Catégorie : C’est mieux en le disant

La théorie versus la pratique

IMG_2567Quand on devient parent, on s’inquiète surtout de comment s’occuper d’un nouveau-né, si fragile, si loin de ce qu’on connaît. Et pourtant c’est pas mal l’étape la plus facile de l’aventure « être parent ». Tout d’abord parce que cette période est courte et que même si, sur le coup ça paraît interminable, 6 mois, 9 mois, c’est très rapide! Alors non je n’ai pas envie de revivre les nuits courtes et hachées des premiers mois de bébé mais à côté de ça, la vie était quand même simple : les nourrir, les distraire avec des hochets qui font pouet-pouet et leur donner un bain une fois de temps en temps…

Non les choses sérieuses commencent vers 18 mois je dirais, tranquillement. À coup de « je tourne la tête catégoriquement pour dire non » tout d’abord ou de cris trop aigus devant un interdit. Mais ils sont petits, ce besoin d’indépendance nous amuse et on peut encore les gérer sans trop de mal. Puis ils ont 2 ans, 2 ans et demi et le « non » et le « tout seul » deviennent des refrains égrenés plusieurs fois par jour, parfois entre deux crises de bacon parterre.

Alors on commence à chercher des solutions, on suit des conseils trouvés sur internet, dans les magazines ou auprès d’amis. On essaie de s’en tenir à de la « psychologie positive » parce qu’on ne veut pas être ce parent qui va dire « non » à tout, qui va punir, élever la voix à chaque accrochage.

Alors on apprend qu’une des bases est de proposer des alternatives aux enfants : plutôt que habille-toi (suivi de zéro action) ou qu’est-ce que tu veux mettre (suivi de 30 minutes de négociation), on propose « tu veux la robe grise ou la bleue? » Et ça marche, votre enfant choisit sa robe et l’enfile presque sans broncher!

Ou pas. En fait, chez nous ça se poursuit plutôt comme ça « non, je ne veux pas mettre de robe! » (alors que ça fait 1 ans qu’elle ne veut plus mettre de pantalon). « Ok, tu veux une jupe ou un pantalon alors? » « Non je veux pas de jupe »… « ni de pantalon »! Hmmm… « Est-ce que tu veux mettre un legging alors? » Plus de réponse, l’asticot est parti faire autre chose pendant qu’on fouillait sa penderie!

Toujours fort des conseils lus à droite à gauche, vous vous dites qu’à cela ne tienne, dorénavant elle va choisir ses habits la veille au soir quand on est moins pressé et en plus ça l’incitera à s’habiller seule le lendemain. Hop, voilà le soir venu et vous poser votre question « Tu veux mettre quoi demain? » Avec un peu de chance, vous allez obtenir une réponse sans trop de débat et vous allez pouvoir mettre de côté les habits pour le lendemain.

Mais le matin venu, voilà que votre enfant ne veut pas plus s’habiller! Ni avec les habits choisis, ni avec rien d’autre! Alors comme vous êtes adeptes de la douceur, vous en revenez à vos alternatives : « tu t’habilles sinon… tu vas à la garderie en pyjama! » Alors celle-là je vous conseille vraiment de l’éviter parce que vous avez de bonnes chances que votre enfant soit tout emballé à l’idée d’aller à la garderie habillé en pilou et vous l’aurez dans l’os! Non, vous essayez plutôt « maintenant soit tu t’habilles, soit tu te laves les dents » (on gage que 5 minutes après aucun des deux n’est fait?) ou « si tu ne veux pas t’habiller, je vais habiller ta sœur » (la petite sœur sera effectivement habillée mais vous avez de bonnes chances que la grande en ait profité pour retourner jouer!). Bref… comme tous les matins vous serez en retard et un de vos enfants sera habillé en sac à patate.

Mais à ce petit jeu des choix, vous devenez très bon. « Tu veux l’assiette abeille ou l’assiette canard? », « on met un élastique rose ou violet dans les cheveux? »… Puis c’est l’heure d’aller se coucher, devant l’enfant récalcitrant qui a une énième demande, vous dites « je te porte pour monter te coucher ou tu grimpes toute seule? ». Ça marche parfois… Jusqu’au jour où votre enfant adopte la même stratégie « Maman, soit je regarde un autre Peppa Pig, soit je ne vais pas me coucher ». « Maman, soit je regarde une photo sur la tablette, soit je ne viens pas manger »!

