Vers un mode de vie plus… sain? (2)

Forte de mes nouvelles bonnes résolutions, j’ai guetté attentivement quand aurait lieu la Journée verte à Longueuil cette année pour être sûre d’avoir un récupérateur d’eau de pluie et un bac à compost subventionnés par la ville! Une fois annoncée, j’ai réservé mes deux items en ligne et je suis allée les chercher au Marché Public de Longueuil un jour d’avril.

bac-compostQuelques semaines plus tard, Chéri a installé le récupérateur d’eau de pluie sous une gouttière et le bac à compost près du deck. Le choix de l’emplacement pour ce dernier a été un peu compliqué puisqu’il ne faut pas qu’il soit en plein soleil toute la journée mais il faut aussi qu’il soit proche pour ne pas rechigner à y aller dès qu’il ne fait pas beau!

Depuis, nous avons un Tupperware sur le comptoir qui recueille tous nos déchets de table, sauf de viande et poisson, et on a assez vite pris le pli. On a hésité à acheter une poubelle dédiée à ça que l’on aurait accrochée à l’intérieur d’un placard mais après mûres réflexions, on a choisi de continuer avec notre boîte sur le comptoir. Elle est facilement accessible, comme elle n’est pas très grosse, on la vide aux 2-3 jours en évitant les odeurs et surtout, elle se lave très facilement!

On a acheté un outil pour « retourner » le compost et donc on essaie de penser à le faire aux semaines environ. Le plus dur dans tout ça, c’est de savoir si on fait les choses comme il faut puisqu’on y va un peu comme on le sent! On ne fait pas très attention à l’équilibre entre matière brune, pleine de carbone, (feuilles mortes, terre, journal, pâte…) et matière verte, riche en azote, (fruits, légumes, mauvaises herbes…) ou encore à l’humidité alors on se demande si tout est normal mais comme cela peut prendre de 1 à 3 ans avant d’avoir du compost, on n’est pas près d’avoir la réponse! En même temps, on le fait pour réduire nos déchets et non pour avoir de la terre à compost, même si ça serait sympa d’en avoir! À noter tout de même qu’il est prévu à l’horizon 2018 que Longueuil (et donc St-Hubert) collecte les résidus organiques alors peut-être que rendu là, on choisira cette option pour se simplifier la vie…

récupérateur-eau-pluieCôté récupérateur d’eau de pluie, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il s’est très vite rempli! En un gros orage, on avait déjà de quoi faire! La seule chose à laquelle on ne pense pas, c’est qu’il est 10 fois plus long d’arroser son potager comme ça qu’avec un bon vieux tuyau d’arrosage! Premièrement, le robinet est assez bas (logique) donc il faut un petit arrosoir ou alors creuser la terre pour pouvoir glisser un arrosoir plus gros. Mais même à ça, le débit est lent alors il faut s’armer de patience.

On peut toujours choisir de mettre un tuyau qui se rend jusqu’au jardin mais ça va pour les plates-bandes, rien en hauteur puisqu’il n’y a pas de pompe! Ainsi pour les bacs à fleurs (c’est ce que nous avons le plus), pas le choix d’y aller avec l’arrosoir! Enfin, bon ça m’apprend la patience mais c’est là où on se rend compte que l’écologie est toute une job!

Lectures d’enfant (1)

IMG_4674À la maison, il y a quelques livres qui cartonnent chez les filles. Dans le genre, Mia est fan de l’imagier Fleurus des tout petits sur les transport! Plusieurs soirs par semaine, il faut qu’on le regarde. Mais LE livre qui remporte le plus grand succès depuis quelques semaines est un livre que Zoé avait reçu à son premier anniversaire si je me souviens bien. C’est un livre grand format, sans texte, de Rotraut Susanne Berner mais avec plein de petits détails à observer. On a « Le livre de la nuit » mais sachez qu’il se décline aussi par saison.
La page préférée de Mia est celle-là:

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Pourquoi? À cause du cambrioleur bien sûr! Tous les soirs elle demande « qu’est-ce qu’il fait? Pourquoi? Et la police? », ça l’intrigue beaucoup! Quelque part, c’est rare qu’il y ait de « vrais » méchants dans leur livre alors ça soulève toutes sortes d’interrogations.

Ma page préférée serait plutôt celle-là:

IMG_4676Une parfaite soirée d’été. Le plaisir d’être ensemble, dehors, de profiter de la vie tout simplement.

