Catégorie : C’est mieux en le disant

Avoir un bébé?

bebe.jpg Quand j’apprends qu’une amie ou connaissance éloignée est enceinte, je suis ravie pour elle et je pense à ce jour où moi aussi j’attendrais un enfant…

Pourtant je suis partagée sur la question des bébés. D’un côté j’ai très envie de vivre cette expérience et j’aimerais me voir enceinte rapidement mais d’un autre l’idée de voir ma vie chambouler, de ne plus faire des nuits de 9h sans dérangement (quoi qu’avec Tartine, ce n’est déjà pas simple) me fait redouter ce changement.
C’est sûr qu’un bébé c’est adorable, mignon, ça change la vie mais justement il y a des changements que je n’ai pas très envie de connaître!

En fait, je voudrais un bébé le jour où je n’aurais plus à travailler. Parce que quand on voit les stars qui se baladent tranquillement avec leur gros ventre ou leur progéniture, ça a l’air bien agréable mais quand il faut aller travailler en plein mois d’août par 40°, qu’il faut prendre le métro et qu’on est à X mois de grossesse, ben c’est moins glamour et nos traits sont beaucoup plus tirés que les leurs! Pareil, quand on n’a pas de nounou pour veiller sur lui alors que nous-mêmes on aurait bien besoin de dormir quelques heures ou de prendre du temps pour soi, bah ça change la perspective!
Alors un bébé oui, mais quand je serais riche et célèbre! Ou juste riche!

Sa famille

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«Sinon figure toi que mes touristes sont vraiment super sympa et qu’on rigole bien!»
Ceci est à peu de choses près ce que j’ai écrit à une copine aujourd’hui car entre nous on appelle les amis/la famille qui viennent nous rendre visite «nos touristes», terme un peu péjoratif mais on est parfois tanné de faire auberge de jeunesse, compagnie de taxi, laverie ou encore restaurant pour certains visiteurs. Il faut dire que tous ne savent pas se tenir…

Dans le genre on héberge plusieurs semaines des amis plus ou moins lointains qui n’ont pas la décence de partager les tâches ménagères ou encore d’offrir une bouteille de vin ou un restaurant, il y en a un certain nombre qui se pose là…

C’est pour ça que j’appréhendais un peu le débarquement de la belle-famille, parce qu’à 4 personnes, ils auraient vite pu être un peu pénibles ou énervants s’ils faisaient parti de la catégorie sus-mentionnée!

Heureusement il n’en est rien et au contraire ils sont plutôt, voire vraiment, très sympa et serviables! Du coup, passer le week-end avec eux est un vrai plaisir et même les soirées après une journée de travail harassante ne paraissent plus si difficiles!

On est tous devenus accros à certains jeux Wii, dont le classique Trivial Poursuit, qui nous fait parfois pousser de grand cri devant l’injustice des questions!
J’ai trouvé une alliée en ma belle-sœur pour convaincre Chéri que oui se marier, qui plus est avec tout le cérémonial, est vital! Le beau frère est un pro mariage aussi, donc me voilà rassurée!
Quant à son « petit » frère de 14 ans, c’est sûrement le moins rebelle et mieux élevé des enfants de son âge : on lui dit de mettre la table, il le fait sans ronchonner, il prend même des initiatives! C’est mes parents qui vont être jaloux, car j’étais loin d’être comme ça à son âge!
Enfin un petit mot sur son père, qui est une crème et qui a plus le statut d’ami que de patriarche au sein de cette famille.

Bref, tous sont vraiment chouettes et je retire toutes les mauvaises pensées que j’ai pu avoir avant de les rencontrer, notamment sur sa sœur qui me paraissait être du genre chieuse!

Que dire?

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Le mariage était absolument magnifique! Beaucoup d’émotion, de larmes retenus à grande peine, de merveilleux souvenirs, notamment le fait d’avoir vu mon père procéder à un mariage pour la première fois grâce à une délégation du maire… sans compter la mariée, sublime!

