Catégorie : Ô Canada!

On ne dit pas #2

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#2 – Au bureau

Au Québec, on ne dit pas une agrafeuse mais une brocheuse.

On ne dit pas une gomme mais une efface.

On ne dit pas du scotch mais du tape.

On n’annule pas une réunion, on la cancele.

On ne programme pas une réunion, on la cédule.

On n’envoie pas un mail mais un courriel.

On ne va pas au boulot mais à la job.

On ne dit pas un tampon mais une étampe.

Et pour retrouver « On ne dit pas #1 – Sur la route » on clique ici!

Un 14 janvier à Montréal

Le soleil brille, le ciel est dégagé, on a envie d’en profiter pour aller se balader, sortir le chien pour faire une bonne action mais en fait, sitôt la porte ouverte, on se rendra compte qu’il fait -35°… Les poils du nez se durciront jusqu’à geler, les larmes au coin des yeux nous brûlerons, les quelques centimètres carrés de peau qui échappent à l’écharpe et au bonnet seront anesthésiés par le froid, après avoir brûlé… Les pieds pas assez bien protéger nous feront souffrir et refuser de rester immobile plus de quelques secondes sous peine de geler…

Ça se passe aujourd’hui, mercredi 14 janvier, à Montréal.
Et dire qu’il faut que je sorte pour aller faire visiter mon appart à l’autre bout de la ville alors que j’ai la chance de ne pas travailler cette semaine! Pas un jour où je peux rester bien au chaud toute la journée à m’occuper entre bouquins, séries, films, à faire en sorte que mon mal de gorge se soigne enfin. Ils ont bien raison les ours!
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Ma vie chez les Inuits #3

IMG_9439.jpg#3: Déménager en plein hiver….

Fallait bien être une ostie de française pour vouloir déménager un 10 janvier en vivant au Canada alors que tous les baux se terminent comme par hasard le 30 juin!!
Or donc par -20° un samedi matin à 8h30, il a fallu aller à l’autre bout du monde chercher le camion mais comme en plus on s’est trompé de chemin en sortant du métro on a passé 20 minutes dehors pour rien! Suite à cela, on file chez Monsieur pour charger le lit de la chambre d’ami, 2-3 autres bricoles puis on se rend chez moi où nous attend un ami pour nous aider. Sauf qu’il a fallu faire demi-tour car on avait oublié la boîte à outils…

Une fois arrivé, une place à peu près déblayée nous attendait mais il a tout de même fallu pelleter un chemin pour rejoindre mon côté de la rue et mes escaliers. Heureusement l’ami en questionnant avait prévu la pelle, c’est donc tout naturellement lui qui s’y est collé, le pauvre!
Je répétais inlassablement à ces messieurs de faire attention dans les escaliers car même déneigé, le revêtement est extrêmement glissant, je m’en serais voulu qu’ils se blessent! Tout étant chargé et déchargé, on prend la route pour déchargé la camionnette chez Monsieur sauf qu’en fait non, elle est enlisée dans des bancs de neige à l’avant comme à l’arrière!! Un voisin qui déneigeait sa voiture a fini par nous proposer de l’aide et a donc pelleter le véhicule! Il l’a même poussé, nous rejouant la scène des Bronzés font du ski, en se prenant toute la neige noirâtre dans la figure!! Je culpabilisais mais ça nous a permis de nous sortir de là!!

Quand il ne nous reste qu’à décharger les affaires à ma nouvelle adresse, on se retrouve au milieu du balais des déneigeuses, ou plutôt des déneigeuses et des monstres qui aspirent la neige pour la souffler dans les convois de camion! Outre le fait que ce processus est assez captivant pour une française, on s’est retrouvé coincé entre deux rues en train d’être déblayées et enlisé dans un nouveau banc de neige!! Je vous passe le moment où je suis partie en courant chercher une pelle à la maison pour revenir et découvrir que les mecs responsables du déneigement étaient en train de pousser la camionnette, merci bien, mais notre rue ayant un banc de neige en plein milieu, elle était impraticable! Il a donc fallu se garer plus loin et décharger le camion au gré du feu, qui évidemment était rouge à chaque fois que je voulais passer!!