Les crevettes d’avril à juillet

IMG_7823Le problème quand on procrastine, c’est qu’on commence un article en avril pour le finir en juille! Alors évidemment puisqu’il s’agit d »un « bilan crevettes », les choses ont eu le temps de changer!

Avril

Mia continue sa transition vers le monde des “grands”: après avoir mis fin aux couches (sauf la nuit encore), nous avons enlevé les barreaux de son lit pour qu’elle puisse sortir à sa guise le matin. À date, ça n’est pas très efficace, sauf si sa sœur est déjà levée mais l’effet « grande fille » est bien là pour moi! D’autant que nous lui avons aussi acheté une couette, finie la turbulette!

Elle aime beaucoup compter mais est très sélective : elle ne commence jamais par le 1, aime beaucoup le 2 et 3, parfois 4, souvent 6 et parfois jusqu’à 10! Ça nous amuse beaucoup et elle est toute fière quand elle s’essaie! Dans le même ordre, elle maîtrise de mieux en mieux les couleurs. Par contre, comme sa sœur, elle n’est pas très coloriage. Ni puzzle d’ailleurs… Mais faire des trains (ou des « pics-nics) avec des chaises, escabeaux, ça oui et bien sûr jouer avec les bébés, encore et toujours.

On réfléchit toujours pour la changer de garderie et comme il devrait y avoir une place dans le CPE près de l’école de Zoé, on va sûrement franchir le pas. Elle aura ainsi un peu d’indépendance face à sa sœur et surtout elle sera dans un groupe d’enfants du même âge donc si elle commence l’école à presque 6 ans, ça sera moins problématique…

Du côté de sa grande sœur, les choses sont un peu plus tendues avec de nombreuses disputes à la maison! Faut dire qu’elle en fait qu’à sa tête!

Juillet
Mia est un vrai petit clown. Elle aime amuser la galerie et éclate de rire à ses propres mimiques. C’est une enfant pleine de joie de vivre, un vrai rayon de soleil. Pour autant, c’est aussi une Madame Boudin! Attention à ne pas la contrarier sinon elle croise les bras sur sa poitrine, fait la moue et attend d’avoir gain de cause avec un air farouche, tellement sérieux mais en même temps tellement à l’opposé du reste de son personnage qu’on a beaucoup de mal à se retenir de rire! Surtout qu’elle boude pour des niaiseries, genre un jour j’ai voulu l’aider à finir son yaourt, ouf! Qu’est-ce que je n’avais pas fait!

Par rapport au début de l’article nous avons finalement décidé de la changer de garderie puisqu’une place s’est effectivement libérée dans le CPE juste à côté de l’école de Zoé. Enfin de l’école où aurait du aller Zoé si vous m’avez suivi. La garderie a l’air bien, la cour est grande avec un chouette potager, plusieurs structures et Mia était emballée lors de la visite. On espère que l’éducatrice sera aussi bien que Kathleen, l’éducatrice des filles depuis le début. Ça va d’ailleurs être difficile de la quitter pour de bon en août entre le changement de CPE de Mia et le départ pour l’école de Zoé. C’est quand même 3 années passées près d’elle et on n’a jamais eu que des choses positives à dire à son sujet ou même au sujet de tout le CPE… Y a bien des chances que je verse une petite larme le dernier jour…

Pour rester dans le thème, début juin Zoé a « gradué » du CPE, une petite cérémonie avec une chanson de tous les enfants qui s’en vont à l’école et une remise de « diplôme » individuelle. C’était mignon comme tout et si Zoé était super impressionnée, moi j’étais TRÈS émue! Ça promet pour les prochaines étapes!

Zoé a hâte d’aller à l’école et j’espère qu’elle aimera autant que lors de la petite visite. Me semble qu’elle est prête pour cette étape et pour apprendre plein de nouvelles choses!

Mes parents étaient là tout le mois de juin alors les filles ont pu en profiter à loisirs et ont passé de chouettes moments avec eux. Zoé demande parfois pourquoi on ne va pas dans la maison de papy et mamie ou pourquoi on n’a pas une maison près de chez eux… C’est toujours un peu difficile de lui expliquer alors qu’on aimerait bien avoir de la famille proche à proximité nous aussi.

