Limitless

limitlessLa rentrée n’a pas manqué de nous apporter son lot de séries dont on n’avait pas forcément besoin, entre les énièmes super héros (Supergirl), les remakes de film (Minority report, Daredevil, Limitless) et pourtant c’est bien de cette dernière dont je vais vous parler.

Franchement ça ne me tentait pas du tout. Je me souviens à peine du film avec Bradley Cooper et Robert de Niro et l’idée d’une série sur le sujet avec en plus le côté procédural (puisque dès la bande annonce, on comprenait que notre héros allait travailler avec le FBI), mouais bof. Mais qu’à cela ne tienne, en vivant en couple, je me suis retrouvée à la regarder. Et vous savez quoi? J’aime beaucoup!

Le premier épisode est calqué sur le film: un gars un peu loser prend une drogue qui décuple ses capacités mentales mais les problèmes commencent quand il retrouve l’ami qui lui a fourni, assassiné. Le héros, interprété par Jake McDorman, vient à servir de cobaye au FBI en leur cachant un détail crucial. À noter que Bradley Cooper reprend son rôle de Eddie Morra (devenu sénateur) et intervient en fil rouge dans la série. On retrouve aussi parmi les acteurs Jennifer Carpenter (Dexter) et Ron Rifkin (Alias).

Pourquoi j’aime? Parce que l’acteur principal est vraiment sympa, son personnage drôle et décalée, un peu moqueur, qui insuffle beaucoup d’humour à la série. Alors oui c’est un autre « cop show », qui n’a pas grand chose à voir avec le film éponyme, mais on passe un très bon moment, notamment parce qu’il y a une réalisation originale avec des inserts visuels parfois loufoques. Le tout donne un résultat sympathique où l’important n’est pas le cas du jour mais bien le héros, Brian Finch, avec ses questionnements et ses blagues.

8 ans plus tard

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Mon premier design

Comme je le mentionnais cette semaine, mon blog fête aujourd’hui ses 8 ans! Quand je l’ai commencé, j’étais en transition à Paris, j’attendais avec impatience d’obtenir ma Résidence Permanente après mon dernier séjour à Montréal en tant que PVTiste cette fois…

J’étais célibataire, je pensais travailler comme éditrice quand je serais « posée » et j’avais zéro contrainte à part celles que je m’imposais. Je ne ferais pas le bilan de ses 8 dernières années, ni sur le plan réelles ni sur le plan « virtuelles » mais faut bien admettre que la vie nous réserve de drôles de surprises!

Pour mon premier article, je reprenais le questionnaire de Pivot et en le relisant, je me rends compte que je répondrais la même chose à la plupart des questions aujourd’hui! Par contre, cette année-là mon calendrier de l’Avent Kinder était tout vide le 21 décembre alors même que je n’avais pas d’enfant! Oups! 🙂

Ce blog est en fait mon 3e mais c’est le plus long que j’ai tenu, même s’il a été très peu actif quand je suis devenue maman. J’aimerais reprendre un rythme plus « régulier » mais c’est fou comme un job à temps plein et 2 enfants, ça bouffe du temps! Et de l’énergie! D’ailleurs c’est sûrement plus de l’énergie dont je fais défaut que du temps… Quoi que du temps pour moi, vraiment, je n’en ai pas tant que ça puisque mêmes aux toilettes, on ne peut plus être tranquille quand on a des gnomes!

Tout ça pour dire: JOYEUX ANNIVERSAIRE BLOGOUNET!

La vie rêvée d’avant

“The Monster Isolation" -- After a terrible date, Koothrappali (Kunal Nayyar) vows to never leave his apartment, on THE BIG BANG THEORY, Thursday, Feb. 21 (8:00 – 8:31 PM, ET/PT) on the CBS Television Network. Photo: Monty Brinton/CBS ©2013 CBS Broadcasting, Inc. All Rights Reserved.

Bientôt mon blog aura 8 ans et pour l’occasion je me suis replongée dans de vieux articles. Cela m’a permis de voir que j’avais évolué… et parfois je retournerais bien en arrière! Extrait:

Quand je travaille (Seigneur, faites que je retravaille un jour!), le dimanche soir je programme mon réveil à 7h49, le mardi je passe à 7h51 vu que j’étais en avance le matin, le mercredi à 7h52 pour la même raison, le jeudi à 7h53 parce que je suis crevée et qu’une minute de plus me fera le plus grand bien, et le vendredi généralement j’oublie de mettre mon réveil…

OMG! À une époque je devais mettre mon réveil pour me lever?! 4 ans que ce n’est plus nécessaire! Et à une époque je pouvais me lever à 7h53 et être à l’heure au travail?! Je sais que c’était à Paris donc que je commençais sûrement plus tard que mon 8h30 actuel mais quand même quoi!

