Mais sinon la France, c’était bien?

Outre le petit coup de blues mentionné il y a quelques jours, aller en France, c’est aussi faire quelques redécouvertes:

  • Les portes des toilettes sont pleines! Tout bon français qui arrive au Québec, surtout de sexe féminin, sera choqué par les toilettes publiques qui ont la particularité de ne pas aller jusqu’au sol. Ni la porte, ni les cloisons entre les toilettes. Ça donne un petit côté… convivial puisqu’on a l’impression de partager ce petit moment d’intimité avec ses voisins! Mais après 10 ans ici, retrouver les toilettes à la françaises m’a plutôt fait l’effet d’être emmurée! Vraiment, j’ai eu une minute de claustrophobie en me retrouvant enfermée entre ces 4 murs dans un si petit espace! Comme quoi, tout est question de perspective.

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  • Il y a des ronds points partout! Ceux qui suivent le blog sur Facebook le savent mais alors débarquer en France m’a fait l’effet de me retrouver au milieu d’un gigantesque carrefour giratoire!! Y en a partout! Et le mieux, c’est que les gens savent les prendre! Parce qu’au Québec, les 2-3 ronds points qui jalonnent les routes laissent plus souvent les conducteurs perplexes qu’autre chose!
  • Il faut des jetons pour n’importe quel caddie, même pour les chariots d’aéroport! Ça, sérieux, à l’aéroport, j’ai trouvé ça vraiment nul! Non, on ne se trimballe pas tous avec une pièce de monnaie du pays ou encore avec un jeton, d’autant plus un jeton de la bonne taille!
  • Les toilettes sont payantes dans les GARES! Dans le même ordre d’idée, quand on arrive dans un pays et qu’on doit tout de suite prendre le train, on n’a pas forcément de devise locale, et encore moins 70 centimes d’euro en petite monnaie. Pour peu que vous soyez pressé (rapport au train qui part) et que vous ayez une envie pressante (genre après un vol de 8h où vous n’avez pas voulu déranger vos 2 voisins), et bien vous l’avez dans le derrière, ou plus précisément encore dans la vessie! Notez à l’inverse que les toilettes dans les TRAINS ne sont pas (encore) payantes, elles! Bon la propreté et l’odeur ne seront peut-être pas au top mais ça soulage toujours!

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  • Tout est petit! C’est sûr que si on compare les voitures en Amérique du Nord où on trouve beaucoup de 4×4, voire de pick-up avec les voitures circulant en France (salut la Twingo et la C1), y a pas photo! Mais c’est aussi le cas de plein de choses. Celui qui m’a le plus « titillé », c’est les contenants de jus d’orange ou de lait qui font juste 1 litre. C’est peut-être moi, mais chez nous, avec 1l, on ne tient pas 3 jours alors je ne vous dis pas le nombre d’emballages que j’enverrais à la poubelle ou au recyclage si je devais troquer mon bidon de 3.5 litre!
  • Le mystère des cabines d’essayage et des vêtements qui ne « font » pas… Alors laissez-moi vous dire que je me suis questionnée beaucoup sur cette pratique. Je vous explique: au Québec, il y a très souvent une vendeuse près des cabines d’essayage à qui on redonne les habits non choisis et si elle n’est pas là, il y a des portants où on peut les déposer. En France, maintenant… et bien je ne suis pas trop sûre! Après mon premier essayage, je n’ai pas trouvé ni vendeuse ni portant près des cabines. Je me suis demandée ce qu’il fallait que je fasse des habits, puis un portant un peu plus loin a recueilli discrètement mes habits. Dans un autre magasin, il était indiqué dans la cabine de « bien vouloir ramener les articles dans les rayons »… Mouais, pas dit qu’ils soient bien raccrochés sur leur cintre ou vraiment au bon rayon mais d’accord! Puis au détour d’un autre magasin (à croire que j’ai juste fait les boutiques!), j’ai vu une cliente redonner à la vendeuse qui était à la caisse ses articles! Et là, tout à coup, ça m’a paru familier, comme un vieux souvenir! Serait-ce donc ça la bonne pratique en France?! En même temps, ça me paraissait tellement bizarre de ramener des vêtements non retenus aux caisses que je n’ai pas osé le faire! Mais sérieux, cette « question » m’a turlupiné un moment!

