Et juste comme ça, tu as 10 ans

Je ferme les yeux et je me revois sur mon ballon d’exercice attendre la prochaine contraction jusqu’à cet instant, à 19h et des poussières, où tu es née. Je ferme les yeux et je me revois dans la chaise berçante pleurer en t’allaitant, non pas de douleur mais envahie par cette immense inquiétude qu’il t’arrive quelque chose un jour et que je ne puisse pas te protéger.

Aujourd’hui tu as 10 ans et j’essaie d’étouffer toutes mes angoisses pour que tu grandisses heureuse et insouciante. Je crois que j’y arrive assez bien vu ta désinvolture et ta façon de croquer la vie.
L’an passé à cette époque tu rencontrais M. qui allait devenir ta meilleure amie. C’est peu dire que vous ne vous quittez plus, dans la mesure où chaque seconde de liberté est passée avec elle. Cette amitié t’a permis de vivre une 4e année épanouie, loin des chicanes de l’année précédente. Peut-être que les classes bulles ont aussi aidé alors ce sera au moins un des côtés positifs de la Covid.

Tu continues de nous montrer régulièrement 2 visages de toi, capable d’être la plus serviable à la maison, attentive à sa petite sœur et l’instant suivant prête à envoyer promener la terre entière. Tu as du mal à comprendre que parfois il faut s’arrêter alors les conflits sont légions. Tu n’as pas encore compris que la négociation pourrait t’ouvrir plus de portes mais ça viendra, j’en suis sûre, surtout que tu as un bon modèle avec ta sœur dans ce domaine.

On commence tranquillement à parler du secondaire puisque les journées portes ouvertes (virtuelles malheureusement) commencent bientôt et pour l’instant, tu es dans l’incertitude. Tu te bases beaucoup sur ce que tes amies pensent/veulent faire alors il va falloir trouver un juste milieu entre ce qui te plaira vraiment à toi versus ce que voudront faire tes copines. On a encore un peu de temps pour y penser surtout qu’entre les programmes de sport, musique ou science, tu n’as pas vraiment de préférence.

Cela dit ça te reflète assez bien de toucher à tout. Tu as fait du piano pendant 1 an et demi avant d’arrêter et tu parlais d’apprendre la guitare cet été. Ou le ukulélé. Mais finalement tu aimerais peut-être reprendre le piano maintenant que M. en a un. Les sports? Tu aurais suivi ta sœur à la gym s’il y avait eu des places mais finalement tu vas essayer le patin et le judo en cours parents-enfants. Je t’ai aussi parlé de handball que pratiquent certains de tes amis, et tu es ouverte à essayer.
Mais la vraie passion que tu as ces derniers temps, ce sont les BD. Tu en dévores de toutes sortes à la bibliothèque et à vrai dire, tu les prends et rends si vite que je ne suis pas sûre que tu te souviennes de toutes celles que tu as lues! Mais bon, ce nouvel attrait pour la lecture est tout à ton honneur.

Voilà, tu as officiellement 10 ans, ta première décennie comme tu dis.
Et moi j’ai peur de fermer les yeux et penser qu’à la prochaine décennie, tu seras une adulte.

4 séries humoristiques à voir

C’est la rentrée des classes et bientôt ce sera aussi la rentrée télévisuelle! Même si, il faut bien se le dire, depuis que Netflix et autres plateformes de vidéos en demande existent, on regarde de moins en moins de séries diffusées chaque semaine sur un grand réseau… Par contre, devant toute l’offre qui existe, il est parfois difficile de démêler les bijoux des « potables » alors je voulais prendre le temps de revenir sur quelques séries coups de cœur et il se trouve que ce sont toutes des comédies!

Ted Lasso (Apple TV)

Gros, gros coup de cœur pour cette série et pourtant la première fois dont on m’en a parlé, je n’étais pas convaincu par le sujet : un entraîneur de football américain se voit offrir un poste d’entraineur de soccer (foot pour les français) pour une équipe anglaise. Il y a des blagues sur le choc des cultures mais ce sont surtout les personnages qui sont tellement drôles et touchants! Pour bien faire, je voudrais en parler le moins possible pour éviter de ne pas lui rendre justice car la série est un bijou avec des acteurs à la hauteur (Jason Sudeikis, Hannah Waddingham, Juno Temple, Brett Goldstein notamment)

Superstore (NBC/Netflix)

Cette série de format court est une sitcom plus classique mais on a dévoré les 6 saisons en quelques semaines. On y suit le quotidien de plusieurs employés et gérants d’un grand magasin typiquement américain et bien que ce soit drôle et léger, les conditions de travail y sont fréquemment dénoncées. D’ailleurs, politique, immigration et religion y ont leur place avec différents points de vue qui s’opposent.

