Catégorie : Petit et grand écran

Comment Paris a-t-il pu être d’un ennui mortel…

paris.jpg Paris, dernier film de Cédric Klapisch, est à oublier bien vite si vous voulez mon avis! Quel est l’intérêt de faire un film chorale si c’est pour s’intéresser 1minutes 30 à chaque personnage à raison d’une fois toutes les 20 minutes?!

Juliette Binoche (très belle) est le personnage le plus développé alors que Mélanie Laurent (Je vais bien, ne t’en fais pas) doit avoir 3 lignes de texte et toutes insipides.
Luchini a qui l’on colle quelques déclamations sans doute parce qu’il faisait ça très bien dans d’autres films arrive à être chiant dans à peu près chaque séquence alors que Cluzet (3 minutes 30 à l’écran) parvient tout de même à avoir un petit côté attendrissant. Quant à Olivia Bonamy, la pauvre, elle apparaît elle aussi à peine quelques secondes!
Albert Dupontel, Gilles Lelouch, Karin Viard, et tant d’autres n’ont pas beaucoup plus de chance dans leur rôle. Mais quel dommage car toutes leurs intrigues pourraient avoir un potentiel si seulement on s’intéressait un tant soit peu réellement à eux et pas seulement comme faire-valoir!

Mais faire-valoir de quoi au juste? Difficile à dire tant tout s’éparpille, et cela dès le générique. Même Paris, qui donne son nom au film, n’est pas mis en valeur. On nous montre quelques monuments célèbres, sans les mettre en scène, on alterne les plans sans intérêt et parfois c’est le silence. Parfaitement inutile et mal advenu alors même qu’à un autre moment Luchini en voix off récite du Baudelaire (ou Apollinaire, j’ai un doute) sur une musique de fond plus les bruits de pas du personnage que l’on suit! Rien de mieux pour prêter attention à de la poésie!

Bref, j’ai beau aimer Romain Duris et Juliette Binoche, c’est loin de suffire pour rattraper tous les défauts du film! Heureusement depuis aujourd’hui et jusqu’au 19 mars c’est le printemps du cinéma donc la séance (bonne ou mauvaise) ne coûte que 3,50 euros, c’est déjà ça!

Derniers visionnages

On continue la semaine avec des films, au programme ces derniers temps: deux (soi-disantes) comédies, un tueur en série, une balade en Amérique… Retour par ordre de visionnage:

hors_de_prix.jpg La soi-disante comédie est française puisqu’il s’agit de Hors de prix avec Gad Elmaleh et Audrey Tautou. On part d’un malentendu tellement vu et revu que déjà ça débute déjà mal puis l’histoire avance et se traine sans jamais que ce ne soit vraiment drôle. On sourit parfois mais souvent on s’ennuie. C’est une comédie romantique qui n’est pas drôle et qui peine à faire rêver à travers cette petite intrigue amoureuse.
Bref, j’ai pas aimé (mais il faut reconnaître que les tenues d’Audrey Tautou sont souvent à tomber!).

zodiac.jpg Changement de registre total avec Zodiac, un film réalisé par David Fincher qui évoque une histoire vraie débutant à la fin des années 60.
Comment un tueur en série qui envoie des messages codés à des journaux à marquer indélébilement la vie de plusieurs personnes s’y intéressant. On suit Paul Avery (Robert Downey Jr), journaliste brillant qui perdra des plumes dans cette enquête, David Toschi (Mark Ruffalo) flic qui s’acharnera pendant des années à résoudre ces crimes et enfin Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal) dessinateur au San Francisco Chronicle qui passera 10 ans à étudier l’affaire, limite à en devenir fou.

