Catégorie : Ô Canada!

Les Invincibles

affiche-invincibleAutant on regarde beaucoup de séries américaines (quoique de moins en moins), autant on regarde à peu près aucune série européenne ou québécoise. Mais quand plusieurs amies m’ont dit que Les Invincibles étaient une série culte, ma curiosité a été suffisamment titillé pour que je me lance dans ma première série québécoise! Pas la plus récente puisque sa première saison remonte à 2005 mais toujours d’actualité avec un sujet aussi intemporel que des questionnements sur l’entrée dans la vie d’adulte et les relations amoureuses…

Le point de départ? 4 amis se retrouvent autour d’un pact : à 21h précise le lendemain, ils devront tous quitter leur copine respective. Pour être sûrs de ne pas rater le rendez-vous, ils ont chacun la même montre qu’ils synchronisent avant de sceller toutes les clauses de leur entente (pas de relation de plus de 2 semaines entre autres). On découvre donc P-A (Pierre-Antoine Robitaille ou François Létourneau), Carlos Fréchette (Pierre-François Legendre), Rémi Durocher (Rémi-Pierre Paquin) et Steve Chouinard (Patrice Robitaille). Ils se connaissent depuis l’école, ont chacun des personnalités bien différentes mais avec un point commun : l’immaturité! Ils sont drôles, ils sont attachants, ils sont aussi un peu lâches (voire beaucoup), complètement débiles parfois mais qu’est-ce qu’on les aime! Si le point de vue est le plus souvent masculin, les personnages féminins ne sont pas en reste avec une belle brochette d’actrices là aussi (Catherine Trudeau, Amélie Bernard, Louise Bombardier).

La série compte 3 saisons qui fonctionnent toutes bien. Je crois que ma préférée est la deuxième avec une scène de cambriolage qui me fait rire juste à y penser! Mais tous les épisodes sont bons et c’est effectivement une série culte avec des acteurs formidables! Même mon beau-père, qui était en vacances chez nous quand on la regardait, est devenu accro, malgré le bon accent québécois des personnages!

invinciblesJe ne parlerai pas en détail du final mais c’est bien le seul point noir de la série pour moi. Je ne m’attendais pas du tout à ça et j’ai d’ailleurs encore du mal à croire que les scénaristes aient fait ce choix-là… Mais foncez, regardez cette série et surtout venez me dire qui est votre personnage préféré! Moi je suis « team Rémi » à fond!

Ottawa et son musée des enfants

Comme on n’a pas eu trop de chance avec nos vacances et qu’il y a eu plusieurs journées de grosse pluie, on a profité de la plus récente pour partir à Ottawa 2 jours et visiter notamment le Musée des enfants qui se trouve au Musée canadien de l’Histoire, à Gatineau juste en face du Parlement.

On avait pris un hôtel tout près (Best Western Plus), ce qui nous a permis de poser la voiture à l’hôtel et de faire les 400m pour rejoindre le musée à pied.
Comme on n’avait pas encore mangé, on est allé faire un tour à la cafétéria et les filles y ont mangé des pâtes et une saucisse géante! Pas grand chose à dire sur ce repas, les prix étaient correctes, les choix un peu limités mais si vous voulez mieux manger il y a aussi un bistro à un autre étage.

P1130025IMG_5313 Nous avons pris nos billets sur internet pour éviter la file d’attente et nous avons juste eu à montrer notre téléphone pour les scanner, très pratique. Le musée est donc consacré aux enfants et nous a fait penser à celui fait à Cape Cod l’an passé, sauf qu’il est pas mal plus grand!
On découvre toutes sortes de pays à travers différentes activités et de nombreux déguisements. Les enfants prennent plaisir à se glisser dans différents costumes et sont tour à tour régisseur de spectacle (superbe salle), facteurs, architectes, peintre en bâtiment, architectes, cuisiniers ou même grutiers! Les attractions ne manquent pas et comme un petit passeport est remis à l’entrée du musée, chaque enfant peut l’étamper au fil des « kiosques » visités, ce que Zoé a fait très consciencieusement! Pour les plus grands ou ceux que ça intéresse, il y a aussi quelques bricolages à faire. De notre côté, on est resté longtemps à la cabine téléphonique anglaise, à la Poste et au restaurant! Le bateau avec sa grue rencontre un franc succès, ce qui entraîne un peu d’attente, même si Mia a préféré y passer la moppe!P1130075