Pour boucler la boucle, depuis 2 semaines, Zoé a un nouveau lit, un lit surélevé. Elle était excitée comme tout au début et depuis hier elle a décidé de dormir sur le matelas de la bassinette qu’on a mis en dessous parce qu’elle avait peur en haut! A priori elle a du faire quelques cauchemars et elle pense qu’en bas, elle n’en fera plus! J’espère que ça va passer parce que c’est un peu ballot d’avoir un lit mezzanine pour dormir sur un mini matelas au sol!
De son côté, Mia en a profité pour récupérer le lit de grande de sa sœur et a donc vraiment de la place pour dormir! Il me reste à vendre la bassinette et la page bébé sera définitivement derrière nous! 🙁

L’Asie, avenue McGill College

Au coin de McGill collège et de Maisonneuve se trouvait un restaurant à burger où j’allais quelque fois avec des collègues, quoique de moins en moins car le prix était bien trop élevé pour ce qu’il y avait dans l’assiette. C’est donc assez logiquement que ce restaurant a fermé il y a quelques mois.

À sa place à ouvert récemment un restaurant… asiatique! Comme on n’en manque pas trop dans le coin et que j’ai déjà mon chouchou Atti (voire l’Orchidee de Chine quand le budget est là), je n’étais vraiment pas emballée ni pressée de le tester.

Bento-teriyaki

Mais quand les beaux jours ont permis de manger dehors, l’appel de la terrasse de L’Asie resto bar a été plus fort et je me suis retrouvée là-bas avec Chéri. Ça a été une très bonne surprise! Il y a de nombreux choix, dont des tartares, mais nous avons chacun opté pour un Bento. Pour moi, le classique Général Tao car ça faisait une éternité que je n’en avais pas mangé, avec soupe miso, riz, salade et rouleau de printemps en plus. C’était délicieux mais vraiment!

Chéri a pris un Bento encore plus copieux avec crevettes et légumes tempura, 6 makis et poulet Teriyaki. Lui aussi a beaucoup aimé! Depuis on y est retourné une fois, on a pris exactement la même chose et on a déjà hâte à la prochaine occasion!

Côté prix, comptez avant taxes 12$ pour mon choix et 16$ pour celui de Chéri. Notez qu’ils servent aussi de la sangria…

1777 McGill College Avenue, Montreal, QC,  H3A 1Z4

Le parent qui ne savait pas ce qu’il voulait

BalancoireJe ne sais pas vous, mais moi mes enfants ont tendance à m’épuiser! C’est simple, ils n’arrêtent jamais! Ni de parler, ni de me solliciter et encore moins de faire des bêtises. Du coup, j’aspire très souvent à une pause. Les mettre en pause, eux, histoire de pouvoir contempler comme ils sont adorables quand ils sont silencieux/stoïques quelques minutes ou me mettre en pause, moi, dans une bulle loin de tout ce chahut.

Alors quand l’occasion se présente sous la forme de grands-parents qui viennent passer quelques semaines à la maison, je n’ai qu’une hâte: leur filer les mômes et m’évader! Dans le passé, on choisissait, Chéri et moi, de partir le temps d’un long week-end se ressourcer quelque part. Cette fois-ci, on a opté pour l’option inverse: envoyer grands-parents + enfants au vert, dans un chalet au bord d’un lac!

Enfin, on a notre pause, notre bouffée d’oxygène puisqu’on rentre dans une maison silencieuse, en ordre, propre et qu’on peut faire ce qu’ON veut sans aucun gnome pour nous interrompre ou nous casser les oreilles! LE PIED!

Enfin presque… parce que dans les faits, les monstres nous manquent, c’est trop calme, trop silencieux, trop vide. On voudrait les avoir quelques minutes près de nous, le temps de faire un câlin, de profiter des moments les plus doux du quotidien pour les renvoyer dans leur chalet quand vient le temps des contraintes, des cris, des « non ».

Comme cette option n’est pas encore possible et que, malgré tout, 5 jours, ça passe vite (surtout quand on travaille), on essaie de ne pas penser aux petites filles adorables qu’elles peuvent être mais se concentrer sur nous, notre couple et redécouvrir une vie de liberté en enchaînant cinéma et restaurants!