Si j’aime tout particulièrement les 2 personnages principaux (Amy et Jonah), au fil des épisodes, on s’attache beaucoup à tous les autres aussi (Dina, Garett, Cheyenne…). C’est un peu déjanté, on aime!

Schitt’s Creek (CBC, Netflix)

Honte à moi, il semble que je n’ai jamais mentionné cette série ici avant alors que je l’ai adorée et qu’elle est canadienne, youhou! La série s’est finie après 6 saisons en 2020 mais elle est tellement attachante qu’il FAUT la voir! Par contre, il faut plusieurs épisodes pour vraiment apprécier, ou s’attacher plutôt, aux personnages alors n’abandonnez pas si aux premiers épisodes, vous êtes un peu mitigés. La série se bonifie et on ne peut que tomber amoureux de ses personnages.

L’histoire? La riche famille Rose se retrouve sans le sou du jour au lendemain et s’installe dans une petite ville du nom de Schitt’s Creek, dans un motel miteux. La famille (dysfonctionnelle) devra s’adapter à cette nouvelle vie et autant dire que pour les (grands) enfants pourris gâtés, élevés à New-York, le choc va être rude! Les dialogues sont incisifs, le sarcasme y est roi et les acteurs sont extraordinaires (Dan Levy, Eugene Levy, Annie Murphy, Catherine O’Hara et tous les autres).

Never have I ever (Netflix) – Mes premières fois en français

Ma dernière découverte sur Netflix et comme il n’y a que 2 saisons d’une dizaine d’épisodes pour l’instant, je l’ai dévorée en quelques jours! Le résumé officiel: « Après une année traumatisante, Devi (Maitreyi Ramakrishnan) une ado indo-américaine souhaite être plus appréciée à l’école, mais ses amis, sa famille et ses sentiments ne lui rendent pas la tâche facile. »

Créée par Mindy Kaling, cette série est drôle et rafraîchissante avec une héroïne brillante mais qui se posent les mêmes questions que bien des ado. C’est léger mais quand même touchant et on apprécie la place de la culture indienne dans cette famille et dans le show. Pour les fans de tennis, John MacEnroe est la voix off.

Vivre à Montréal sans auto

Il y a des années de ça, nous avons acheté notre première voiture. Je crois qu’à l’époque, c’était synonyme d’une certaine liberté et de voyages. Je ne sais pas si on a fait tant de voyages que ça mais quand nous avons déménagé sur la Rive-Sud, la voiture est devenue carrément vitale puisqu’il n’y avait aucun commerce proche de notre maison.
Au fil des années, on a même acheté une voiture 7 places ce qui nous permettait de partir en balade ou en vacances avec nos familles sans avoir à louer une autre voiture quand ils nous rendaient visite pour l’été…

Mais la vie étant pleine de surprises, on a fini par revenir vivre à Montréal… où notre Ford Explorer nous est vite apparu comme un peu gros. Comme c’était une location, on s’était dit que notre prochaine voiture serait plus petite, histoire de rester proportionnelle à notre ruelle. Mais au fil des discussions, on s’est surtout demandé si c’était encore pertinent d’avoir une voiture tout simplement.

En as-tu vraiment besoin?

En regardant notre utilisation, on s’en servait environ 1 fois par semaine pour emmener Zoé à un cours de danse en dehors du quartier et une fois de temps en temps quand on soupait chez des amis à l’extérieur de la ville.

C’est ainsi qu’on a tranché et qu’on a dit bye-bye à notre auto en mars 2020, juste avant le début de la pandémie. Je me souviens d’un collègue qui m’avait dit qu’on ne tiendrait pas 6 mois comme ça. Et bien un an plus tard, on a aucun regret! Et vraiment l’auto ne nous manque pas.
On est abonné à Communauto et on ne se prive pas de prendre une voiture lorsqu’on en a besoin mais globalement, on se sert surtout de nos pieds, nos vélos et du métro bien sûr!

Est-ce une bonne alternative financièrement parlant?

En terme de coût, en 1 année, nous avons dépensé $2,000 en Communauto, sachant qu’on est parti 2 semaines au Saguenay-Lac St-Jean l’été passé avec notre petit bolide en autopartage et quelques fois en chalet. Si on fait le calcul, considérant que l’essence et l’assurance sont inclus, on a encore de la marge par rapport à posséder une voiture nous-même. En plus, on n’a pas besoin de gérer les changements de pneu, les révisions, ni même le déneigement en hiver! Plus d’angoisse de stationnement pendant le ramassage de la neige, bref plus de contrainte!