L’histoire de base est passionnante mais comme elle s’écoule sur des années et que de nombreux noms (de personnes, de lieux) sont jetés au cours de l’enquête, on s’y perd parfois. Cela étant, les trois acteurs sont vraiment très bons et David Fincher orchestre l’ensemble d’une main de maître, as usual.

blueberry_nights.jpg Dans un autre registre à nouveau, j’ai vu My blueberry nights dont j’attendais beaucoup depuis les quelques images vues au moment du Festival de Cannes l’année dernière, notamment le fameux baiser…
Dans ce film de Won Kar Waï, Norah Jones tient le haut de l’affiche, Jude Law, Nathalie Portman et Rachel Weisz arrivant juste après.
Je ne savais pas de quoi il était question dans le film et j’ai été un peu déçue que Jude Law ne soit là que quelques minutes du film, surtout que pendant ces rares minutes il est incroyablement beau!
En fait, il s’agit de trois histoires à travers une seule mais elles peinent à s’entrelacer ou du moins à s’enchaîner sans que cela paraisse fabriqué… D’autre part l’image que le réalisateur renvoie de cette Amérique vieillotte et reculée, comme figée dans le temps, ne m’a pas vraiment plu…
Par contre, le choix de The greatest de Cat Power comme chanson récurrente ne pouvait que me plaire, tellement elle est belle et colle parfaitement avec l’atmosphère du film.

enchanted.jpg Enfin, le dernier film que j’ai vu c’est Enchanted (Il était une fois en VF) dont j’avais à regret loupé la sortie sur grand écran. Et bien avec le recul, ce n’est pas plus mal car vraiment ce film ne m’a pas touchée. On part d’un dessin animé classique où la jeune damoiselle rencontre enfin son prince charmant mais la vilaine sorcière va s’en mêler et les jeter dans le monde réel.

Tout est très naïf, pour ne pas dire niais dans ce film, les personnages sont sous exploités, l’histoire aussi, bref, j’ai été déçue…
Pour les fans de Mc Dreamy dans Grey’s Anatomy, Patrick Dempsey interprète ici un prince charmant des temps moderne… Et on peut aussi apercevoir une actrice de Bones dans les dernières secondes, je peux vous le dire j’ai cherché un bon moment d’où je la connaissais!

Bienvenue chez les Ch’tis mérite-t-il un tel succès?

bienvenue-chez-lesch-tis.jpg 8 millions de spectateurs en 12 jours nous annonce la presse pour Bienvenue chez les Ch’tis, autrement dit un record absolu ou presque! Mais le film de Dany Boon mérite-t-il vraiment une telle fréquentation?

Personnellement, je n’aime pas particulièrement Dany Boon, surtout quand il prend l’accent Ch’ti (soit très souvent) car c’est un accent qui ne m’est pas familier et que je ne trouve vraiment pas beau, à l’inverse de celui des marseillais. N’ayant ni répulsion ni aversion pour le Nord, le propos du film ne m’attirait pas plus que ça si c’était pour me faire casser les oreilles par Dany Boon pendant 1h30.

Sauf que voilà, les premières critiques étaient positives, les chiffres ont commencé à enfler et tout s’est accéléré au point qu’on en parle un peu partout!
Portée par les bons échos, je me suis dit qu’il fallait juger ce qu’il en était sauf que la semaine dernière, malgré une demi-heure d’avance sur l’horaire de la séance, il n’y avait déjà plus de place aux Halles. Qu’à cela ne tienne, on a remis ça cette semaine avec mon frère à l’UGC de Porte Maillot qui a la particularité d’avoir des places numérotées. C’est ainsi qu’en arrivant 45 minutes en avance on m’a dit qu’il ne restait des places qu’au troisième rang!! La salle étant grande, on était pas collé à l’écran, ça allait mais c’est impressionnant de s’entendre dire ça pour une comédie française…

Le film commence et très rapidement on se met à rire et ça ne s’arrêtera quasiment plus. Il y a plein de très bonnes choses et notamment deux scènes qui rappellent le passage de « Juste Leblanc » du Dîner de con ce qui fait que j’avais vraiment les larmes aux yeux tellement je riais! Et ça, on ne peut pas dire que ça m’arrive souvent au cinéma!
Dany Boon est remonté en flèche dans mon estime (il doit être content de le savoir!), l’accent Ch’ti me paraît beaucoup plus agréable et même la région pourrait avoir quelques attraits touristiques, notamment le carillon qui est quand même superbe!

En conclusion, j’ai été totalement conquise, écroulée de rire les 3/4 du film, une petite baisse intervenant vers la fin, mais Kad Merad est une fois de plus excellent! Il joue bien, il est très élégant en plus de ça et il m’a fait mourir de rire!

Bref, si ce n’est pas encore fait aller voir Bienvenue chez les Ch’tis il mérite largement son succès! Hein!

