Vivre à Montréal sans auto

Il y a des années de ça, nous avons acheté notre première voiture. Je crois qu’à l’époque, c’était synonyme d’une certaine liberté et de voyages. Je ne sais pas si on a fait tant de voyages que ça mais quand nous avons déménagé sur la Rive-Sud, la voiture est devenue carrément vitale puisqu’il n’y avait aucun commerce proche de notre maison.
Au fil des années, on a même acheté une voiture 7 places ce qui nous permettait de partir en balade ou en vacances avec nos familles sans avoir à louer une autre voiture quand ils nous rendaient visite pour l’été…

Mais la vie étant pleine de surprises, on a fini par revenir vivre à Montréal… où notre Ford Explorer nous est vite apparu comme un peu gros. Comme c’était une location, on s’était dit que notre prochaine voiture serait plus petite, histoire de rester proportionnelle à notre ruelle. Mais au fil des discussions, on s’est surtout demandé si c’était encore pertinent d’avoir une voiture tout simplement.

En as-tu vraiment besoin?

En regardant notre utilisation, on s’en servait environ 1 fois par semaine pour emmener Zoé à un cours de danse en dehors du quartier et une fois de temps en temps quand on soupait chez des amis à l’extérieur de la ville.

C’est ainsi qu’on a tranché et qu’on a dit bye-bye à notre auto en mars 2020, juste avant le début de la pandémie. Je me souviens d’un collègue qui m’avait dit qu’on ne tiendrait pas 6 mois comme ça. Et bien un an plus tard, on a aucun regret! Et vraiment l’auto ne nous manque pas.
On est abonné à Communauto et on ne se prive pas de prendre une voiture lorsqu’on en a besoin mais globalement, on se sert surtout de nos pieds, nos vélos et du métro bien sûr!

Est-ce une bonne alternative financièrement parlant?

En terme de coût, en 1 année, nous avons dépensé $2,000 en Communauto, sachant qu’on est parti 2 semaines au Saguenay-Lac St-Jean l’été passé avec notre petit bolide en autopartage et quelques fois en chalet. Si on fait le calcul, considérant que l’essence et l’assurance sont inclus, on a encore de la marge par rapport à posséder une voiture nous-même. En plus, on n’a pas besoin de gérer les changements de pneu, les révisions, ni même le déneigement en hiver! Plus d’angoisse de stationnement pendant le ramassage de la neige, bref plus de contrainte!

Après on a la chance d’habiter un quartier (Hochelaga) avec tout plein de commerces de proximité alors toutes nos courses se font à pied, avec une petite chariote pour la grosse épicerie. Pour le reste, on fait un saut chez le poissonnier, le boucher, la boulangerie, la fruiterie au besoin, ils sont tous à 5 minutes à pied. Quelque part, c’est pour cette qualité de vie-là qu’on a tiré une croix sur notre maison avec piscine creusée en banlieue et là aussi, on a aucun regret!

Construire un portique soi-même

Au bout de quelques semaines de confinement, alors que les beaux jours tardaient sérieusement à s’installer et que nos filles refusaient de mettre un pied dehors sans nous, on s’est dit que si elles avaient un module dans la cour, elles seraient peut-être plus enclines à sortir. Et donc à nous laisser travailler, CQFD.

C’est comme ça qu’on s’est mis à la recherche d’un portique en avril avec l’ensemble des habitants du Québec! Autant vous dire que les prix étaient ridicules et qu’en terme de disponibilité, il valait mieux en vouloir un XXL!

Sauf que comme bon nombre de montréalais, notre cour n’est pas très grande et que ça ne nous tentait pas qu’elle soit complètement occupée par un module.

C’est ainsi que mon chum s’est lancé dans la construction d’une balançoire qui serait proportionnelle à notre cour, soit PETITE!

L’avantage c’est que Pinterest regorge d’idées et même de plans alors on a très vite trouvé plusieurs solutions. On aurait d’ailleurs pu construire un chateau au passage tant il y a des modules de fou!

La solution la plus facile, celle pour laquelle nous avons optée, consiste à acheter 2 pièces préfabriquées qui vont permettre d’assembler très facilement le module. C’est aussi la partie la plus importante des coûts.

Si vous voulez que le module vous coûte vraiment moins cher, il vous faudra faire des coupes pour pouvoir assembler le tout. Ce n’est pas infaisable mais c’est beaucoup plus de boulot parce qu’il faut s’assurer que tout soit à niveau aussi.

