Catégorie : Ô Canada!

La température monte!

temp.jpg Au sens propre! Il devrait faire 41° en température ressentie ce week-end à Montréal!
Au cas où vous vous poseriez la question, ici on parle beaucoup en terme de température ressentie que ce soit en été ou en hiver.
En hiver, c’est le facteur éolien – vent – qui fait descendre les températures alors qu’en été c’est le facteur humidex (humidité) qui fait monter les températures. Donc quelle que soit la saison, si votre thermomètre annonce -10 ou 25, il suffit qu’un des deux facteurs rentre en ligne de compte et hop vous pouvez passer à -20 comme à 35 en ressenti!
C’est pourquoi MétéoMédia (l’équivalent de MétéoFrance) fait partie des incontournables vérifications chaque matin!

Mais ce week-end, ce qui va aussi faire monter la température, c’est le grand prix de F1 qui se déroule dans la ville, enfin sur l’île St Hélène pour être précise.
Pendant 4 jours, les voitures les plus chères au monde vont se pavaner dans les rues, d’ailleurs Peel et Crescent sont déjà fermées pour le défilé de Ferrari et autres Porsche, sans oublier les concours de Jacky et les pitounes (jolie fille souvent court vêtue) pour animer le tout!

Bref ce week-end ça va être testostérone, gros moteur, frime et mini-jupe! Enfin pour les autres, moi je vais peinturer! IMG_6408.jpg
Ceci est bien le coffre d’une voiture, je n’ai toujours pas compris l’utilité mais c’était il y a deux ans à la même époque!

Do you speak français?

Le Québec c’est comme le village d’Asterix, on y tente tant bien que mal de résister à l’envahisseur, sauf qu’il n’est pas romain mais anglais. Le Québec, c’est une province canadienne perdue au milieu d’un pays, et plus généralement d’un continent, où l’on parle anglais ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes…

Du coup, en 1977 on a mis en place la Loi 101 (la Charte de la langue française) qui définit le français comme langue officielle de la province et qui impose le français comme langue prédominante pour l’affichage commercial.

C’est ainsi que sur les vitrines des magasins vous trouverez « Coiffeur » et en plus petit « Hair dresser » par exemple. Les titres de films eux sont tous traduits et vous pourrez voir Clanches (Speed), Danse Lascive (Dirty Dancing), Sexe à New-York (Sex and The City), ou encore Brillantine (Grease).
Mais on traduit également des mots du langage courant tels courriel pour mail, balado pour podacst, croustilles pour chips ou encore hambourgeois pour hamburger…

Ça surprend au début puis on s’y fait, par contre il n’est pas rare, en tant que français, de se voir dire qu’on utilise plein d’anglicismes chez nous avec « shopping, parking, week-end » comme exemple. C’est à ce moment que revient l’éternelle querelle car oui on utilise des anglicismes mais qui sont passés depuis longtemps dans le langage courant et dans le dictionnaire alors que les québécois ont tendance à « switcher » au milieu de leur phrase en anglais. Ainsi, vous checkerez vos courriels, vous ferez réparer le bumper de votre char, vous cancellerez une réunion ou anyway, vous passerez à autre chose…

En vivant au Québec, vous apprendrez donc à dire « fin de semaine » pour week-end mais si vous écoutez la télé américaine ou que vous travaillez avec des collègues anglophones, vous finirez par franciser certains termes anglais.
C’est ainsi qu’au cours de la semaine dernière j’ai été tentée de moover de place au restaurant (à cause de la pluie), d‘argueer avec des amis ou de catcher les news!

Sans la potion magique de Panoramix, pas toujours facile de résister à l’envahisseur, surtout quand celui-ci représente 330 000 000 de personnes
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Petit florilège lexical immobilier

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Si d’aventure vous cherchez un appartement à Montréal, vous serez confronté à un problème technique, qui n’est pas la hausse des prix de l’immobilier mais le jargon spécifique au Québec et à Montréal en particulier!