Le blues de l’immigrant

On n'a presque pas changé...
On a presque pas changé…

Samedi, mon frère a eu 40 ans. Pour l’occasion, je suis allée seule en France pendant 10 jours afin de lui faire une surprise. J’ai passé du temps avec mes nièces avant d’aller chez mes parents pour un week-end de célébration avec une bonne partie de la famille et des amis. Pour la plupart, je ne les avais pas vus depuis 3 ans, soit mon dernier retour en France, à l’occasion du mariage de mon frère d’ailleurs!

Comme toujours, ces 10 jours n’ont pas eu le goût des vacances. Pas vraiment de dépaysement, encore moins de repos et l’impression de n’avoir pas fait la moitié de ce que j’aurais aimé faire…

Au moins maintenant que mon frère habite le sud de la France, j’ai pu en profiter pour passer une journée à Aix-en-Provence et une autre à Marseille. C’était chouette d’être près de la mer, des Alpilles mais ça m’a renvoyée à des questions oubliées depuis longtemps du genre « Mais pourquoi je vis dans un pays où il fait froid la moitié de l’année? » « Pourquoi je ne vis pas dans ce décor enchanteur? »

Et puis après il y a eu ce week-end avec tous ces êtres que j’aime très fort, avec qui je partage tellement de souvenirs alors même que je rate tous les grands événements de leur vie depuis 10 ans… Et sont revenus les questions « Mais pourquoi je vis loin d’eux? Pourquoi je ne peux pas participer au week-end au gîte? ».

Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti tout ça puisque ces dernières années, j’étais toujours sûre de mon choix, de la qualité de vie incomparable à Montréal…. Mais parfois, ce n’est plus si évident. Et le dilemme de l’expatrié, de l’immigrant ressurgit. J’arrive d’un côté à ne pas vouloir passer mes vacances en France car ce ne sont PAS des vacances et en même temps souhaiter voir plus mon frère, mes cousins, les amis…

Mais 10 ans plus tard il n’y a toujours pas de solution à ce dilemme. Juste ne pas y penser.

Là où il est question de maternelle, commission scolaire et coup de gueule

Il y a 6 ans, pas un voisin, pas une route en arrière
Il y a 6 ans, pas un voisin, pas une route en arrière
Aujourd'hui, 3 rues de plus en arrière et autant de familles
Aujourd’hui, 3 rues de plus en arrière et autant de familles

Alors voilà, vous prenez une ville qui accorde des permis de construire à tout va pour créer de nouveaux quartiers sortis des champs, le mien notamment, le plus récent 2 rues avant et j’en passe. Vous écrivez en gros partout que c’est pour les familles, vous écrivez même « GARDERIE » sur vos panneaux publicitaires pour attirer le jeune parent crédule. Vous vous gardez de dire quand la garderie sera créée, histoire que tous les mômes soient déjà au secondaire quand elle sera en activité…. Puis vous gardez l’école de quartier telle quelle. Une année, deux années, de nombreuses années.

 Qu’est-ce qui se passe ensuite?

 Et bien le jeune parent qui se fait une joie d’envoyer son enfant à l’école maternelle du quartier, à 3 km de là, se voit annoncer 2 mois après son inscription que non, finalement son bambin va aller à une annexe, dans une autre école, à 11km de là parce qu’il y a TROP D’ENFANTS inscrits en maternelle!

 Hmmm… Ça se pourrait-tu que ça ait un lien avec les maisons qui poussent comme des champignons depuis, au bas mot, 6 ans?? Laissez-moi vous dire qu’il n’est pas question de 2 ou 3 enfants de trop ici mais de 66, SOIXANTE-SIX purée! Comment ça rien n’a été fait avant?? Si vous pensiez emmener votre enfant à vélo les beaux jours, voire même à pieds, oubliez ça! Puis si vous vous réjouissiez parce que la petite sœur va intégrer une garderie qui est juste à côté de l’école, tsé, le côté pratique, « Chouette, on ne sera pas en retard à l’un ou à l’autre », « chouette, en un mini crochet, les enfants seront chacune à leur école/garderie », et bien, vous l’avez là où je pense.