Le matériel nécessaire

De notre côté, une fois nos pièces vertes reçues (par Wayfair car elles n’étaient plus disponibles dans aucune quincaillerie), nous avons commandé les 6 morceaux de bois pour pouvoir commencer l’assemblage. Il vous faut:

  • 4 planches 4x4x8 (Ou x10/12 si vous le voulez plus grand)
  • 1 planche 4x6x8 ou s’il n’y en a plus 2 planches de 2x6x8

Ensuite, rien de plus simple, il suffit de glisser les planches de bois aux emplacements prévus et de visser le tout. Une fois monté, on n’avait pas pensé que le portique serait si lourd alors on a eu quelques problèmes pour le déplacer, d’autant qu’il n’y avait pas vraiment de prise! Le lendemain, mon chum a ajouté les petites planches à mi-hauteur, ce qui permet d’avoir une prise plus facile au moins.

Il ne restait plus qu’à acheter des accessoires, nous avons choisi une balançoire, un trapèze et une corde étant donné que l’espace était limité. Depuis les filles y jouent beaucoup, non sans se chicaner pour avoir la balançoire au même moment!

Coût de l’opération : environ 300$ (dont 60$ de livraison du bois dans notre cas).

NB : on avait regardé pour acheter un portique usagé mais on s’est frotté à 2 problèmes. Le premier, c’est qu’on n’a pas de voiture et que ça ne serait pas rentré dans une Communauto. Il aurait donc fallu louer un van pour plusieurs heures, parfois pour se rendre assez loin, selon les articles à vendre à ce moment-là.

Le deuxième problème, c’est que les portiques usagés ont généralement déjà passé plusieurs hivers dehors et sont dans un état discutable. Alors on n’était pas sûr de pouvoir les démonter/remonter sans problème.

Que restera-t-il de la pandémie?

En mars 2020 quand les premières mesures de restriction ont été annoncées, je faisais partie de celles/ceux qui pensaient que ça ne durerait pas. Très cyniquement, je ne pensais pas qu’un gouvernement, quel qu’il soit, prendrait le risque de plomber l’économie à long terme en fermant tous les commerces, les écoles, tout ce qu’on sait. Et pourtant…

Un an plus tard, on est pas loin d’être dans la même situation. Parfois je me demande dans 15 ou 20 ans ce qui restera de cette période. De quoi se souviendra-t-on? Est-ce que ce sont les masques sur le visage qu’on racontera à nos enfants? Est-ce que ce sont ces premiers mois où, même à l’extérieur, on n’avait le droit de s’approcher de personne? L’isolement social encore qui aurait du durer 2 semaines et qui pourtant 1 an plus tard semble toujours aussi réel? Les restaurants désespérément fermés? La colère sourde qui monte en chacun de nous alors que les mesures s’éternisent et qu’on a l’impression qu’un retour à la normale n’arrivera jamais?

Je suis rendue à un stade où quand je vois des images de fêtes, de gens en groupe dans un film, je trouve ça presque choquant! C’est quand même fou, non?

Récemment j’ai mis la main sur l’épaule d’une amie qui pleurait la mort de son animal pour la réconforter. C’est le contact le plus rapproché que j’ai eu avec une personne en dehors de ma petite famille depuis 1 an! Une simple main sur l’épaule…

Je ne sais pas quand les mesures seront allégées au Québec et ailleurs mais je me demande avec quelle facilité on retrouvera une vie normale ou, si pendant longtemps, on aura toujours ce réflexe d’être à 2 mètres les uns des autres… D’ailleurs ces derniers 12 mois, c’est aussi tout un vocabulaire que nous avons sagement assimilé: distanciel et son pendant présentiel (uniquement pour parler d’un future hypothétique), distanciation sociale, quatorzaine, déconfinement (celui qu’on espère), télétravail (cette fois, vraiment généralisé) ou encore covidiot… Et parfois je ne peux m’empêcher de me demander si ce ne sont pas un peu nous les idiots, à continuer sagement de suivre toutes ces règles sans plus discerner si cela a encore un sens.

Des idées de cadeau zéro déchet

cours-cuisineEDIT: cet article a été publié la première fois le 26 octobre 2016 mais mis à jour avec de nouvelles idées, en 2020, pendant la Covid.

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Trouver une idée de cadeau d’anniversaire ou de Noël est souvent un casse-tête mais quand en plus, c’est pour de la famille qui vit à 5,000km de là, qu’on voit une fois par an environ, c’est encore plus difficile.

