Il y a des choses dans le langage québécois qui me choquent toujours un peu, c’est l’usage de certains mots qui font parti du vocabulaire « vulgaire » pour les français dans les pubs.

La première qui m’a fait tiltée, c’est la campagne d’IGA (un équivalent de Carrefour) qui parle de « bouffe ». Je sais bien que ce mot n’est pas vulgaire en tant que tel, mais ça fait quand même partie de ces mots pas très jolis qu’on n’utilise entre pote mais pas avec son patron par exemple. Ici, oui.
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Dans le même ordre d’idée, j’ai découvert cette semaine la campagne pour la BMO (une banque) qui utilise le mot « fric ». Là encore, pas de gros mot, juste un mot un peu trop courant pour être utilisé par une institution à mon goût…
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10 commentaires le Pub d’ici et vocabulaire

  1. Oui je me suis souvent fait la même remarque, j’ai déjà entendu/lu « bouquin » aussi dans un contexte où ça m’avait « choquée », et je ne sais plus quelles autres expressions familières…

  2. J’ai eu la même réaction que toi avec la « bouffe ». Il me semble qu’il y a d’autres termes qui m’avaient fait tiquer, mais je ne m’en souviens plus… Aussi, dans un autre registre, j’étais étonnée d’entendre mes amies dire très simplement « baiser » pour dire « faire l’amour », sans vouloir paraître vulgaire du tout.

  3. L’histoire de la pub au Québec montre que la publicité à souvent fait appelle au côté populaire. C’était une façon de s’identifier en tant que québécois. Par opposition aux publicités simplement traduites de l’anglais, qui avaient pour cible un public anglophone, avec des référents et un humour qui leur est propre. La publicité proprement québécoise est venue assez tard.

    En ce qui concerne des mots comme « bouffe » ou « fric » cela a un petit côté « exotique ». Ce ne sont pas à l’origine des mots employés couramment ici, mais plutôt des emprunts aux Français. Donc pour vous il s’agit peut être d’un langage trop courant, ici ce n’est pas perçu comme tel.

    C’est un peu comme l’emploi du mot soulier. Ici on dit limite plus souliers que chaussures. En France on m’a souvent dit que je sonnais comme une personne de 60 ans de plus… Soulier détonne en France alors qu’ici c’est parfaitement banal. Même chose pour certains prénoms (Geneviève, Josiane, Anick vs Laure, Bérénice, Pauline).

    Ceci étant dit, si les pubs t’ont fait tilter, peu importe la raison, alors les publicitaires ont tenu leur pari, et c’est bien tout ce qu’il leur importe!

    ps: dsl pour le pavé!

  4. Marlène: ah ça me rassure, j’avais l’impression que c’était moi qui était coincée! 😉

    Véronique: il y a d’autres choses qui me font réagir mais je n’arrive pas à m’en souvenir! :-/

    MiniMin: non, ou alors vraiment détourné et c’est volontairement familier.

    Petite Fleur: c’est intéressant d’en apprendre plus! Et oui pour soulier, c’est un vieux mot en France… 🙂

  5. Ici (Paris) c’est plutôt les anglicisme incongrus qui me dérangent dans les pubs.

    Mais c’est vrai que quand j’y pense chez nous (Montréal) les pubs sont plus familières, peut-être parce que ça fait partie de nos coutumes LOL

  6. il y a aussi les mecs, comme dans le groupe d’humoristes Quebecois les mecs comiques, pour l’oreille d’un Français il y a quelque chose qui cloche dans cette expression peut etre l’association d’un mot d’argot avec un mot courant, je ne sais pas. pour un Quebecois ça semble tout à fait normal. On dit aussi beaucoup dégeulasse meme dans les journaux serieux pour parler d’un mauvais restaurant par exemple, je pense qu’on ne trouverait pas ce mot dans un journal Français.Ce n’est pas une question d’etre coinçé, c’est juste qu’il y a des choses qu’on fait ou qu’on ne fait pas. question culturelle difficile à expliquer.

  7. À chaque fois que je vois la pub pour IGA (vive la bouffe!), je pense à l’émission de Jean-Pierre Coffe sur France Inter: Ça se bouffe pas, ça se mange. JP Coffe ferait une crise en voyant les enseignes d’IGA…

  8. Cynthia: je suis tout à fait d’accord avec toi pour tous les anglicismes des médias, c’est quelque chose qui m’énervait beaucoup! :-C

    Patrick: mec ne me dérange pas tant, mais dégueulasse par contre, c’est pareil, c’est déplacé pour moi! 🙂

    Marionette: en même temps j’ai la même réaction que lui, c’est vrai on ne « bouffe » pas, on « mange » ou alors on va au fast-food! LOL

  9. La vocation de ces messages sont JUSTEMENT de « choquer » par la connotation très (trop) familière du vocabulaire, voire de l’argot.

    Le fait est qu’ils ont atteint leur objectif puisqu’ils ont retenu votre attention. C’est aussi ça, la pub.

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