Ainsi, on compte en nombre de pièces la taille d’un appartement, sachant que la salle de bain vaut pour demi. Donc dans un 3 1/2 vous aurez un salon, une chambre, une cuisine et une salle de bain mais dans un 2 1/2 par exemple vous pourrez avoir un salon-chambre et une cuisine, ou une cuisine-salon et une chambre fermée…

Vous pouvez aussi trouver des pièces double, ça c’est le piège. Une pièce double est une grande pièce qui fut fermée dans le temps et ouverte maintenant (voire fermer avec des portes transparentes par exemple) mais du coup certains propriétaires les comptent comme 2 pièces et d’autres pas.
Ainsi s’il y a une pièce double dans un 3 1/2, vous avez toutes les chances pour que le propriétaire ait jugé que ça serait parfait pour faire un salon et une chambre, tant pis s’il n’y a pas de vraie cloison entre les deux!
Si dans une annonce vous voyez premier étage, dites-vous bien que c’est rez-de-chaussée ici, ce qui explique qu’il n’y a pas de « 1 » dans les ascenseurs en général et donc quand vous êtes au premier vous êtes en fait au deuxième… Vous me suivez??

Après vous risquez d’être confronté à de drôles d’abréviations, du type « NDG, CDN, HOMA, RDP », qui en fait renvoient toutes à des quartiers ou des villes avoisinantes de Montréal: Notre Dame de Grâce, Côte des Neiges, Hochelaga-Maisonneuve, Rivière des Prairies… Et c’est dans ces cas-là qu’il faut faire attention aux distances parce que le « 15 minutes du centre-ville » ça peut être à bord de la Batmobile mais pas forcément du bus de la ville!

Par moments on vous dira que le logement est chauffé, éclairé et que le poêle et le frigo sont inclus (le poêle étant l’équivalent de notre cuisinière, en 2 fois plus gros). Avec un peu de chance, vous tomberez sur un appartement rénové avec « plancher de bois franc et céramique« . Donc le plancher de bois franc c’est du parquet et les céramiques c’est la faïence dans la salle de bain ou la cuisine.

Parfois vous verrez que certaines personnes mettent des annonces mais ne savent pas écrire le nom du quartier du logement correctement! Ainsi pour « Ahuntsic », nom imprononçable je vous l’accorde, je l’ai vu écrire de 10 manières différentes au moins!

Enfin on peut difficilement parler de logement sans évoquer la coutume du 1er juillet qui veut que beaucoup de gens déménagent en même temps, tout simplement parce qu’un bail classique débute souvent à cette date-là!
Évidemment ce n’est pas le cas pour tout le monde mais c’est vrai que beaucoup d’apparts se libèrent ce jour et comme le 1er juillet est férié, les gens sautent 2 mois à l’avance sur le camion de location pour organiser le grand départ.
Ça c’est sur le papier, vous imaginez si vraiment tout le monde déménageait le 1er juillet, il suffirait d’une personne qui libère son appart le 2 pour que toute la ville soit décalée! Ça serait rigolo!

It’s a done deal!

Et oui, cette fois c’est fait, c’est sûr, plus de changement d’avis, j’ai signé un bail pour un appartement!

Dans les points positifs, c’est un grand 3 1/2 avec beaucoup de cachet (dont un mur en brique), il est au 3e et dernier étage d’un triplex, dans un triplex donc et non un immeuble et il n’a aucun vis-à-vis! D’un côté un petit parc (Préfontaine pour ceux qui connaissent) et de l’autre un parking avec au loin vu sur la ville. Ça tombe bien parce qu’il y a un grand balcon ou plutôt une petite terrasse, qui ne demande qu’à accueillir un barbecue et un set de jardin!

Les points négatifs c’est que ce n’est pas sur le Plateau, qu’il n’y a pas grand chose dans le quartier et que la voisine d’à côté semble être pointilleuse sur le bruit… À part ça rien à dire, il est vraiment chouette, à même pas 2 minutes du métro ce qui sera parfait en hiver!

Il ne me reste plus qu’à trouver un travail, histoire de pouvoir mettre des meubles dans ce super appart!