P1130059Évidemment qui dit jour de pluie dit foule et bruit mais d’un autre côté vu le déluge dehors, on n’aurait rien pu faire d’autre. D’ailleurs en sortant de là, juste le temps de refaire les 400m pour rentrer à l’hôtel, et on était trempé malgré nos parapluies géants! Qu’à cela ne tienne, nous avions passé une bonne journée et le lendemain nous avons profité de la plage d’Aylmer à une vingtaine de minutes de là puisqu’il faisait un temps magnifique!

Musée des enfants / Children’s Museum, 100 rue Laurier, Gatineau, 36$ pour nous 4.

Au pays des merveilles, parc d’attraction pour les petits

Le problème des parcs d’attraction, c’est que bien souvent les plus petits ont accès à peu de manèges. Si vous avez un enfant entre 2 et 8 ans, rendez-vous à Ste-Adèle, à 1h de Montréal environ, au parc Au pays des merveilles!

C’est un parc spécialement conçu pour les petits, vous n’y trouverez donc pas de grand huit mais pas non plus de limitation de taille! Ou alors c’est dans le sens inverse, il ne faut parfois pas faire plus de 1m27 par exemple. Pour autant dans quasiment tous les manèges on peut accompagner nos enfants, ce qui peut être utile (mais pas toujours confortable) quand vous avez des récalcitrantes comme moi!

IMG_3139montagne-russeP1120908P1120986Il y a 2 carrousels, une « montagne russe » (hmm), 2 petits trains, une piste d’herbétisme, un labyrinthe, d’autres sortes d’attractions mais aussi plusieurs mini spectacles qui mettent en scène différents personnages de contes pour enfant. On a assisté seulement à celui d’Alice au pays des merveilles mais on a aperçu Le petit Chaperon rouge et Cendrillon. Comme ce n’est pas très long, les enfants accrochent bien et mon aînée a même été faire des câlins à tout ce beau monde (y compris Blanche-Neige) alors qu’il y a peu encore, elle n’aurait jamais osé!

P1130001P1120989On trouve aussi un coin jeux d’eau et une pataugeoire. On a choisi cette dernière option vu qu’il y avait beaucoup beaucoup de monde aux jeux d’eau et les filles (et moi-même) avons bien apprécié de nous rafraîchir vu qu’il faisait très chaud mercredi! Après un bon moment, on les a convaincu de sortir sans mal pour faire les attractions qu’on n’avaient pas encore faites et de passer voir les animaux. On trouve quelques poules, cochons, brebis, etc. qu’on peut nourrir mais pour le coup mes grandes peureuses ont préféré se tenir loin!

Une des rares choses que nous n’avons pas faites, c’est le bateau pirate qui leur faisait un peu peur (surtout les cris des enfants dedans mettons) et le mini-golf car il y avait du monde quand on est passé devant! En parlant de peur, il y a une petite maison hantée et bien qu’il n’y ait rien de très impressionnant à part le fait que ce soit très sombre, les deux nôtres ont eu TRÈS peur!

P1120958P1120971On trouve aussi quelques jeux gonflables, plusieurs modules, en gros plein de petites activités à travers le parc ce qui nous a permis de ne jamais attendre aux attractions malgré la présence de plusieurs camps de jour! On a vraiment passé une très bonne journée! Il y a aussi de nombreuses tables pour manger, quelques chaises hautes (et des toilettes propres) mais comme on n’avait rien amené, on a pris des hot-dogs/burgers sur place pour un prix très abordable pour ce genre de lieu.

Prix d’entrée 18.95$ plus taxes par personne, tout à fait correct selon nous.

La saga qui n’en finissait pas

Dans la saga « Ma fille rentre à l’école », laissez-moi vous parler du énième rebondissement! Quelques semaines après s’être fait dire qu’elle était transférée à une annexe à 11km de chez nous car l’école était en surpopulation mais qu’un agrandissement était prévue pour « bientôt », nous avons reçu un courriel nous invitant à une rencontre pour discuter du projet de construction d’une NOUVELLE école!