L’enfant, ce petit être intelligent qui parvient toujours à déjouer vos stratégies!

Deux ans

P1120013Oh ma Chérie, demain tu fêtes tes 2 ans!! On ne s’y attendait tellement pas qu’on n’est pas vraiment prêt pour ta journée! Mais qu’à cela ne tienne, on fêtera ça un peu mieux samedi!

À deux ans, tu es une petite fille espiègle qui est à la fois indépendante (tu joues sûrement plus souvent toute seule que ta grande sœur) et à la fois très câline, à souvent demander d’être portée! Tu observes ta sœur et ne manques pas une occasion de reproduire la bêtise qu’elle est en train de faire! Cela dit, pour être honnête, elle-même ne manque jamais une occasion d’imiter tes âneries non plus! Alors parfois c’est mignon, on sourit, on s’attendrit et parfois, surtout si ça implique de courir partout dans la maison en criant, on perd un peu la tête!

Tu tripes sur les portefeuilles et dans le bus tu passes de longs moments à enlever/remettre les différentes cartes bancaires ou de fidélité dans leurs emplacements. Tu aimes beaucoup le chocolat et ne manque jamais de manger mes BN si tant est que j’en ai! Tu aimes aussi allumer/éteindre les lumières (heureusement il y en a peu que tu atteins pour l’instant) et depuis que papy et mamie sont venus cet été, tu ne vas plus te coucher sans avoir fait un bisous à tout le monde! C’est chou et comme tu vas au lit très facilement, on te laisse faire quand tu redemandes, par exemple, de refaire un bisous à « Oé » alors que tu en as déjà eu un! D’ailleurs, tu dors encore avec ta suce à la maison mais plus à la garderie depuis une semaine, yeah! Kathleen m’a fait les gros yeux quand je lui ai dit mais promis, on va la couper dès que le timing sera bon! On est si fiers de toi! Tu grandis, tu prends ton indépendance et la propreté va bon chemin.

Tes mots sont encore difficile à comprendre mais certains ne font pas de doute, surtout quand c’est pour appeler ta sœur « Viens Oé! » « Monte Oé! » Dois-je préciser que cela me fait fondre?!

Ma chipette d’amour, avec ta naissance éclair il y a deux ans, j’aurais sans doute du m’attendre à ce que tu pousses comme un champignon mais juste encore un peu, reste mon bébé quelques temps!

J’ai voulu m’inscrire à l’université

P1120092Ça m’a pris comme ça, un jour, il FALLAIT que je m’inscrive à l’université là-là! En fait, c’est la faute d’une amie/collègue qui me parlait de faire un cours ensemble pour obtenir notre titre CRM (Canadian Risk Management). On en parlait, je disais « oui, oui » puis devant les différentes options/procédures, je trainais la patte.

Faut dire qu’il se donne soit en anglais à McGill à raison de 3h de cours par semaine, soit en français à distance avec l’Université Laval… mais à distance quoi. Bref, rien d’optimal mais comme je n’avais pas envie d’écrire mes examens en anglais, le choix était vite fait. Mais rendu en juillet, j’ai comme pris conscience que ça serait un gros plus sur mon CV donc hop, j’étais décidée à commencer dès cet automne (puisque je compte faire un cours par session, pas plus ça va pas? et qu’il y a 3 cours à faire). Et là les ennuis ont commencé!

On pourrait penser que c’est simple de s’inscrire: bonjour, je voudrais suivre tel cours qui commence le 31 août, je vous envoie un chèque et ça s’arrête là. Alors que ça ressemble plutôt à: « Mais Madame, c’est trop tard, les inscriptions s’arrêtaient le 8 juillet! Là vous pouvez vous inscrire comme étudiant libre et peut-être que votre cours sera crédité la prochaine session ». Bon bon bon, mettons. Tsé ça se peut qu’il faille arrêter les inscriptions super tôt car le cours est vite plein, et puis je m’y suis pris au dernier moment (genre le 12 juillet).

