monde

presseEn tant qu’expatrié, ou immigré ou émigré, parce que selon d’où on se place, on ne “s’appelle” pas pareil, on aura probablement toute notre vie les fesses entre deux chaises. On aime la France mais on l’a quittée. On aime le Québec mais des choses (ou plutôt des personnes) nous manquent.

On suit les actualités françaises mais aussi celles de notre « nouveau » chez nous. Sauf qu’au bout de plusieurs années, tout se mêle. On entend parler de Untel et on se demande : c’est-tu un politicien? Un politicien français ou canadien? Et si c’est canadien, au niveau fédéral ou provincial? Et pour quel parti politique?! Autant vous dire, que beaucoup d’infos sont mêlées dans ma tête.

Il y a quelques mois je lisais une news française sur la ministre de l’écologie qui tapait du poing devant l’industrie agroalimentaire pour que le gaspillage alimentaire cesse. Je me disais « chouette, il est temps, une bonne nouvelle ». Puis après je me suis rappelée que ça ne m’impactait pas moi et j’ai essayé de me souvenir de ce que disait la loi ici à ce sujet. Est-ce qu’on est plus en avance ou plus en retard?

Pour beaucoup de choses, c’est le même questionnement: pour lequel de mes pays telle nouvelle s’applique? Les microbilles qui sont interdites dans les produits de beauté? Les contrats qui ne prévoient plus de durée d’engagement minimum, etc.

Toutes ces bonnes nouvelles qu’on entend, qu’on savoure mais qui, tant qu’elles ne se reflètent pas dans deux pays, ne sont que des demis bonnes nouvelles pour moi et pour sans doute de nombreux autres migrants.

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