Apparemment, il n’est point question d’agrandissement donc mais d’une autre école qui va être construite à moins d’1 km de l’autre, dans un des nouveaux quartiers en développement! Nous étions invités à nous prononcer entre 2 options et c’est là que les choses se compliquent :

  • Option 1 : l’école actuelle (avec son secteur d’élèves) déménage dans la nouvelle école et l’ancien bâtiment devient une école sans secteur (pour tout St-Hubert donc) mais le projet pédagogique de cette école sera à définir plus tard (musique, sport, autre).
  • Option 2 : la nouvelle école aura son propre secteur et aura une vocation internationale en faisant parti du Programme d’étude Internationale pendant que l’ancienne école se voit redéfinir son secteur pour accueillir moins d’élèves et ainsi ne plus avoir de risque de surpopulation mais conserve sa vocation actuelle (sport).

En fait, dit comme ça, ça n’a pas l’air trop compliqué mais à la réunion d’hier où de nombreux parents avaient fait le déplacement, ça a été laborieux pour bien comprendre, ne serait-ce que parce que beaucoup de choses sont « dans les airs » encore. Ainsi on nous demande notre préférence mais on n’est pas capable de nous indiquer le redécoupage des secteurs advenant l’option 2. Et si c’est l’option 1, il n’est pas prévu que les enfants proches de l’ancienne école aient la priorité pour l’intégrer, ça serait par tirage au sort chaque année! Mais je devrais mettre des guillemets à mon « chaque année » parce que là aussi ce n’était pas clair! Y a une formule où vous êtes tirés au sort une fois, après ça c’est bon pour toute la scolarité de votre enfant, y compris pour ses frères et sœurs et y a une formule où il faut vraiment être tiré au sort chaque année!! Bonjour le stress!

Mais alors à ma question « Si l’école n’est pas construite pour la rentrée 2017, que se passent-ils pour les enfants qui étaient transférés à l’annexe pour la maternelle cette année? », on m’a répondu qu’ils intégreraient l’école de secteur l’année prochaine. « Mais comment puisqu’il y a trop d’élèves? » Alors, laissez-moi vous dire que les enfants ne pouvant être transférés qu’une fois, Zoé intégrerait l’école et que d’autres enfants qui étaient à l’école cette année seraient alors transférés l’année prochaine! C’est pas fou, ça?! Sérieux, je ne peux même pas croire que ça fonctionnerait comme ça mais par contre, je crois les commissaires de la CSMV qui font tout pour que l’école soit prête à la rentrée parce que bonjour le casse-tête ces histoires de surpopulation!

Alors voilà, on va peut-être avoir une nouvelle école pour la rentrée 2017, on n’est pas trop sûr de son emplacement exact encore, ni de sa vocation, ni de son secteur d’élèves mais dans le pire des cas, ce sont d’autres mômes que les miens qui vont se faire bumper si ce n’est pas fait! Elle n’est pas belle la vie! 🙁

La visite de la future école

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La liste de fournitures à traduire!

Alors, voilà on a ENFIN visité la future école de Zoé, enfin l’annexe où elle est censée faire son année de maternelle seulement, et quand je dis « visite », comprendre qu’on a visité… le gymnase! Hmmm.

J’attendais avec impatience cette date histoire de voir à quoi les locaux ressemblent, ou même à quoi une école primaire québécoise ressemble puisque c’est un terrain tout neuf pour moi. D’abord, avec ces histoires de surpopulation, j’ai failli râter la « visite » puisque je revenais de France le 31 et que c’était le 2, ouf! Par contre, Chéri est bel et bien passé à côté de ce moment pour cause de journée de formation. Comme les écoles ont à cœur les parents, ils ont cédulé ça de 13h à 14h15, histoire de bien bousiller une après-midi de travail! Qu’à cela ne tienne, à peine revenue de vacances que me voilà repartie, Zoé sous le bras.