 À la place, on vous propose de mettre votre enfant qui n’aura pas 5 ans le jour de la rentrée dans un bus avec on-ne-sait-trop-combien d’autres enfants, on ne sait pas à quelle heure, ni d’où à où (maison-annexe, école-annexe?), sans accompagnateurs hormis le chauffeur. Vraiment? Parce que moi je ne souhaite pas ça pour mon enfant en maternelle. Google Map annonce 20 minutes de trajet sans arrêt. Donc si vous ajoutez des arrêts pour prendre plusieurs enfants, ma fille va passer quoi 1h? plus d’1h par jour dans un bus parce que quelqu’un n’a pas fait son travail?? En tant que parents placés dans cette situation, on est vraiment en colère. Tout ça arrive parce  quelqu’un a mal fait son travail ou une administration « a dormi sur la switch ». La commission scolaire Marie-Victorin annonce ainsi qu’elle a le budget pour agrandir l’école depuis 2 ou 3 ans mais qu’il manque le « ok » du Ministère de l’Éducation… Well, that’s just perfect! Parce que pendant ce temps là, y a des familles, et on s’entend que si c’est 66 enfants cette année, ça fait un paquet de familles impactées depuis quelques années, qui doivent en subir les conséquences.

Chez nous, c’est un casse-tête organisationnel. Si je calcule le trajet maison-garderie-école-bus, j’arrive à 30 minutes de trajet. Ça c’est sans compter le temps de s’arrêter pour de vrai, descendre les enfants, les déshabiller en hiver, repartir. Et puis bien sûr après, attendre le bus et se rendre à Montréal pour être au travail à 8h30… En temps normal, il faut qu’on parte à 7h30 pour être à l’heure. Avec cette histoire d’annexe, si on ne part pas à 6h45, on sera en retard. Et donc comme on met 1h pour se préparer environ, il va falloir se lever à 5h45! Pu***, 5h45! Comment voulez-vous que des enfants de 3 et 5 ans soient en forme (et de bonne humeur) dans ces conditions? Et on remet le couvert le soir. Dois-je préciser qu’en sortant du travail à 16h30 (si on n’est pas retardé), être à ces deux endroits opposés avant la fermeture à 18h, va relever du numéro d’équilibriste…

Faites des enfants hein…

Vers un mode de vie plus… sain? (1)

Au détour d’un article, je vous ai mentionné que je changeais des habitudes dans mon « mode de vie », à la fois pour faire des achats plus « santé » et à la fois pour réduire mes déchets.

ServietteshygieniqueslavablesDiva Cup

Sur ce dernier plan, j’ai enfin sauté le pas de troquer mes cotons à démaquiller jetables pour leur pendant lavables! Ce même jour, j’ai aussi acheté des serviettes hygiéniques lavables et sérieux, je suis ravie de mon achat! Bon j’ai voulu commencer doucement pour voir si j’étais confortable avec, alors j’en ai acheté juste 2 mais entre ça et la Diva Cup, je crois que j’en ai fini avec les tampons et autres serviettes jetables pleines de produits chimiques!

shampoing lushPour rester sur le sujet de la salle de bain, je troque aussi mes produits de beauté industriel aux listes d’ingrédients bien trop longues et obscures contre des produits plus naturels, sans conservateurs notamment. Cela implique de les magasiner autre part qu’à la pharmacie de base, chez Avril Supermarché pour moi, mais il y a plein d’autres boutiques qui en vendent, sans compter les sites internet. J’ai testé plusieurs marques de shampoings (Oneka, Hemp Co., Druide) mais je compte aussi limiter les flacons pour éviter les déchets. Il me reste donc l’option shampoing solide (j’en teste un de Lush justement qu’on m’a offert) ou en vrac. Là encore plusieurs boutiques en offre, notamment Maman Autrement à St-Bruno pour celles qui habitent la Rive-Sud. D’ailleurs j’ai aussi viré le gel douche de ma salle de bain pour revenir aux bonnes vieilles savonnettes! Ça n’a l’air de rien mais hop, encore des flacons de moins dans ma poubelle et finalement je ne trouve pas ça si désagréable alors que j’aimais vraiment (vraiment) les gels douches. Ça m’a quand même pris un bon 3 semaines pour ne plus avoir le réflexe de chercher mon gel douche au moment de me savonner!