On s’est couché vers 6h45, pour se faire réveiller par le téléphone à 10h puis réveil final à 12h pour remettre ça! La journée de dimanche a été très dur et un petit saut dans la piscine vers 16h30 était bien mérité!

Le seul point noir c’est que les vacances touchent à leur fin car lundi je vais à Paris, mardi je prends l’avion pour Montréal et mercredi il sera temps de retourner travailler! 🙁
Au moins j’aurais eu une dizaine de jours ensoleillés cette année car d’après ce que j’ai pu voir l’été n’a toujours pas commencé à Montréal!

J’aime pas

coeur_brise.jpg Je n’aime pas les insectes qui piquent, les chemins boueux, les trottoirs glissants, les parapluies qui se retournent, les viandes trop cuites, les douleurs, les nuits trop chaudes, le rouge au joue, les salles de cinéma trop climatisées, les horaires imposés, les nuits trop courtes, les gens qui s’énervent facilement, ceux qui ne s’énervent jamais, l’impatience, le bruit, les vêtements trop serrés, avoir le nez qui coule, acheter des chaussures, les critiques, boire de l’eau pas fraîche, me priver, Tartine hargneuse, le décalage horaire, avoir mal à la nuque, m’inquiéter, la vieillesse, les moustiques, l’épilation, Internet en panne, les rayons yaourts québécois, les voitures.

J’aime

livre.jpg J’aime l’odeur de l’herbe fraîchement coupée, la balançoire au fond du jardin, les saules pleureur, marcher pieds nus dans l’herbe, être seule au bord de la piscine, apercevoir Chipie au hasard d’un regard, manger dehors, manger de vrais pizzas, contempler la pluie par la fenêtre un dimanche d’automne où on a le temps de ne rien faire, faire une bataille de boules de neige, être bronzée sans marque de bronzage, avoir confiance, retrouver de vieilles habitudes, découvrir de nouvelles villes, de nouveaux pays, faire un brunch copieux, manger quelque chose qui allie le chocolat et la banane, que la maison soit propre, que Chéri m’aime, les vrais chocolat chaud, les oranges pressées, les réunions familiales, les paris absurdes, le Nutella, les références communes, les blagues qui ne se partagent pas avec tout le monde, leurs habitudes, dormir tard, rire, les papillons blancs, les jeux d’enfant, la liberté, les dîners élaborés, les massages, les melons, la luminosité, les séries US, les tomates d’un vrai jardin, les cerisiers en fleurs, les livres, prendre un long bain chaud, les guirlandes électriques, Noël, les cookies de Félix & Norton, être bien entourée, mon blog.

Demain les J’aime pas…

À quoi bon?

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Est-ce que vous avez la moindre idée du temps que ce blog me prend? Pas tant la rédaction des articles, car s’ils ne demandent pas de recherche, de lien ou de vidéo en particulier c’est relativement rapide, mais en temps passer à penser à ces mêmes articles?

Le soir alors que Chéri dort déjà (faut dire qu’il s’endort à peine couché), je me rappelle de tel détail de la journée que j’aimerais raconter, ou de telle remarque qui me donne une idée et ensuite j’essaie de trouver un mot clé pour être sûr de m’en rappeler le lendemain!

Dans la journée, c’est à peu près la même chose, sauf que pour limiter le temps passer devant l’écran à la maison le soir, j’essaie d’écrire mes articles au travail, ce qui n’est pas toujours très discret, ni forcément possible quand la charge de travail est importante!

Et puis après il faut répondre aux commentaires (en même temps comme plus personne ne m’aime, ça va vite), trouver et insérer les illustrations pour l’article du lendemain, le programmer, gribouiller quelques brouillons qui me reviennent en mémoire à ce moment-là, parfois insérer des fichiers médias, lutter pour les codes qui ne marchent jamais comme je voudrais et enfin écrire un petit mot sur mon post-it « En passant » parce que j’aime bien qu’il soit (à peu près) à jour!