Ma cocotte avait super hâte de voir son école, jusqu’à ce que je lui mentionne qu’elle allait passer un moment dans une des classes avec une maîtresse et d’autres enfants sans sa maman adorée. Il a fallu une certaine préparation pour lui faire accepter l’idée et le jour J, c’est toute intimidée, mais néanmoins partante, que ma choupette a rejoint les autres « pingouins » (ils étaient par petites groupes à l’effigie d’animaux).

Et c’est là que le fun a commencé. Visualisez un gymnase rempli de parents dont les enfants sont transférés dans cette annexe qui a pour vocation de « récupérer » les enfants en surpopulation. Ça donne des échanges marqués entre les parents qui se sont faire dire « A » par la Commission Scolaire et l’école qui dit « B ». Parce que forcément, à peu près tous les parents présents ont appelé la CSMV suite à l’annonce du transfert pour se plaindre!
Par exemple, la commission scolaire a dit à certains parents qu’ils pourraient mettre leurs enfants au service de garde de leur école d’origine (en bénéficiant du service de transport scolaire) alors que pour l’école, ça n’a jamais fonctionné comme ça dans le passé et seuls les enfants qui ont des frères et sœurs dans l’école d’origine peuvent bénéficier de cette solution! Grognements dans la salle…

À la question: est-ce que vous prenez en compte les quartiers d’origine quand vous faites les classes, histoire que les enfants gardent des amis en 1ere année, réponse de l’école « non », réponse de la commission scolaire « bien sûr »! Hop, frustration qui augmente!

Résultat la réunion s’est éternisée, on n’a pas eu plus de réponses à certaines questions mais j’ai retenu qu’il y avait des micro-ondes pour les lunchs au service de garde et qu’à part les noix/arachides interdites, on peut bien leur donner ce qu’on veut à manger, y compris un sandwich au jambon 5 jours sur 5 si ça nous chante! Chouette, pas de pression de ce côté-là! Par contre, la rentrée se fait de façon progressive étalée sur… 5 jours! 1h le premier matin pour le groupe 1 (1h l’après-midi pour le groupe 2), une demi-journée le jour 2 (matin groupe 1, après-midi groupe 2), journée complète le  jour 3 pour le groupe 1, relâche pour l’autre moitié et vice-versa le lendemain! Et enfin, rentrée pour tout le monde, à plein temps le 6 septembre! Avec une telle rentrée, j’espère bien que la transition va être facile et que je ne vais pas trop pleurer! 🙂

Mais sinon la France, c’était bien?

Outre le petit coup de blues mentionné il y a quelques jours, aller en France, c’est aussi faire quelques redécouvertes:

  • Les portes des toilettes sont pleines! Tout bon français qui arrive au Québec, surtout de sexe féminin, sera choqué par les toilettes publiques qui ont la particularité de ne pas aller jusqu’au sol. Ni la porte, ni les cloisons entre les toilettes. Ça donne un petit côté… convivial puisqu’on a l’impression de partager ce petit moment d’intimité avec ses voisins! Mais après 10 ans ici, retrouver les toilettes à la françaises m’a plutôt fait l’effet d’être emmurée! Vraiment, j’ai eu une minute de claustrophobie en me retrouvant enfermée entre ces 4 murs dans un si petit espace! Comme quoi, tout est question de perspective.

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  • Il y a des ronds points partout! Ceux qui suivent le blog sur Facebook le savent mais alors débarquer en France m’a fait l’effet de me retrouver au milieu d’un gigantesque carrefour giratoire!! Y en a partout! Et le mieux, c’est que les gens savent les prendre! Parce qu’au Québec, les 2-3 ronds points qui jalonnent les routes laissent plus souvent les conducteurs perplexes qu’autre chose!
  • Il faut des jetons pour n’importe quel caddie, même pour les chariots d’aéroport! Ça, sérieux, à l’aéroport, j’ai trouvé ça vraiment nul! Non, on ne se trimballe pas tous avec une pièce de monnaie du pays ou encore avec un jeton, d’autant plus un jeton de la bonne taille!
  • Les toilettes sont payantes dans les GARES! Dans le même ordre d’idée, quand on arrive dans un pays et qu’on doit tout de suite prendre le train, on n’a pas forcément de devise locale, et encore moins 70 centimes d’euro en petite monnaie. Pour peu que vous soyez pressé (rapport au train qui part) et que vous ayez une envie pressante (genre après un vol de 8h où vous n’avez pas voulu déranger vos 2 voisins), et bien vous l’avez dans le derrière, ou plus précisément encore dans la vessie! Notez à l’inverse que les toilettes dans les TRAINS ne sont pas (encore) payantes, elles! Bon la propreté et l’odeur ne seront peut-être pas au top mais ça soulage toujours!