Et à part ma salle de bain? Les autres efforts sont moins notables. On n’achète plus de sopalin ce qui m’a valu de réaménager un tiroir de la cuisine pour y mettre à portée de mains suffisamment de torchons et débarbouillettes. À date le seul moment où le rouleau d’essuie-tout me manque c’est pour absorber le trop plein d’huile quand on fait des frites maison ou d’autres choses à la friteuse. Pour l’instant je me sers d’un reste de serviettes jetables qu’on a mais j’ai un peu de mal à me faire à l’idée d’utiliser des torchons pour ça. À travailler donc.

thumbnail_IMG_4312Mes parents m’ont envoyé tout un lot de mouchoirs lavables après que j’ai mentionné que j’aimerais bien qu’ils me ramènent quelques mouchoirs en tissu de leur réserve lors de leur prochaine visite. Du coup, depuis une semaine, je suis revenue à mes bonnes vieilles habitudes d’enfant en ressortant mon gros mouchoir. C’est ainsi que je me suis vite rendue compte que je préférerais en avoir plein de petits (un peu comme des jetables) plutôt que des très grands comme mes parents m’ont envoyés.Le problème des très grands c’est que ça prend beaucoup de place dans les poches et qu’en plus, on ne sait plus quel bout on a utilisé si on fait juste s’essuyer un peu le nez. Mais l’un dans l’autre, pour moi qui consomme beaucoup de mouchoirs jetables avec toujours « la goutte au nez », c’est une petite fierté quand je vois ma boîte de mouchoirs jetables à la fin de la journée et que je me dis que je n’en ai pris aucun aujourd’hui! J’imagine qu’un jour ce sera naturel mais à date, ça me procure un petit bonheur.

Choix de vrac chez Maman autrement

Évidemment le plus gros côté déchet reste à faire avec notre poubelle de cuisine. Pour se faire, il n’y a pas 36 options, il va falloir se mettre au compostage! J’envie les villes/arrondissements qui offrent ce service à leurs citoyens parce que chez nous ce n’est pas prévu avant 2018-2020! Alors on fait quoi en attendant? Et bien, on profite de la journée verte à Longueuil le 30 avril pour récupérer un composteur à 30$, un récupérateur d’eau à 25$ et hop, on se lance! Je vous en dirais plus quand on aura commencé!

Avec le compost, on devrait réduire pour une bonne partie notre poubelle. Il nous restera encore bien du chemin mais on va passer au vrac dès que les flacons de produit à vaisselle et lessive seront finis, ce qui fera encore un pas dans la bonne direction. Il faudrait qu’on consomme aussi moins de produits emballés voire suremballés mais dans notre coin, il y a peu d’épiceries qui vont dans ce sens et on ne veut pas non plus faire 36 arrêts. La solution pourrait être de passer par une offre de panier de légumes pour déjà limiter certains emballages (genre les courgettes emballées par 3 chez IGA!) mais encore faut-il trouver celui qui nous convient et qui ne suremballe pas lui-même!

Plein de petits progrès donc ces derniers mois et on regarde une habitude après l’autre pour essayer de trouver une alternative sans bousculer toutes nos habitudes non plus selon les conseils de Lauraki notamment. Parce que c’est pas tout mais ma moitié est moins emballé que moi par ces changements et il faut du temps pour l’amadouer parfois!