Après on a la chance d’habiter un quartier (Hochelaga) avec tout plein de commerces de proximité alors toutes nos courses se font à pied, avec une petite chariote pour la grosse épicerie. Pour le reste, on fait un saut chez le poissonnier, le boucher, la boulangerie, la fruiterie au besoin, ils sont tous à 5 minutes à pied. Quelque part, c’est pour cette qualité de vie-là qu’on a tiré une croix sur notre maison avec piscine creusée en banlieue et là aussi, on a aucun regret!

Construire un portique soi-même

Au bout de quelques semaines de confinement, alors que les beaux jours tardaient sérieusement à s’installer et que nos filles refusaient de mettre un pied dehors sans nous, on s’est dit que si elles avaient un module dans la cour, elles seraient peut-être plus enclines à sortir. Et donc à nous laisser travailler, CQFD.

C’est comme ça qu’on s’est mis à la recherche d’un portique en avril avec l’ensemble des habitants du Québec! Autant vous dire que les prix étaient ridicules et qu’en terme de disponibilité, il valait mieux en vouloir un XXL!

Sauf que comme bon nombre de montréalais, notre cour n’est pas très grande et que ça ne nous tentait pas qu’elle soit complètement occupée par un module.

C’est ainsi que mon chum s’est lancé dans la construction d’une balançoire qui serait proportionnelle à notre cour, soit PETITE!

L’avantage c’est que Pinterest regorge d’idées et même de plans alors on a très vite trouvé plusieurs solutions. On aurait d’ailleurs pu construire un chateau au passage tant il y a des modules de fou!

La solution la plus facile, celle pour laquelle nous avons optée, consiste à acheter 2 pièces préfabriquées qui vont permettre d’assembler très facilement le module. C’est aussi la partie la plus importante des coûts.

Si vous voulez que le module vous coûte vraiment moins cher, il vous faudra faire des coupes pour pouvoir assembler le tout. Ce n’est pas infaisable mais c’est beaucoup plus de boulot parce qu’il faut s’assurer que tout soit à niveau aussi.

Le matériel nécessaire

De notre côté, une fois nos pièces vertes reçues (par Wayfair car elles n’étaient plus disponibles dans aucune quincaillerie), nous avons commandé les 6 morceaux de bois pour pouvoir commencer l’assemblage. Il vous faut:

  • 4 planches 4x4x8 (Ou x10/12 si vous le voulez plus grand)
  • 1 planche 4x6x8 ou s’il n’y en a plus 2 planches de 2x6x8

Ensuite, rien de plus simple, il suffit de glisser les planches de bois aux emplacements prévus et de visser le tout. Une fois monté, on n’avait pas pensé que le portique serait si lourd alors on a eu quelques problèmes pour le déplacer, d’autant qu’il n’y avait pas vraiment de prise! Le lendemain, mon chum a ajouté les petites planches à mi-hauteur, ce qui permet d’avoir une prise plus facile au moins.

Il ne restait plus qu’à acheter des accessoires, nous avons choisi une balançoire, un trapèze et une corde étant donné que l’espace était limité. Depuis les filles y jouent beaucoup, non sans se chicaner pour avoir la balançoire au même moment!

Coût de l’opération : environ 300$ (dont 60$ de livraison du bois dans notre cas).

NB : on avait regardé pour acheter un portique usagé mais on s’est frotté à 2 problèmes. Le premier, c’est qu’on n’a pas de voiture et que ça ne serait pas rentré dans une Communauto. Il aurait donc fallu louer un van pour plusieurs heures, parfois pour se rendre assez loin, selon les articles à vendre à ce moment-là.

Le deuxième problème, c’est que les portiques usagés ont généralement déjà passé plusieurs hivers dehors et sont dans un état discutable. Alors on n’était pas sûr de pouvoir les démonter/remonter sans problème.

Que restera-t-il de la pandémie?

En mars 2020 quand les premières mesures de restriction ont été annoncées, je faisais partie de celles/ceux qui pensaient que ça ne durerait pas. Très cyniquement, je ne pensais pas qu’un gouvernement, quel qu’il soit, prendrait le risque de plomber l’économie à long terme en fermant tous les commerces, les écoles, tout ce qu’on sait. Et pourtant…

Un an plus tard, on est pas loin d’être dans la même situation. Parfois je me demande dans 15 ou 20 ans ce qui restera de cette période. De quoi se souviendra-t-on? Est-ce que ce sont les masques sur le visage qu’on racontera à nos enfants? Est-ce que ce sont ces premiers mois où, même à l’extérieur, on n’avait le droit de s’approcher de personne? L’isolement social encore qui aurait du durer 2 semaines et qui pourtant 1 an plus tard semble toujours aussi réel? Les restaurants désespérément fermés? La colère sourde qui monte en chacun de nous alors que les mesures s’éternisent et qu’on a l’impression qu’un retour à la normale n’arrivera jamais?

