que la plus belle vue de Québec est depuis Lévis, croyez-le, c’est vrai!

J’ai voulu m’inscrire à l’université

P1120092Ça m’a pris comme ça, un jour, il FALLAIT que je m’inscrive à l’université là-là! En fait, c’est la faute d’une amie/collègue qui me parlait de faire un cours ensemble pour obtenir notre titre CRM (Canadian Risk Management). On en parlait, je disais « oui, oui » puis devant les différentes options/procédures, je trainais la patte.

Faut dire qu’il se donne soit en anglais à McGill à raison de 3h de cours par semaine, soit en français à distance avec l’Université Laval… mais à distance quoi. Bref, rien d’optimal mais comme je n’avais pas envie d’écrire mes examens en anglais, le choix était vite fait. Mais rendu en juillet, j’ai comme pris conscience que ça serait un gros plus sur mon CV donc hop, j’étais décidée à commencer dès cet automne (puisque je compte faire un cours par session, pas plus ça va pas? et qu’il y a 3 cours à faire). Et là les ennuis ont commencé!

On pourrait penser que c’est simple de s’inscrire: bonjour, je voudrais suivre tel cours qui commence le 31 août, je vous envoie un chèque et ça s’arrête là. Alors que ça ressemble plutôt à: « Mais Madame, c’est trop tard, les inscriptions s’arrêtaient le 8 juillet! Là vous pouvez vous inscrire comme étudiant libre et peut-être que votre cours sera crédité la prochaine session ». Bon bon bon, mettons. Tsé ça se peut qu’il faille arrêter les inscriptions super tôt car le cours est vite plein, et puis je m’y suis pris au dernier moment (genre le 12 juillet).

Ok, je m’inscris en étudiant libre. « Ah mais Madame, ça nous prend tel et tel et tel et tel et tel (vous avez compris) document »! Crime! « Parce que en quoi mes relevés de notes de DESS ont quelque chose à voir avec ça? Puis bon mes diplômes sont en France donc ça va être dur de vous envoyer tout ça avant le 11 août! Comment ça mon passeport canadien ne suffit pas? Ma carte de citoyenneté canadienne?? » « J’en ai pas, ils n’en donnent plus depuis plusieurs années, faudrait peut-être voir à mettre à jour vos procédures! Ah donc vous avez besoin de l’espèce de diplôme canadien, ok je vous envoie ça. Ah du verso avec le code barre? Bon je vous renvoie ça. Parfait, je vous ai tout scanné. Vous voulez sérieusement dire qu’il faut que je vous envoie les copies par la poste EN PLUS? Ça va-tu vraiment faire une différence par rapport au scan? Comment ça ma copie certifiée conforme est trop vieille?! Ok, donc là, c’est bon, vous avez tout? Je peux m’inscrire? Super! »

Enfin je suis inscrite en étudiant libre. Bah tiens il reste 40 places dans le cours!! On pourrait pas me transférer en étudiant normal dans ce cas? Ah non? Bon ok…

Tiens, sur ma facture, j’ai un 400$ pour « étudiant hors du pays »?! Euh mais je suis bien là pourtant et vous m’avez demandé plein de documents déjà! Ah bon vous mettez ça par défaut à tous les étudiants et ensuite vous l’enlevez?! Ah oui, c’est une façon de faire comme une autre…. Tiens 3 semaines ont passé, tout a l’air en ordre. Comment ça il faut encore que je vous envoie des papiers qui justifie mon statut au Canada? Le CSQ cette fois? Ou la RAMQ? J’ai une preuve de citoyenneté, qu’est-ce qu’il vous fait de plus?! Bon d’accord!

Hé! 4 semaines et je viens d’apprendre par hasard qu’il fallait que je m’inscrive en ligne avant le 16 septembre pour pouvoir passer mes examens dans un centre d’examens à Montréal vu que ça ne me tente pas d’aller à Québec pour ça! Ça aurait été tellement le fun d’en être informé avant! Ah tiens, vous communiquez avec moi sur le webmail de l’université maintenant? Si je l’avais su, je n’aurais peut-être pas raté le message « Communication importante » envoyé il y a deux semaines! Ah et puis c’est super moderne de ne pas pouvoir rediriger ses courriels vers une adresse qu’on utilise pour de vrai!

Non mais sinon je suis vraiment contente de m’être inscrite à l’université! Surtout quand on m’a envoyé ma carte étudiante en me demandant d’aller faire la photo à telle date au Pavillon Machin à Québec! Tiens j’espère que la carte n’est pas obligatoire pour passer les examens…

Bon maintenant je peux commencer à étudier?! Quand vous dites que le livre de cours vaut 180$, vous faites une erreur, non? Non?! Punaise, je vais être vachement intelligente après avoir lu un livre de cette valeur!

P1120091Je lève le suspens sur ce point tout de suite, il y a peu de chance que je ressorte bien plus intelligente de cette expérience, d’une part parce que c’est la première traduction du livre en français et que c’est très mal traduit (l’assurance des choses pour parler d’assurance Biens par exemple) et d’autre part, parce que la matière est tellement chiante que j’avance au rythme de 2 pages par jour en relisant les mêmes paragraphes plusieurs fois vu que je m’endors une ligne sur deux!

La seule vraie bonne nouvelle c’est que mon employeur me rembourse pour m’infliger cette torture!