Catégorie : C’est mieux en le disant

Le jour où j’ai pleuré au travail


Mon téléphone a sonné hier vers 14h et à voir le numéro de mes parents s’affichaient je me doutais bien de quoi il s’agissait. Ça faisait déjà quelque temps qu’il en était question mais hier soir ils ont pris la décision difficile d’emmener pour la dernière fois Lewis chez le vétérinaire pour le faire piquer…

Je pense à mes parents pour qui le vide doit être encore plus grand. Ils aperçoivent ses casseroles, sa panière, ses couvertures, sa laisse… Je ne vais pas revenir sur Lewis en lui-même qui était un chien génial, beau et gentil, mais juste sur l’incroyable amour qu’un animal peut faire naître chez les gens. Je sais que ce n’est pas facile à comprendre quand on n’a pas eu d’animaux soi-même mais vraiment, on peut s’attacher à un chien ou un chat de manière à pleurer de longues heures quand ils viennent à disparaître.

Après ce moment difficile à passer, il y a les gens qui décident que c’est trop douloureux pour ravoir un animal et ceux qui décident d’en radopter un tout de suite. Je sais que mes parents ne feront pas ce choix et même si je les comprends, la maison va me paraître bien vide sans un gros pépère dans les alentours…. Heureusement il reste Chipie, petite chatte polissonne mais adorable, c’est déjà ça!

Les copains d’abord

friends.jpg Il y a des gens qui ont le bonheur de vivre près de leurs meilleurs amis. Et puis il y a ceux qui vivent à l’étranger, loin de leurs meilleurs amis.
Avec de la chance, ces derniers se feront de nouvelles connaissances qui deviendront peut-être d’excellents amis dans ce lointain pays. Mais avec un peu de malchance, ces mêmes amis ne seront ici que temporairement et s’en retourneront dans leur pays d’origine au bout de quelques mois, un an…

Avant mes meilleures amies étaient mes amies de DESS. On aspirait toutes au même métier, on était liées par une année de cours un peu particulière et les premières galères du monde du travail. Et puis je suis partie un an au Canada. En revenant on s’est vu 2 fois. J’envoyais des mails qui restaient sans réponse, elles avaient avancé dans leur vie sans moi.

Heureusement pendant cette année au Canada j’en avais profité pour me refaire d’autres amies. Notre histoire a commencé l’air de rien et puis, en quelques mois à peine, elle était déjà plus solide que d’autres construites sur des années. On vivait quelque chose d’unique au Canada, on a traversé le pays en bus pendant 72 heures pour faire Montréal-Vancouver, on a connu quelques désillusions professionnelles mais surtout vécu des aventures formidables.

On a passé à peine un an ensemble et pourtant près de 3 ans après notre rencontre on se donne régulièrement des nouvelles, on se manque mais surtout on s’aime toujours et on se le dit. Peut-être que je retrouverais le même style d’amitié plus près, ici à Montréal un jour, mais en attendant je me conforte en disant qu’elles existent et en oubliant que sur 5 autres mails envoyés à d’autres, aucune n’a répondu.

Il paraît qu’on ne choisit pas sa famille mais ses amis. Moi j’ai l’impression que mes amies sont ma famille.

On ne m’avait pas dit

On m’avait dit que pour vivre à deux il fallait partager, mais on ne m’avait pas dit que c’était à prendre au pied de la lettre!

Je ne savais pas que si Chéri perdait son écharpe alors il fallait lui passer la mienne, neuve, tout l’hiver, pendant que je ressortais celle des années passées pour moi (qui a du rose). Je ne savais pas que si le chien mangeait les claquettes de Monsieur, alors je devais lui prêter mes pantoufles chaque matin pour aller à la doucher, les récupérant humide au moment de mon réveil.

Non, tout ça on ne me l’avait pas dit.

SP(C)A

Il y a quelque chose que j’ai du mal à comprendre, c’est pourquoi la majorité des gens qui adoptent un chien sont prêts à payer des fortunes pour avoir telle ou telle race mais pas à prendre 5 minutes pour aller faire un tour à la SPA locale (SPCA ici) pour voir s’il n’y a pas un animal qui correspondrait à leurs attentes là-bas.