Avec toutes ses péripéties on était en retard pour rendre le camion mais on s’est récompensé en mangeant chez Wendy’s après ça! C’était bien mérité et je peux vous dire qu’on ne m’y reprendra plus à déménager en plein hiver!

En France…

eiffel.jpg En arrivant en France ma première sensation est bien souvent de ne pas me sentir chez moi. Deux jours plus tard, tout me paraît tellement familier que c’est le Canada qui me paraît loin!

En attendant, voici quelques petites réflexions émises ces derniers jours: – Il y a PLEIN de scooters à Paris!
– On apporte une note par table au resto et même pas besoin d’ajouter les taxes et le tip, c’est inclus dans le prix affiché!!
– Toutes les filles sont habillées pareilles, mais toutes.
– Les maisons sont très peu décorées pour Noël.
– Le petit bonhomme vert des piétons est bien vert, alors qu’il est blanc à Montréal.
– Il y a des immeubles de 6-7 étages partout alors qu’au Canada soit ce sont des triplexes soit ce sont des buildings mais très rarement des immeubles de 5-7 étages.
– À quelques jours de Noël, tous les magasins d’une ville de province de 55 000 habitants sont fermés le dimanche à l’exception de quelques supermarchés!
– Mon chien a vieilli et mon chat fait toujours autant de bêtises!
– La France est une jungle, la preuve mon copain a disparu dans son antre…

Ma vie chez les Inuits #2

#2 Pelleter

escaliers.jpg C’est bien beau d’avoir des vêtements pour l’hiver mais il faut encore pouvoir sortir de chez soi pour qu’ils soient utiles. Et quand il vient de tomber 30 cm de neige, sortir de chez soi peut parfois relever de la mission!
Si vous habitez comme moi dans un immeuble à galerie, alors vous serez bonne pour vous enfoncer de plusieurs dizaines de cm dans la neige en essayant de descendre les escaliers si aucun voisin n’a eu la bonne idée de pelleter tard la veille ou tôt le matin…

Parce que cette activité est sensée être communautaire. Non ce n’est pas toujours le voisin du 2338 qui doit s’y coller, mais tous les habitants de l’immeuble, chacun leur tout. Seulement comme aucun tour n’a été défini, je peux vous dire que le mien n’est encore jamais arrivé et que j’entends bien éviter cette corvée au maximum! D’ailleurs je n’ai même pas de pelle!
Cela dit, lorsque j’ai signé mon bail en juillet, mon propriétaire m’avait dit qu’il ne me restait plus qu’à investir dans une pelle! Il avait vu le problème arriver de loin; à l’époque ses drôles de mœurs m’avaient juste fait rire!
Par contre, c’est peut-être dans du sel que je devrais investir car descendre des escaliers recouverts d’une fine couche de neige à laquelle s’est ajoutée du verglas, c’est un coup à passer l’hiver avec des béquilles! Et je ne vous fais pas un dessin mais ces mêmes escaliers en hiver en béquilles, c’est carrément pas possible.

À vos agendas

Comme je n’ai pas envie de trop me fouler, je vais reprendre le message de Marlène pour annoncer la nouvelle soirée blogueuses!
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Rejoignez-nous à la première soirée blogueuses de 2009, le mercredi 7 janvier à 18h plus exactement, qui commencera au Musée des beaux Arts avec l’exposition Warhol Live – La musique et la danse dans l’œuvre d’Andy Warhol puis se continuera dans un resto à définir (sur place probablement) étant donné qu’on sera en plein centre.

