Catégorie : C’est mieux en le disant

12 mois pour…

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Cette année, comme chaque année, je n’ai pris aucune bonne résolution pour 2011. À quoi bon puisque personne ne les tient de toute manière, ni même ne s’en souvient rendu le 31 janvier…

Par contre, j’ai émis quelques vœux dont celui d’avoir mon permis de courtier, ce qui ne devrait pas être trop difficile dans la mesure où je passe mon tout dernier examen le 18 janvier!
Pour faire plaisir à Chéri, j’ai aussi souhaité être plus patiente et moins chiante en général mais je ne suis pas sûre que 12 mois vont suffire pour accomplir ce miracle!
Chéri a souhaité, pour sa part, changé de voiture pour un gros SUV mais il va lui falloir trouver une solide liste d’arguments pour me convaincre! On a en commun le vœux de faire un beau voyage cette année, sans doute à l’automne car le séjour en France prévu en juin ne rentre pas dans cette catégorie (pas assez exotique). Rencontrer ma nièce fait définitivement parti de la catégorie « à faire au plus vite » par contre, même s’il faudra attendre juin…
Et comme cette année sera celle de mon passage dans la trentaine, je me souhaite d’acquérir toute la sagesse qui vient avec l’âge, ou au moins le salaire quoi! 🙂

J’espère que cette année sera aussi remplie que la précédente, pas en terme de recherche de maisons mais en terme de nouveaux challenges au travail et d’émotion auprès de nos amis et familles…

Platitude #1

« Le temps passe trop vite »
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Ah, ces bonnes vieilles platitudes qu’on ressort régulièrement, entre 2 considérations météorologiques… Mais soit dit entre nous, c’est vrai que le temps passe trop vite. La preuve la belle saison vient à peine de commencer (quoiqu’en mai j’avais déjà ressorti ma micro jupe) qu’on est déjà dans les dernières semaines d’août, dans les dernières semaines de l’été. Bientôt ce sera l’hiver et Noël…
D’ailleurs hier soir je me suis trouvée à faire la recherche suivante dans Google « Meilleurs films de Noël« ! Vous comprenez, j’adore les classiques de Noël et pas question de passer les vacances d’hiver sans en enchaîner un maximum. Pour être sûre d’être prête le jour J je me suis donc mise en recherche le 15 août! Dans la foulée je me suis aussi demandée où on achèterait notre sapin, où on le placerait, etc.

Est-ce que je n’aurais pas gagné 4 mois de ma vie (au moins en ressenti) si au lieu de me projeter une saison et demi plus tard, je n’avais pas pris le temps de m’arrêter à cette simple idée: on est le 16 août et c’est toujours l’été.
Notre problème, ou du moins le mien, c’est qu’à force de se projeter, faire des plans, des prévisions, on en oublie de vivre le jour présent et de le savourer à sa juste valeur, soit 24 heures, 1440 minutes.
Dans Eat, pray, love, l’auteure raconte comment une de ses amies, devant un magnifique paysage, s’est exclamée « Il faut absolument que je revienne ici un jour », sans prendre le temps de réaliser qu’elle était déjà là, maintenant et aujourd’hui, et qu’elle pouvait profiter d’ores et déjà de toute cette beauté…

Tout ça pour dire que les films de Noël attendront, je ressors de ce pas mon masque et mon tuba pour profiter des derniers jours de plage possible.

Évolution

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Avant je prenais le métro tous les jours pour aller travailler et bien souvent je me trouvais debout dans la fournaise d’une rame au moment d’une panne, ce qui n’était pas très compliqué vu la fréquence des problèmes sur les 2 pauvres lignes principales de Montréal. J’avais d’ailleurs poussé un coup de gueule ici.

Maintenant je ne prends plus le métro mais le bus et je dois dire que pour l’instant ce n’est que du bonheur. En heure de pointe, mon bus (le 90) passe toutes les 5 minutes et est articulé, ce qui signifie qu’il y a de la place pour tout le monde. Parfois, si on arrive un peu à la dernière minute, on peut prend le suivant qui attend déjà derrière et dans lequel on est sûr d’avoir de la place assise.
Plus de panne, ni de ralentissement puisqu’on a une voie réservée pendant les quasi 20 minutes de trajet jusqu’au 1000 de la Gauchetière, en centre-ville. Alors bien sûr mon trajet de porte à porte est passé de 20 à 45 minutes mais bizarrement ça passe quasiment aussi vite puisqu’il y a déjà 10 minutes de marche pour rejoindre mon bureau et que le reste se fait en voiture.