Je suis rendue à un stade où quand je vois des images de fêtes, de gens en groupe dans un film, je trouve ça presque choquant! C’est quand même fou, non?

Récemment j’ai mis la main sur l’épaule d’une amie qui pleurait la mort de son animal pour la réconforter. C’est le contact le plus rapproché que j’ai eu avec une personne en dehors de ma petite famille depuis 1 an! Une simple main sur l’épaule…

Je ne sais pas quand les mesures seront allégées au Québec et ailleurs mais je me demande avec quelle facilité on retrouvera une vie normale ou, si pendant longtemps, on aura toujours ce réflexe d’être à 2 mètres les uns des autres… D’ailleurs ces derniers 12 mois, c’est aussi tout un vocabulaire que nous avons sagement assimilé: distanciel et son pendant présentiel (uniquement pour parler d’un future hypothétique), distanciation sociale, quatorzaine, déconfinement (celui qu’on espère), télétravail (cette fois, vraiment généralisé) ou encore covidiot… Et parfois je ne peux m’empêcher de me demander si ce ne sont pas un peu nous les idiots, à continuer sagement de suivre toutes ces règles sans plus discerner si cela a encore un sens.

Des idées de cadeau zéro déchet

cours-cuisineEDIT: cet article a été publié la première fois le 26 octobre 2016 mais mis à jour avec de nouvelles idées, en 2020, pendant la Covid.

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Trouver une idée de cadeau d’anniversaire ou de Noël est souvent un casse-tête mais quand en plus, c’est pour de la famille qui vit à 5,000km de là, qu’on voit une fois par an environ, c’est encore plus difficile.

Ces dernières années, afin d’éviter d’offrir une énième bébelle à mes proches, j’essaie de privilégier les « expériences ». Alors bien sûr, il y a les places de concert, les entrées pour un spectacle d’humoriste ou une pièce de théâtre mais j’ai aussi voulu les surprendre un peu plus. C’est ainsi qu’il y a 2 ans, comme mes parents étaient à Montréal pour l’anniversaire de ma maman, je leur ai offert un cadeau qui plairait à ces grands-parents qui nous réclament toujours plus de photos de leurs petites-filles : une séance photo en famille! Le but était surtout d’avoir des photos de mes parents avec les crevettes mais aussi des photos de nous 6 et même quelques-unes de nous 4 au passage! J’ai trouvé une photographe avec un studio chez elle, pas très loin de chez nous, et pour 150$ environ, nous avons eu plein de belles photos. Je crois que tout le monde a été très content!

De son côté, Chéri a plusieurs fois choisi l’option « box », vous savez ces « box » thématiques avec ou sans abonnement qui vous font découvrir un produit pendant quelque temps. Il a déjà fait la box thé pour sa maman, une autre autour des bières pour son beau-père et une autour des vins pour son papa. Ça aussi, c’est une bonne idée de cadeau mais c’est un budget plus conséquent que ce qu’on pourrait penser.

Enfin, dernièrement, j’ai trouvé l’idée parfaite pour mon papa dont toute la famille a profité : un cours de cuisine chez Ateliers et Saveurs! Je vous avais déjà raconté ma première expérience qui m’avait conquise alors j’étais ravie d’y emmener mes parents et mon chum pour un atelier en famille autour des tapas! J’avais réservé un cours un dimanche de 14h à 17h pendant que des amis gardaient les filles. Nous avons cuisiné avec un chef différent de celui de ma première visite (mais tout aussi sympathique) et nous avons dégusté nos petites bouchées à la fin. Nous avions même le droit à 3 verres de vin, rouge ou blanc au choix! Tout était délicieux et on a déjà reproduit un des plats à la maison. Fait cocasse : alors qu’il y avait un tapas par personne de chaque plat cuisiné disposée au centre de la table, un des convives en a discrètement mangé 2 de la bouchée au foie gras laissant ma mère sans rien! Comme on l’a signalé, le Chef en a aussitôt préparé une toute fraîche pour elle et je peux vous dire que les oreilles du malotru ont du siffler un moment!