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  • Tout est petit! C’est sûr que si on compare les voitures en Amérique du Nord où on trouve beaucoup de 4×4, voire de pick-up avec les voitures circulant en France (salut la Twingo et la C1), y a pas photo! Mais c’est aussi le cas de plein de choses. Celui qui m’a le plus « titillé », c’est les contenants de jus d’orange ou de lait qui font juste 1 litre. C’est peut-être moi, mais chez nous, avec 1l, on ne tient pas 3 jours alors je ne vous dis pas le nombre d’emballages que j’enverrais à la poubelle ou au recyclage si je devais troquer mon bidon de 3.5 litre!
  • Le mystère des cabines d’essayage et des vêtements qui ne « font » pas… Alors laissez-moi vous dire que je me suis questionnée beaucoup sur cette pratique. Je vous explique: au Québec, il y a très souvent une vendeuse près des cabines d’essayage à qui on redonne les habits non choisis et si elle n’est pas là, il y a des portants où on peut les déposer. En France, maintenant… et bien je ne suis pas trop sûre! Après mon premier essayage, je n’ai pas trouvé ni vendeuse ni portant près des cabines. Je me suis demandée ce qu’il fallait que je fasse des habits, puis un portant un peu plus loin a recueilli discrètement mes habits. Dans un autre magasin, il était indiqué dans la cabine de « bien vouloir ramener les articles dans les rayons »… Mouais, pas dit qu’ils soient bien raccrochés sur leur cintre ou vraiment au bon rayon mais d’accord! Puis au détour d’un autre magasin (à croire que j’ai juste fait les boutiques!), j’ai vu une cliente redonner à la vendeuse qui était à la caisse ses articles! Et là, tout à coup, ça m’a paru familier, comme un vieux souvenir! Serait-ce donc ça la bonne pratique en France?! En même temps, ça me paraissait tellement bizarre de ramener des vêtements non retenus aux caisses que je n’ai pas osé le faire! Mais sérieux, cette « question » m’a turlupiné un moment!

Le blues de l’immigrant

On n'a presque pas changé...
On a presque pas changé…

Samedi, mon frère a eu 40 ans. Pour l’occasion, je suis allée seule en France pendant 10 jours afin de lui faire une surprise. J’ai passé du temps avec mes nièces avant d’aller chez mes parents pour un week-end de célébration avec une bonne partie de la famille et des amis. Pour la plupart, je ne les avais pas vus depuis 3 ans, soit mon dernier retour en France, à l’occasion du mariage de mon frère d’ailleurs!

Comme toujours, ces 10 jours n’ont pas eu le goût des vacances. Pas vraiment de dépaysement, encore moins de repos et l’impression de n’avoir pas fait la moitié de ce que j’aurais aimé faire…

Au moins maintenant que mon frère habite le sud de la France, j’ai pu en profiter pour passer une journée à Aix-en-Provence et une autre à Marseille. C’était chouette d’être près de la mer, des Alpilles mais ça m’a renvoyée à des questions oubliées depuis longtemps du genre « Mais pourquoi je vis dans un pays où il fait froid la moitié de l’année? » « Pourquoi je ne vis pas dans ce décor enchanteur? »

Et puis après il y a eu ce week-end avec tous ces êtres que j’aime très fort, avec qui je partage tellement de souvenirs alors même que je rate tous les grands événements de leur vie depuis 10 ans… Et sont revenus les questions « Mais pourquoi je vis loin d’eux? Pourquoi je ne peux pas participer au week-end au gîte? ».

Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti tout ça puisque ces dernières années, j’étais toujours sûre de mon choix, de la qualité de vie incomparable à Montréal…. Mais parfois, ce n’est plus si évident. Et le dilemme de l’expatrié, de l’immigrant ressurgit. J’arrive d’un côté à ne pas vouloir passer mes vacances en France car ce ne sont PAS des vacances et en même temps souhaiter voir plus mon frère, mes cousins, les amis…

Mais 10 ans plus tard il n’y a toujours pas de solution à ce dilemme. Juste ne pas y penser.

