Catégorie : C’est mieux en le disant

J’aime pas

coeur_brise.jpg Je n’aime pas les insectes qui piquent, les chemins boueux, les trottoirs glissants, les parapluies qui se retournent, les viandes trop cuites, les douleurs, les nuits trop chaudes, le rouge au joue, les salles de cinéma trop climatisées, les horaires imposés, les nuits trop courtes, les gens qui s’énervent facilement, ceux qui ne s’énervent jamais, l’impatience, le bruit, les vêtements trop serrés, avoir le nez qui coule, acheter des chaussures, les critiques, boire de l’eau pas fraîche, me priver, Tartine hargneuse, le décalage horaire, avoir mal à la nuque, m’inquiéter, la vieillesse, les moustiques, l’épilation, Internet en panne, les rayons yaourts québécois, les voitures.

J’aime

livre.jpg J’aime l’odeur de l’herbe fraîchement coupée, la balançoire au fond du jardin, les saules pleureur, marcher pieds nus dans l’herbe, être seule au bord de la piscine, apercevoir Chipie au hasard d’un regard, manger dehors, manger de vrais pizzas, contempler la pluie par la fenêtre un dimanche d’automne où on a le temps de ne rien faire, faire une bataille de boules de neige, être bronzée sans marque de bronzage, avoir confiance, retrouver de vieilles habitudes, découvrir de nouvelles villes, de nouveaux pays, faire un brunch copieux, manger quelque chose qui allie le chocolat et la banane, que la maison soit propre, que Chéri m’aime, les vrais chocolat chaud, les oranges pressées, les réunions familiales, les paris absurdes, le Nutella, les références communes, les blagues qui ne se partagent pas avec tout le monde, leurs habitudes, dormir tard, rire, les papillons blancs, les jeux d’enfant, la liberté, les dîners élaborés, les massages, les melons, la luminosité, les séries US, les tomates d’un vrai jardin, les cerisiers en fleurs, les livres, prendre un long bain chaud, les guirlandes électriques, Noël, les cookies de Félix & Norton, être bien entourée, mon blog.

Demain les J’aime pas…

À quoi bon?

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Est-ce que vous avez la moindre idée du temps que ce blog me prend? Pas tant la rédaction des articles, car s’ils ne demandent pas de recherche, de lien ou de vidéo en particulier c’est relativement rapide, mais en temps passer à penser à ces mêmes articles?

Le soir alors que Chéri dort déjà (faut dire qu’il s’endort à peine couché), je me rappelle de tel détail de la journée que j’aimerais raconter, ou de telle remarque qui me donne une idée et ensuite j’essaie de trouver un mot clé pour être sûr de m’en rappeler le lendemain!

Dans la journée, c’est à peu près la même chose, sauf que pour limiter le temps passer devant l’écran à la maison le soir, j’essaie d’écrire mes articles au travail, ce qui n’est pas toujours très discret, ni forcément possible quand la charge de travail est importante!

Et puis après il faut répondre aux commentaires (en même temps comme plus personne ne m’aime, ça va vite), trouver et insérer les illustrations pour l’article du lendemain, le programmer, gribouiller quelques brouillons qui me reviennent en mémoire à ce moment-là, parfois insérer des fichiers médias, lutter pour les codes qui ne marchent jamais comme je voudrais et enfin écrire un petit mot sur mon post-it « En passant » parce que j’aime bien qu’il soit (à peu près) à jour!

Et dire que je fais tout ça pour…? J’en sais rien en fait, parce que quelque part ce n’est pas très « rewardant ».
La seule chose sûre c’est que si je ne le faisais pas, j’aurais sans cesse des idées en tête d’article, sans avoir nulle part où les poster, pas sûre que ce soit mieux!

Ma taille?

cabine.jpg Facile, je fais 1,72m. Par contre, si l’on parle de taille de vêtement c’est beaucoup plus compliqué! Une vendeuse qui récupère mes articles à la sortie d’une cabine peut se demander si nous n’étions pas deux ou trois à faire des essayages tant la fourchette des tailles varie! Quand c’est en lettre, c’est à peu près simple, je vise le M mais dès qu’on parle chiffres, et chiffres américains notamment, c’est le bordel!

J’ai un pantalon taille 4 qui est trop petit (que je n’ai même jamais mis parce qu’il me sert un peu trop au ventre pour l’instant – j’ai bon espoir de maigrir… un jour) alors que j’ai une robe taille 3 qui me va très bien, un pantalon taille 7 trop grand, une jupe taille 5 trop petite, une robe taille 5 qui me va parfaitement, un short taille 4 parfait et encore toutes sortes d’autres vêtements de différentes tailles, trop grands, trop petits ou (Alléluia) ajustés!

Du coup, quand je fais les boutiques, à part pour les tee-shirts, il me faut quasiment 3 tailles par modèle! Sans compter que d’un magasin à l’autre, on ne compte pas pareil. Ainsi certains n’ont que des tailles impaires, d’autres ont les deux et d’autres n’ont que des tailles paires! Comment s’y retrouver dans ces cas-là ? Est-ce que le 5 qui me va bien chez telle marque équivaut au 4 chez une autre ou au 6?