La saga qui n’en finissait pas

Dans la saga « Ma fille rentre à l’école », laissez-moi vous parler du énième rebondissement! Quelques semaines après s’être fait dire qu’elle était transférée à une annexe à 11km de chez nous car l’école était en surpopulation mais qu’un agrandissement était prévue pour « bientôt », nous avons reçu un courriel nous invitant à une rencontre pour discuter du projet de construction d’une NOUVELLE école!

Apparemment, il n’est point question d’agrandissement donc mais d’une autre école qui va être construite à moins d’1 km de l’autre, dans un des nouveaux quartiers en développement! Nous étions invités à nous prononcer entre 2 options et c’est là que les choses se compliquent :

  • Option 1 : l’école actuelle (avec son secteur d’élèves) déménage dans la nouvelle école et l’ancien bâtiment devient une école sans secteur (pour tout St-Hubert donc) mais le projet pédagogique de cette école sera à définir plus tard (musique, sport, autre).
  • Option 2 : la nouvelle école aura son propre secteur et aura une vocation internationale en faisant parti du Programme d’étude Internationale pendant que l’ancienne école se voit redéfinir son secteur pour accueillir moins d’élèves et ainsi ne plus avoir de risque de surpopulation mais conserve sa vocation actuelle (sport).

En fait, dit comme ça, ça n’a pas l’air trop compliqué mais à la réunion d’hier où de nombreux parents avaient fait le déplacement, ça a été laborieux pour bien comprendre, ne serait-ce que parce que beaucoup de choses sont « dans les airs » encore. Ainsi on nous demande notre préférence mais on n’est pas capable de nous indiquer le redécoupage des secteurs advenant l’option 2. Et si c’est l’option 1, il n’est pas prévu que les enfants proches de l’ancienne école aient la priorité pour l’intégrer, ça serait par tirage au sort chaque année! Mais je devrais mettre des guillemets à mon « chaque année » parce que là aussi ce n’était pas clair! Y a une formule où vous êtes tirés au sort une fois, après ça c’est bon pour toute la scolarité de votre enfant, y compris pour ses frères et sœurs et y a une formule où il faut vraiment être tiré au sort chaque année!! Bonjour le stress!

Mais alors à ma question « Si l’école n’est pas construite pour la rentrée 2017, que se passent-ils pour les enfants qui étaient transférés à l’annexe pour la maternelle cette année? », on m’a répondu qu’ils intégreraient l’école de secteur l’année prochaine. « Mais comment puisqu’il y a trop d’élèves? » Alors, laissez-moi vous dire que les enfants ne pouvant être transférés qu’une fois, Zoé intégrerait l’école et que d’autres enfants qui étaient à l’école cette année seraient alors transférés l’année prochaine! C’est pas fou, ça?! Sérieux, je ne peux même pas croire que ça fonctionnerait comme ça mais par contre, je crois les commissaires de la CSMV qui font tout pour que l’école soit prête à la rentrée parce que bonjour le casse-tête ces histoires de surpopulation!

Alors voilà, on va peut-être avoir une nouvelle école pour la rentrée 2017, on n’est pas trop sûr de son emplacement exact encore, ni de sa vocation, ni de son secteur d’élèves mais dans le pire des cas, ce sont d’autres mômes que les miens qui vont se faire bumper si ce n’est pas fait! Elle n’est pas belle la vie! 🙁

La visite de la future école

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La liste de fournitures à traduire!

Alors, voilà on a ENFIN visité la future école de Zoé, enfin l’annexe où elle est censée faire son année de maternelle seulement, et quand je dis « visite », comprendre qu’on a visité… le gymnase! Hmmm.

J’attendais avec impatience cette date histoire de voir à quoi les locaux ressemblent, ou même à quoi une école primaire québécoise ressemble puisque c’est un terrain tout neuf pour moi. D’abord, avec ces histoires de surpopulation, j’ai failli râter la « visite » puisque je revenais de France le 31 et que c’était le 2, ouf! Par contre, Chéri est bel et bien passé à côté de ce moment pour cause de journée de formation. Comme les écoles ont à cœur les parents, ils ont cédulé ça de 13h à 14h15, histoire de bien bousiller une après-midi de travail! Qu’à cela ne tienne, à peine revenue de vacances que me voilà repartie, Zoé sous le bras.