Ces dernières années, afin d’éviter d’offrir une énième bébelle à mes proches, j’essaie de privilégier les « expériences ». Alors bien sûr, il y a les places de concert, les entrées pour un spectacle d’humoriste ou une pièce de théâtre mais j’ai aussi voulu les surprendre un peu plus. C’est ainsi qu’il y a 2 ans, comme mes parents étaient à Montréal pour l’anniversaire de ma maman, je leur ai offert un cadeau qui plairait à ces grands-parents qui nous réclament toujours plus de photos de leurs petites-filles : une séance photo en famille! Le but était surtout d’avoir des photos de mes parents avec les crevettes mais aussi des photos de nous 6 et même quelques-unes de nous 4 au passage! J’ai trouvé une photographe avec un studio chez elle, pas très loin de chez nous, et pour 150$ environ, nous avons eu plein de belles photos. Je crois que tout le monde a été très content!

De son côté, Chéri a plusieurs fois choisi l’option « box », vous savez ces « box » thématiques avec ou sans abonnement qui vous font découvrir un produit pendant quelque temps. Il a déjà fait la box thé pour sa maman, une autre autour des bières pour son beau-père et une autour des vins pour son papa. Ça aussi, c’est une bonne idée de cadeau mais c’est un budget plus conséquent que ce qu’on pourrait penser.

Enfin, dernièrement, j’ai trouvé l’idée parfaite pour mon papa dont toute la famille a profité : un cours de cuisine chez Ateliers et Saveurs! Je vous avais déjà raconté ma première expérience qui m’avait conquise alors j’étais ravie d’y emmener mes parents et mon chum pour un atelier en famille autour des tapas! J’avais réservé un cours un dimanche de 14h à 17h pendant que des amis gardaient les filles. Nous avons cuisiné avec un chef différent de celui de ma première visite (mais tout aussi sympathique) et nous avons dégusté nos petites bouchées à la fin. Nous avions même le droit à 3 verres de vin, rouge ou blanc au choix! Tout était délicieux et on a déjà reproduit un des plats à la maison. Fait cocasse : alors qu’il y avait un tapas par personne de chaque plat cuisiné disposée au centre de la table, un des convives en a discrètement mangé 2 de la bouchée au foie gras laissant ma mère sans rien! Comme on l’a signalé, le Chef en a aussitôt préparé une toute fraîche pour elle et je peux vous dire que les oreilles du malotru ont du siffler un moment!

Finalement, pour en revenir aux concerts, je suis allée voir Sia qu’on a offert à une amie enceinte avec une autre copine! On n’a pas pris une date juste après l’accouchement non plus, on n’est pas folle, mais quelques mois plus tard, ce qui a offert une belle sortie à cette jeune maman à la maison…

En 2020, c’est un abonnement à des bouquets de fleurs mensuels que je vais mettre dans ma liste de cadeaux zéro déchet. Bien sûr, ça marche seulement si votre fleuriste utilise des fleurs de saison et locales et un emballage en papier plutôt qu’en plastique. Mon fleuriste, Jungle Fleur dans Hochelaga, offre ces abonnements à la belle saison (de mai à septembre) alors je vais attendre quelques mois pour en profiter mais j’ai déjà hâte!

Côté famille, ces dernières années, on a aussi offert un tour de parachute ascensionnelle à ma nièce, des massages à ma maman ou encore une nuit dans une bulle sous les étoiles à mon frère et sa femme.

Pour les enfants, acheter des jouets seconde main est une bonne façon de contribuer à l’économie circulaire, sinon les abonnements à des magazines comme J’aime lire, Les débrouillard, etc., est une très bonne alternative. Il existe aussi des « boîtes » créatives comme Pandacraft qui d’ailleurs vient simplement dans une enveloppe en carton alors il y a très peu de déchet associé vraiment et les enfants adorent.

Et vous, des idées de cadeau qui laissent des souvenirs impérissables?

7 ans, presque l’âge de raison

Il y a quelques jours, ma petite chouette fêtait ses 7 ans. Elle avait bien hâte même si elle a eu du mal à renoncer à sa fête d’anniversaire avec ses copines, à cause de la fameuse règle des « 28 jours » qui vient imposer une nouvelle forme de confinement sans le nommer comme tel…

Qu’à cela ne tienne, on verra dans quelques semaines ce que l’on peut faire.

En attendant, ma petite dernière qui reste définitivement mon bébé avec sa voix encore enfantine grandit, grandit, grandit. À l’école, on attaque les choses sérieuses avec l’étape importante de la lecture. Ce qui me fascine, ce n’est pas tant la rapidité de la maîtrise des premier mots mais surtout l’entrain qu’elle met chaque jour à étudier!

Non seulement, elle fait ses devoirs et leçons de bon cœur, sans jamais râler, mais limite elle en redemande! Et s’il y a quelque chose qu’elle ne sait pas, elle m’arrête pour ne pas que je lui souffle un indice et elle se concentre pour trouver la réponse! Disons qu’après ce qu’on a connu (et connaît toujours) avec sa sœur, ça… facilite les choses.