Finalement, pour en revenir aux concerts, je suis allée voir Sia qu’on a offert à une amie enceinte avec une autre copine! On n’a pas pris une date juste après l’accouchement non plus, on n’est pas folle, mais quelques mois plus tard, ce qui a offert une belle sortie à cette jeune maman à la maison…

En 2020, c’est un abonnement à des bouquets de fleurs mensuels que je vais mettre dans ma liste de cadeaux zéro déchet. Bien sûr, ça marche seulement si votre fleuriste utilise des fleurs de saison et locales et un emballage en papier plutôt qu’en plastique. Mon fleuriste, Jungle Fleur dans Hochelaga, offre ces abonnements à la belle saison (de mai à septembre) alors je vais attendre quelques mois pour en profiter mais j’ai déjà hâte!

Côté famille, ces dernières années, on a aussi offert un tour de parachute ascensionnelle à ma nièce, des massages à ma maman ou encore une nuit dans une bulle sous les étoiles à mon frère et sa femme.

Pour les enfants, acheter des jouets seconde main est une bonne façon de contribuer à l’économie circulaire, sinon les abonnements à des magazines comme J’aime lire, Les débrouillard, etc., est une très bonne alternative. Il existe aussi des « boîtes » créatives comme Pandacraft qui d’ailleurs vient simplement dans une enveloppe en carton alors il y a très peu de déchet associé vraiment et les enfants adorent.

Et vous, des idées de cadeau qui laissent des souvenirs impérissables?

7 ans, presque l’âge de raison

Il y a quelques jours, ma petite chouette fêtait ses 7 ans. Elle avait bien hâte même si elle a eu du mal à renoncer à sa fête d’anniversaire avec ses copines, à cause de la fameuse règle des « 28 jours » qui vient imposer une nouvelle forme de confinement sans le nommer comme tel…

Qu’à cela ne tienne, on verra dans quelques semaines ce que l’on peut faire.

En attendant, ma petite dernière qui reste définitivement mon bébé avec sa voix encore enfantine grandit, grandit, grandit. À l’école, on attaque les choses sérieuses avec l’étape importante de la lecture. Ce qui me fascine, ce n’est pas tant la rapidité de la maîtrise des premier mots mais surtout l’entrain qu’elle met chaque jour à étudier!

Non seulement, elle fait ses devoirs et leçons de bon cœur, sans jamais râler, mais limite elle en redemande! Et s’il y a quelque chose qu’elle ne sait pas, elle m’arrête pour ne pas que je lui souffle un indice et elle se concentre pour trouver la réponse! Disons qu’après ce qu’on a connu (et connaît toujours) avec sa sœur, ça… facilite les choses.

À l’école, elle a plein d’ami(e)s, dans la ruelle, elle joue avec les copines de sa sœur en permanence, même si parfois être la plus petite n’est pas évident. Mais elle se débrouille et finit toujours par trouver sa place.

C’est aussi une fine négociatrice qui a bien compris qu’elle obtenait plus facilement ce qu’elle voulait par le charme que par les coups d’éclat (là aussi, on voit bien la différence avec son aînée). C’est alors à nous de faire attention à ne pas trop céder non plus car on ne voudrait pas créer d’injustice, même si c’est toujours tentant de lui faire plaisir. Elle sait s’y prendre cette petite demoiselle! 🙂

Pour l’instant, elle aimerait être institutrice, mais surtout de maternelle ou première année car ce qu’elle aime, c’est lire un livre devant le groupe et tourner les pages…. Elle aime aussi parfois « l’animalerie » alors je dois clarifier la différence entre vétérinaire, vraie animalerie et le travail de refuge qu’elle voit via notre engagement comme famille d’accueil. Cela dit, elle pourrait aussi être pâtissière car elle aime beaucoup cuisiner des gâteaux avec moi. Par contre, il ne faut toujours pas compter sur elle pour manger des légumes, à part quelques rares exceptions ou en soupe…

Je ne sais pas si 7 ans sera l’âge de raison mais j’ai hâte de le découvrir avec elle.

Vacances en famille au Saguenay

Cet été, nos vacances nous ont amené à découvrir une région que je ne connaissais vraiment pas: le Saguenay.

Ainsi, après avoir visité une partie du Lac Saint-Jean comme je vous en parlais ici, nous avons pris la route vers l’Est pour poser nos valises à Chicoutimi. Nous avions prévu de rayonner quelques jours dans les alentours afin de profiter des diverses randonnées. Nous avons commencé par le sentier Eucher qui offre une vue sur la baie des Ha! Ha! qui se mérite car le sentier est assez escarpé, mais au sommet on apprécie le splendide panorama sur le fjord.

En haut du sentier Eucher

Un fjord impressionnant

En effet, la région est avant tout connue pour son fjord, immense, qui est aussi un des rares intracontinental, c’est-à-dire qu’il ne débouche pas sur l’océan. Pour vous donner une idée, il fait 3.5 km de large à Chicoutimi et se réduit à 1.3 km de large à Tadoussac, 90 km plus loin!