Ma cocotte avait super hâte de voir son école, jusqu’à ce que je lui mentionne qu’elle allait passer un moment dans une des classes avec une maîtresse et d’autres enfants sans sa maman adorée. Il a fallu une certaine préparation pour lui faire accepter l’idée et le jour J, c’est toute intimidée, mais néanmoins partante, que ma choupette a rejoint les autres « pingouins » (ils étaient par petites groupes à l’effigie d’animaux).

Et c’est là que le fun a commencé. Visualisez un gymnase rempli de parents dont les enfants sont transférés dans cette annexe qui a pour vocation de « récupérer » les enfants en surpopulation. Ça donne des échanges marqués entre les parents qui se sont faire dire « A » par la Commission Scolaire et l’école qui dit « B ». Parce que forcément, à peu près tous les parents présents ont appelé la CSMV suite à l’annonce du transfert pour se plaindre!
Par exemple, la commission scolaire a dit à certains parents qu’ils pourraient mettre leurs enfants au service de garde de leur école d’origine (en bénéficiant du service de transport scolaire) alors que pour l’école, ça n’a jamais fonctionné comme ça dans le passé et seuls les enfants qui ont des frères et sœurs dans l’école d’origine peuvent bénéficier de cette solution! Grognements dans la salle…

À la question: est-ce que vous prenez en compte les quartiers d’origine quand vous faites les classes, histoire que les enfants gardent des amis en 1ere année, réponse de l’école « non », réponse de la commission scolaire « bien sûr »! Hop, frustration qui augmente!

Résultat la réunion s’est éternisée, on n’a pas eu plus de réponses à certaines questions mais j’ai retenu qu’il y avait des micro-ondes pour les lunchs au service de garde et qu’à part les noix/arachides interdites, on peut bien leur donner ce qu’on veut à manger, y compris un sandwich au jambon 5 jours sur 5 si ça nous chante! Chouette, pas de pression de ce côté-là! Par contre, la rentrée se fait de façon progressive étalée sur… 5 jours! 1h le premier matin pour le groupe 1 (1h l’après-midi pour le groupe 2), une demi-journée le jour 2 (matin groupe 1, après-midi groupe 2), journée complète le  jour 3 pour le groupe 1, relâche pour l’autre moitié et vice-versa le lendemain! Et enfin, rentrée pour tout le monde, à plein temps le 6 septembre! Avec une telle rentrée, j’espère bien que la transition va être facile et que je ne vais pas trop pleurer! 🙂

Mais sinon la France, c’était bien?

Outre le petit coup de blues mentionné il y a quelques jours, aller en France, c’est aussi faire quelques redécouvertes:

  • Les portes des toilettes sont pleines! Tout bon français qui arrive au Québec, surtout de sexe féminin, sera choqué par les toilettes publiques qui ont la particularité de ne pas aller jusqu’au sol. Ni la porte, ni les cloisons entre les toilettes. Ça donne un petit côté… convivial puisqu’on a l’impression de partager ce petit moment d’intimité avec ses voisins! Mais après 10 ans ici, retrouver les toilettes à la françaises m’a plutôt fait l’effet d’être emmurée! Vraiment, j’ai eu une minute de claustrophobie en me retrouvant enfermée entre ces 4 murs dans un si petit espace! Comme quoi, tout est question de perspective.

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  • Il y a des ronds points partout! Ceux qui suivent le blog sur Facebook le savent mais alors débarquer en France m’a fait l’effet de me retrouver au milieu d’un gigantesque carrefour giratoire!! Y en a partout! Et le mieux, c’est que les gens savent les prendre! Parce qu’au Québec, les 2-3 ronds points qui jalonnent les routes laissent plus souvent les conducteurs perplexes qu’autre chose!
  • Il faut des jetons pour n’importe quel caddie, même pour les chariots d’aéroport! Ça, sérieux, à l’aéroport, j’ai trouvé ça vraiment nul! Non, on ne se trimballe pas tous avec une pièce de monnaie du pays ou encore avec un jeton, d’autant plus un jeton de la bonne taille!
  • Les toilettes sont payantes dans les GARES! Dans le même ordre d’idée, quand on arrive dans un pays et qu’on doit tout de suite prendre le train, on n’a pas forcément de devise locale, et encore moins 70 centimes d’euro en petite monnaie. Pour peu que vous soyez pressé (rapport au train qui part) et que vous ayez une envie pressante (genre après un vol de 8h où vous n’avez pas voulu déranger vos 2 voisins), et bien vous l’avez dans le derrière, ou plus précisément encore dans la vessie! Notez à l’inverse que les toilettes dans les TRAINS ne sont pas (encore) payantes, elles! Bon la propreté et l’odeur ne seront peut-être pas au top mais ça soulage toujours!