À l’école, elle a plein d’ami(e)s, dans la ruelle, elle joue avec les copines de sa sœur en permanence, même si parfois être la plus petite n’est pas évident. Mais elle se débrouille et finit toujours par trouver sa place.

C’est aussi une fine négociatrice qui a bien compris qu’elle obtenait plus facilement ce qu’elle voulait par le charme que par les coups d’éclat (là aussi, on voit bien la différence avec son aînée). C’est alors à nous de faire attention à ne pas trop céder non plus car on ne voudrait pas créer d’injustice, même si c’est toujours tentant de lui faire plaisir. Elle sait s’y prendre cette petite demoiselle! 🙂

Pour l’instant, elle aimerait être institutrice, mais surtout de maternelle ou première année car ce qu’elle aime, c’est lire un livre devant le groupe et tourner les pages…. Elle aime aussi parfois « l’animalerie » alors je dois clarifier la différence entre vétérinaire, vraie animalerie et le travail de refuge qu’elle voit via notre engagement comme famille d’accueil. Cela dit, elle pourrait aussi être pâtissière car elle aime beaucoup cuisiner des gâteaux avec moi. Par contre, il ne faut toujours pas compter sur elle pour manger des légumes, à part quelques rares exceptions ou en soupe…

Je ne sais pas si 7 ans sera l’âge de raison mais j’ai hâte de le découvrir avec elle.

Vacances en famille au Saguenay

Cet été, nos vacances nous ont amené à découvrir une région que je ne connaissais vraiment pas: le Saguenay.

Ainsi, après avoir visité une partie du Lac Saint-Jean comme je vous en parlais ici, nous avons pris la route vers l’Est pour poser nos valises à Chicoutimi. Nous avions prévu de rayonner quelques jours dans les alentours afin de profiter des diverses randonnées. Nous avons commencé par le sentier Eucher qui offre une vue sur la baie des Ha! Ha! qui se mérite car le sentier est assez escarpé, mais au sommet on apprécie le splendide panorama sur le fjord.

En haut du sentier Eucher

Un fjord impressionnant

En effet, la région est avant tout connue pour son fjord, immense, qui est aussi un des rares intracontinental, c’est-à-dire qu’il ne débouche pas sur l’océan. Pour vous donner une idée, il fait 3.5 km de large à Chicoutimi et se réduit à 1.3 km de large à Tadoussac, 90 km plus loin!

Malheureusement nous n’avons pas eu très beau temps pour les jours suivants alors nous n’avons pas pu faire d’autres randonnées. Nous avons toutefois découvert le parc de la Rivière-du-Moulin qui propose plein de petits sentiers, notamment le long de la rivière et des modules pour les enfants. Il semble qu’en temps normal, on puisse louer canoés et kayak. L’hiver il doit y avoir possibilité de faire ski de fond et patin à glace.

Parc de la rivière-du-Moulin

À Chicoutimi, nous avons pris plaisir à nous balader dans la rue Racine, où il y a toutes sortes de choix de resto. Nous nous sommes fait plaisir en mangeant au restaurant L’Assorti, pas vraiment un resto familiale mais l’envie de bien manger était la plus forte.

Nous dormions à l’hôtel Le Montagnais, un peu à l’écart du centre-ville mais qui est génial pour les familles avec piscine extérieure et intérieure, ainsi que des jeux d’eau ! Autant dire que la journée où il a plu, nous avons passé une bonne parti de l’après-midi là-bas.

Un incontournable: la route du fjord

Sainte-Rose-du-Nord

Par la suite, nous avons pris la route du fjord (au Nord de la rivière Saguenay) pour aller jusqu’à notre prochain arrêt : une cabane dans les bois près de Sacré-Cœur. La route est absolument magnifique et je vous conseille de faire les petits détours pour passer à travers les principaux village, soit Saint Fulgence et Sainte-Rose-du-Nord, c’est tellement beau ! Le temps était gris ce jour-là mais déjà les paysages étaient superbes alors je n’imagine même pas le sentiment lorsqu’il y a un beau ciel bleu.

Nous avons mangé le midi dans le petit village de Sainte-Rose du Nord où il y a une sorte de bicoque qui ne paie pas de mine en bord de rivière mais qui offre des repas frais délicieux : le Rose Café. Nous y avons pris des croque-monsieur, qui étaient en fait plutôt des tartines mais sur un bon pain de campagne, avec une salade de saison aux petits fruits, un régal.