Ok, je m’inscris en étudiant libre. « Ah mais Madame, ça nous prend tel et tel et tel et tel et tel (vous avez compris) document »! Crime! « Parce que en quoi mes relevés de notes de DESS ont quelque chose à voir avec ça? Puis bon mes diplômes sont en France donc ça va être dur de vous envoyer tout ça avant le 11 août! Comment ça mon passeport canadien ne suffit pas? Ma carte de citoyenneté canadienne?? » « J’en ai pas, ils n’en donnent plus depuis plusieurs années, faudrait peut-être voir à mettre à jour vos procédures! Ah donc vous avez besoin de l’espèce de diplôme canadien, ok je vous envoie ça. Ah du verso avec le code barre? Bon je vous renvoie ça. Parfait, je vous ai tout scanné. Vous voulez sérieusement dire qu’il faut que je vous envoie les copies par la poste EN PLUS? Ça va-tu vraiment faire une différence par rapport au scan? Comment ça ma copie certifiée conforme est trop vieille?! Ok, donc là, c’est bon, vous avez tout? Je peux m’inscrire? Super! »

Enfin je suis inscrite en étudiant libre. Bah tiens il reste 40 places dans le cours!! On pourrait pas me transférer en étudiant normal dans ce cas? Ah non? Bon ok…

Tiens, sur ma facture, j’ai un 400$ pour « étudiant hors du pays »?! Euh mais je suis bien là pourtant et vous m’avez demandé plein de documents déjà! Ah bon vous mettez ça par défaut à tous les étudiants et ensuite vous l’enlevez?! Ah oui, c’est une façon de faire comme une autre…. Tiens 3 semaines ont passé, tout a l’air en ordre. Comment ça il faut encore que je vous envoie des papiers qui justifie mon statut au Canada? Le CSQ cette fois? Ou la RAMQ? J’ai une preuve de citoyenneté, qu’est-ce qu’il vous fait de plus?! Bon d’accord!

Hé! 4 semaines et je viens d’apprendre par hasard qu’il fallait que je m’inscrive en ligne avant le 16 septembre pour pouvoir passer mes examens dans un centre d’examens à Montréal vu que ça ne me tente pas d’aller à Québec pour ça! Ça aurait été tellement le fun d’en être informé avant! Ah tiens, vous communiquez avec moi sur le webmail de l’université maintenant? Si je l’avais su, je n’aurais peut-être pas raté le message « Communication importante » envoyé il y a deux semaines! Ah et puis c’est super moderne de ne pas pouvoir rediriger ses courriels vers une adresse qu’on utilise pour de vrai!

Non mais sinon je suis vraiment contente de m’être inscrite à l’université! Surtout quand on m’a envoyé ma carte étudiante en me demandant d’aller faire la photo à telle date au Pavillon Machin à Québec! Tiens j’espère que la carte n’est pas obligatoire pour passer les examens…

Bon maintenant je peux commencer à étudier?! Quand vous dites que le livre de cours vaut 180$, vous faites une erreur, non? Non?! Punaise, je vais être vachement intelligente après avoir lu un livre de cette valeur!

P1120091Je lève le suspens sur ce point tout de suite, il y a peu de chance que je ressorte bien plus intelligente de cette expérience, d’une part parce que c’est la première traduction du livre en français et que c’est très mal traduit (l’assurance des choses pour parler d’assurance Biens par exemple) et d’autre part, parce que la matière est tellement chiante que j’avance au rythme de 2 pages par jour en relisant les mêmes paragraphes plusieurs fois vu que je m’endors une ligne sur deux!

La seule vraie bonne nouvelle c’est que mon employeur me rembourse pour m’infliger cette torture!

La vie rêvée des mamans

***Article écrit le 12 août 2011 à un mois demon premier accouchement. Je le trouve toujours d’actualité même si les personnalités citées ne le sont plus trop!***

Je crois que j’avais déjà mentionné le sujet un jour mais à quelques semaines de mon accouchement, c’est un sujet qui m’énerve encore plus. Dans les journaux, on porte aux nues ces femmes, actrices ou chanteuses, qui à peine quelques semaines après avoir accouchées se remettent au « travail ».
D’abord laissez-moi vous dire qu’on n’a pas la même définition de travail, parce que moi je travaille pour vivre notamment, alors qu’elles, elles choisissent à chaque nouveau projet ce qu’elles veulent faire et combien elles vont demander pour ça.