Pour rien au monde je ne reviendrais en arrière quand je vois notre maison, même si longtemps j’ai pensé qu’il était dommage d’habiter une grande ville si c’était pour avoir un long temps de transport ou encore ne « rien » pouvoir faire à pied… Maintenant mon avis est tout autre et après 4 années à Montréal, ce déménagement sur la Rive-Sud était la meilleure chose qui pouvait nous arriver!

Habiter en ville

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Vous avez remarqué comme à partir du moment où on prend une décision, notre point de vue s’en trouve altéré? Par exemple, vous décidez de quitter la France et vous ne lui trouvez tout à coup que des défauts, ou alors vous décidez de changer d’appart et d’un coup vous ne remarquez que les imperfections de celui-ci?
Nous on a décidé de quitter la « ville » pour s’installer en « banlieue », du moins au vert, sur la Rive-Sud. Plus le jour du déménagement approche et plus je trouve la vie en ville insupportable!

Alors bien sûr habiter en ville, c’est être proche de tout, que ce soit de son travail ou des dizaines de restaurants. C’est aussi pouvoir faire plein de choses à pieds, sans voiture ni transport en commun, ne pas avoir d’horaires à gérer pour se déplacer ou dépendre tout bonnement de la voiture.

Par contre, habiter en ville, ce sont des nuisances sonores en permanence. Par exemple, en ce moment, dès qu’on se couche, je ne remarque que les bruits des pick-ups, trucks, ou autres véhicules à moteur qui roulent toujours trop vite à mon goût et avec des bruits de vieil engin bons pour la fourrière. Vous me direz avoir une chambre qui donne sur la rue (pourtant résidentielle), ça n’aide pas, surtout quand on est au rez-de-chaussée et qu’on dort la fenêtre ouverte…
En terme de bruit, on a aussi les voisins qui descendent (ou montent) les escaliers (métalliques) avec des poids de 15 kg à chaque jambe ou alors comment expliquer qu’ils font autant de bruit? Sans compter les discussions dans la rue, que ce soit les poivrots perdus par là ou juste les voisins qui se racontent leur vie à 7h du mat’ un dimanche!

Habiter en ville, c’est bien souvent habiter en appartement, dans des bâtisses relativement mal isolées, qui laissent passer aussi bien le bruit que la chaleur, notamment quand c’est le temps de payer la facture Hydro en hiver! Sans compter que tant qu’on est locataires on ne veut pas trop s’investir dans l’appart, donc décoration minimum, entretien du jardin qui se résume à la tonte de la pelouse, tant pis pour les massifs, et encore je ne vous parle pas de l’état des vitres! Mais qui a envie de démonter des moustiquaires et sortir sur le pas de la porte pour pouvoir faire les vitres quand on sait qu’on ne restera que quelques mois??

Pour moi, habiter sur la Rive-Sud, ça veut dire dépendre de la voiture et des bus (mince) mais aussi ne plus avoir de voisins (en tout cas pas au-dessus de nous, ni collés à nous), pouvoir dormir les fenêtres ouvertes sans subir les bruits de la ville, ne pas entendre ce que font nos voisins (encore qu’on n’entend pas souvent les nôtres), ou ne pas éviter de faire du bruit à des heures indues parce que nos voisins risquent de nous entendre.

Vous aurez compris à mon introduction que mon point de vue est totalement biaisé maintenant, mais plus les jours se rapprochent et plus j’ai hâte d’être « banlieusarde », moi qui déteste la voiture et qui adorait pouvoir tout faire à pieds justement! Si c’est pas ironique…

Du nouveau

À droite, dans l’onglet Pages, vous pourrez découvrir le lien « Où manger? » qui regroupe toutes les adresses de restaurants dont j’ai parlé sur mon blog. Il faudrait que j’affine mon classement et que je mette des photos mais rien que réécrire quelques lignes pour chaque adresse (je me souvenais à peine de certains lieux) m’a déjà demandé pas mal de temps!

Du coup, la page « On écoute quoi?« , qui récapitulera les chansons mises en extrait, va devoir attendre quelques jours!