Le jour tant attentu

Aujourd’hui a été un grand jour! Un jour que nous attendions depuis plusieurs mois, un jour qu’on a cru proche plusieurs fois mais qui ne s’est pas réalisé, si bien qu’on avait plutôt lâché l’affaire! De quoi je parle? Du jour où on a dit adieu aux couches! Et oui, Mia est parti ce matin en culotte à la garderie et est revenu en culotte aussi, sans accident, avec même un passage par la bibliothèque ce soir!

culottes de princesseAvec notre petite dernière, on ne savait plus trop sur quel pied danser dans ce domaine, rappelez-vous de mon article le bien nommé « La propreté? Non, le caca partout« ! Au moment des vacances de Noël, son éducatrice nous avait dit que Mia était sur la bonne voie, que sans doute avec les Fêtes, elle reviendrait sans couche en janvier! En fait, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit puisque pas un pipi aux toilettes pendant les 15 jours de vacances et plus aucun signe d’intérêt. Rebelote avant nos vacances de février mais là non plus, zéro intérêt pour les toilettes à l’hôtel! Rendu là, je ne voulais pas me prendre la tête donc je m’étais dit qu’on verrait cet été. En fait j’avais même un plan!

Tout était prévu: en juin, quand mes parents viendraient pour un mois, ils auraient pour mission de rendre Mia propre! Comme c’était un peu ce qui s’était passé avec Zoé, un mois de mars 2 ans plus tôt, je trouvais mon idée très bonne! Mais comme on n’est jamais au bout de nos surprises avec les enfants, ma Cocotte est repartie vers les toilettes mi-mars! Et ça tombait bien car Pâques approchait…

Que faire quand on a une enfant de 2 ans et demi qui aime beaucoup le chocolat et qui a besoin d’un peu de motivation pour être propre? Du chantage bien sûr! Bon évidemment, toutes les mères parfaites vont me jeter la pierre mais sérieux, ça a super bien marché! Je lui disais qu’elle aurait le droit à un petit chocolat si elle faisait pipi aux toilettes et hop, elle y allait et faisait pour de vrai! En échange, je lui donnais 2 smarties, parce qu’au rythme d’un lapin en chocolat par pipi, elle aurait pris 3 kilo en une semaine si je donnais plus. Au bout d’un jour ou deux, elle allait très régulièrement aux toilettes, et plus besoin d’incitatif. La semaine dernière, ses couches étaient propres toute la journée et depuis samedi elle ne porte que des culottes sauf pour dormir!

Autant vous dire qu’on n’est pas peu fiers! Alors on avait encore un peu d’appréhension pour le trajet un peu long du matin et soir mais aujourd’hui on a sauté le pas et aucun accident! Mia est grande, c’est officiel! Et comme elle ne perd pas le Nord, il n’est pas rare de la voir escalader le comptoir de la cuisine à la recherche d’un reste de chocolat de Pâques et si on lui demande ce qu’elle est en train de faire, elle s’exclame « Mais j’ai fait pipi, je prends un chocolat! » Bah voyons!

Reste à voir si la propreté de nuit va être acquise aussi vite mais quelque part, on n’est moins pressé. Maintenant à moi le fun de trier le double de petites culottes de princesse!

Brunch au Communion

IMG_4260Depuis quelques mois, les brunchs ne sont pas trop mon trucs. J’ai l’impression de toujours manger la même chose, avec rarement le sentiment d’avoir reçu une assiette de qualité. Entre pommes de terre quelconque, fruits sans goût ou lieu trop bruyant/trop cantine, etc., je ne suis plus tellement motivée pour ce type de repas. Cependant, quand on a de la visite de France, on essaie de leur faire partager cette « tradition » bien d’ici et si on peut découvrir une nouvelle adresse au passage, tant mieux.

C’est ainsi que nous sommes allés au restaurant Communion dans le Vieux-Montréal un dimanche ensoleillé mais bien trop froid d’avril. J’ai beaucoup aimé le lieu. Il avait un côté chaleureux, un peu fancy mais sans forcé avec Elvis Presley en fond sonore, de grandes fenêtres qui donnent sur le St-Laurent, une salle assez petite et un service discret mais efficace.

English breakfast
English breakfast
Assiette Santé!
Assiette Santé!