Leur grossesse est sûrement plus facile puisque là encore elles choisissent ou non de travailler et la plupart du temps les photos volées nous les montrent en train de faire du shopping, de boire un café ou de bronzer sur une plage. C’est sûr que moi aussi je pourrais être drôlement épanoui à 8 mois passé si je n’avais pas eu à me lever à 6h45 tous les matins et à faire 50 minutes de transport pour aller m’enfermer dans un bureau pendant tout ce temps…

Une fois qu’elles ont accouché, on les voit de nouveau en train de faire du shopping, de boire des cafés, de faire des sorties en amoureux avec leur conjoint et bien souvent on ne voit pas trace du nouveau-né. Non parce que vous, maman lambda, vous êtes seule la plupart du temps pour vous occuper de votre rejeton, le nourrir à la demande et assumer les nuits. Elles ont des nannys, des femmes de ménage, voire des cuisinières et avec tout ça, si vous vous appelez Kate Hudson, 3 semaines après avoir accouchée, vous pouvez être sur une plage avec votre chum et le bébé Dieu sait où. Alors que vous, en congé maternité, vous avez unbudget vacances proche du zéro…

Qu’elles aient ce mode de vie, good for her, mais que les journalistes les portent aux nues pour ça (« Marion Cotillard est déjà de retour sur les plateaux de tournage », etc.), ça m’énerve encore plus. C’est quoi l’intérêt?

Être influençable

CIMG2442Être influençable est souvent vu comme quelque chose de négatif. Je ne me souviens pas du nombre de fois en grandissant où j’ai entendu mes parents dire que telle amie avait mauvaise influence sur moi… Quelque part, ça devait être un peu vrai puisque je me souviens avoir essayé la cigarette en voyage scolaire en 5e, avec un groupe de camarades alors que quelques mois auparavant je disais que « c’était vraiment dégueulasse, que jamais au grand jamais je ne fumerais! »

Mais ça c’était enfant.

En grandissant, les ami(e)s sont devenues une source d’influence ou même d’inspiration beaucoup plus positive! C’est en discutant avec une amie que j’ai orienté plusieurs décisions liées à la naissance de mes filles (du choix d’accoucher sans péridurale, de faire appel à une accompagnante à la naissance à celui d’utiliser des couches lavables par exemple) mais c’est aussi en échangeant avec des amies que j’ai pu modifier plein de petits gestes du quotidien pour être plus écologique, plus « naturelle » et mieux dans ma maison et mes baskets!

Un jour j’ai posé la question « est-ce que vous connaissez des shampoings un peu naturels, sans conservateurs notamment? » Et là j’ai ouvert la porte à un tout nouveau monde parce que justement plusieurs amies faisaient déjà le choix de rayer les produits industriels de leur salle de bain mais aussi de diminuer les lavages pour passer au « low poo ». Je ne rentrerai pas dans le détail aujourd’hui mais avec leur influence, je sauve du temps et de l’argent!

Ce sont aussi elles qui m’inspirent pour supprimer certains achats de mon caddie de course. Le dernier en date? Le sopalin (ou essuie-tout) suite à une conversation Facebook et avant ça il y avait eu les tampons hygiéniques remplacés par une Diva Cup et après ça, il y aura plein d’autres choses j’en suis sûre parce que je me laisse convaincre facilement quand les arguments sont bons! Être influençable c’est s’inspirer du meilleur qui nous entoure.

Pour tout ces petits gestes, je vous conseille les blogs de Laure, Véro et Marion qui sont une vraie source d’inspiration pour moi. D’ailleurs, j’envisage même de me mettre à la couture maintenant, c’est dire!

 

Joyeux 4 ans ma Chérie

DSC_0318Il y a 4 ans, j’étais à la maison en train de chronométrer soigneusement mes contractions. Tu allais naître en début de soirée et faire de moi une maman pour la première fois! Je me souviens très bien de cette soirée, de ces premiers jours… Tu étais le bébé parfait. Tu dormais bien, tu tétais comme une championne et j’étais tellement heureuse de t’avoir près de moi qu’il m’arrivait de pleurer à la simple idée que l’univers pourrait te reprendre!

Les semaines ont passé, les mois et maintenant les années mais tu restes mon bébé. D’ailleurs tu te comportes comme tel assez souvent, refusant d’abandonner ton biberon de lait du matin, essayant de devancer ta sœur pour sauter dans mes bras mais tu es aussi une petite fille au goût affirmé (pas question de mettre un pantalon, il faut regarder Peppa Pig encore et encore, les pépites de chocolat c’est bon quand on prépare la brioche mais pas quand on la mange, etc.).