Là où il est question de maternelle, commission scolaire et coup de gueule

Il y a 6 ans, pas un voisin, pas une route en arrière
Il y a 6 ans, pas un voisin, pas une route en arrière
Aujourd'hui, 3 rues de plus en arrière et autant de familles
Aujourd’hui, 3 rues de plus en arrière et autant de familles

Alors voilà, vous prenez une ville qui accorde des permis de construire à tout va pour créer de nouveaux quartiers sortis des champs, le mien notamment, le plus récent 2 rues avant et j’en passe. Vous écrivez en gros partout que c’est pour les familles, vous écrivez même « GARDERIE » sur vos panneaux publicitaires pour attirer le jeune parent crédule. Vous vous gardez de dire quand la garderie sera créée, histoire que tous les mômes soient déjà au secondaire quand elle sera en activité…. Puis vous gardez l’école de quartier telle quelle. Une année, deux années, de nombreuses années.

 Qu’est-ce qui se passe ensuite?

 Et bien le jeune parent qui se fait une joie d’envoyer son enfant à l’école maternelle du quartier, à 3 km de là, se voit annoncer 2 mois après son inscription que non, finalement son bambin va aller à une annexe, dans une autre école, à 11km de là parce qu’il y a TROP D’ENFANTS inscrits en maternelle!

 Hmmm… Ça se pourrait-tu que ça ait un lien avec les maisons qui poussent comme des champignons depuis, au bas mot, 6 ans?? Laissez-moi vous dire qu’il n’est pas question de 2 ou 3 enfants de trop ici mais de 66, SOIXANTE-SIX purée! Comment ça rien n’a été fait avant?? Si vous pensiez emmener votre enfant à vélo les beaux jours, voire même à pieds, oubliez ça! Puis si vous vous réjouissiez parce que la petite sœur va intégrer une garderie qui est juste à côté de l’école, tsé, le côté pratique, « Chouette, on ne sera pas en retard à l’un ou à l’autre », « chouette, en un mini crochet, les enfants seront chacune à leur école/garderie », et bien, vous l’avez là où je pense.

 À la place, on vous propose de mettre votre enfant qui n’aura pas 5 ans le jour de la rentrée dans un bus avec on-ne-sait-trop-combien d’autres enfants, on ne sait pas à quelle heure, ni d’où à où (maison-annexe, école-annexe?), sans accompagnateurs hormis le chauffeur. Vraiment? Parce que moi je ne souhaite pas ça pour mon enfant en maternelle. Google Map annonce 20 minutes de trajet sans arrêt. Donc si vous ajoutez des arrêts pour prendre plusieurs enfants, ma fille va passer quoi 1h? plus d’1h par jour dans un bus parce que quelqu’un n’a pas fait son travail?? En tant que parents placés dans cette situation, on est vraiment en colère. Tout ça arrive parce  quelqu’un a mal fait son travail ou une administration « a dormi sur la switch ». La commission scolaire Marie-Victorin annonce ainsi qu’elle a le budget pour agrandir l’école depuis 2 ou 3 ans mais qu’il manque le « ok » du Ministère de l’Éducation… Well, that’s just perfect! Parce que pendant ce temps là, y a des familles, et on s’entend que si c’est 66 enfants cette année, ça fait un paquet de familles impactées depuis quelques années, qui doivent en subir les conséquences.