Côté assiette, il y a peu de choix avec une assiette typique, « English breakfast », qui comprend un peu de tout: œufs,  saucisse, fève, bacon, même boudin noir, une assiette « Santé » avec pancakes aux bleuets, parfait au yaourt, muesli, œufs pochés, fruits, etc., et des œufs bénédictines (3 sortes au choix). Les enfants ont le choix entre des pancakes aux bleuets ou des œufs brouillés avec des pommes de terre (8$). Nous avons pris un de chaque pour que les filles partagent en ajoutant deux saucisses. J’en arrive à ma première critique : c’est un peu cher. Par exemple, le supplément pour deux saucisses est de 5$, alors c’est vrai qu’elles sont très bonnes mais d’un coup, l’assiette pour enfant coûte 13$!

Oeufs bénédictines aux épinards
Oeufs bénédictines aux épinards

Les autres plats sont dans les 16-18$ et je n’aurais pas eu de problème si mes œufs bénédictines aux épinards avaient une sauce décente. Là franchement, c’est comme s’il n’y avait pas de sauce et comme il y avait juste des épinards, pas de fromage en plus ou autres, ça donne l’impression de manger un œuf sur un muffin anglais, le tout nature. Du côté des autres assiettes, je crois que tout le monde était satisfait, sauf par le boudin noir qui était apparemment sec.

Pain délicieux
Pain délicieux

Par contre, c’est servi avec pain baguette et bagel aux sésames et là, on s’est régalé! J’ai mangé 3 tartines je crois alors que lorsqu’on nous sert du pain de mie, j’en mange rarement une!

En résumé, j’y retournerais ne serait-ce que pour le lieu, bien situé pour nos amis « touristes » et vraiment agréable, et comme en plus c’est à côté de la Maison Christian Faure, ça donne une excuse pour y faire un petit détour…

Communion – 135 rue de la Commune Ouest, Montréal

L’orchidée de Chine


Formule du midi
Formule du midi


Parmi les restaurants du centre-ville, il y en a un que j’affectionne tout particulièrement qui s’appelle: L’orchidée de Chine. Situé sur la rue Peel, tout près de De Maisonneuve, on a tendance à passer devant le restaurant sans y prêter attention. Pourtant on y sert de la très bonne cuisine chinoise, fine, goûteuse, de celle qui nous donne envie de lécher notre assiette.

Les fameux dumplings
Les fameux dumplings, ou plutôt ce qu’il en reste


Il y a des formules le midi (voir ci-dessus) mais personnellement je préfère les choix à la carte. Tout d’abord parce qu’il FAUT absolument prendre les dumplings à la sauce aux arachides en entrée. C’est juste les meilleurs dumplings ever et pour de vrai, j’ai tenté de lécher discrètement mon assiette quand j’y suis allée avec mon chum la dernière fois!

Orchidee Plats a partager
Un aperçu des portions avec ce qu’il reste à partager en arrière-plan après le premier « service »

Après vous n’aurez que l’embarras du choix. Au fil de mes quelques visites, j’ai eu l’occasion de tester le poulet Général Tao, le bœuf à l’orange, le canard salé et les légumes croustillants pour les plats dont je me souviens. Un des intérêts est que vous pouvez partager les plats, ce qui vous permet, si vous êtes une bonne tablée, de goûter plusieurs items. Nous avons fait la même chose avec Chéri en prenant bœuf à l’orange et Général Tao. Le service (en français, je précise) est très agréable avec des serveurs qui viennent vous resservir quand votre assiette se termine. Le seul bémol pour moi, c’est que beaucoup de leurs plats sont épicés dans le sens piquant et qu’étant une chochotte à ce niveau-là, ça me gêne un peu mais honnêtement je refais quand même les même choix à ma visite suivante car tout est trop bon!

Par contre, qui dit fine cuisine, dit prix en conséquence. On parle ici de 20$ environ le plat auquel il faut ajouter du riz et les dumplings en entrée. La note grimpe vite mais ça vaut le coup une fois de temps en temps, d’autant que les portions sont généreuses!