Sachez que l’entrée au musée est à moitié prix le mercredi soir à partir de 17h, soit 7.50$ au lieu de 15$.
Seul le resto ou l’expo vous intéresse ? Aucun problème !
Comme d’habitude blogueuses, lectrices et amies sont les bienvenues !

Ma vie chez les Inuits

inuits.jpg L’air de rien, acheter des vêtements d’hiver ici est un vrai casse-tête. Trois facteurs rentrent en ligne de compte : le froid, la neige, la chaleur. Les températures peuvent descendre jusqu’à -25 en ressenti mais il fera plutôt régulièrement -10 alors que tous les bâtiments sont chauffés, voire surchauffés. Quand il fait -15, qu’il y a une vingtaine de cm de neige dehors, vous allez opter pour sortir le moins possible, ce qui en soit est facile grâce à la « ville souterraine ». Il y a plus de 30 km de galeries enterrées à Montréal qui nous permettent d’aller d’un centre commercial à un autre, ou d’un métro à un autre.

Le problème, c’est que si vous avez vêtu des habits adaptés à la neige et au froid, vous allez avoir bien trop chaud à peine arrivé dans le métro… Dans ces cas-là, c’est simple, on élimine une couche de vêtements : écharpes, bonnet, manteau. Quand vous arrivez au travail, vous pouvez enlever une autre couche : gros pull et chaussures. En effet, quasiment tout le monde ici laisse une paire de souliers à son bureau pour ne pas passer la journée avec des grosses bottes fourrées aux pieds. Mais si vous êtes temporaire comme moi, doublée d’une warrior, vous mettez les toutes nouvelles bottes fourrées que vous avez achetées ce week-end sans prévoir des chaussures légères de rechange et vous crevez littéralement de chaud toute la journée!

Ce qui nous ramène au shopping : quoi acheter quand il faut à la fois que ça supporte les -30, que ce soit hermétique et antidérapant et que ça ne nous tienne pas trop chaud dès qu’on met le pied à l’intérieur ou dans le métro??
Je n’ai pas encore trouvé la solution vu que mes toutes nouvelles bottes Roos achetées à 90$ (soldées à 50%!) devraient être chaudes, hermétiques et antidérapantes mais qu’elles tiennent beaucoup trop chaud à l’intérieur! Du coup, je n’ose pas investir dans un manteau! Cela dit le manteau s’enlève plus facilement que des chaussures, d’autant qu’enfiler ou enlever les miennes, c’est un peu comme mettre un slim deux tailles trop basses : il faut tirer dans tous les sens, ça prend 10 minutes, c’est un cauchemar!

Bienvenue dans Ma vie chez les Inuits, épisode 1!

My first Interview!

Yeah! C’est sur un site communautaire pour expatriés (kosmopoli.com) que je ne connaissais pas avant ça… Pour la photo, on ne se moque pas, elle date de 2003!

Vous pouvez lire « l’interview » ici.

Une élection chasse l’autre

NYT2008110420594406C Alors que nos voisins du Sud viennent (enfin) d’élire leur 44e Président (Barack Obama, faut-il le préciser?), qu’on soupe des élections depuis des mois, c’est à présent le gouvernement du Québec qui annonce des élections anticipées!
En sachant que le gouvernement fédéral (soit le Canada) nous a déjà fait le même coup il y a à peine quelques mois (les Canadiens ont voté le 14 octobre), ça commence à faire beaucoup de campagnes électorales tout ça!
Surtout que pour les fédérales le résultat n’a pas amené grand chose, vu que les Conservateurs, menés par Stephen Harper, étaient minoritaires avant le vote et qu’ils le sont toujours après! Autrement dit, des semaines de campagnes pour retrouver quasiment le même schéma politique!