En fin d’après-midi, nous sommes arrivés sur le site de « Canopée Lit » où nous avions réservé une cabane au milieu des arbres pour la nuit. À noter qu’il faut laisser sa voiture à l’entrée de la forêt et transporter ses affaires à la main ou avec un petit chariot en prêt alors mieux vaut voyager léger.
Toutes les cabanes sont super mignonnes et ce petit hébergement rustique avec toilettes sèches restera un chouette souvenir. Par contre, comme l’équipement de cuisine est réduit au maximum (petit frigo et un rond pour cuisiner), nous voulions acheter quelque chose de tout près dans le village voisin mais il y avait très peu de choix. Nous avons donc opté pour des pâtes chinoises instantanées ! Par contre, le petit-déjeuner est déposé à notre porte le matin, ajoutant le charme de la découverte de la boîte métallique au réveil.

Charlevoix, une valeur sûre

Tadoussac

Le lendemain, nous nous sommes dirigé tranquillement vers Charlevoix pour la suite de nos vacances en commençant par Tadoussac. Les filles n’y étaient encore jamais allées et elles ont bien aimé la grande plage et les rochers à escalader mais comme il y avait quelques averses, nous n’avons pas pris le temps d’aller aux dunes. Il faudra donc revenir.

Nous avons passé la nuit à Baie Saint-Paul qui est une petite ville tellement agréable avec ses petites rues commerçantes. Nous avons aussi marché jusque la plage qui est à une vingtaine de minutes à pied du centre, c’était un joli moment pour conclure la journée, le tout face à un arc-en-ciel.

Après 2 petits jours à Québec, nous avons repris le chemin de la maison, plein de jolis souvenirs de ces vacances au Saguenay et Lac Saint-Jean. Il n’y a pas à dire, nous avons la chance d’avoir une si belle nature à quelques heures de chez nous !

9 ans de toi

Il y a 9 ans, on était encore à l’hôpital. Tu n’avais pas 24h de vie et déjà on était fou d’amour pour toi. J’avais tellement peur qu’il t’arrive quelque chose, minuscule et fragile que tu paraissais. Mais en fait, tu étais déjà forte.

Tu es notre insaisissable. Si patiente, si tolérante, si attentionnée pour ta petite sœur (qui en abuse parfois), si réservée quand il y a un peu trop de monde et pourtant en constante opposition avec nous. Mais là encore, d’une drôle de manière. Tu es à la fois celle qui met le plus souvent la table et pourtant celle qui va répondre non à chaque demande, quelle que soit la formulation. Là où ta sœur se fait douce voire mielleuse pour obtenir ce qu’elle veut (et ça marche souvent), toi tu préfères le conflit. Ou peut-être que tu ne sais juste pas comment faire autrement.

Depuis l’an passé, on sait que tu as des difficultés d’attention notamment alors on essaie de se réinventer pour te comprendre et pour s’adapter à ton fonctionnement. Souvent, on oublie parce que le quotidien nous rattrape… Mais je te promets d’essayer plus fort.

Cette année, tu t’es défait de certaines peurs. Tu m’as encore dit ce matin que maintenant quand tu entendais une sirène, tu n’étais plus portée à faire demi-tour pour éviter à tout prix les véhicules d’urgence. Tu as aussi appris à vivre avec un chien. On te l’a un peu imposé mais tu adores Oreo et tu es celle à qui il a le plus manqué pendant nos 2 semaines de vacances.

Pendant l’été tu as aussi bravé ta timidité pour créer une amitié avec une petite voisine que tu connaissais à peine. Tu as littéralement crié son nom à la porte de sa cour pour qu’elle vienne à ta rencontre la première fois et maintenant vous rentrez ensemble de l’école tous les après-midis et vous jouez des heures durant dans la ruelle. Tout ça parce que tu as osé prendre un risque.

S’il y a un domaine où prendre un risque ne te fait pas peur, c’est bien au niveau de la nourriture! Tu es curieuse de tout, tu goûtes avec plaisir, même les choses un peu moins ragoutantes comme les huîtres par exemple. Ça veut dire qu’aller au restaurant avec toi commence à coûter cher car tu préfères un bon tartare (de bœuf ou de saumon) qu’un menu pour enfant! Mais honnêtement, ça fait quand même notre affaire car c’est un plaisir de découvrir de nouvelles saveurs avec toi. (Par contre, tu es aussi la dernière à sortir de table car tu manges leeeeeentement en plus de beaucoup!).

Je ne sais pas si c’est le rythme apaisé de notre routine familiale avec papa et maman qui travaillent de la maison (merci Covid) ou juste la nouvelle année mais je te sens plus épanouie à l’école. Non pas que tu es hâte d’y aller tous les matins, surtout que tu n’aimes pas vraiment ton professeur, mais les relations amicales semblent plus faciles, avec beaucoup moins de conflits que l’an passé. On espère que ça va durer et que tu vas avoir encore plein de jolies histoires d’amitié à nous raconter.