Toujours à la même période:

Pendant 6 semaines je n’ai pas travaillé. Pendant 6 semaines je mettais mon réveil à 9h pour ne réussir à me lever qu’à 10. Pendant 6 semaines, je matais des séries tout en repoussant le moment où je relancerais les agences intérim pour travailler. Pendant 6 semaines, j’étais au chaud chez moi, à me goinfrer de Délichocs et smoothies.

OMG bis! 6 semaines à ne rien faire? Personne à s’occuper à part moi-même! Manger des cochonneries, regarder autant de séries que souhaité?! Franchement, vu de 8 ans plus tard avec un job à plein temps, deux marmots à gérer, des repas équilibrés à préparer, le célibat et le chômage me feraient presque rêver!

Dans mon projo #15

prisonersPrisoners: film du québécois Denis Villeneuve avec un bon casting hollywoodien: Hugh Jackman, Jake Gyllenhaal, Maria Bello, Terrence Howard… Vu le thème (2 petites filles disparaissent), je n’étais pas super emballée pour le regarder mais on m’en a dit beaucoup de bien. Et franchement, c’est un super bon thriller! C’est prenant, angoissant (bon en même temps, il m’en faut peu) et j’avais hâte qu’il finisse pour me sentir enfin « délivrée ». Sauf que même fini, impossible d’arrêter d’y penser! Autant vous dire que je n’ai pas très bien dormi cette nuit-là!

 

ant manAnt Man: j’aime beaucoup l’humour de Iron Man (et des Marvel en général) et la bande annonce de ce nouveau « super héros » me donnait envie mais il ne m’a pas tellement emballé. Étonnamment je trouve Paul Rudd bon dans le rôle mais alors Michael Douglas, ouf!, quel coup de vieux! J’avais tout le temps l’impression qu’on l’avait excessivement maquillé pour paraître aussi âgé mais je crois que c’était naturel! Et voir Kate de Lost avec son brushing parfait, ça aussi ça m’a titillé! Oui, je m’arrête à des détails mais il m’en faut peu pour me distraire parfois!

 

hitmanHitman, agent 47: bon, lui, je l’ai regardé juste parce qu’il y a mon chéri de Homeland dedans: Rupert Friend. Sauf que sans sa belle chevelure (yep, encore un détail capillaire), il est vraiment moins canon! Et le film présente zéro intérêt de l’aveu même de mon Chéri donc autant vous dire que le niveau est bas!

 

 

 

ted2Ted 2: contre toute attente, j’avais beaucoup aimé le 1 malgré l’humour bien lourd mais le 2 fonctionne moins bien. D’abord on s’est débarrassé de Mila Kunis tout ça pour refourguer un nouvel intérêt amoureux à Mark Wahlberg, et si l’histoire de base, faire reconnaître Ted comme personne, pourrait suffire à tenir le film, l’humour repose toujours sur le même levier et autant dans le premier ça allait, autant là, ça ne suffit plus. Dommage!

Les montagnes qui rapetissent

citationIl y a des moments dans la vie où, selon l’expression consacrée, « on se fait toute une montagne de quelque chose ». Je me souviens qu’avant de commencer à ma job, là où je suis encore 7 ans plus tard, j’angoissais beaucoup « oh la la, c’est dans une division anglophone, il va falloir que comprenne tous les termes techniques, tous les systèmes, dans un domaine que je ne connais pas du tout en plus, bla bla bla ». Et puis le premier jour est arrivé et j’avais un collègue anglophone quand tous les autres étaient francophones! Puis les systèmes étaient relativement simples et pour les plus complexes, j’avais zéro pression pour les maîtriser du jour au lendemain! Toute cette inquiétude pour rien!

Plus tard, en devenant maman, il y a eu d’autres montagnes bien trop grosses à franchir à première vue! Par exemple, quand j’ai décidé d’arrêter d’allaiter ma première fille après environ 10 mois de cette complicité, je me demandais vraiment comment j’allais pouvoir la consoler autrement, comment j’allais pouvoir la rendormir la nuit, comment elle allait se nourrir presque… Et bien vous savez quoi, je me souviens encore de ces questionnements mais je me souviens à peine comme tout a été facile une fois la décision prise. Elle a bu du lait dans un biberon (qu’elle a eu bien du mal à lâcher 3 ans plus tard même), elle a calmé ses pleurs avec un simple câlin et il n’y a pas eu de réveils nocturnes qui demandaient plus que « un bisous et au lit ». La montagne avait rapetissé du jour au lendemain.