Une petite pilule avec ça?

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Depuis 2 ans environ, j’ai des problèmes de sommeil. Alors qu’avant je pouvais dormir jusque 11 heures sans problème, maintenant non seulement je suis réveillée tôt mais surtout j’ai un sommeil agité. Je suis constamment semi-consciente de ce qui se passe, que je me retourne ou que je rêve. J’en arrive à me parler à moi-même pour essayer de me forcer à changer de rêve ou arrêter de penser au travail/à la maison, etc. Un médecin m’a dit qu’on appelait ça un « sommeil de chat ». J’imagine que ça explique pourquoi ils peuvent dormir jusqu’à 16h par jour, il faut bien ça pour se reposer!

Lasse de cette situation, j’en ai parlé à un médecin à la mode d’ici (qui ne parle ni français, ni anglais, qui ne pose aucune question et ne fait aucun examen médical) et j’en suis ressortie avec une boîte de somnifères!
Au départ, j’hésitais à en prendre, ne souhaitant pas m’y accoutumer mais le soir de notre cambriolage m’a paru idéal pour commencer, sinon pour sûr je n’aurais pas trouvé le sommeil. La première nuit, j’ai trouvé ça marrant car au réveil, on ne se rend même pas compte si on a dormi ou pas. C’est peut-être parce que pour moi dormir veut dire être consciente quelque part (logique!!), du coup ne rien ressentir en revient à ne pas dormir (toujours très logique)!

Bref, par la suite j’ai pris des demi pilules de temps en temps, quand à force de mauvaises nuits, la fatigue au travail devenait omni présente. Moi qui suis « contre » les comprimés en tout genre (que ce soit des vitamines ou des médicaments), je prendrais volontiers ces cachets miracles à tout va si, justement, je n’avais pas peur de ne plus pouvoir m’en passer ou qu’ils ne fassent plus vraiment effet. C’est très étrange comme relation car je n’ai toujours pas l’impression de dormir quand j’en prends mais d’un autre côté, je sais que je ferme les yeux pendant 8h alors que sans je m’agite, je me réveille, je somnole, je me parle, et je finis la nuit réveillée et épuisée.

Le plus drôle ce sont les effets secondaires possibles qui incluent un risque de fatigue inhabituelle! Avouez que c’est ballot pour des somnifères!

On a trouvé!

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Je vous en parlerai plus dans les prochaines semaines, mais figurez-vous que Chéri et moi-même avons trouvé une maison, et je dirais même plus la maison de nos rêves vu qu’elle est en construction et qu’on peut tout choisir à l’intérieur! Elle est située à St Hubert, du côté de Chambly, à 12 km du stationnement incitatif Chevrier qui a un bus express pour le centre-ville (en 20 minutes). Elle fait 2000 pieds-carrés de surface (sans compter le garage et le sous-sol qu’on ne fait pas finir) et a 7370 pieds-carrés de terrain.

L’extérieur était donc fini quand on l’a « trouvé » (on est passé devant et on a pris une photo du panneau à vendre vu qu’on n’arrivait pas à joindre le vendeur et qu’elle n’était référencé nul part et 2 semaines plus tard on s’en est souvenu et on a rappelé pour tomber sur quelqu’un cette fois!). Donc je disais que l’extérieur était fini alors que l’intérieur était entièrement à choisir! On a donc pu décider de notre type de plancher, de notre cuisine, comptoir de cuisine, de la céramique dans les salles de bain, etc.!
Je dis « les » salles de bain parce qu’il y en a deux à l’étage et une au rez-de-chaussée, qui est juste une salle d’eau avec les laveuses, sécheuses en fait. Attenant à notre chambre, nous avons donc un grand dressing qui donne sur « notre » salle de bain, la deuxième sera pour les invités en attendant d’avoir des enfants. Toutes les chambres ont un dressing et il y a une belle fenestration dans toute la maison, youpi!

Comme vous l’imaginez, on est très excités mais on est encore dans les démarches. Le déménagement devrait se faire entre mi-juillet et début août, tout n’est pas décidé encore. Et entre temps, il faut qu’on prenne rendez-vous avec tous les intervenants pour finaliser nos choix! Yeah!