Tu nous demandes très souvent si on est fiers de toi. Et selon les circonstances, on te répond oui ou non mais j’essaie de t’expliquer que ce n’est pas ça qui compte. Qu’il faut que tu soies, toi, fière de toi, qu’il faut être attentive aux autres et qu’il faut être heureuse surtout. Parfois tu aides ta sœur, comme cette fois dans les jeux gonflables où tu lui as montré comment escalader, où tu la tenais par les fesses pour l’aider à monter et tu vois, cette fois-là on était hyper fiers de toi!

Alors bien sûr tout n’est pas rose. Il y a souvent des confrontations puisque tu as tendance à continuer les bêtises même quand on te demande d’arrêter et tu aimes beaucoup embêter ta sœur qui, elle, aime beaucoup venir chouiner dans nos bras! Ton sommeil est devenu plus chaotique ces derniers temps: tu as du mal à t’endormir le soir sans te relever plusieurs fois, tu ne veux plus faire de sieste l’après-midi même si pour l’instant on arrive toujours à te faire dormir un petit moment et les nuits il arrive assez souvent que tu débarques dans notre chambre et que tu attendes patiemment qu’on aille te recoucher! Ça ne fait pas trop notre affaire mais on se dit qu’une fois l’été (et son lot de visites) pour de bon fini, tu retrouveras peut-être un rythme un peu plus agréable pour tous!

Aujourd’hui tu as 4 ans et depuis ce matin tu me demandes « quand c’est midi? » pour pouvoir enfin découvrir tes cadeaux! Tu avais tellement hâte à cette journée! Pour la première fois, papy et mamie sont là pour ta fête et dans une semaine, c’est avec tous tes amis que tu souffleras tes 4 printemps, pour ton plus grand plaisir. À la garderie, il faudra dorénavant attendre la fin du mois pour célébrer l’événement, l’année prochaine, ce sera une autre histoire à l’école…

Joyeux Anniversaire mon amour! Et comme tu me l’as demandé plusieurs fois, au moment de chanter « Bonne Fête », je la chanterai très fort, juste pour te faire plaisir! Et n’en doute jamais mon cœur, on t’aime plus que tu ne le sauras jamais même quand on se fâche, même quand on est un peu moins fiers de toi!

Dilemme du parent expatrié au Québec

Quel vocabulaire employer avec nos enfants? Celui qui est naturel pour nous, avec lequel nous avons grandi et vécu pendant 20, 25 ou 30 ans ou celui qui le sera pour nos enfants allant à l’école, grandissant ici?

Toboggan ou glissade??
Toboggan ou glissade??

Soccer ou football, Zoé a déjà tranché, c’est soccer.

Chaussettes ou bas. Là c’est plus fort que moi, on conserve chaussettes!

Lumière ou feu (de circulation). On emploie les deux selon les jours!

Calinours ou bisounours. On s’adapte selon si on parle à un français ou à un québécois!

Char, voire auto ou voiture. Voiture pour nous!

Melon d’eau ou pastèque. On dit plus souvent melon d’eau mais comme on en mange peu, on ne se pose pas trop de questions!

Écouter ou regarder un dessin animé. Alors là, il n’y a pas débat, on regarde la télé chez nous! En fait, on ne la regarde pas vraiment, les filles n’étant pas branchées dessin animé mais si la question se pose, on va la regarder plutôt que l’écouter!

Pour certains, c’est évident parce que vraiment ça ne peut pas sortir naturellement de ma bouche (char, bas) mais pour d’autres ce n’est pas un problème d’employer le pendant québécois. Et puis certains sont tout à fait courant ici (voiture par exemple) et elle n’aura pas de problème pour se faire comprendre mais pour lumière par exemple ou des fournitures scolaires comme efface (pour gomme), brocheuse (pour agrafeuse), c’est plus compliqué alors je fais le choix qu’elle n’ait pas de problème à se faire comprendre. Je n’ai pas envie que ma fille soit pointée du doigt parce qu’elle sera « fille d’immigrés », qu’elle ne parlera pas tout à fait comme les autres. Je voudrais en faire une richesse pour elle mais je sais aussi que les enfants sont cruels et qu’il en faut peu pour qu’ils se moquent.