Ma fille cadette était accro à sa suce pour dormir. Ça nous allait bien puisqu’on la couchait en 30 secondes et qu’on ne l’entendait plus jusqu’au matin, parfois 12h plus tard… Mais bon, un jour à la garderie, on lui a coupé la suce pour la sieste, nous faisant un appel du pied pour faire de même à la maison… « Ça va pas, non? Vous voulez pourrir nos nuits? » Je l’ai pensé mais je ne l’ai pas dit (enfin pas aux supers éducatrices en tout cas). On a repoussé ce moment parce que « vous ne vous rendez pas compte, j’ai zéro énergie pour me battre avec elle la nuit, rester debout une éternité pour qu’elle daigne se rendormir sans sa suce! Non, non, on est bien assez fatigués sans ça ». Puis un jour, il n’y avait plus d’excuse, il fallait franchir notre montagne. On a commencé par la sieste un dimanche après-midi. Ça a été compliqué! Endormissement difficile, réveil au bout d’1h à peine alors qu’habituellement il faut la réveiller après 3h30 de dodo parce qu’il se fait tard et notre angoisse pour la nuit à venir était à son comble! Cette nuit-là j’ai effectivement mal dormi. Mais pas ma fille. Je l’ai couchée comme d’habitude sauf que je ne lui ai pas donné sa suce, elle ne l’a pas réclamé, elle s’est tournée comme elle fait toujours à peine je l’ai posé et on ne l’a plus entendue jusqu’au matin! Et depuis il en est ainsi tous les jours! Moi qui pensais que lui faire arrêter la suce allait être une épreuve de force, allait engendrer des frustrations, des pleurs, des carences en sommeil… Il n’en a rien été. On a failli lui laisser sa suce pour encore très longtemps simplement parce qu’on avait peur de ce qui pourrait se passer, parce qu’on ne voulait pas prendre de chance. « Le sommeil, c’est la vie ». Et ce qui était une montagne est devenue une toute petite colline à peine. Et on l’a franchi ensemble sans aucune embûche!

Spa Le Nordique

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L’après-midi se termine, il est temps de rentrer!

Quand nous sommes allés passer quelques jours à Québec sans les enfants, nous avions inscrits à notre programme une après-midi détente dans un spa. On avait envie de quelque chose qui ressemble au Balnéa: isolé et entouré par la nature. Après quelques recherches, j’ai réservé au spa Le Nordique qui est situé à Stoneham pour un massage en couple avant de profiter des bains.

Situé à environ 40 minutes de Québec, on apprécie le paysage en arrivant puisque le lieu étant pas mal escarpé, on a une vue plongeante sur la rivière et on oublie très vite toute civilisation. Nous avons eu le droit à un massage très agréable mais il faut vraiment que j’arrête de cocher « thérapeutique – pression moyenne à forte » sur les fiches de renseignement parce que ouille, ça fait mal (mais c’est le but, on s’entend!).

Après ce moment, nous avons fait les circuits d’eau plusieurs fois: chaud au hammam ou sauna, bain glacé froid, puis bain tourbillon (dans les 38°) à différentes places. Pour le bain froid, vous avez l’option d’aller dans la rivière directement (il y a une sorte de petite cage où vous trempez) ou dans le bain nordique. J’ai eu du mal à mettre plus qu’un pied dans la rivière alors qu’on était qu’en octobre et je me suis trempée à mi-corps dans le bain froid pendant que Chéri, lui, préférait sauter l’étape « nordique » de l’expérience « bain nordique », hmmm…

Il y a plusieurs espaces de repos intérieurs mais aussi pas mal de relax/matelas/hammac dispersés à travers le lieu, sur plusieurs niveaux pour se détendre. Par contre, globalement on bénéficie rarement de la vue sur la rivière une fois dans l’espace « spa » puisqu’il y a beaucoup de sapins et que ceux-ci sont très hauts. C’est un peu dommage pour la vue même si on comprend l’intérêt de préserver la nature d’un autre côté.

En résumé, on a apprécié l’endroit même si c’est un un cran en dessous du Balnéa mais faut dire que la barre est haute!

2 minutes

dosRécemment mon chiro m’a lancé tout un défi: faire un exercice postural (assise) de 2 minutes trois fois par jour. Et bien je suis heureuse de vous annoncer que je n’ai encore pas réussi à le faire une seule journée!

Je ne parle pas de l’exercice en tant que tel qui consiste simplement à se tenir assis sur une chaise sans dossier en plaçant ses mains de telle façon que ça fait travailler le dos. Non, ça c’est la partie pas compliquée. La partie « challenge accepted », c’est de trouver 2 (f*cking) minutes dans la journée pour le faire!! Qui l’aurait cru?!