Et dire que je fais tout ça pour…? J’en sais rien en fait, parce que quelque part ce n’est pas très « rewardant ».
La seule chose sûre c’est que si je ne le faisais pas, j’aurais sans cesse des idées en tête d’article, sans avoir nulle part où les poster, pas sûre que ce soit mieux!

Ma taille?

cabine.jpg Facile, je fais 1,72m. Par contre, si l’on parle de taille de vêtement c’est beaucoup plus compliqué! Une vendeuse qui récupère mes articles à la sortie d’une cabine peut se demander si nous n’étions pas deux ou trois à faire des essayages tant la fourchette des tailles varie! Quand c’est en lettre, c’est à peu près simple, je vise le M mais dès qu’on parle chiffres, et chiffres américains notamment, c’est le bordel!

J’ai un pantalon taille 4 qui est trop petit (que je n’ai même jamais mis parce qu’il me sert un peu trop au ventre pour l’instant – j’ai bon espoir de maigrir… un jour) alors que j’ai une robe taille 3 qui me va très bien, un pantalon taille 7 trop grand, une jupe taille 5 trop petite, une robe taille 5 qui me va parfaitement, un short taille 4 parfait et encore toutes sortes d’autres vêtements de différentes tailles, trop grands, trop petits ou (Alléluia) ajustés!

Du coup, quand je fais les boutiques, à part pour les tee-shirts, il me faut quasiment 3 tailles par modèle! Sans compter que d’un magasin à l’autre, on ne compte pas pareil. Ainsi certains n’ont que des tailles impaires, d’autres ont les deux et d’autres n’ont que des tailles paires! Comment s’y retrouver dans ces cas-là ? Est-ce que le 5 qui me va bien chez telle marque équivaut au 4 chez une autre ou au 6?

Sans compter bien sûr, mon égo qui me fera toujours choisir un 5 à la place d’un 7 même si j’ai un pantalon taille 4 (donc possiblement égal à un 5) qui ne me va pas à la maison! Au moins en France, je n’hésite qu’entre deux tailles (ou presque) car si l’on compte généralement du 36 au 44 (5 tailles), ici on part de 0 pour aller à 14 souvent (donc 7 voire 14 tailles selon les marques!).
Et après on parle d’acheter malin mais il faut quasiment une calculatrice, un convertisseur et une balance pour faire les boutiques de nos jours!

Idéal vs réalité

deux.jpg L’homme idéal devait être grand, brun, ténébreux, aux yeux clairs, un peu musclé mais pas trop, si possible mystérieux, drôle, intelligent et toujours prêt à la bagarre. Pas la vraie, je n’ai pas pour vocation d’être infirmière, mais plutôt les petites querelles du quotidien, celles où l’on se chamaille sans gravité ni conséquence.
Il devait aussi être romantique, prêt à faire une grande déclaration le jour J, ou de petites chaque fois que nécessaire, n’avoir d’yeux que pour moi, penser à moi tout le temps, sans être étouffant, sans être jaloux, sans être collant.

Mais entre l’homme idéal et l’homme tout court il y a forcément un écart, voire même un très grand écart.

Il y a un an je prenais un mètre pour mesurer Futur-Chéri, persuadée qu’il faisait « tout juste » ma taille (il s’avéra qu’il faisait 12 cm de plus que moi!).
Ce châtain clair aux yeux marron « qui faisait à peine ma taille » n’avait rien de mystérieux puisqu’en tant qu’ami et colocataire temporaire, il avait eu le temps de me raconter une bonne partie de son histoire, même de SES histoires (ce dont, avec le recul, je me passerais bien!).
Pourtant il y a un an quelque chose a changé et nous sommes devenus plus que des amis. Pas tout à fait encore un vrai couple, il aura fallu attendre une renégociation de contrat un mois plus tard pour passer de CDD renouvelable à CDI!

Mon amoureux n’est pas romantique pour un sou (ni musclé), il ne fait pas de déclaration (à part à Tartine), il est tellement facile à vivre qu’on ne se dispute jamais, il n’est absolument pas jaloux, pas collant non plus mais je ne suis pas sûre qu’il pense tout le temps (un peu) à moi du coup. Il n’a pas d’yeux que pour moi, d’ailleurs parfois je dois lui rappeler que les robes qu’il aime chez les autres sont les mêmes que j’ai dans mon dressing!