Pourquoi je n’ai pas aimé De voiles en voiles

Impossible de passer à côté de LA nouvelle attraction du Vieux-Montréal cette année: De Voiles en voiles! Toute la blogosphère en a parlé et dans le coin, un grand bateau pirate ne passe pas inaperçu!

IMG_2318Comme tout le monde avait l’air emballé, on avait hâte d’essayer mais l’occasion ne s’est présenté que ce samedi de septembre. On y est allé en famille avec mes parents et comme on nous avait conseillé d’arriver à l’ouverture (10h) pour éviter la longue attente, nous sommes arrivés vers 10h30.

Première file pour acheter les billets et surtout comprendre comment ça marche et qu’est-ce qui est le plus avantageux pour nous. Difficile de vraiment jauger vu qu’on ne savait pas si Zoé voudrait faire le petit parcours, voire même celui au-dessus ou encore combien de fois les cocottes iraient dans les jeux gonflables. On a choisi d’acheter 12 écus, ce qui aurait du être pile ce dont nous avions besoin selon nos calculs.

Avec mon papa, on était décidé à faire un parcours, c’est donc nous qui nous sommes collés à cette file d’attente pendant que les filles, Chéri et ma maman allaient aux jeux gonflables. Et l’attente a été longue, longue, longue! En plein soleil!! On crevait de chaud, il fallait rester debout tout le long et il n’y avait rien d’autres à faire que regarder ceux qui avaient déjà la chance d’être dans les parcours. Ou de regarder les enfants, tannés d’attendre, qui avaient investi l’espace du petit parcours pour faire n’importe quoi. Ainsi il y avait 4-5 enfants qui grimpaient sur des barils, sautaient de l’un à l’autre, sautaient parterre, et même s’accrochaient au filin de la tyrolienne pour les petits pour se pendre après! Rendu là, j’étais assez atterrée qu’aucun parent ne dise rien mais qu’aucune personne du staff non plus! C’était n’importe quoi et dangereux!

Après près de 2h d’attente, ça a enfin été notre tour. Entre temps, les filles s’étaient tannées des jeux gonflables et patientaient tant bien que mal près de nous. Quand ça a été à nous de nous harnacher, évidemment Zoé ne voulait pas mettre l’équipement et n’a donc pas pu faire le petit parcours. Comme il était difficile de surveiller les filles dans cet espace pendant qu’on faisait notre parcours, Chéri est reparti aux jeux gonflables (après avoir racheté des écus) avec les filles, pendant que maman était en charge des photos!

DSC_0292Mon papa voulait faire le parcours intermédiaire mais arrivés là-haut c’était vraiment trop haut pour moi qui ai le vertige! Je l’ai donc laissé et suis redescendue d’un cran. Une petite fille et sa maman étaient devant moi mais la petite fille (d’à peine 10 ans) ne voulait plus y se lancer. Une monitrice est venue l’aider et l’a accompagnée pour faire la première section. Ensuite, sa maman a pris le relai, je suivais derrière en me disant que vraiment ce n’était pas pour moi ce genre d’activité, que j’avais trop peur mais j’ai franchi tant bien que mal la première section. Sauf qu’arrivée là, la petite fille ne voulait pas continuer et qu’il a fallu qu’on revienne toutes en arrière pour qu’elle puisse redescendre! Moi qui étais si soulagée d’avoir au moins commencé, il fallait tout refaire! La maman devant moi, qui a repris le parcours sans sa petite, était drôlement à l’aise et filait à toute allure alors que j’avançais à deux à l’heure, priant à chaque pas pour réussir à finir sans que quelqu’un ne soit obligé de venir me chercher!

DSC_0267À l’inverse derrière moi, il y avait deux enfants d’une dizaine d’année aussi qui étaient super à l’aise! Du coup, je faisais bouchon devant eux et à plusieurs reprises, je leur ai dit « doucement » parce qu’ils arrivaient à toute allure sur les structures, faisant tout balancer et moi manquant de défaillir! Arrivée à une espèce de section « balançoire » (la pire), j’ai été un peu rassurée de voir que la maman devant moi en bavait! En fait, rassurer n’est pas le bon mot vu que si elle avait du mal, qu’est-ce que ça allait être pour moi mais au moins je me sentais un peu moins seule! C’est là que je me suis demandée si je restais accrochée à mon poteau, est-ce qu’il y avait moyen qu’on fasse juste venir une échelle pour que je descende plutôt que d’être obligée de revenir en arrière si je voulais abandonner! Comme ce n’était pas vraiment une option, j’ai pris sur moi et j’ai fini le parcours tant bien que mal. Honnêtement, je n’en ai éprouvé aucun plaisir, aucune fierté. Je suis contente de l’avoir fait parce que maintenant je sais qu’aussi fun ça ait l’air d’en bas, ce n’est vraiment pas quelque chose pour moi.