Le matin, oubliez ça, c’est tellement la course que si j’avais quelques minutes de rab, je m’en servirais pour ne pas arriver en retard à ma job. Au travail, je n’ai pas franchement plus de temps mais si je pouvais occuper mon temps à poireauter devant l’imprimante pour faire l’exercice, je le ferais sauf que rendu là je n’ai pas de chaise sous la main! Et puis arrive le soir. Là je me dis « bon allez dès que tu as fini de faire à manger/essuyer une paire de fesse/coucher un enfant, tu fais ton exercice », sauf qu’à chaque fois que je finis, ça me sort de la tête, occupée à penser à ce qu’il reste à faire (tiens la vaisselle, tiens mon cours, tiens The Good Wife), résultat il est 22h, je suis couchée et d’un coup je me rappelle que je n’ai encore une fois pas réussi à prendre 2 minutes de mon temps pour me tenir droite!

Le pire dans tout ça, c’est que les quelques fois où j’ai réussi, j’ai trouvé ça hyper long 2 minutes à ne RIEN faire! Juste regarder devant soi, tenir la position et attendre. Ne pas surfer sur son téléphone, ne pas classer de documents, ne pas FAIRE quoi que ce soit d’autre. Depuis quand 2 minutes de calme génère une tempête dans l’esprit??

Elle grandit

La voiture à l'heure de la sieste par contre, ça marche encore!
La voiture à l’heure de la sieste par contre, ça marche encore!

En général, on voit que les enfants grandissent à l’allégement des affaires à trimballer quand on quitte la maison. Du sac à langer plein de couches, lingettes, biberons, bavoirs, petits pots accompagné du lit parapluie au sac avec de moins en moins de couches, plus de biberon ou de bavoir, au sac qui ne comprend presque plus rien pour les enfants, il n’y a qu’un pas ou plutôt que quelques mois… Ne rêvons pas, notre sac ne sera jamais totalement à nous jusqu’à ce qu’ils quittent la maison, mais quand même, trimballer un gilet ou une gourde d’eau pour les « au cas où », ce n’est rien quand on a eu des mois de « stock de bébé » à porter sur nos épaules.

Donc voilà, les enfants grandissent et ça se voit à travers de petites ou grandes étapes… Bien sûr il y a la propreté (un jour je vous parlerais (encore) de Mia et les toilettes, ça vaut son pesant d’or), grande étape qu’on voudrait déjà avoir franchie mais il y a aussi des étapes plus discrète. Pour Zoé, ça a commencé un peu avant ses 2 ans quand nous lui avons acheté un lit de grande pour donner sa bassinette à sa petite sœur qui s’en venait. Ce jour-là, un grand saut a été fait puisque plus de barreaux pour mon bébé, ma grande fille pouvait maintenant se lever quand elle voulait (je dirais bien se coucher quand elle voulait aussi mais ça bizarrement, ils ne veulent jamais)… Et puis il y a cette étape qu’on est en train de franchir en s’en rendant à peine compte : quitter la petite enfance et ses siestes pour intégrer le monde des adultes qui ne dorment que la nuit. Depuis quelques semaines, Zoé n’a pas envie de faire la sieste à la maison, elle râle, on négocie et elle finit parfois par dormir, parfois même un bon 2h mais le soir, il faut remettre ça, elle ne veut pas aller se coucher, elle se relève plusieurs fois et le matin, c’est souvent elle la première debout, même en semaine où nous nous levons à 6h30! Alors on baisse les bras, on ne lui impose plus de siestes et bizarrement ça n’a pas l’air de lui manquer puisqu’elle n’est pas plus difficile en fin de journée et qu’elle arrive à rester calme pendant que sa sœur dort.

À nous parents, soyons clairs, ça nous manque! Plus de temps à deux dans la journée, plus de sieste crapuleuse mais notre bébé grandit… Il faut s’y faire!

Rummikub

RummikubQuand on a de la famille en visite pendant plusieurs semaines et qu’on a épuisé notre réserve de films en français, on aime bien leur proposer des jeux de société. Cet été, c’est l’oncle et la tante de Chéri qui nous ont fait découvrir un nouveau jeu: Rummikub. Il n’est pas si nouveau que ça puisque la première édition date de 1980 mais quand on m’en a parlé, j’ai freiné des 4 fers « c’est un jeu avec des chiffres, où il faut faire des combinaisons ». Euh.. des chiffres? Genre ça va impliquer des calculs? Oubliez-moi, je me suis arrêtée à la table de 5 en primaire!