Malheureusement nous n’avons pas eu très beau temps pour les jours suivants alors nous n’avons pas pu faire d’autres randonnées. Nous avons toutefois découvert le parc de la Rivière-du-Moulin qui propose plein de petits sentiers, notamment le long de la rivière et des modules pour les enfants. Il semble qu’en temps normal, on puisse louer canoés et kayak. L’hiver il doit y avoir possibilité de faire ski de fond et patin à glace.

Parc de la rivière-du-Moulin

À Chicoutimi, nous avons pris plaisir à nous balader dans la rue Racine, où il y a toutes sortes de choix de resto. Nous nous sommes fait plaisir en mangeant au restaurant L’Assorti, pas vraiment un resto familiale mais l’envie de bien manger était la plus forte.

Nous dormions à l’hôtel Le Montagnais, un peu à l’écart du centre-ville mais qui est génial pour les familles avec piscine extérieure et intérieure, ainsi que des jeux d’eau ! Autant dire que la journée où il a plu, nous avons passé une bonne parti de l’après-midi là-bas.

Un incontournable: la route du fjord

Sainte-Rose-du-Nord

Par la suite, nous avons pris la route du fjord (au Nord de la rivière Saguenay) pour aller jusqu’à notre prochain arrêt : une cabane dans les bois près de Sacré-Cœur. La route est absolument magnifique et je vous conseille de faire les petits détours pour passer à travers les principaux village, soit Saint Fulgence et Sainte-Rose-du-Nord, c’est tellement beau ! Le temps était gris ce jour-là mais déjà les paysages étaient superbes alors je n’imagine même pas le sentiment lorsqu’il y a un beau ciel bleu.

Nous avons mangé le midi dans le petit village de Sainte-Rose du Nord où il y a une sorte de bicoque qui ne paie pas de mine en bord de rivière mais qui offre des repas frais délicieux : le Rose Café. Nous y avons pris des croque-monsieur, qui étaient en fait plutôt des tartines mais sur un bon pain de campagne, avec une salade de saison aux petits fruits, un régal.

En fin d’après-midi, nous sommes arrivés sur le site de « Canopée Lit » où nous avions réservé une cabane au milieu des arbres pour la nuit. À noter qu’il faut laisser sa voiture à l’entrée de la forêt et transporter ses affaires à la main ou avec un petit chariot en prêt alors mieux vaut voyager léger.
Toutes les cabanes sont super mignonnes et ce petit hébergement rustique avec toilettes sèches restera un chouette souvenir. Par contre, comme l’équipement de cuisine est réduit au maximum (petit frigo et un rond pour cuisiner), nous voulions acheter quelque chose de tout près dans le village voisin mais il y avait très peu de choix. Nous avons donc opté pour des pâtes chinoises instantanées ! Par contre, le petit-déjeuner est déposé à notre porte le matin, ajoutant le charme de la découverte de la boîte métallique au réveil.

Charlevoix, une valeur sûre

Tadoussac

Le lendemain, nous nous sommes dirigé tranquillement vers Charlevoix pour la suite de nos vacances en commençant par Tadoussac. Les filles n’y étaient encore jamais allées et elles ont bien aimé la grande plage et les rochers à escalader mais comme il y avait quelques averses, nous n’avons pas pris le temps d’aller aux dunes. Il faudra donc revenir.

Nous avons passé la nuit à Baie Saint-Paul qui est une petite ville tellement agréable avec ses petites rues commerçantes. Nous avons aussi marché jusque la plage qui est à une vingtaine de minutes à pied du centre, c’était un joli moment pour conclure la journée, le tout face à un arc-en-ciel.

Après 2 petits jours à Québec, nous avons repris le chemin de la maison, plein de jolis souvenirs de ces vacances au Saguenay et Lac Saint-Jean. Il n’y a pas à dire, nous avons la chance d’avoir une si belle nature à quelques heures de chez nous !

9 ans de toi

Il y a 9 ans, on était encore à l’hôpital. Tu n’avais pas 24h de vie et déjà on était fou d’amour pour toi. J’avais tellement peur qu’il t’arrive quelque chose, minuscule et fragile que tu paraissais. Mais en fait, tu étais déjà forte.

Tu es notre insaisissable. Si patiente, si tolérante, si attentionnée pour ta petite sœur (qui en abuse parfois), si réservée quand il y a un peu trop de monde et pourtant en constante opposition avec nous. Mais là encore, d’une drôle de manière. Tu es à la fois celle qui met le plus souvent la table et pourtant celle qui va répondre non à chaque demande, quelle que soit la formulation. Là où ta sœur se fait douce voire mielleuse pour obtenir ce qu’elle veut (et ça marche souvent), toi tu préfères le conflit. Ou peut-être que tu ne sais juste pas comment faire autrement.