Quand je regarde les dernières photos prises cet été, je te trouve tellement belle! Tes cheveux blonds ont des mèches de plusieurs couleurs qui feraient pâlir bien des coiffeurs. Tu as un sourire éclatant car s’il y a bien une chose qui est naturelle chez toi, c’est le sourire! Comme quoi, on peut cacher un caractère bien trempé derrière un visage d’ange.

Mais tu sais quoi, on t’aime comme ça et on a hâte de voir ce que cette dernière année avant le cap des 10 ans nous réserve pour toi.

PS: tu adores les bébés et tu rêverais de faire du baby-setting. On verra si cette envie sera encore présente dans quelques années.

Découvrir le Lac St-Jean

Nous avons la chance de vivre dans une province qui a des paysages incroyables, alors cette année, comme nous avons du changer nos plans avec la Covid, nous avons troqué San Diego pour partir à la découverte du “Saguenay-Lac St-Jean”.

Je n’étais jamais allée dans ce coin et la première chose à clarifier, c’est que, contrairement à l’appellation générale, le Saguenay et le Lac St-Jean sont 2 régions bien distinctes (même si proches géographiquement) avec chacune leurs centres d’intérêt. Nous sommes partis un peu moins de 2 semaines et nous avons commencé par le Lac en roulant directement depuis Montréal.

Traverser la Mauricie: un bel avant goût d’un voyage accès sur la nature

La route, qui traverse la Mauricie, est agréable et longe la rivière St-Maurice nous offrant de beaux panoramas. Il faut compter quand même 5h pour faire le trajet mais avec les enfants qui grandissent, nous avons seulement fait une halte pour pique-niquer à Trois-Rivières.

Chalet au camping St-Félicien

Nous avons choisi de loger à Saint-Félicien pour les 3 premières nuits, au camping du même nom où nous avons louer un petit chalet type « prêt à camper ». Le camping a une piscine avec quelques glissades et des jeux d’eau alors les filles étaient ravies même si on n’a pas eu le temps de se baigner plus que ça.

Le zoo sauvage de St-Félicien

Le premier jour, nous avons profité d’une belle météo pour visiter le fameux zoo sauvage de St-Félicien. C’est l’un des plus grands zoos du Québec et il compte pas moins de 75 espèces différentes, dans de grands enclos pour la plupart. La renommée du zoo vient notamment du petit train grillagé qui nous emmène carrément visiter une zone du zoo où les animaux sont en liberté!

Ce fût une journée bien remplie, où nous avons pu observer de nombreuses espèces.

Le 2ième jour, la météo étant capricieuse, nous avons simplement profité du mini-golf et du karting en face du camping avant de nous rendre au musée des Amérindiens de Mashteuiatsh en après-midi. Je ne peux pas dire que ça restera dans mes incontournables, le musée étant assez petit et pas très interactif. Les enfants ont eu bien du mal à s’y intéresser malheureusement.

Le trou de la Fée (sans sa caverne)

Dans les jours qui ont suivi, nous avons fait 2 activités incontournables de la région : le parc de la caverne du « trou de la Fée » et le village historique de Val-Jabert! Le premier a un nom un peu pourri, on ne va pas se le cacher, mais on y a passé une super après-midi! Bien que le trou de la Fée soit connu surtout pour sa caverne et que celle-ci soit fermée cette année à cause de la Covid, nous n’avons pas regretté notre visite.

C’est avant tout un grand parc avec différents sentiers qui nous permettent d’admirer plusieurs points de vue sur les Trois chutes avec aussi quelques passerelles ancrées dans le roc. Attention, il est recommandé de venir avec des souliers fermés.

Avant la balade, il y a aussi un petit « spectacle » multimédia projeté à même une caverne qui est vraiment sympa. Comptez 3h environ si vous voulez faire tous les sentiers tranquillement.

Le village historique de Val-Jabert

L’autre attraction autour du Lac St-Jean est le village historique de Val-Jabert. Si vous y allez pour être plongé dans un village d’antan avec des personnages en costume, vous risquez d’être un peu déçu car peu d’habitations se visitent (encore moins cette année) mais si vous voulez profitez d’un très beau site en pleine nature alors vous passerez un agréable moment!

Là encore, il y a une chute, mais qui se mérite, puisqu’il faut monter pas moins de 764 marches pour atteindre le sommet (oui, le chiffre nous a marqué). Notez que si vous avez 6 et 8 ans, vous trouverez peut-être l’énergie de monter toutes ces marches ou presque à pied comme mes filles, mais autrement il vous faudra transpirer un peu!

Dans un bâtiment, au pied de la chute, il y a une vidéo immersive qui raconte l’histoire du village. C’est très intéressant mais on aurait aimé la voir au début de la visite plutôt qu’à la fin car on s’est beaucoup demandé ce qui était arrivé pour que le village soit déserté.