Soirée blogueuses, cocktails et chocolat

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Vendredi soir avait lieu la 2e soirée blogueuses montréalaises et la 1ère à laquelle je participais. Rendez-vous était pris devant le Musée d’Art contemporain pour une nocturne et quelques cocktails. En toute logique on a commencé par les cocktails et fini par l’expo, histoire de bien saisir le concept contemporain!

Les cocktails, servis par des faux Tom Cruise dans le film du même nom, étaient plutôt réussis (surtout le Nocturne) et pas chers (5.50$), ce qui nous a permis d’apprécier avec humour le concert donné à 19h. Le groupe est arrivé avec des cagoules à pompons sur la scène pendant que des personnes déguisées, ou recouvertes de masque de papier maché déambulaient dans le public. Évidemment il a fallu qu’il passe juste devant moi du coup je me reculais sans cesse, effrayée à l’idée d’être prise à parti, comme le mec devant qui s’est vu infligé une drôle de danse…

Devant une telle performance on n’est pas restées très longtemps, on a préféré refaire un tour par la case cocktail, histoire de papoter un peu avant d’attaquer l’expo.

L’expo en elle-même n’était pas passionnante, tout le problème de l’Art contemporain, ça peut être super comme très ennuyeux mais là il y avait un truc vraiment très drôle… Une salle, type karaoké à la japonaise (donc un espace confiné) était mise en place, avec télé, vieilles chansons (parfois asiatiques) en fond sonore et paroles (mais sans la petite barre qui montre où en est la musique) qui défilaient. Il y a avait un groupe de jeunes à l’intérieur quand on est arrivé et c’était à mourir de rire car tout le monde se prenaient au jeu et chantaient! Même Céline s’est essayée sur une chanson asiatique à un moment, c’était très drôle!

juliette.jpg Comme tout ça nous a pas mal creusé… on s’est ensuite diriger vers Juliette et chocolat et on s’est armé de patience pour avoir une table, car même à 22h c’est toujours blindé! On a hésité à partir mais la bonne odeur de chocolat nous a retenu et on a franchement bien fait! On s’est régalé avec d’excellentes galettes bien copieuses et au moment du dessert, plus un bruit! Tout le monde savourait son choix, du rocher praliné au fondant au chocolat avec caramel au beurre salé et brownie au chocolat blanc, on était conquises. Et quand je dis on je parle de Val, Anne, Marlène, Céline et moi.

Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour la 3e soirée blogueuses, placée sous le thème – très prometteur – de blog & the City…

Vous immigrez aujourd’hui?

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C’est la question que m’ont posée plusieurs agents de l’immigration lundi à mon arrivée à Montréal… Avant cela il a fallu quitter la famille à Lyon, attendre l’avion qui avait une demi-heure de retard, attendre 4h30 à Londres puis enfin arriver au bout du voyage, au Canada.

Une fois descendue de l’avion, je passe la douane, je sors mes documents à l’agent qui me demande si « j’immigre aujourd’hui » et comme la réponse est oui, je suis envoyée à la case Immigration où l’on me pose la même question. Je signe quelques documents, donne l’adresse de Marlène pour recevoir ma carte de Résidente Permanente dans quelques semaines et récupère ma confirmation de RP, ce qui me vaut le droit d’aller à la case Immigration Québec! Là on me donne un rendez-vous dans la semaine avec un agent pour une séance d’information, on me remet des documents pour pouvoir m’affilier à la RAMQ (sécu québécoise), un beau livret avec tout plein d’informations (que je n’ai pas encore ouvert mais en même temps ce n’est pas comme si je ne connaissais pas le pays) et enfin on me dit « Bienvenue au Québec, bonne chance! » Gloups!

Sur ce, je file récupérer mes valises et pense enfin pouvoir me diriger vers la sortie (il était plus de 2h du mat en France) mais c’était sans compter le dernier contrôle qui en voyant que « j’immigre aujourd’hui » m’envoie aux bureaux des bagages (ça a sans doute un autre nom mais je ne le connais pas). J’ai eu peur un moment qu’ils veuillent ouvrir mes valises qui étaient bien pleines mais en fait non, là encore je signe un document, on me demande quelle est la valeur de ce que j’emmène (euh?? 2000$?!) et enfin cette fois j’en ai fini avec l’aéroport!