Sad monday

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Hier en arrivant au travail, j’ai remarqué la porte fermée et la lumière éteinte dans le bureau de mon boss, celui dont je parlais dans cet article. Plus tard, j’ai remarqué des personnes qui pleuraient et quand j’ai demandé à ma collègue la peste ce qui se passait elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas me le dire.

Je suis allée voir une autre collègue qui était en pleurs (la peste étant indifférente) et c’est là qu’elle m’a annoncé que mon boss était décédé samedi d’un accident de ski. Il venait d’emménager dans le nouveau condo qu’il s’était acheté, il venait d’avoir une promotion (chef de toute mon unité), il venait de rencontrer quelqu’un, il venait de passer du temps avec ses deux filles en vacances et surtout il était heureux ces derniers temps. Il avait eu beaucoup de problèmes personnels dans le passé mais tout semblait se goupiller à merveille maintenant pour lui et d’un coup, la lumière de son bureau est éteinte.

Il avait de très beaux yeux bleus, il était plein de charme et il m’encourageait beaucoup. Maintenant je ne sais pas ce qui va se passer, pour les comptes dont il s’occupait, pour son nouveau poste, tout ce que je sais, c’est qu’il va beaucoup nous manquer.

Rebelote

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Avant de vous parler de mes vacances, je vais déjà vous parler de mon retour. Non pas des péripéties qui l’entourent mais juste des sentiments conflictuels qui ressurgissent à chaque fois que je quitte à nouveau la France.

Tout au long de l’année je râle parce qu’il y a des tas de pays que j’aimerais visiter en dehors de ma mère patrie mais pourtant dès qu’on peut s’éloigner 10-15 jours avec Chéri, on fait quasiment tout le temps le choix de la France, et souvent à ma demande… C’est ce qu’on appelle ne pas savoir ce que l’on veut j’imagine.
Que voulez-vous, à peine arriver dans ma famille que je planifie déjà la prochaine fois que je viendrais les voir. Ainsi les dates sont fixées pour juin 2011 mais avec une option pour Noël 2010 si jamais on trouve des billets abordables. C’est plus fort que moi, je suis très famille et j’adore passer quelques jours avec tout le monde, même avec la famille (adorable) de Chéri.

C’est ainsi qu’à chaque fois que je me trouve dans l’avion du retour, je me pose les mêmes questions: qu’est-ce que je fais à Montréal, est-ce que je ne rate pas l’essentiel en étant loin des gens qui comptent pour moi? Comment vais-je faire le jour où j’aurais des enfants?

Je n’ai pas les réponses et je ne suis pas sûre que je serais heureuse en France entre la morosité ambiante, les horaires lourds et les loyers chers mais je ne suis pas sûre non plus de pouvoir être heureuse à Montréal en étant loin de tout le monde… L’idéal serait un AVG (Avion à Grande Vitesse) abordable reliant mes deux pays d’attache pour pouvoir faire le voyage plus souvent… Vous pensez que c’est possible?!

Effet indésirable

pants.jpgComme souvent en hiver, j’ai tendance à bouloter un peu plus que d’habitude, surtout en rentrant du travail, à 17h… Du coup, l’effet ne se fait pas attendre, tous mes pantalons me serrent au niveau du ventre.

Une seule mesure s’impose: faire du shopping! (Qui a cru que j’allais dire faire un régime?!). Le problème c’est que systématiquement je me trouve entre 2 tailles: le 7 est un peu trop grand et flotte désagréablement au niveau des fesses alors que le 5 se ferme difficilement au niveau du ventre et que si debout c’est supportable, assise, je suis condamner à retenir ma respiration sous peine de faire comme Hulk mais avec mon pantalon!

Comme je n’ai pas peur du ridicule, j’achète systématiquement le 5 qui me va quelque temps puis, 3 mois plus tard, je me dis que j’ai grossi alors qu’en fait j’ai juste acheté une taille trop petite! C’est d’ailleurs comme ça que j’ai un pantalon qui porte toujours son étiquette, en attendant qu’un jour je puisse de nouveau le fermer, comme ce seul jour dans la cabine d’essayage!
La morale du jour est donc que faire du shopping c’est comme faire les courses: il faut toujours y aller le ventre plein sinon on prend une taille trop petite en croyant qu’on est plus mince alors qu’on a juste le ventre creux, dans tous les sens du termes!

Image provenant de Mlle C