N’ayant pas le droit de vote ici tant que je ne suis pas citoyenne (soit dans 2 ans et demi environ), les élections m’intéressent forcément moins, pourtant c’est le 8 décembre (jour de la fête des Lumières à Lyon) que les québécois vont voter.
Vont-Ils reconduire les libéraux avec Jean Charest à leur tête? L’ADQ va-t-elle enfin s’imposer? Et comme toujours, quelle sera la place de la question de la souveraineté du Québec dans cette campagne alors que la « tempête économique » va sans doute occuper beaucoup des débats…

Allez encore quelques semaines et cette fois on en aura vraiment fini de toutes ces campagnes électorales, on pourra se concentrer sur les vrais sujets de préoccupation: qu’acheter à Noël quand on n’a pas d’argent?!

Non tout n’est pas beau

aeroport.jpg Je l’avoue, je ne suis pas objective pour ce qui est de Montréal, car dès la première année où j’ai posé les pieds ici, j’ai tout de suite accroché avec cette ville, sentant qu’elle me correspondait parfaitement.
Cela étant, il faut être honnête, il y a des points négatifs au fait de vivre ici, ou peut-être d’être expatriée tout simplement..

– Le premier c’est bien sûr le manque. Si le manque de la famille peut se réduire grâce aux mails et au téléphone, le manque de certains aliments lui peut être cruel! En ce moment, outre les Princes, ce sont les petits cakes Rocher au pépites de chocolat noir qui me manquent beaucoup!
Pour la plupart des français, ce sont surtout le vin et le fromage qui posent problème car les prix de ces produits restent encore assez élevés par rapport à nos habitudes. Comptez entre 40 et 60$ le kilo pour un morbier ou un brie de Maux par exemple et 20-25$ pour une bouteille de vin qui coûterait entre 3 et 5 euros en France.
N’aimant ni le vin ni le fromage, je vous avouerais que je le vis très bien. Par contre, et là c’est grave, c’est le rayon yaourt qui est vraiment (mais vraiment) tout riquiqui ici. Oubliez les choix de Danette, de Dany, de Liégeois, de mousse au chocolat (tout ça rentre dans la catégorie yaourt pour moi), ici c’est yaourt aux fruits (avec morceaux, beurk) de quelques marques, yaourts nature ou à la vanille, et basta. Oui, c’est vraiment frustrant!

– Dans les autres poins négatifs, le fait d’être dans un pays immense revient à dire que les distances entre deux villes intéressantes peuvent être très grandes! Une fois que vous êtes allé plusieurs week-ends à Québec, à Ottawa voire à Toronto, il ne reste pas beaucoup de villes rapides d’accès ou alors il faut privilégier la nature et les balades en plein air. Ce qui n’est pas mal non plus, notez bien.

hiver.jpg – Qui dit Canada dit « neige, froid (et bucheron mais ça c’est un mythe) », car oui c’est vrai on se les gèle en hiver! Il fait des températures négatives pendant plusieurs mois, on atteint parfois les -25, -30, surtout si le vent se mêle de la partie. En bon français, on n’est pas habitué à ce traitement et ça se voit vite dans la rue, on est ceux qui marchent deux fois moins vite que les autres et les seules filles à ne pas pouvoir assumer la jupe et les talons alors que les trottoirs sont verglacés! J’abuse à peine!
Cela étant en s’habillant en conséquence, on peut profiter de l’hiver pour faire du patin à glace, du ski de fond ou des raquettes à quelques minutes de chez soi, c’est tout de même pas si désagréable et les -25, -30 ne sont pas tous les jours pendant tout l’hiver non plus, heureusement!

– Pour en revenir à la nourriture, beaucoup de français ont tendance à dire que l’on mange moins bien ici car c’est vrai que beaucoup de menus de restaurants ont « hamburger, poutine, pâtes saucée rosée, ou ailes de poulet » au menu. Cela dit, si l’on accepte de dépenser un peu plus on trouve d’excellentes tables, qui ne sont pas forcément prohibitives non plus par rapport à la qualité.
Ça ne me choque pas personnellement de payer 90$ par personne pour cocktail+mise en bouche, entrée-plat-dessert et bouteille de vin lorsqu’il s’agit de fine cuisine. Dans la même idée, avec Chéri, on va au marché Atwater chaque dimanche et l’on y trouve d’excellentes boucheries/charcuteries avec des rillettes, du bon saucisson, des pommes dauphines, etc. Donc, une fois de plus, si l’on ne se contente pas de ce qu’on trouve au supermarché du coin, il y a de quoi manger tout aussi bien qu’en France.