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  • Tout est petit! C’est sûr que si on compare les voitures en Amérique du Nord où on trouve beaucoup de 4×4, voire de pick-up avec les voitures circulant en France (salut la Twingo et la C1), y a pas photo! Mais c’est aussi le cas de plein de choses. Celui qui m’a le plus « titillé », c’est les contenants de jus d’orange ou de lait qui font juste 1 litre. C’est peut-être moi, mais chez nous, avec 1l, on ne tient pas 3 jours alors je ne vous dis pas le nombre d’emballages que j’enverrais à la poubelle ou au recyclage si je devais troquer mon bidon de 3.5 litre!
  • Le mystère des cabines d’essayage et des vêtements qui ne « font » pas… Alors laissez-moi vous dire que je me suis questionnée beaucoup sur cette pratique. Je vous explique: au Québec, il y a très souvent une vendeuse près des cabines d’essayage à qui on redonne les habits non choisis et si elle n’est pas là, il y a des portants où on peut les déposer. En France, maintenant… et bien je ne suis pas trop sûre! Après mon premier essayage, je n’ai pas trouvé ni vendeuse ni portant près des cabines. Je me suis demandée ce qu’il fallait que je fasse des habits, puis un portant un peu plus loin a recueilli discrètement mes habits. Dans un autre magasin, il était indiqué dans la cabine de « bien vouloir ramener les articles dans les rayons »… Mouais, pas dit qu’ils soient bien raccrochés sur leur cintre ou vraiment au bon rayon mais d’accord! Puis au détour d’un autre magasin (à croire que j’ai juste fait les boutiques!), j’ai vu une cliente redonner à la vendeuse qui était à la caisse ses articles! Et là, tout à coup, ça m’a paru familier, comme un vieux souvenir! Serait-ce donc ça la bonne pratique en France?! En même temps, ça me paraissait tellement bizarre de ramener des vêtements non retenus aux caisses que je n’ai pas osé le faire! Mais sérieux, cette « question » m’a turlupiné un moment!

Le blues de l’immigrant

On n'a presque pas changé...
On a presque pas changé…

Samedi, mon frère a eu 40 ans. Pour l’occasion, je suis allée seule en France pendant 10 jours afin de lui faire une surprise. J’ai passé du temps avec mes nièces avant d’aller chez mes parents pour un week-end de célébration avec une bonne partie de la famille et des amis. Pour la plupart, je ne les avais pas vus depuis 3 ans, soit mon dernier retour en France, à l’occasion du mariage de mon frère d’ailleurs!

Comme toujours, ces 10 jours n’ont pas eu le goût des vacances. Pas vraiment de dépaysement, encore moins de repos et l’impression de n’avoir pas fait la moitié de ce que j’aurais aimé faire…

Au moins maintenant que mon frère habite le sud de la France, j’ai pu en profiter pour passer une journée à Aix-en-Provence et une autre à Marseille. C’était chouette d’être près de la mer, des Alpilles mais ça m’a renvoyée à des questions oubliées depuis longtemps du genre « Mais pourquoi je vis dans un pays où il fait froid la moitié de l’année? » « Pourquoi je ne vis pas dans ce décor enchanteur? »

Et puis après il y a eu ce week-end avec tous ces êtres que j’aime très fort, avec qui je partage tellement de souvenirs alors même que je rate tous les grands événements de leur vie depuis 10 ans… Et sont revenus les questions « Mais pourquoi je vis loin d’eux? Pourquoi je ne peux pas participer au week-end au gîte? ».

Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti tout ça puisque ces dernières années, j’étais toujours sûre de mon choix, de la qualité de vie incomparable à Montréal…. Mais parfois, ce n’est plus si évident. Et le dilemme de l’expatrié, de l’immigrant ressurgit. J’arrive d’un côté à ne pas vouloir passer mes vacances en France car ce ne sont PAS des vacances et en même temps souhaiter voir plus mon frère, mes cousins, les amis…

Mais 10 ans plus tard il n’y a toujours pas de solution à ce dilemme. Juste ne pas y penser.