Contrairement aux idées reçues, il y a des chiots dans les refuges, ainsi que des chiens de race. Ou même des chiens qui sont des bâtards et qui ont pourtant l’apparence d’un chien de race.
Il y a 12 ans j’ai tanné mes parents pour adopter un chien si bien que mon père un samedi après-midi a dit « On va faire un tour à la SPA mais juste pour voir ».
Là-bas, alors que j’observais les chiots mon père a craqué sur un chien tout mignon, tout sage dans sa cage. C’était un berger allemand croisé avec un beauceron qui avait déjà 7 mois et sa taille adulte. Il avait passé la majorité de sa vie dans une cage, ne sachant même pas monter les escaliers sans se rétamer.

On a commencé par lui faire faire un tour en laisse près du refuge pour voir comment il se comportait. Il était tellement excité et en même temps effrayé qu’on ne pouvait que l’aimer instantanément. Malgré tout, mon père n’était pas très chaud pour se réengager 10-15 ans avec un animal. Devant ses hésitations la personne du refuge nous a suggéré de le prendre pour le week-end et de le ramener si on n’était pas satisfait. Lewis (qui s’appelait alors Bouboule!) a aussitôt intégré la maison et ne l’a plus quittée depuis.
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Il a maintenant 13 ans, le poids des années fait qu’il n’est plus très en forme mais ça a été le chien le plus gentil, le plus sage, le plus beau de tous les chiens qu’on puisse avoir. Tout le monde l’appelait La peluche, tellement il faisait l’unanimité, maintenant c’est plutôt « gros pépère ». C’est peut-être une « sous marque » comme disait mon oncle mais aucun chien pure race, avec pédigrées et tout le tatouin ne peut lui arriver à la cheville.

Aujourd’hui encore, à Montréal, j’aimerais qu’on n’est pas déjà un chien à la maison (surtout vu le chien) pour avoir le plaisir d’aller dans un refuge choisir un animal, avoir un coup de cœur et en plus le sauver de son emprisonnement. Pourquoi payer 1000 ou 2000 euros pour un animal quand autant attendent d’être adoptés dans une cage, vraiment je ne comprends pas.

Humeur du matin

plan-metro.jpg Dans une ville où il y a 4 lignes de métro, je m’étonne chaque jour que le service puisse être aussi lamentable. Je prends la ligne orange (pour une station) puis la ligne verte (pour 4 stations) chaque matin pour aller au travail et pas une semaine ne passe sans qu’il y n’ait d’incidents, la plupart du temps sur la verte forcément.
Ça va de la rame qui reste en plan à une station pendant plus de 5 minutes sans qu’on sache pourquoi aux « personnes sur la voie ». Je n’ai d’ailleurs jamais vu une ville où autant de personnes avaient envie d’aller sur les voies, surtout pour toujours choisir celles de la ligne verte!
La semaine dernière on a eu le coup du « On ne peut pas rouler à plus de 20 miles à l’heure pour cause d’incident technique » et « Une porte mal fermée nous retarde »! Non mais sérieusement comment avec 4 lignes de métro c’est possible d’avoir un service aussi vétuste?

Parce qu’en plus il faut savoir qu’il fait des températures tropicales dans le métro car les systèmes d’aération ne suffisent pas compte tenu de la chaleur que dégage le simple fonctionnement des rames! Alors payer 68.25$/mois pour cuire comme des sardines (parce qu’en hiver on a nos gros manteaux en plus), il y a un moment où ça devient cher payé, surtout quand les tarifs augmentent chaque année mais que les rames ne sont pas renouvelées et que le service est toujours aussi achalandés. Enough is enough!

Fille vs Extra-terrestre

fight.jpg Je profite de ce que Chéri ne soit pas là ce soir pour vous parler tranquillement de lui… Il a un petit côté narcissique qui fait qu’il adore quand je parle de lui sur ce blog ce qui à son grand désarroi ne se produit plus beaucoup, ou alors indirectement, pour parler de SA sâle bête!

Chéri est quelqu’un de pas compliqué, mais vraiment. C’est-à-dire que si je suis de mauvaise humeur, ça ne va pas franchement l’affecter, il ne va pas me parler ni me poser de question et attendre que ça passe.
Si à l’inverse il était de mauvaise humeur, ce qui bizarrement n’arrive jamais, ça me mettrait de mauvaise humeur à mon tour et sûrement que moi je l’enverrais ch*er! Non mais oh!
Dans le même ordre d’idées – ou pas, il aime tout le monde, il se trouve très bien comme il est (aucun complexe le monsieur, vous y croyez?) et il est sûr que toutes les filles ne rêvent que de lui! J’exagère à peine! En le titillant un peu, il peux dire qu’il « pourrait avoir plus de muscles » (Humm!) mais c’est vraiment histoire de dire quelque chose car on sent bien que rien ne le traumatise! C’est donc possible?

