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Avant de vous parler de mes vacances, je vais déjà vous parler de mon retour. Non pas des péripéties qui l’entourent mais juste des sentiments conflictuels qui ressurgissent à chaque fois que je quitte à nouveau la France.

Tout au long de l’année je râle parce qu’il y a des tas de pays que j’aimerais visiter en dehors de ma mère patrie mais pourtant dès qu’on peut s’éloigner 10-15 jours avec Chéri, on fait quasiment tout le temps le choix de la France, et souvent à ma demande… C’est ce qu’on appelle ne pas savoir ce que l’on veut j’imagine.
Que voulez-vous, à peine arriver dans ma famille que je planifie déjà la prochaine fois que je viendrais les voir. Ainsi les dates sont fixées pour juin 2011 mais avec une option pour Noël 2010 si jamais on trouve des billets abordables. C’est plus fort que moi, je suis très famille et j’adore passer quelques jours avec tout le monde, même avec la famille (adorable) de Chéri.

C’est ainsi qu’à chaque fois que je me trouve dans l’avion du retour, je me pose les mêmes questions: qu’est-ce que je fais à Montréal, est-ce que je ne rate pas l’essentiel en étant loin des gens qui comptent pour moi? Comment vais-je faire le jour où j’aurais des enfants?

Je n’ai pas les réponses et je ne suis pas sûre que je serais heureuse en France entre la morosité ambiante, les horaires lourds et les loyers chers mais je ne suis pas sûre non plus de pouvoir être heureuse à Montréal en étant loin de tout le monde… L’idéal serait un AVG (Avion à Grande Vitesse) abordable reliant mes deux pays d’attache pour pouvoir faire le voyage plus souvent… Vous pensez que c’est possible?!

12 commentaires le Rebelote

  1. Je te comprends tellement, j’ai pas envie d’aller passer toutes mes vacances à Montréal, mais en même temps ma grande famille me manque énormément et c’est difficile de faire autrement.

    Quant au TGV transatlantique c’est une super idée mais je n’imagine pas le prix des billets étant donné ceux pratiqués par la SNCF :p

  2. Pas évident ce genre de questionnement, moi je suis plutôt dans l’effet inverse, ne serais-je pas mieux ailleurs? L’AVG serait une idée formidable en effet (enfin déjà que je suis malade en avion, là pfiou), mais je pense qu’à un moment donné il faut savoir s’arrêter sur un avis et profiter… même si cela fait mal d’un côté ou de l’autre. Je n’ai jamais été très douée pour prendre des décisions franches et directes (c’est peut-être féminin ça d’ailleurs), mais se poser trop de questions n’est pas l’idéal… Bon retour à Montréal en tout cas!

  3. Malheureusement on a toujours des choix difficiles à faire…
    Mais dis toi que si tu étais en France, ta famille, tu ne la verrais pas forcément plus…
    Je vois mes parents tous les 2 mois et pourtant il n’y a que 150km qui nous séparent. Mais la vie fait qu’on court tout le temps et qu’on n’a pas toujours le temps…

  4. Moi c’est le contraire je me dis souvent qu’on n’est pas assez loin, au moins en Californie voire Australie ou Nouvelle-Zélande on serait plus tranquilles, et sans internet je recevrais pas de mails super énervants (oui c’est encore tout frais, je te raconterai)… Limite je pourrais faire le billet inverse en fait ;o)

  5. Cynthia: j’imagine que tu as les mêmes interrogations, l’avantage c’est que mon chum est français aussi donc si on décide de rentrer un jour, ça résout la question des familles pour nous deux…

    Caro: être loin permet aussi de s’éloigner de toutes sortes de préoccupations mais ça éloigne aussi des bons moments…

    MissBrownie: tous les 2 mois c’est déjà mieux qu’une fois par an en mode marathon… mais je suis d’accord que ça n’est pas simple non plus.

    Marlène: j’avoue que je n’ai pas ces problèmes, faut dire que je ne reçois pas beaucoup de mails…

    Anne: j’avoue qu’à chaque fois que je rentre je me pose ces questions alors qu’une fois revenue dans ma routine, ce sentiment n’est plus trop présent…

  6. Ah, si un AVG se construit je prends une carte de trajets illimités!… Je comprends bien ce que tu ressens, c’est pareil pour moi. J’appréhende un peu les 15 jours de vacances début avril, je vais essayer de ne pas me poser de questions!…

  7. Ben pour l’instant, moi je ressens le manque surtout vis à vis de ma petite nièce jamais vue, mais pour le reste de la famille, la distance ne me dérange pas du tout.
    Pour le sentiment de « qu’est ce que je fais ici? » je te dirais ça dans un mois à mon 1er retour de France, j’appréhende pas plus que ça à vrai dire, je sais juste que ça va être la course aussi, et que finalement, je ne me serai pas reposée mais bon, c’est le prix à payer pour voir amis, famille.

  8. En effet le retour est difficile mais comme tu dis assez rapidement le manque est moins fort.. Même si je trouve le retour sur, j’ai tout de même le sentiment de rentrer chez moi à Montreal et c’est déjà pas si mal! Courage pour la reprise!

  9. Les interrogations qui font mal… 🙁
    Une grossesse loin de la famille c’est dur. J’ai eu la chance d’avoir des amis proches ici mais ca ne remplace pas toujours les liens que tu peux avoir avec certaines personnes de ta famille.
    Ce qui fait le plus mal c’est de voir ta famille heureuse de te voir par web cam avec ton bébé mais sentir à chaque fois que tu vas raccrocher le petit pincement au cœur qu’ils ont et le sourire un peu forcé et attristé de fin de conversation. C’est dur de se dire aussi que nos parents vieillissent.
    Il faut faire des choix dans la vie et nous nous avons choisi d’être égoïste en se disant que nous ne vivrions pas avec notre famille en France et que nous avons de bien plus belles opportunités ici pour faire une vie heureuse. Un choix très égoïste mais qui fait mal aussi parfois …

  10. Même chose ici… j’essaie d’aller tous les ans ou tous les deux ans. La première semaine c’est super, la deuxième ma mère anticipe déjà notre départ et c’est très dur psychologiquement.

    C’est pourtant pas une surprise, je suis partie à 18 ans et personne ne s’attendait à ce que je fasse ma vie en France. Quand je voyagais plusieurs mois ça allair, je crois que ça n’avais pas le caractère « définitif » que vivre au Canada.

    Du coup, j’angoisse d’aller en France tellement les départs sont durs…

  11. Hélène: les premières fois j’avais toujours l’impression de rentrer chez moi en arrivant à Montréal, c’est au final des années et des voyages que les questions arrivent…

    Pauline: c’est pareil, le jour où mon frère aura un enfant, je serais dégoûtée de n’être qu’une tante éloignée… 🙁

    Emma: moi aussi avant j’avais ce sentiment, maintenant il s’efface au profit des interrogations… :-

    Aurélie: la grossesse est clairement quelque chose qui me ferait peur loin de tout le monde, et même pour eux je trouve ça triste de ne pas être plus impliqué mais comme tu le dis, on vit pour nous d’abord…

    Zhu: j’ai toujours mis des années à mon immigration, « minimum 3 ans pour la citoyenneté » par exemple, donc j’évite le côté définitif mais on ne sait pas ce que la vie nous réserve…

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