Si vous voulez admirer le Lac, vous devez vous arrêter à Roberval. La marina est agréable, avec un grand parc pour enfants, et une superbe vue sur le Lac. Vous y croiserez même 1 ou 2 maisons avec un hydravion à la place du Seadoo dans le garage!

Le parc national de la Pointe Taillon: un gros coup de coeur

Ensuite, nous sommes allé presque de l’autre côté du Lac pour découvrir le parc national de la Pointe-Taillon. C’est un parc de la Sepaq magnifique avec 45km de pistes cyclables, une grande plage et une vue à couper le souffle. C’est un de mes souvenirs préférés de nos vacances, même si notre cadette a trouvé ça dur les 25 km de vélo que nous avons fait. À noter d’ailleurs qu’on peut louer des vélos sur place et que la location est gratuite pour les enfants!

Dans ce coin, nous avons dormi dans un petit chalet au camping Pointe-Taillon de Ste-Monique. C’était bien mais comme la première épicerie est à presque 30 minutes, mieux vaut être organisé (ce qui n’était pas notre cas).


Côté restaurants, j’avais dans l’idée des petites villes balnéaires comme on voit en Europe alors j’ai déchanté assez vite! Là encore la pandémie n’aide pas avec les restrictions mais on a eu bien du mal à trouver de petits restos (tsé autre qu’une chaîne ou un fast-food). Par contre, il y en a qui est vraiment top, c’est celui de la marina de St-Félicien : Ô pied marin. Les prix y sont très abordables et les plats délicieux. J’y ai mangé un filet de truite parfait, le tout au bord de l’eau (attention aux maringouins à la nuit tombée).


Je vous parlerai du fjord du Saguenay dans un autre article mais pour finir ce premier volet, je vous dirais que mon seul regret a été de ne pas avoir un hébergement au bord du Lac. Parce que finalement, on n’a pas pu profiter de ce panorama incroyable à travers nos différentes activités si ce n’est le parc de la Pointe-Taillon alors dormir avec vue sur le Lac (qui est immense) aurait été Wouah!

Cher journal du (dé)confinement

Ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas parlé. À vrai dire, même les mots ne semblent plus clairs, est-ce qu’on est déconfiné alors? Je ne saurais même pas identifié la date où l’on a soi-disant retrouvé nos libertés étant donné que tout s’est fait en ordre dispersé et que tout change chaque jour encore.
On rouvre certains commerces, pas d’autres, à une date, puis une autre, quelques camps de jour puis un peu plus… mais les grandes tours du centre-ville restent, elles, désertent.

Chez moi rien n’a vraiment changé. Les enfants sont toujours présents H24 à la maison, on continue le télétravail et on essaie de se projeter pour nos vacances au mois d’août.

Bizarrement, les amies de ruelle ne sortent plus alors les filles redeviennent des pots de colle… Mais, au moins, il n’y a plus l’école à gérer!

Car pour ça, il y avait une date claire : le 19 juin et je ne sais pas qui des parents ou des enseignants avaient le plus hâte! En tout cas, plus que les enfants cette année, je crois!

Souvenirs

L’année passée, pour cette dernière après-midi d’école, les parents s’étaient rassemblés dans la cour, avaient fait des dessins à la craie un peu partout, avant de faire une haie d’honneur aux enfants et enseignants pour la sortie des classes. C’était très émouvant et j’y pense les larmes aux yeux car c’était aussi les dernières photos de ma fille en prématernelle avec ses 2 meilleures amies. La vie a depuis pris un court tragique pour l’une d’elle et la 2ième déménage en région. 🙁

Mais cette année, malgré la situation, les professeurs ont mis en place une petite cérémonie et cette fois, ce sont eux qui ont fait une haie d’honneur à chacun des petits groupes qui défilaient à bonne distance les uns des autres. Il n’y avait pas une forte présence mais pour moi qui tenais la main de mes filles pendant ce petit défilé, c’était déjà émouvant! Et puis, elles ont pu dire au-revoir à leurs professeurs et revoir quelques amis, ça n’a pas de prix.

Un bel été?

Maintenant, la vie (presque déconfinée) continue avec une chose de moins à gérer mais il me semble que cet été passe déjà trop vite. On l’a attendu tellement longtemps et nous voilà en juillet. J’ai la désagréable impression de ne pas en profiter assez, et on sait tous que l’hiver est suffisamment long comme ça pour ne pas perdre de temps pendant les beaux jours.

Alors au programme cette semaine: réserver nos vacances au mois d’août. Normalement, on devrait aller du côté du Lac St-Jean si tout va bien et que je ne traîne pas plus pour réserver les hébergements!