Sans compter bien sûr, mon égo qui me fera toujours choisir un 5 à la place d’un 7 même si j’ai un pantalon taille 4 (donc possiblement égal à un 5) qui ne me va pas à la maison! Au moins en France, je n’hésite qu’entre deux tailles (ou presque) car si l’on compte généralement du 36 au 44 (5 tailles), ici on part de 0 pour aller à 14 souvent (donc 7 voire 14 tailles selon les marques!).
Et après on parle d’acheter malin mais il faut quasiment une calculatrice, un convertisseur et une balance pour faire les boutiques de nos jours!

Idéal vs réalité

deux.jpg L’homme idéal devait être grand, brun, ténébreux, aux yeux clairs, un peu musclé mais pas trop, si possible mystérieux, drôle, intelligent et toujours prêt à la bagarre. Pas la vraie, je n’ai pas pour vocation d’être infirmière, mais plutôt les petites querelles du quotidien, celles où l’on se chamaille sans gravité ni conséquence.
Il devait aussi être romantique, prêt à faire une grande déclaration le jour J, ou de petites chaque fois que nécessaire, n’avoir d’yeux que pour moi, penser à moi tout le temps, sans être étouffant, sans être jaloux, sans être collant.

Mais entre l’homme idéal et l’homme tout court il y a forcément un écart, voire même un très grand écart.

Il y a un an je prenais un mètre pour mesurer Futur-Chéri, persuadée qu’il faisait « tout juste » ma taille (il s’avéra qu’il faisait 12 cm de plus que moi!).
Ce châtain clair aux yeux marron « qui faisait à peine ma taille » n’avait rien de mystérieux puisqu’en tant qu’ami et colocataire temporaire, il avait eu le temps de me raconter une bonne partie de son histoire, même de SES histoires (ce dont, avec le recul, je me passerais bien!).
Pourtant il y a un an quelque chose a changé et nous sommes devenus plus que des amis. Pas tout à fait encore un vrai couple, il aura fallu attendre une renégociation de contrat un mois plus tard pour passer de CDD renouvelable à CDI!

Mon amoureux n’est pas romantique pour un sou (ni musclé), il ne fait pas de déclaration (à part à Tartine), il est tellement facile à vivre qu’on ne se dispute jamais, il n’est absolument pas jaloux, pas collant non plus mais je ne suis pas sûre qu’il pense tout le temps (un peu) à moi du coup. Il n’a pas d’yeux que pour moi, d’ailleurs parfois je dois lui rappeler que les robes qu’il aime chez les autres sont les mêmes que j’ai dans mon dressing!

Alors si Moitié n’est pas franchement conforme à nos attentes, est-ce qu’on peut être heureuse, vraiment, quand même ?

Oui.

Souvenir (2)

brassens.jpg Quand j’étais petite je trouvais que ce qu’écoutaient mes parents en voiture était vraiment chiant. Ça avait beau être les Beatles, Rolling Stones ou Jacques Brel, jamais je n’aurais admis qu’une des chansons était bien. Quelques années plus tard, j’ai eu ma période Jacques Brel où je pouvais écouter à fond plusieurs fois de suite J’arrive sans me lasser alors que mon frère, qui était dans une période différente, trouvait mes CD déprimants!

L’autre jour dans mon Ipod, j’ai entendu La mauvaise réputation et Gare aux gorilles de George Brassens. Outre le fait que ces chansons me font rire, la première me rappelle surtout un été où mon père s’était mis en tête de nous apprendre par cœur les paroles.
On a répété inlassablement les mêmes phrases :
« Au village, sans prétention, j’ai mauvaise réputation
Qu’je m’démène ou qu’je reste coi
Je pass’ pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fais pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les braves gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Non les braves gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi… »

Si je ferme les yeux, je peux nous revoir sur la terrasse en train de fredonner ce morceau ou en train de chercher quelle était la phrase suivante. Je ne sais pas pourquoi mon père voulait qu’on apprenne ce morceau en particulier mais ça nous a enjoué quelques semaines, le temps d’un été et plusieurs années après je m’en souviens encore.

Noms doux

coeur.jpgAh l’amour…

Ça nous fait faire des choses bizarres, ça nous fait glousser comme des adolescentes mais ça nous fait aussi dire de drôles de choses.

Parfois rigolo, souvent personnels, toujours tendres, les noms doux prennent bien des formes selon les couples. Certains choisissent tout simplement d’appeler leur moitié par son prénom ou son surnom, mais la plupart des amoureux affligent leur partenaire d’un petit nom trop mignon ou juste ridicule.

Du classique Chéri aux plus inusités Mamour ou Doudoune, les noms doux risquent de faire grincer les dents des couples modernes pour qui tout ceci n’est que démonstration « dégoulinante » d’affection comme le chantait Anaïs dans son premier succès Mon cœur, mon amour. « C’est beau mais c’est insupportable ».