Contre toute attente, j’aime beaucoup! Ça se joue entre 2 et 4 joueurs et le principe est simple: on distribue 14 tuiles à chacun et le but est d’être le premier à se débarrasser de toutes ses tuiles en les alignant sur la table soit par suite de chiffres (7, 8, 9 d’une même couleur), soit par même chiffre de couleurs différentes (il y a 4 couleurs en tout). Avant de commencer, il faut par contre « sortir » en faisant une ou plusieurs combinaisons pour totaliser 30. On doit parfois attendre plusieurs tours avant d’y arriver, rongeant notre frein voyant les autres progresser pendant ce temps…

Je ne rentrerai pas dans tous les détails (bien que ce ne soit pas très compliqué) mais ce qu’on aime surtout c’est la gymnastique de l’esprit que ça nous fait faire. Il faut bien observer les tuiles posées, faire des projections, ajuster nos plans en fonction de ce que la personne avant nous a fait et toujours faire des « calculs ». Pas de mathématiques vraiment (à part additionner jusque 30 au premier tour) mais des méninges qui fonctionnent à toute allure!

Depuis on a eu l’occasion de jouer avec d’autres membres de nos familles respectives et tout le monde a beaucoup aimé! Bonus: une version existe pour les tablettes et depuis on joue très souvent chacun de notre bord aussi quand on a 5 minutes.

 

On a raté quelque chose

livre
Je ne connais pas ce livre mais il me paraît fort à propos!

Si vous êtes parents, vous êtes-vous déjà demandé si vous aviez raté quelque chose dans l’éducation de vos enfants? Si j’en crois mon entourage, je dirais que oui. Parce que des amis parents m’ont déjà dit ça, parce que je l’ai déjà pensé moi-même, parce qu’on en a déjà discuté entre parents…

Qu’est-ce qui fait qu’on se sent toujours si « insécure », qu’on a toujours l’impression qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas comme ça devrait chez nos petits? Pour certains, ce sera des problèmes de tempérament: trop agressif, trop insolent, trop introverti pour d’autres ce sera des questions d’éducation: on est trop sévère, on ne l’est pas assez. On compare nos enfants avec « la norme » même si on sait très bien que c’est la pire chose à faire. Mais hé! qui ne se pose pas de questions quand son enfant de 2 ans baragouine quelques mots à peine alors que certains de ses petits camarades font déjà de belles phrases? « On a du rater quelque chose, on ne l’a pas stimulé assez, il faut qu’on lui parle plus »… Ou alors votre enfant de 5 ans est insolent, vous regarde de haut, fait systématiquement le contraire de ce que vous lui demandez et vous voyez autour de vous d’autres enfants du même âge qui ont l’air si sage, si « obéissant »… Ah quelle belle vie de famille ils doivent avoir! « On a du rater quelque chose, on aurait du être plus ferme. Tu vois, quand il avait 3/4 ans, on aurait du commencer/faire/ne pas faire »… Ou vous avez un enfant extrêmement timide, qui n’ose rien, que vous voudriez voir expérimenter mais qui reste dans vos jupes, « on a du rater quelque chose, on aurait du lui faire faire des activités tout bébé, on aurait du le/la forcer à… ».

Une éternelle remise en question des choix qu’on a fait. Parce qu’on se fera toujours dire par quelqu’un qui ne nous connaît pas assez « c’est de votre faute si il/elle est comme ça ». Parce que vous avez forcément raté quelque chose.

Mais si on se l’est tous dit un jour, ça doit vouloir dire qu’on a tous raté quelque chose alors? Est-ce que cet échec ne fait pas partie de leur éducation, de notre éducation dans ce cas? Parce qu’à leur naissance, nous devenons parent du jour au lendemain mais notre rôle « d’éducateur », lui, n’apparaît pas comme par miracle. Au fil des mois, des années, on va apprendre nous aussi, on va faire des erreurs, on a va raté quelque chose, comme tout le monde, mais ça doit bien être le processus normal du job de parents si on passe tous par là? Puis ce qui ne fonctionne pas un jour chez nos enfants ou pendant plusieurs mois, va sûrement se mettre en place plus tard, parce que justement on se remet en question, et c’est bon dans un sens, on pivote un peu sur notre axe/orbite de parent pour voir le bon et le moins bon mais est-ce que ça devrait nous « diminuer », nous atteindre autant, est-ce qu’on devrait le croire pour de vrai? Non. Parce qu’on ne rate pas quelque chose un jour, on fait juste ce qui est le mieux au moment présent et on se rend compte après coup que peut-être autre chose aurait mieux marché. Mais vous savez quoi? Ce n’est même pas sûr.