Mon papa a pas mal galéré sur son parcours aussi, notamment les espèces de trapèzes où il a cru mourir m’a-t-il dit. (Oui, on fait dans la demi-mesure chez moi).

Au final, bien qu’on soit arrivé assez tôt, on a passé pas loin de 2h à attendre en plein soleil pour une vingtaine de minutes dans les airs. Évidemment rendu là, on mourrait tous de faim puisque l’heure du lunch était bien avancée et je me suis demandée si j’allais faire un malaise là haut! Ce n’est pas arrivé heureusement mais on a filé se mettre à l’ombre sur une terrasse du Vieux Port pour avaler quelque chose avant de rentrer.

Donc non on n’a pas aimé. On n’a pas aimé qu’il n’y ait quasiment pas d’ombre (il y a quelques tables avec parasol mais la moitié était cassée), on n’a pas aimé attendre encore et encore et on n’a pas aimé que le staff soit aux abonnés absent. D’ailleurs, on se demandait souvent qui était du staff et qui était des visiteurs car ils ont des polos de toutes les couleurs qui ne se différencient pas vraiment du reste de la foule.

On s’est demandé si ça n’aurait pas été plus simple d’avoir une file par parcours plutôt qu’une pour tous les parcours en même temps vu que tous les parcours ne prennent pas le même temps à faire et que certains font la file juste pour celui des touts petits. Bref, on passera notre tour l’année prochaine si rien ne s’améliore.

Ah et autre détail, une pub passait sur Facebook: « aimer notre page pour obtenir des coupons rabais ». Je me suis donc « abonnée » à la page au début de l’été mais je n’ai jamais vu passer un seul coupon rabais malheureusement!

Dans un même bateau

Zoé, qui faisait une crise de bacon!
Zoé, qui faisait une crise de bacon!

Au cas où vous en doutiez: on en chie TOUS avec nos enfants!

Personnellement je ne « crois » pas trop aux phases qu’on nomme dans les journaux « Terrible two, threenagers, fucking four » ou autres. Je crois que nos enfants grandissent, apprennent, testent, sont dépassés par leurs émotions et que cela prend différents visages qu’ils aient 2 ou 4 ans et que ça va durer encore bien des années!

Au cours des 3 derniers jours avant de reprendre le travail cette semaine, nous avons eu différentes activités qui impliquaient toujours d’autres enfants et à chaque fois le constat a été le même, que cela soit en discutant avec les parents ou en observant les enfants : ils nous rendent dingues! Par moment! Parce que même si on les échangerait bien contre une grasse matinée ou un repas sans cri ou nourriture à terre de temps en temps, reste qu’on les aime et qu’on referait tout pareil même si on savait avant à quel point ils allaient nous « pourrir » la vie certains jours!

Certains enfants sont plus intenses que d’autres et certains cachent bien leur jeu! Prenez ma presque-4-ans : en soirée avec d’autres enfants, c’est pas mal la plus sage, celle qu’on entend le moins, qui n’achale pas (trop) les autres, qui ne fait (presque) rien d’interdit (sans que quelqu’un l’ait fait avant elle au moins) mais à la maison, c’est une autre histoire!

À la maison, elle dit non à tout. Elle embête sa petite sœur en permanence, elle escalade des meubles (ce qui lui a valu une chute dans son dressing il n’y a pas si longtemps), elle refuse de ramasser ce qu’elle fait tomber (ou lance) parterre, elle refuse de rester au coin si on la punit. Je pourrais continuer comme ça encore longtemps. Globalement, à la maison, elle nous pousse à bout. Alors on réagit comme on peut : parfois en désamorçant la crise, parfois en s’emportant nous-même parce que bon, là c’est la goutte d’eau.