– D’autre part, vivre à l’étranger c’est se condamner à être loin de sa famille ou de ses amis lorsqu’il se passe un événement important. Bien sûr on peut faire un saut en France pour un mariage ou une naissance, mais vous ne verrez pas grandir votre neveu ou le premier bébé de votre meilleure amie comme si vous habitiez dans les environs.
À l’inverse si vous faites un enfant ici, votre famille ne sera pas à proximité pour assister à votre grossesse ou aux premiers pas de votre petit.
Ce sont bien sûr des choses difficiles à concilier mais il est toujours question de balance: tant que vous trouvez plus de bonheur à vivre loin des vôtres mais dans un environnement exaltant alors vous savez que cela passe par des concessions.

– Autre pays, autres mœurs, il n’est pas facile de se faire des amis en vivant au Canada. Les gens y sont très accueillants, très agréables mais pour aller au-delà de ce contact, il faudra parfois beaucoup de temps et d’effort. Quelqu’un avec qui vous vous entendez bien, vous dira peut-être « faut qu’on s’appelle, qu’on se fasse une soirée » mais ne vous appellera pas. Ce sera à vous de le relancer, plusieurs fois peut-être car vous vous n’avez pas beaucoup d’amis mais beaucoup de temps libre, alors que vraisemblablement, lui a déjà un réseau bien complet ici. C’est normal dans un sens mais cela peut être frustrant, c’est d’ailleurs comme cela que vous vous retrouvez à être ami avec de nombreux français alors même que vous vivez dans un pays étranger…

– J’allais oublier un autre point, qui me concerne pas mal en plus, l’emploi! En France, vous avez peut-être une expérience professionnelle reconnue, un réseau pour vous permettre de rechercher un emploi plus sereinement le cas échéant mais ici, que nenni!
Sans réseau adéquat, vous n’avez pas accès au 3/4 des emplois qui sont vacants, surtout pour des métiers liés à la culture comme moi. Du coup, vous postulez aux rares offres qui se présentent mais lorsque l’on ne manquera pas de vous demander vos références, elles seront uniquement françaises. Et comme la plupart des emplois demandent un niveau d’anglais équivalent à « parfaitement bilingue » vous risquez également de rencontrer des difficultés de ce côté-là!
Rassurez-vous si vous voulez un petit job, que ce soit dans la vente, la restauration ou les centres d’appel, vous n’aurez pas trop de mal à trouver en principe.

– Liées à l’emploi, ce sont les vacances! Dites adieu aux 5 semaines de congés payés, au Canada ce sont 2 semaines, bien que cela soit négociable. Avec un peu de chance vous atteindrez les 4 mais plus vraisemblablement les 3, en sachant qu’avec l’ancienneté vous gagnerez une semaine de plus. C’est sûr, ce n’est pas beaucoup mais au moins les heures supplémentaires sont plus rares qu’en France et sortir à 17h du travail, vous laisse beaucoup de temps pour faire des activités dans la semaine…

J’oublie certainement d’autres choses, bien que ce petit inventaire me paraisse déjà bien long! Heureusement tous ces inconvénients ne restent pas en tête à longueur de temps, sinon il serait vraiment difficile de rester ici!
Au quotidien, on a des petits malheurs, des grands bonheurs comme on en aurait dans n’importe quel autre endroit et Montréal, quelle que soit la saison, est une ville trop agréable à vivre pour s’en priver.