En me dirigeant vers les taxis, je me suis souvenue de la dernière fois que je suis arrivée à Montréal… C’était en janvier 2007, je revenais de Vancouver et Aurélie, une copine qui venait me chercher, était introuvable! Après un bon moment on a fini par se rejoindre, la demoiselle s’était trompée d’étage si je me souviens bien! Ah la la, c’était le bon vieux temps, l’époque où je n’étais que pvtiste alors que cette fois je suis immigrante à part entière. D’ailleurs à la séance d’information qui a eu lieu aujourd’hui, le monsieur à la fin nous a dit « au nom de tous les québécois je vous remercie d’avoir choisi le Québec« ! J’en avais presque les larmes aux yeux!

Entre deux

diapo_montreal.jpg Voilà, à l’heure où vous lirez ce post je serais dans un avion quelque part au-dessus de l’Atlantique!
Enfin, plus vraisemblablement, je serais à Londres en train d’attendre mon vol pour Montréal car j’ai 5 heures d’attente là-bas! C’est toujours chiant de se lever tôt pour aller à l’aéroport (de Lyon) et en fin d’après-midi d’être toujours en Europe! Mais bon, grâce à la magie du décalage horaire, à 19h45 heure locale, je serais au Québec…

Là tout de suite, c’est un mélange d’appréhension pour les au-revoirs à l’aéroport avec les parents et un petit pincement au cœur en pensant à tout ce qui pourrait arriver, et notamment pendant le vol!
Parce qu’autant j’aime l’avion, autant à chaque fois j’ai bien conscience qu’il pourrait se passer un truc grave… Passons.

Lorsque je faisais mes bagages, je me demandais par moment ce que j’étais en train de faire et où j’allais. C’est pas faute pourtant d’attendre ce jour depuis des mois mais c’est peut-être ça le problème, il se passe tellement de temps entre les démarches pour le visa et le départ que toutes les angoisses ont eu le temps de faire des petits!

En même temps, je vais être hébergée chez des amis en arrivant et je sais déjà que j’adore Montréal, donc il n’y a pas de souci à se faire mais j’ai du mal à me dire que cette fois je n’aurais plus d’excuse pour ne pas chercher (et trouver) un vrai job dans l’édition, avoir des responsabilités, etc. Et puis, je sais pas, je n’arrive plus à visualiser la ville, la vie que je pourrais avoir là-bas, tout est flou, en pause dans ma tête ces jours-ci, même si je n’ai aucun doute quant à ma décision de partir. C’est juste que j’aimerais que ce soit passé. Et à l’heure où vous me lirez ça sera quasiment le cas.

Bonne journée à tous, la prochaine fois que vous me lirez, ça sera en direct de Montréal!

J-15

IMG_6647.jpgPurée de chez purée, dans deux semaines je serais entre deux continents, deux pays, deux vies! Pfiou! Même si ce n’est pas la première fois que je pars vivre au Canada, chaque départ amène sa nouvelle dose d’interrogations et d’angoisse mais aussi d’excitation et d’impatience.

Mais un des problèmes dans le fait d’être la personne qui part c’est que plus le départ approche plus votre entourage est triste alors que vous, vous êtes fébrile, voire heureuse… Forcément, vous avez un peu l’air sans cœur, déjà de partir sans « raison apparente » mais en plus de laisser tout le monde malheureux et ça, ce n’est pas tous les jours faciles.