Vraiment? J’ai grandi dans une maison dans laquelle on n’emploie aucune prénom ou presque. Mes parents s’appellent Bibiche mutuellement, et mon frère et moi avons différents « surnoms » selon les moments. Mon frère sera « Garçon », moi « Crapouillette » mais personne ne citera un prénom ou presque, surtout pas mes parents entre eux.
Je n’ai connu que ce schéma familial et quand j’entends des couples s’appelaient par leur prénom, j’ai toujours l’impression que cela impose une distance.

Dans mon entourage, Mlle C. appelle M. M. « Chouchou » et M. M. appelle Melle C. « N’amuuur« . Sur le papier ça peut paraître ridicule mais moi je trouve ça très mignon et entendre M. dire « Tu veux quelque chose, N’amuuur? », comme une petite moquerie aux « N’Amour » et autres petits mots dégoulinants est juste adorables.

Chez moi, on est plus terre-à-terre, Chéri est « Chaton » ou « Chéri » voire « Mon ptit cœur » auquel cas il répond « Oui, c’est moi » et moi je suis « Chat« , « Chatou » ou « Bibou (le matin au réveil) » le plus souvent!
Ces petites marques d’affection s’attrapent très vite et il devient difficile de faire machine arrière et d’appeler son amoureux par son prénom, même si c’est pour l’interpeller à l’autre bout d’un magasin. Cela dit, le rouge monte aux joues instantanément quand vous vous voyez crier « Chaton » dans une boucherie, sous les regards des clients. M’en fous, c’est l’amour!

Pas une vraie fille

chaussures.jpg Les modasses qui sévissent sur la blogosphère ne jurent que par deux choses: les sacs à mains et les chaussures! Mon sac à main est un sac en toile « I love NY » acheté lors d’un séjour en 2007 et je n’ai que très peu de chaussures!

J’ai une paire de Converse beige trop petites comme il a déjà été dit, une paire de ballerines qui me font toujours mal bien qu’elles aient déjà plusieurs mois, une paire de « grosses » bottes pour l’hiver et une paire de bottes plus stylée pour le reste du temps. Mais ma paire de chaussures préférée est une paire de tennis, Puma, toute bête!
Aucun modèle à talon, aucun modèle élégant pour mettre avec une petite robe, moi je fais dans le basique, l’utilitaire! D’une part parce que je n’aime jamais rien, d’autre part parce que je ne me vois pas avec quoi que ce soit d’autre et enfin parce qu’étant réfractaire à ces objets, quand j’en achète il faut qu’ils soient compatibles avec toutes sortes d’activités, de la rando dans la ville à la soirée au restaurant… Forcément, vous admettrez que ce n’est pas simple à trouver.

Faut dire que dans les boutiques, les modèles les plus beaux et offrant le plus vaste choix sont toujours à talon, or je me trouve déjà assez grande sans ça! Qui plus est, je suis incapable de marcher avec ces objets de torture, ayant un sens de l’équilibre (et de la douleur) très limité… Les modèles plats sont quant à eux souvent quelconque, parfois masculin et toujours « trop quelque chose » pour me plaire!
Du coup on en revient au point de départ: je n’ai pas de chaussures, je n’en trouve pas à acheter donc je ne suis pas une vraie fille!

Reprise

deprime.jpg Certains jours, comme tout le monde (j’espère?), je me lève du pied gauche et je suis de mauvaise humeur sans vraie raison, juste parce qu’il a fallu se lever. Ces jours-là je n’ai envie de rien, surtout pas de parler ou de voir qui que ce soit, à moins qu’un déclencheur parvienne à me faire changer d’état. Mon frère par exemple me proposerait de faire des crêpes pour transformer instantanément cette humeur.
Sauf que ce n’est pas toujours si simple et que mon frère n’est pas toujours dans le coin…

Il y a peu j’ai expérimenté ce sentiment de vide intérieur mais pour plus qu’une journée, pour quasiment 10 jours… 10 jours pendant lesquels rien ne me rendait vraiment joyeuse. On me disait quelque chose de drôle, je riais (de bon cœur) mais aussitôt le sentiment s’envolait, comme si rien de positif ne restait accroché à moi!
C’est difficile à décrire mais j’étais vraiment troublée, à essayer de comprendre ce qui m’arrivait, pourquoi je me sentais sans arrêt triste ou indifférente. À bien y réfléchir je crois que c’est la mort de mon chien, cumulée à la pluie continue sur Montréal et à la fatigue qui a eu raison de moi.
L’arrivée du printemps qui est censé nous rendre euphorique ou chambouler nos hormones a eu tout l’effet inverse sur moi, me laissant sans énergie et sans passion.

Mais petit à petit le moral remonte, le sourire revient et les idées noires s’éloignent. Ça tombe bien car j’ai pas mal de choses à vous raconter! 🙂

Broken

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Ce blog va faire une pause quelque temps, peut-être un jour ou deux, peut-être plus. Je suis incapable d’écrire quoi que ce soit en ce moment tant mes pensées sont accaparées par autre chose. Un jour je réussirai à faire le vide, peut-être même que ce jour-là je retrouverai le sommeil, un vrai sommeil profond et reposant.

En attendant à bientôt, ici ou ailleurs.