Chez nous, c’est un casse-tête organisationnel. Si je calcule le trajet maison-garderie-école-bus, j’arrive à 30 minutes de trajet. Ça c’est sans compter le temps de s’arrêter pour de vrai, descendre les enfants, les déshabiller en hiver, repartir. Et puis bien sûr après, attendre le bus et se rendre à Montréal pour être au travail à 8h30… En temps normal, il faut qu’on parte à 7h30 pour être à l’heure. Avec cette histoire d’annexe, si on ne part pas à 6h45, on sera en retard. Et donc comme on met 1h pour se préparer environ, il va falloir se lever à 5h45! Pu***, 5h45! Comment voulez-vous que des enfants de 3 et 5 ans soient en forme (et de bonne humeur) dans ces conditions? Et on remet le couvert le soir. Dois-je préciser qu’en sortant du travail à 16h30 (si on n’est pas retardé), être à ces deux endroits opposés avant la fermeture à 18h, va relever du numéro d’équilibriste…

Faites des enfants hein…

Le cul entre deux chaises

monde

presseEn tant qu’expatrié, ou immigré ou émigré, parce que selon d’où on se place, on ne “s’appelle” pas pareil, on aura probablement toute notre vie les fesses entre deux chaises. On aime la France mais on l’a quittée. On aime le Québec mais des choses (ou plutôt des personnes) nous manquent.

On suit les actualités françaises mais aussi celles de notre « nouveau » chez nous. Sauf qu’au bout de plusieurs années, tout se mêle. On entend parler de Untel et on se demande : c’est-tu un politicien? Un politicien français ou canadien? Et si c’est canadien, au niveau fédéral ou provincial? Et pour quel parti politique?! Autant vous dire, que beaucoup d’infos sont mêlées dans ma tête.

Il y a quelques mois je lisais une news française sur la ministre de l’écologie qui tapait du poing devant l’industrie agroalimentaire pour que le gaspillage alimentaire cesse. Je me disais « chouette, il est temps, une bonne nouvelle ». Puis après je me suis rappelée que ça ne m’impactait pas moi et j’ai essayé de me souvenir de ce que disait la loi ici à ce sujet. Est-ce qu’on est plus en avance ou plus en retard?

Pour beaucoup de choses, c’est le même questionnement: pour lequel de mes pays telle nouvelle s’applique? Les microbilles qui sont interdites dans les produits de beauté? Les contrats qui ne prévoient plus de durée d’engagement minimum, etc.

Toutes ces bonnes nouvelles qu’on entend, qu’on savoure mais qui, tant qu’elles ne se reflètent pas dans deux pays, ne sont que des demis bonnes nouvelles pour moi et pour sans doute de nombreux autres migrants.

Spa Le Nordique

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L’après-midi se termine, il est temps de rentrer!

Quand nous sommes allés passer quelques jours à Québec sans les enfants, nous avions inscrits à notre programme une après-midi détente dans un spa. On avait envie de quelque chose qui ressemble au Balnéa: isolé et entouré par la nature. Après quelques recherches, j’ai réservé au spa Le Nordique qui est situé à Stoneham pour un massage en couple avant de profiter des bains.

Situé à environ 40 minutes de Québec, on apprécie le paysage en arrivant puisque le lieu étant pas mal escarpé, on a une vue plongeante sur la rivière et on oublie très vite toute civilisation. Nous avons eu le droit à un massage très agréable mais il faut vraiment que j’arrête de cocher « thérapeutique – pression moyenne à forte » sur les fiches de renseignement parce que ouille, ça fait mal (mais c’est le but, on s’entend!).

Après ce moment, nous avons fait les circuits d’eau plusieurs fois: chaud au hammam ou sauna, bain glacé froid, puis bain tourbillon (dans les 38°) à différentes places. Pour le bain froid, vous avez l’option d’aller dans la rivière directement (il y a une sorte de petite cage où vous trempez) ou dans le bain nordique. J’ai eu du mal à mettre plus qu’un pied dans la rivière alors qu’on était qu’en octobre et je me suis trempée à mi-corps dans le bain froid pendant que Chéri, lui, préférait sauter l’étape « nordique » de l’expérience « bain nordique », hmmm…

Il y a plusieurs espaces de repos intérieurs mais aussi pas mal de relax/matelas/hammac dispersés à travers le lieu, sur plusieurs niveaux pour se détendre. Par contre, globalement on bénéficie rarement de la vue sur la rivière une fois dans l’espace « spa » puisqu’il y a beaucoup de sapins et que ceux-ci sont très hauts. C’est un peu dommage pour la vue même si on comprend l’intérêt de préserver la nature d’un autre côté.

En résumé, on a apprécié l’endroit même si c’est un un cran en dessous du Balnéa mais faut dire que la barre est haute!