En cuisine: le number cake et ses déclinaisons

Cette année, et pas juste depuis le confinement, j’ai cuisiné de nombreux gâteaux et un de mes préférés est celui qu’on appelle le « number cake », ou gâteau en forme de chiffre.

La base et les différentes formes

Le premier point que j’aime, c’est que sa forme justement est déclinable à l’infini: chiffre, lettre d’un prénom ou juste forme quelconque selon l’événement à souligner, comme mon sapin pour Noël.

Ça peut être un gâteau à partager ou un gâteau à l’assiette, individuel.

Et tant qu’on y est, il n’y a pas UNE recette mais plein parce qu’il peut se faire avec une base sablée ou un biscuit moelleux! Pour avoir tester les deux, il y a des pour et des contres dans chaque option.

Pour un gros gâteau de fête, je préfère personnellement la version biscuit, bien plus facile à couper car sinon le sablé écrase la ganache. D’ailleurs, c’est aussi pour ça que je réserve la version sablée au dessert individuel. Chacun gère son assiette comme il veut et se dépatouille pour la découpe! (Pour les plus petits, ça peut franchement être difficile).

Maintenant, en terme de goût, pour la version moelleuse, j’adore personnellement le biscuit joconde. Très simple à faire, il demande par contre beaucoup de poudre d’amande. Vous pouvez toutefois opter pour une génoise, un biscuit cuillère ou toute autre recette que vous aimez.

Il faut par contre garder en tête qu’il faut normalement 2 étages pour un effet réussi alors votre biscuit devra être assez fin pour que le gâteau ne devienne pas trop lourd. Il vous faudra par conséquent doubler votre recette. Pour mon 8 plus haut, j’avais doublé la recette mais il aurait fallu la quadrupler si j’avais voulu avoir 2 étages.

Pour la version sablée, vous avez l’embarras du choix en terme de recette: à base de poudre d’amande, de cacao pour une pâte foncée, épices de Noël si c’est le temps des fêtes, etc., c’est vraiment au goût de chacun.

On met quoi dedans?

Pour la garniture, il vous faut une ganache montée. Ou plutôt plusieurs car l’intérêt c’est aussi d’avoir un beau dessert, avec différentes couleurs et même différentes douilles pour le pochage pour le côté visuel. Vous pouvez aussi réaliser une crème diplomate qui a l’avantage de bien se tenir mais je ne crois pas avoir en avoir utilisé dans mes différentes variantes.

Je pense par contre avoir tester la garniture à tous les chocolats: lait, noir, blanc, voire même sans chocolat, en réalisant une chantilly au mascarpone! L’important c’est d’avoir une ganache montée (ou crème fouettée) assez ferme pour que la 2ième couche du gâteau tienne bien.

La touche finale: la décoration

Enfin, la dernière étape est la décoration! C’est un dessert avec lequel on peut vraiment s’amuser! Quand je le fais pour des amis, je rajoute souvent des petites meringues que je fais parfois la veille (un jour il faudra vous raconter comment je suis tombée dans les meringues à 35 ans!). L’avantage, c’est qu’avec un brin de colorant alimentaire et différentes douilles, on peut s’amuser à faire plein de choses!

Sur le gâteau en forme de 8 (mon premier number cake), j’avais mis des noisettes caramélisées, j’ai adoré! Pour faire un tout petit peu plus santé, on peut y ajouter des fruits et pour ne rien perdre, si vous avez des retailles de sablés, c’est le moment idéal pour leur donner une mini forme et s’en servir comme touche déco.

Un conseil pour le montage: la base, que ce soit un biscuit ou un sablé, doit être froide pour que la ganache montée tienne bien, alors n’attendez pas la dernière minute pour vous lancer sinon cela n’aura pas le temps de refroidir. D’ailleurs, la plupart des recettes suggèrent de préparer la première étape des ganaches la veille (car elles aussi doivent être bien froides). Personnellement, je ne suis pas toujours ce conseil mais tout au moins, je commence le matin pour un dessert à manger au souper.

Voilà, vous savez tout.

Quelques recettes

Maintenant, je vous donne quelques unes de mes recettes préférées mais j’ai tendance à prendre le biscuit sur un site, la ganache au chocolat sur un autre, la chantilly au mascarpone encore sur un autre, indécise que je suis.

Une recette de biscuit joconde (vous y trouverez aussi une ganache aux Carambars mais je ne l’ai pas testée) chez Cuisine Lolo.

Une recette de chantilly au mascarpone et un exemple de pâte sablée sur le site Demotivateur.

Plusieurs recettes de ganaches montées aux différents chocolats chez Les petites chouquettes.