Par contre quand vous lui demandez ce qu’il veut manger, ce qu’il veut regarder à la télé, ce qu’il veut faire le lendemain, il répond toujours « ce que tu veux », ce qui est à double tranchant. D’un côté j’aime bien choisir mais d’un autre j’aime pas être toujours à l’origine de la moindre décision, même si c’est pour dire « ce soir c’est courgettes! ». Donc en ce moment j’applique la stratégie du « ce que tu veux » à mon tour et quand il choisit, je peux après, à loisirs, dire « ah non en fait je préférerais ça ». Mais non, non, non, je ne suis pas chiante, je suis juste une fille! Et lui il n’est pas chiant, vraiment, c’est juste un OVNI!

Ô Roméo, mon Roméo

valentine.jpg Il y a quelques mois je me suis plainte à Chéri du fait qu’il ne disait jamais ce qu’il ressentait… Comment je pouvais savoir s’il m’aimait dans ces conditions?
Sa réponse a été la suivante « Je ne suis pas un Roméo »… Ah! Nous voilà bien alors!

Depuis, si j’ai eu le droit à quelques déclarations détournées, type « C’est pour ça que je t’aime » (le « ça » faisant référence au fait de sortir le chien chaque soir par exemple), j’ai bien compris que je pouvais tirer une croix sur le romantisme.
Les dîners aux chandelles, les pétales de rose, les lumières tamisées, le bain moussant entouré de bougies, je peux me les carrer où je pense! Chéri n’est pas un romantique, Chéri n’est pas un Roméo…

Mais je vous rassure, il a d’autres qualités qui font que je l’aime, et de toute façon, si j’étais une Juliette, ça se saurait! Donc si vous nous cherchez pour la Saint Valentin, nous serons dans un resto de cuisine « Nouvelle France », comprendre amérindienne… loin des chandelles et bouquet de roses!

Besoin d’espace

pilotis.jpg J’ai beau avoir déménagé deux fois en moins d’un an, j’ai extrêmement hâte de faire à nouveau mes cartons! Enfin, pour être précise, je meurs d’impatience d’avoir un nouvel appartement, grand et beau, mais pas vraiment de devoir une fois de plus tout emballer/déballer!
En effet, chez Chéri il y a une pièce en plus que dans mon appartement, une chambre d’ami, qui fait qu’on a un 4 et demi pour ceux qui suivent mais on s’y sent pour autant à l’étroit. Disons que les pièces principales ne sont pas très grandes et qu’à deux avec un chien, on a un peu l’impression de se marcher dessus.

Du coup, bien qu’on ne soit qu’en février et qu’on ne compte déménager qu’en juin ou juillet, on regarde les petites annonces. Le problème c’est qu’on a quelques contraintes importantes…
Il faut que le propriétaire accepte les chiens (les appartements rénovés sont donc souvent exclus), que ce soit un rez-de-chaussé car on ne veut pas de voisins qui se plaignent d’entendre marcher (ou sauter/courir) la bête, qu’il y ait un jardin (pour les fois où il fait -20 et qu’on n’a vraiment pas envie de sortir ladite bête) et que ce soit à 10 minutes à pied d’un métro maximum, ça c’est parce que je suis une feignasse qui se gèle vite les fesses en hiver!

Pour le quartier, on est moins exigeant. On aime bien le nôtre (Place Saint Henri) car on a le marché Atwater et le canal Lachine à proximité mais on aime aussi l’Est (Hochelaga-Maisonneuve) car les loyers sont plus bas et plusieurs amis y résident.
Par contre, on veut un grand appartement, un 5 et demi serait l’idéal avec de larges pièces… Je rajouterais bien que la cuisine soit ouverte sur le salon, que le tout soit lumineux et que les voisins soient discrets (genre sans vélo d’appartement, ça serait l’idéal) mais j’ai peur d’en demander trop! Ou alors il me faut une maison… Ah, j’en rêve!

Notre budget est dans les 1000$ mais on monterait même à 1200$ pour quelque chose de vraiment chouette. Donc si vous entendez parler de quelque chose, vous savez ce qui vous reste à faire, sachant qu’on est prêt à déménager en juin, voire mai si ça vaut vraiment le coup!

Mode d’emploi

couple.jpg Il faut se rendre à l’évidence, la vie à deux nécessite un mode d’emploi mais personne ne songe à vous en donner un lorsque vous emménagez avec L’élu! Que dirait un mode d’emploi de la vie à deux?