Alors si Moitié n’est pas franchement conforme à nos attentes, est-ce qu’on peut être heureuse, vraiment, quand même ?

Oui.

Souvenir (2)

brassens.jpg Quand j’étais petite je trouvais que ce qu’écoutaient mes parents en voiture était vraiment chiant. Ça avait beau être les Beatles, Rolling Stones ou Jacques Brel, jamais je n’aurais admis qu’une des chansons était bien. Quelques années plus tard, j’ai eu ma période Jacques Brel où je pouvais écouter à fond plusieurs fois de suite J’arrive sans me lasser alors que mon frère, qui était dans une période différente, trouvait mes CD déprimants!

L’autre jour dans mon Ipod, j’ai entendu La mauvaise réputation et Gare aux gorilles de George Brassens. Outre le fait que ces chansons me font rire, la première me rappelle surtout un été où mon père s’était mis en tête de nous apprendre par cœur les paroles.
On a répété inlassablement les mêmes phrases :
« Au village, sans prétention, j’ai mauvaise réputation
Qu’je m’démène ou qu’je reste coi
Je pass’ pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fais pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les braves gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Non les braves gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi… »

Si je ferme les yeux, je peux nous revoir sur la terrasse en train de fredonner ce morceau ou en train de chercher quelle était la phrase suivante. Je ne sais pas pourquoi mon père voulait qu’on apprenne ce morceau en particulier mais ça nous a enjoué quelques semaines, le temps d’un été et plusieurs années après je m’en souviens encore.

Noms doux

coeur.jpgAh l’amour…

Ça nous fait faire des choses bizarres, ça nous fait glousser comme des adolescentes mais ça nous fait aussi dire de drôles de choses.

Parfois rigolo, souvent personnels, toujours tendres, les noms doux prennent bien des formes selon les couples. Certains choisissent tout simplement d’appeler leur moitié par son prénom ou son surnom, mais la plupart des amoureux affligent leur partenaire d’un petit nom trop mignon ou juste ridicule.

Du classique Chéri aux plus inusités Mamour ou Doudoune, les noms doux risquent de faire grincer les dents des couples modernes pour qui tout ceci n’est que démonstration « dégoulinante » d’affection comme le chantait Anaïs dans son premier succès Mon cœur, mon amour. « C’est beau mais c’est insupportable ».

Vraiment? J’ai grandi dans une maison dans laquelle on n’emploie aucune prénom ou presque. Mes parents s’appellent Bibiche mutuellement, et mon frère et moi avons différents « surnoms » selon les moments. Mon frère sera « Garçon », moi « Crapouillette » mais personne ne citera un prénom ou presque, surtout pas mes parents entre eux.
Je n’ai connu que ce schéma familial et quand j’entends des couples s’appelaient par leur prénom, j’ai toujours l’impression que cela impose une distance.

Dans mon entourage, Mlle C. appelle M. M. « Chouchou » et M. M. appelle Melle C. « N’amuuur« . Sur le papier ça peut paraître ridicule mais moi je trouve ça très mignon et entendre M. dire « Tu veux quelque chose, N’amuuur? », comme une petite moquerie aux « N’Amour » et autres petits mots dégoulinants est juste adorables.

Chez moi, on est plus terre-à-terre, Chéri est « Chaton » ou « Chéri » voire « Mon ptit cœur » auquel cas il répond « Oui, c’est moi » et moi je suis « Chat« , « Chatou » ou « Bibou (le matin au réveil) » le plus souvent!
Ces petites marques d’affection s’attrapent très vite et il devient difficile de faire machine arrière et d’appeler son amoureux par son prénom, même si c’est pour l’interpeller à l’autre bout d’un magasin. Cela dit, le rouge monte aux joues instantanément quand vous vous voyez crier « Chaton » dans une boucherie, sous les regards des clients. M’en fous, c’est l’amour!