Là où il est question de maternelle, commission scolaire et coup de gueule

Il y a 6 ans, pas un voisin, pas une route en arrière
Il y a 6 ans, pas un voisin, pas une route en arrière
Aujourd'hui, 3 rues de plus en arrière et autant de familles
Aujourd’hui, 3 rues de plus en arrière et autant de familles

Alors voilà, vous prenez une ville qui accorde des permis de construire à tout va pour créer de nouveaux quartiers sortis des champs, le mien notamment, le plus récent 2 rues avant et j’en passe. Vous écrivez en gros partout que c’est pour les familles, vous écrivez même « GARDERIE » sur vos panneaux publicitaires pour attirer le jeune parent crédule. Vous vous gardez de dire quand la garderie sera créée, histoire que tous les mômes soient déjà au secondaire quand elle sera en activité…. Puis vous gardez l’école de quartier telle quelle. Une année, deux années, de nombreuses années.

 Qu’est-ce qui se passe ensuite?

 Et bien le jeune parent qui se fait une joie d’envoyer son enfant à l’école maternelle du quartier, à 3 km de là, se voit annoncer 2 mois après son inscription que non, finalement son bambin va aller à une annexe, dans une autre école, à 11km de là parce qu’il y a TROP D’ENFANTS inscrits en maternelle!

 Hmmm… Ça se pourrait-tu que ça ait un lien avec les maisons qui poussent comme des champignons depuis, au bas mot, 6 ans?? Laissez-moi vous dire qu’il n’est pas question de 2 ou 3 enfants de trop ici mais de 66, SOIXANTE-SIX purée! Comment ça rien n’a été fait avant?? Si vous pensiez emmener votre enfant à vélo les beaux jours, voire même à pieds, oubliez ça! Puis si vous vous réjouissiez parce que la petite sœur va intégrer une garderie qui est juste à côté de l’école, tsé, le côté pratique, « Chouette, on ne sera pas en retard à l’un ou à l’autre », « chouette, en un mini crochet, les enfants seront chacune à leur école/garderie », et bien, vous l’avez là où je pense.

 À la place, on vous propose de mettre votre enfant qui n’aura pas 5 ans le jour de la rentrée dans un bus avec on-ne-sait-trop-combien d’autres enfants, on ne sait pas à quelle heure, ni d’où à où (maison-annexe, école-annexe?), sans accompagnateurs hormis le chauffeur. Vraiment? Parce que moi je ne souhaite pas ça pour mon enfant en maternelle. Google Map annonce 20 minutes de trajet sans arrêt. Donc si vous ajoutez des arrêts pour prendre plusieurs enfants, ma fille va passer quoi 1h? plus d’1h par jour dans un bus parce que quelqu’un n’a pas fait son travail?? En tant que parents placés dans cette situation, on est vraiment en colère. Tout ça arrive parce  quelqu’un a mal fait son travail ou une administration « a dormi sur la switch ». La commission scolaire Marie-Victorin annonce ainsi qu’elle a le budget pour agrandir l’école depuis 2 ou 3 ans mais qu’il manque le « ok » du Ministère de l’Éducation… Well, that’s just perfect! Parce que pendant ce temps là, y a des familles, et on s’entend que si c’est 66 enfants cette année, ça fait un paquet de familles impactées depuis quelques années, qui doivent en subir les conséquences.

Chez nous, c’est un casse-tête organisationnel. Si je calcule le trajet maison-garderie-école-bus, j’arrive à 30 minutes de trajet. Ça c’est sans compter le temps de s’arrêter pour de vrai, descendre les enfants, les déshabiller en hiver, repartir. Et puis bien sûr après, attendre le bus et se rendre à Montréal pour être au travail à 8h30… En temps normal, il faut qu’on parte à 7h30 pour être à l’heure. Avec cette histoire d’annexe, si on ne part pas à 6h45, on sera en retard. Et donc comme on met 1h pour se préparer environ, il va falloir se lever à 5h45! Pu***, 5h45! Comment voulez-vous que des enfants de 3 et 5 ans soient en forme (et de bonne humeur) dans ces conditions? Et on remet le couvert le soir. Dois-je préciser qu’en sortant du travail à 16h30 (si on n’est pas retardé), être à ces deux endroits opposés avant la fermeture à 18h, va relever du numéro d’équilibriste…

Faites des enfants hein…