Mise en garde : Si vous pensez avoir trouvé le Prince Charmant, l’âme sœur, habiter ensemble risque d’écorner cette image! Il vous faudra parfois vous accrocher fort à cette pensée pour continuer d’avancer.

Règle n°1 : Partagez! Partagez les tâches ménagères, partagez les factures et après ça partagez tous les bons moments à deux! Et on ne commente pas mon ordre!

Règle n°2 : Respectez! Respectez les besoins de l’autre en matière de sommeil, de câlins, d’attention, d’espace… Bref, tous les besoins de l’autre, ce qui nous amène au troisième point…

Règle n°3 : Écoutez! Écoutez avec attention ce que l’autre à à dire. Aussi bien quand il raconte sa journée que lorsqu’il émet une remarque sur votre couple, votre mode de vie, etc. Ce qui s’enchaine parfaitement avec le point suivant!

Règle n°4 : Communiquez! Quelque chose ne va pas, quelque chose vous tracasse? Dites-le, car il y a peu de chance que l’autre le devine en vous regardant dans le blanc des yeux! À l’inverse, tout va bien, vous n’avez jamais été aussi heureux/amoureux de votre vie? Dites-le! C’est tellement agréable à entendre, pourquoi se priver?

Règle n°5 : Concessionnez! Votre conjoint n’a pas envie de faire la vaisselle/sortir le chien alors que c’est son tour? Pas grave, faites-le à sa place, il se rattrapera à un autre moment et sur le coup, ça lui fait tellement plaisir. Il veut aller voir un film qui ne vous tente pas? Dîner chez des amis que vous n’aimez pas? Se forcer fait aussi partie du jeu, qui sait, le film peut être génial, le dîner sympa…

Règle n°6 : Pensez petit, pensez grand! Rien de tel que les petites attentions une fois de temps en temps et j’entends par là plus qu’une fois tous les 2 mois! Il ne s’agit pas d’énormes cadeaux mais d’un petit mot griffonné, d’un texto inattendu, d’un bouquet de fleur, d’une petite gourmandise, etc. Toutes ces petites choses du quotidien qui donnent envie de penser grand, penser loin!
Quel bonheur que de se projeter dans le futur, de songer à des achats en commun, à ce que l’on fera dans 2 ou 3 ans, aux projets de grand voyage, etc. C’est pas parce que c’est loin que ça ne fait pas du bien, au contraire!

Règle n°7 : Touchez! Une étude a révélé que les couples qui sont tendres l’un envers l’autre, qui se font des caresses régulièrement sont plus épanouis, alors une fois de plus pourquoi se priver? Tous les petits contacts du quotidien égaient la journée, donnent des frissons, nous renvoient une image positive de nous-même, ça fait du bien!

Règle n°8 : Aimez! Vous pensez vraiment que vous pouvez vivre avec quelqu’un sans l’aimer? Il faut l’aimer vraiment, totalement, sans ignorer ses défauts, juste en fermant les yeux dessus pour retenir les qualités qui sont tellement plus nombreuses! Parfois l’amour diminue, se transforme mais ça ne veut pas dire que c’est fini, juste que c’est différent.

Et comme j’aime le chiffre 8, vous pouvez retrouver les 8 commandements Ikéens (cf Ikea quoi!) ici!

Du plaisir d’avancer

ballon.jpg Souvent je commence la semaine en me disant « Je suis contente d’être cette semaine et non la semaine dernière ». C’est con mais ça allège quelques secondes mon lundi matin en me disant que les choses vont être plus simples, moins stressantes ou fatigantes que précédemment.

Rentrant dans ma deuxième semaine à mon travail, j’étais on ne peut plus contente de ne pas être revenue en arrière ce matin, car on a beau dire, les débuts sont toujours éprouvants. Après avoir beaucoup stressée pour l’anglais, ça ne m’a pour l’instant pas porté préjudice. On ne me demande pas encore grand chose, mais j’arrive à suivre, je compte même maîtriser le monde des assurances avant la fin de ma mission dans 4 mois, et pourtant ce n’est pas simple!

Pour l’emménagement à deux, c’est un peu la même chose. Il n’y a pas eu de grand changement dans nos vies vu que je passais déjà pas mal de temps chez Monsieur mais il a gagné une dog-sitteuse du soir en l’échange d’une penderie et d’un tiroir en moins! C’est pas si mal et moi je gagne des repas tout prêts ou presque en l’échange de moins de temps pour les séries… On avance à notre façon et ça fait plaisir.