L’Orchidée de Chine – 2017 rue Peel, Montréal

Le cul entre deux chaises

monde

presseEn tant qu’expatrié, ou immigré ou émigré, parce que selon d’où on se place, on ne “s’appelle” pas pareil, on aura probablement toute notre vie les fesses entre deux chaises. On aime la France mais on l’a quittée. On aime le Québec mais des choses (ou plutôt des personnes) nous manquent.

On suit les actualités françaises mais aussi celles de notre « nouveau » chez nous. Sauf qu’au bout de plusieurs années, tout se mêle. On entend parler de Untel et on se demande : c’est-tu un politicien? Un politicien français ou canadien? Et si c’est canadien, au niveau fédéral ou provincial? Et pour quel parti politique?! Autant vous dire, que beaucoup d’infos sont mêlées dans ma tête.

Il y a quelques mois je lisais une news française sur la ministre de l’écologie qui tapait du poing devant l’industrie agroalimentaire pour que le gaspillage alimentaire cesse. Je me disais « chouette, il est temps, une bonne nouvelle ». Puis après je me suis rappelée que ça ne m’impactait pas moi et j’ai essayé de me souvenir de ce que disait la loi ici à ce sujet. Est-ce qu’on est plus en avance ou plus en retard?

Pour beaucoup de choses, c’est le même questionnement: pour lequel de mes pays telle nouvelle s’applique? Les microbilles qui sont interdites dans les produits de beauté? Les contrats qui ne prévoient plus de durée d’engagement minimum, etc.

Toutes ces bonnes nouvelles qu’on entend, qu’on savoure mais qui, tant qu’elles ne se reflètent pas dans deux pays, ne sont que des demis bonnes nouvelles pour moi et pour sans doute de nombreux autres migrants.

Dois-je dire à ma fille qu’elle est belle?

sexismeDans un monde où pour vendre une voiture aussi bien qu’un DVD, il semble incontournable d’afficher une femme fortement déshabillée, où pour vendre toujours plus de vêtements, de médicaments, de lessives, on nous affiche des femmes belles, très belles, trop belles, quel message ai-je envie de transmettre à mes filles?

J’aimerais qu’elles aient confiance en elle. En elle toute entière, pas juste en leur physique. Et pourtant, à l’adolescence, le mal-être de nos filles est très souvent lié à leur apparence. Elles se sentent trop grosses, trop maigres, trop boutonneuses, trop plate, trop grandes, trop petites, rien ne va et ce physique déborde sur le psychologique. Je n’ai pas envie que cela arrive à mes filles. Alors je leur dis souvent qu’elles sont belles. Je précise que ce n’est pas lié à la robe qu’elles portent, juste qu’ELLES sont belles. Mais le message reste le même. Je mets l’accent sur leur physique alors qu’au fond je voudrais qu’elles ne se préoccupent pas de cet élément mais qu’elles comprennent que ce qui compte, ce sont les gestes qu’elles posent, les décisions qu’elles prennent, les interactions qu’elles ont avec les autres. J’aimerais qu’elles n’aient jamais peur d’entreprendre quelque chose, qu’elles se sentent suffisamment fortes pour oser, qu’elles ne se jugent pas à travers le regard des autres.

Mais le message est tellement moins facile à passer que juste dire le matin « tu es belle ». Suis-je en train d’entretenir cette culture sexiste? Est-ce que mes filles auront plus envie d’aller à un camp de jour qui propose d’apprendre à coordonner ses vêtements ou à bien se maquiller, la puberté à peine commencée? Préféreront-elles ça plutôt qu’un camp de jour qui serait accès sur la science, sur l’ingénierie ou même sur un sport?

Suis-je l’artisan de cette culture du paraître qui pourtant me révolte? J’aimerais que mes filles puissent s’habiller comme elles en aient envie. En robe courte si ça leur tente sans qu’un chromose X se sente aguiché et en droit de commenter/s’approcher. Ou en « habit mou », comme on dit ici, parce que c’est de ça qu’elles auront envie et que dans tous les cas, elles marchent la tête droite, bien dans leurs baskets. Parce que ce n’est pas leur beauté qui m’importe mais leur bien-être. Mais f*ck que c’est dur de bien faire!