Depuis l’an passé, on sait que tu as des difficultés d’attention notamment alors on essaie de se réinventer pour te comprendre et pour s’adapter à ton fonctionnement. Souvent, on oublie parce que le quotidien nous rattrape… Mais je te promets d’essayer plus fort.

Cette année, tu t’es défait de certaines peurs. Tu m’as encore dit ce matin que maintenant quand tu entendais une sirène, tu n’étais plus portée à faire demi-tour pour éviter à tout prix les véhicules d’urgence. Tu as aussi appris à vivre avec un chien. On te l’a un peu imposé mais tu adores Oreo et tu es celle à qui il a le plus manqué pendant nos 2 semaines de vacances.

Pendant l’été tu as aussi bravé ta timidité pour créer une amitié avec une petite voisine que tu connaissais à peine. Tu as littéralement crié son nom à la porte de sa cour pour qu’elle vienne à ta rencontre la première fois et maintenant vous rentrez ensemble de l’école tous les après-midis et vous jouez des heures durant dans la ruelle. Tout ça parce que tu as osé prendre un risque.

S’il y a un domaine où prendre un risque ne te fait pas peur, c’est bien au niveau de la nourriture! Tu es curieuse de tout, tu goûtes avec plaisir, même les choses un peu moins ragoutantes comme les huîtres par exemple. Ça veut dire qu’aller au restaurant avec toi commence à coûter cher car tu préfères un bon tartare (de bœuf ou de saumon) qu’un menu pour enfant! Mais honnêtement, ça fait quand même notre affaire car c’est un plaisir de découvrir de nouvelles saveurs avec toi. (Par contre, tu es aussi la dernière à sortir de table car tu manges leeeeeentement en plus de beaucoup!).

Je ne sais pas si c’est le rythme apaisé de notre routine familiale avec papa et maman qui travaillent de la maison (merci Covid) ou juste la nouvelle année mais je te sens plus épanouie à l’école. Non pas que tu es hâte d’y aller tous les matins, surtout que tu n’aimes pas vraiment ton professeur, mais les relations amicales semblent plus faciles, avec beaucoup moins de conflits que l’an passé. On espère que ça va durer et que tu vas avoir encore plein de jolies histoires d’amitié à nous raconter.

Quand je regarde les dernières photos prises cet été, je te trouve tellement belle! Tes cheveux blonds ont des mèches de plusieurs couleurs qui feraient pâlir bien des coiffeurs. Tu as un sourire éclatant car s’il y a bien une chose qui est naturelle chez toi, c’est le sourire! Comme quoi, on peut cacher un caractère bien trempé derrière un visage d’ange.

Mais tu sais quoi, on t’aime comme ça et on a hâte de voir ce que cette dernière année avant le cap des 10 ans nous réserve pour toi.

PS: tu adores les bébés et tu rêverais de faire du baby-setting. On verra si cette envie sera encore présente dans quelques années.

Découvrir le Lac St-Jean

Nous avons la chance de vivre dans une province qui a des paysages incroyables, alors cette année, comme nous avons du changer nos plans avec la Covid, nous avons troqué San Diego pour partir à la découverte du “Saguenay-Lac St-Jean”.

Je n’étais jamais allée dans ce coin et la première chose à clarifier, c’est que, contrairement à l’appellation générale, le Saguenay et le Lac St-Jean sont 2 régions bien distinctes (même si proches géographiquement) avec chacune leurs centres d’intérêt. Nous sommes partis un peu moins de 2 semaines et nous avons commencé par le Lac en roulant directement depuis Montréal.

Traverser la Mauricie: un bel avant goût d’un voyage accès sur la nature

La route, qui traverse la Mauricie, est agréable et longe la rivière St-Maurice nous offrant de beaux panoramas. Il faut compter quand même 5h pour faire le trajet mais avec les enfants qui grandissent, nous avons seulement fait une halte pour pique-niquer à Trois-Rivières.

Chalet au camping St-Félicien

Nous avons choisi de loger à Saint-Félicien pour les 3 premières nuits, au camping du même nom où nous avons louer un petit chalet type « prêt à camper ». Le camping a une piscine avec quelques glissades et des jeux d’eau alors les filles étaient ravies même si on n’a pas eu le temps de se baigner plus que ça.

Le zoo sauvage de St-Félicien

Le premier jour, nous avons profité d’une belle météo pour visiter le fameux zoo sauvage de St-Félicien. C’est l’un des plus grands zoos du Québec et il compte pas moins de 75 espèces différentes, dans de grands enclos pour la plupart. La renommée du zoo vient notamment du petit train grillagé qui nous emmène carrément visiter une zone du zoo où les animaux sont en liberté!