Mais cette fois, c’est la première depuis des années que je vais faire mes bagages sans deadline au bout. Pas de retour dans 9 mois à la fin de ma maîtrise, ni dans 1 an à la fin de mon PVT, pas de départ à Vancouver au bout de 3 mois, ni de retour à Montréal 5 mois plus tard, non un départ, simple et unique sans vraie date de retour et c’est ce qui me fait le plus plaisir…

Je ne compte pas pour autant passer ma vie au Canada, l’idée pour l’instant c’est d’y rester suffisamment longtemps pour obtenir la double nationalité et être ainsi débarrassée définitivement des questions de visas. Mais le fait de ne pas avoir de date de retour me permet pour la première fois depuis longtemps d’envisager de me poser pour une longue durée quelque part. Je compte bien trouver un appart à mon goût et le meubler et le décorer comme il faut, sans me dire à chaque achat « ah oui mais quand je vais repartir… ». Non, là l’idée c’est de s’installer vraiment, de ne rien laisser dans les valises et d’être chez moi pour les prochaines années à Montréal.

Je dis ça maintenant mais quand vont commencer les galères pour trouver un « vrai » travail, je risque de déchanter… Quoiqu’il en soit il ne me reste que 15 jours en France et ça va passer super vite, d’autant que j’ai évidemment des dizaines de choses à faire d’ici là!

Immigrer au Québec, mode d’emploi


Il y a 5 ans et demi je suis allée à Montréal pour une année d’échange entre Lyon 3 et l’Uqam, le temps de ma maîtrise. Dans l’absolu, j’aurais préféré être à New-York mais ma fac ne proposait pas cette ville et de toute façon pour une maîtrise de lettres, il me semblait un peu risqué de suivre tous mes cours en anglais. C’est donc ainsi que j’ai fait la connaissance de Montréal et par la suite je n’ai eu de cesse d’y revenir.

Tout d’abord en PVT (Programme Vacances Travail) pendant un an.
Partie pour m’installer à Montréal et essayer de me faire un réseau dans ma branche, au bout de 3 mois, j’ai décidé de traverser le pays (en bus) pour découvrir Vancouver. C’était bien, c’était beau mais rien ne valait Montréal donc, au bout de 5 mois, demi-tour (en avion cette fois).

Puis un jour je me suis enfin lancée et j’ai décidé d’immigrer vraiment, c’est-à-dire de demander un visa de Résidence Permanente (RP). Sauf que prendre la décision c’est une chose mais obtenir le visa ç’en est une autre!

Le Québec est la seule province canadienne à choisir ses immigrants elle-même, il faut donc d’abord demander un Certificat de Sélection du Québec (CSQ) pour ensuite pouvoir demander au Canada Fédéral de vous accueillir. Autrement dit du temps et de l’argent en plus mais l’avantage c’est qu’en tant que français on marque des points et on a toutes les chances d’être accepté.

J’ai donc lancé ma demande de CSQ en avril 2007 et obtenu cette première étape le 19 juillet suite à quoi j’ai déposé le 24 août ma demande de RP en tant que telle, auprès de l’ambassade du Canada à Paris. Après plus de 3 mois et demi d’attente ils m’ont envoyé un accusé de réception comme quoi mon dossier venait d’être ouvert et 2 mois plus tard, les instructions pour passer la visite médicale.

Examen médical, prise de sang pour dépistages divers et variés, analyse d’urine, radio des poumons, et près de 150 euros en moins plus tard, j’avais franchi la dernière étape dans le parcours du combattant de l’immigrant. Restait plus qu’à attendre des nouvelles de l’ambassade pour savoir si, enfin, j’étais acceptée.

Ayant mis l’adresse de mes parents comme lieu de résidence, je ne pouvais pas aller frénétiquement chaque jour à la boîte aux lettres pour voir si une enveloppe à mon nom m’attendait, ce qui n’est peut-être pas plus mal. Samedi matin, 15 jours après ma visite médicale, mes parents m’appellent pour me dire que j’ai reçu la « Brune » c’est-à-dire la lettre m’informant que mon visa est prêt à être émis!!

Après près de 11 mois d’attente (et 1100 euros de procédure), cette fois c’est la fin, je vais devenir Résidente Permanente du Canada! Il ne me reste plus qu’à aller faire apposer le visa dans mon passeport et ensuite je suis libre de partir quand bon me semble! Et début avril, après mon anniversaire, me paraît une bonne idée…