Mon expérience avec Culiniste

Il y a quelques semaines, Marie m’a envoyé une offre pour découvrir gratuitement Culiniste (« Des ingrédients frais et des recettes délicieuses livrés chez vous chaque semaine »), soit 3 repas pour 2 ou 2 repas pour 4 dans la semaine.

En quoi consiste Culiniste? Vous choisissez chaque semaine sur leur site internet les menus qui vous tentent et le mardi, avant 20h, vous découvrez votre boîte devant votre porte avec tous les produits nécessaires pour réaliser votre choix.

IMG_3870Les produits sont frais, locaux autant que possible et de très bonne qualité pour ceux qu’on a testés.

Par contre, il s’agit d’un abonnement. Si vous ne souhaitez pas être livré une semaine, il faut bien penser à aller sur le site cocher « sauter cette semaine ». De notre côté, nous avons eu quelques soucis avec ce système. D’abord, comme je regardais les recettes « familial » (pour 4 puisqu’on a besoin de lunch), je trouvais le choix assez limité et pendant les 2 premières semaines, rien ne nous tentait. Ensuite, on est parti en vacances et il a fallu penser à cocher « sauter cette semaine » à chaque fois… La semaine suivante, je m’étais résolue à commander dans la section « pour 2 » puisqu’il y avait vraiment des choix plus tentants pour nous. Sauf que mon lien pour l’offre gratuite était expiré! En contactant le service à la clientèle, on s’est rendu compte qu’Il nous avait automatiquement passé une commande car on n’avait pas sauté la semaine de livraison et que comme on n’avait pas choisi, c’était 2 menus pour 4 au hasard! J’ai demandé à faire annuler mais on m’a passé l’offre gratuite dessus et surtout on a accepté de changer les recettes pour celles que je souhaitais!

Autrement dit, autant le système d’abonnement est vraiment une plaie (encore que depuis peu on peut sauter plusieurs semaines d’un coup, ce qui doit faciliter les choses), autant le service à la clientèle est très arrangeant!

IMG_3871Parlons cuisine maintenant. Découvrir tous les produits frais, aux bonnes quantités était un pur plaisir, même si on peut regretter tous les emballages que cela entraine (qui sont tous recyclables par contre). Premier repas: filet de saumon avec sauce avec sauce chimichurri et salade d’hiver à l’épeautre. On a aimé mais il y avait tellement d’ail dans la sauce que ça m’a un peu écœuré. Par contre, on retiendra la salade d’épeautre, on n’en fait jamais alors que c’est plutôt sympa.

IMG_3876Deuxième repas: gnocchis au pesto de basilic avec champignons cremini et tomates séchées. Première fois que nous faisions des gnocchis sans les faire d’abord cuire à l’eau et le résultat, avec tous les petits légumes, était très bon. Simples mais efficace, on refera avec plaisir.

IMG_3882Troisième repas: pain de viande à la dinde et aux légumes avec bébé épinard.J’avais volontairement choisi des recettes avec peu de viande car Chéri étant un grand carnivore, on en mange déjà assez souvent. Au final, ça a été mon repas préféré! J’ai trouvé ça très goûteux, pas trop long à faire et encore une fois, ça changeait, nous permettant de manger de la viande différemment.

Est-ce qu’on continue avec Culiniste? À date, je n’ai pas recommandé car les recettes ne me tentaient pas mais j’essaie de regarder chaque semaine.

Les moins?

  • Le coût! 3 repas pour 4 personnes coûtent 120$ mais il y a possibilité d’avoir 3 repas pour 2 par exemple à 65$.
  • l’abonnement à gérer

Les plus?

  • les portions pour 4 étaient très généreuses puisque j’ai amené des lunchs à une de mes collègues deux fois.
  • des saveurs qui ressortent bien, des idées à reprendre.
  • on a cuisiné en tandem avec Chéri et c’était marrant de suivre la recette .
  • avoir pile les bonnes portions histoire d’éviter tout gaspillage! Ainsi quand il y a besoin d’une branche de céleri, on ne se retrouve pas avec un céleri entier avec lequel composé rapidement…