Ce fût une journée bien remplie, où nous avons pu observer de nombreuses espèces.

Le 2ième jour, la météo étant capricieuse, nous avons simplement profité du mini-golf et du karting en face du camping avant de nous rendre au musée des Amérindiens de Mashteuiatsh en après-midi. Je ne peux pas dire que ça restera dans mes incontournables, le musée étant assez petit et pas très interactif. Les enfants ont eu bien du mal à s’y intéresser malheureusement.

Le trou de la Fée (sans sa caverne)

Dans les jours qui ont suivi, nous avons fait 2 activités incontournables de la région : le parc de la caverne du « trou de la Fée » et le village historique de Val-Jabert! Le premier a un nom un peu pourri, on ne va pas se le cacher, mais on y a passé une super après-midi! Bien que le trou de la Fée soit connu surtout pour sa caverne et que celle-ci soit fermée cette année à cause de la Covid, nous n’avons pas regretté notre visite.

C’est avant tout un grand parc avec différents sentiers qui nous permettent d’admirer plusieurs points de vue sur les Trois chutes avec aussi quelques passerelles ancrées dans le roc. Attention, il est recommandé de venir avec des souliers fermés.

Avant la balade, il y a aussi un petit « spectacle » multimédia projeté à même une caverne qui est vraiment sympa. Comptez 3h environ si vous voulez faire tous les sentiers tranquillement.

Le village historique de Val-Jabert

L’autre attraction autour du Lac St-Jean est le village historique de Val-Jabert. Si vous y allez pour être plongé dans un village d’antan avec des personnages en costume, vous risquez d’être un peu déçu car peu d’habitations se visitent (encore moins cette année) mais si vous voulez profitez d’un très beau site en pleine nature alors vous passerez un agréable moment!

Là encore, il y a une chute, mais qui se mérite, puisqu’il faut monter pas moins de 764 marches pour atteindre le sommet (oui, le chiffre nous a marqué). Notez que si vous avez 6 et 8 ans, vous trouverez peut-être l’énergie de monter toutes ces marches ou presque à pied comme mes filles, mais autrement il vous faudra transpirer un peu!

Dans un bâtiment, au pied de la chute, il y a une vidéo immersive qui raconte l’histoire du village. C’est très intéressant mais on aurait aimé la voir au début de la visite plutôt qu’à la fin car on s’est beaucoup demandé ce qui était arrivé pour que le village soit déserté.

Si vous voulez admirer le Lac, vous devez vous arrêter à Roberval. La marina est agréable, avec un grand parc pour enfants, et une superbe vue sur le Lac. Vous y croiserez même 1 ou 2 maisons avec un hydravion à la place du Seadoo dans le garage!

Le parc national de la Pointe Taillon: un gros coup de coeur

Ensuite, nous sommes allé presque de l’autre côté du Lac pour découvrir le parc national de la Pointe-Taillon. C’est un parc de la Sepaq magnifique avec 45km de pistes cyclables, une grande plage et une vue à couper le souffle. C’est un de mes souvenirs préférés de nos vacances, même si notre cadette a trouvé ça dur les 25 km de vélo que nous avons fait. À noter d’ailleurs qu’on peut louer des vélos sur place et que la location est gratuite pour les enfants!

Dans ce coin, nous avons dormi dans un petit chalet au camping Pointe-Taillon de Ste-Monique. C’était bien mais comme la première épicerie est à presque 30 minutes, mieux vaut être organisé (ce qui n’était pas notre cas).


Côté restaurants, j’avais dans l’idée des petites villes balnéaires comme on voit en Europe alors j’ai déchanté assez vite! Là encore la pandémie n’aide pas avec les restrictions mais on a eu bien du mal à trouver de petits restos (tsé autre qu’une chaîne ou un fast-food). Par contre, il y en a qui est vraiment top, c’est celui de la marina de St-Félicien : Ô pied marin. Les prix y sont très abordables et les plats délicieux. J’y ai mangé un filet de truite parfait, le tout au bord de l’eau (attention aux maringouins à la nuit tombée).


Je vous parlerai du fjord du Saguenay dans un autre article mais pour finir ce premier volet, je vous dirais que mon seul regret a été de ne pas avoir un hébergement au bord du Lac. Parce que finalement, on n’a pas pu profiter de ce panorama incroyable à travers nos différentes activités si ce n’est le parc de la Pointe-Taillon alors dormir avec vue sur le Lac (qui est immense) aurait été Wouah!