Et finalement si les enfants ont tous la même propension à nous tester, ce sont surtout nos façons de réagir qui sont différentes. On ne tolère pas les mêmes choses, on n’est pas énervé par les mêmes choses, on n’a pas le même vécu en tant qu’enfant nous-même d’abord puis parent de nos enfants. Alors chacun réagit avec les outils en sa possession, chacun essaie de faire de son mieux, tout en évitant le regard de jugement que porte tout un chacun « parce qu’il n’y a pas de meilleur parent que celui qui n’a pas d’enfant »!

Peut-être que ma fille va aller au coin pour ne pas vouloir rendre le doudou à sa sœur à l’arrêt de bus et que les gens vont trouver que, quand même, je suis un peu dure avec cette mignonne petite fille à couettes qui ne fait que s’amuser. Oui, mais que savez-vous de tout ce qui s’est passé avant cet instant? Est-ce qu’elle n’a pas d’abord refusé de mettre ses chaussures pour quitter la garderie? Est-ce qu’elle n’a pas tenté de traverser la rue en courant? Est-ce qu’elle n’a pas refusé d’avancer dans les portes tournantes, bloquant tout le monde derrière? Est-ce que sa sœur n’a pas elle aussi fait une crise pour un quelconque motif?

Laissez-moi vous dire que derrière tout parent qui s’emporte, il y a généralement une suite d’événements qui a mené à ce « trop plein ». On fait de notre mieux, on tente de les éduquer comme de futurs adultes responsables et généreux. Mais quel poids on porte sur nos épaules! Nos enfants ont la responsabilité de sauver la planète et l’humanité et c’est à nous que revient la tâche d’en faire des adultes sociables, empathiques, justes et autre joyeusetés. Le problème c’est qu’il n’y a pas de formation sur « comment élever ses enfants », chacun se débrouille et parfois, ouf, c’est difficile! Alors on place des repères pour les aider, on fixe des règles pour que tout le monde vive en bonne harmonie mais à la fin, on ne nous remet jamais de diplôme pour nous féliciter d’avoir réussi leur éducation. Par contre, on nous lance des pierres si notre enfant fait le bacon dans un magasin ou s’il touche l’accoudoir d’un autre passager qui tente de dormir dans l’avion. Allez comprendre…

Se souvenir… de ce qui nous arrange

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Je ne sais pas si c’était clair à travers mes posts mensuels mais on en a un peu bavé avec Mia les premiers mois quant au sommeil. Avec le recul, c’est non seulement assez banal mais surtout assez attendu quand on accueille un nouvel enfant. Pourtant, quand à l’aube de ses 6 mois, la miss nous en faisait toujours voir des vertes et des pas mûres j’avais l’impression que ça ne finirait jamais et que je ne tiendrais pas une journée/nuit de plus…

C’est à peu près là qu’elle s’est mise à bien dormir, à s’endormir seule et à me faire culpabiliser à mort pour tout ce que j’avais bien pu penser et pour toutes les fois où j’avais perdu patience…
Aujourd’hui, et donc depuis de longs mois, on savoure de pouvoir la déposer dans son lit avec suce et doudou, dire bye-bye et fermer la porte pour ne plus l’entendre jusqu’au lendemain matin. Le bonheur!

Et pourtant ce soir, je me suis revue en train de l’allaiter à peu près à cette heure-là, en attendant qu’au delà du fait qu’elle soit rassasiée, elle soit aussi presque endormie pour avoir une chance de la poser dans son lit et qu’elle s’endorme… Opération périlleuse donc qui nécessitait à la fois de trouver le moment parfait où Morphée serait prête à l’accueillir mais pas encore totalement pour que la poser sur son lit ne la réveille pas et donc ne l’énerve pas. Quitter ensuite la chambre sur la pointe des pieds, hésiter entre éteindre la petite lumière ou non, fermer la porte ou non, descendre tout doucement les escaliers et croiser les doigts pour qu’elle ne se mette pas à pleurer 30 secondes plus tard! Retenir son souffle un bon quart d’heure puis enfin s’autoriser à relaxer.

Ce soir, par je-ne-sais-quelle-torturosité de l’esprit, j’ai repensé à ces moments avec nostalgie, presque envie! Mon Dieu, non seulement, la maternité fait perdre la mémoire mais en plus, elle rend dingue!