Damages: LA série à voir!

Mais vraiment quoi!
Damages.jpg
Dans Damages, on est plongé au coeur d’une affaire judiciaire opposant la redoutable Patty Hewes (Glenn Glose) et le riche industriel véreux, Arthur Frobisher (Ted Danson). Pour se faire on suit, dans les méandres de ce dossier, Ellen Parson (Rose Byrne), jeune avocate ambitieuse et fraîchement diplômée qui fera ses premières armes aux côtés de son mentor Patty Hewes et qui découvrira ainsi jusqu’où la soif de gagner peut conduire et engendrer.

damages2.jpg Cette série, dont la première saison compte 13 épisodes, est diffusée sur la chaîne câblée américaine FX et depuis peu sur Canal+. Elle se regarde ou plutôt se dévore comme un film tellement elle est bien ficelée et tient les téléspectateurs en haleine.

La réalisation est implacable, les personnages, les acteurs, le scénario, tout est complètement maitrisé et parfait! Bref c’est à ne pas manquer, moi j’ai adoré!

À noter que Glenn Glose a reçu le Golden Globe de la meilleure actrice dans la catégorie « drama » cette année grâce à ce rôle, et même que c’était vachement mérité!

Sur ce, je finis mes rattrapages de Rome et Dexter puis j’attaque The Wire (Sur écoute) dont j’ai entendu beaucoup de bien!

Cashmere mafia/Lipstick jungle, même combat?

Cashmere mafia et Lipstick jungle font partie avec Gossip girl de ces séries inspirées voire adaptées de roman « chick lit » cette saison à la télé. Toutes trois ont de nombreux points communs à commencer par New-York et les hautes sphères de la bourgeoisie de la ville. Gossip girl se concentrant sur les riches ado, je n’en parlerai pas plus aujourd’hui, car Cashmere mafia et Lipstick jungle ont encore beaucoup d’autres points communs.

Dans chacune de ces séries, on se concentre sur un groupe d’amies (4 pour la première et 3 pour la seconde) qui ont toutes parfaitement réussi dans des domaines assez proches: les médias et la mode. Elles ont dans les 35 ans, certaines sont mariées avec enfants et d’autres (la minorité) célibataires. Les intrigues tournent autour de leur vie amoureuse et des coups bas qu’on peut leur faire dans leur travail, car le succès crée des jalousies, forcément.

cashmere1.jpgDans Cashmere mafia (diffusée sur ABC), on retrouve Lucy Liu (Ally Mc Beal, Charlie’s angels), Bonnie Sommerville(Friends, The OC), Miranda Otto (Le seigneur des anneaux) et Frances O’Connor. L’ensemble du casting fonctionne bien, de même que les acteurs interprétant les maris pour les couples concernés, cependant c’est du côté des intrigues que le bât blesse car elles sont loin d’être prenantes. On a beau suivre des filles ultra lookées, qui réussisent dans leur métier, qui ont tout pour elles, c’est très convenu, sans attrait, bref on s’ennuie! Du coup, pas étonnant que les audiences soient mauvaises et que la série soient déjà au bord de l’annulation.

Mais qu’en est-il pour Lipstick jungle diffusée sur NBC dont l’histoire est sensiblement la même?

lipstick_jungle.jpgD’abord le casting sur le papier me séduisait beaucoup moins: Brooke Shields (Susan), Kim Raver (24, The nine) et Lindsay Price (Beverly Hils) mais à l’écran, hormis quelques réserves pour Brooke Shields, je trouve que le trio fonctionne parfaitement. L’une est à la tête d’un studio de production, l’autre d’un magazine de mode et la dernière (seule célibataire) est créatrice de mode (de quoi s’embrouiller avec Cashmere mafia). Leurs intrigues professionnelles sont bien mieux intégrées et souvent plus intéressantes que celles de CM. En plus, on s’éloigne un peu du « meilleures amies à qui on dit toujours tout » quand l’une dissimule une liaison aux deux autres.

Dans l’ensemble, elles sont plus accessibles que leurs cousines et leurs intrigues sont beaucoup plus intéressantes voire croustillantes (en tout cas celle de Kim Raver me suffirait à elle seule!). Les maris et les enfants sont eux encore moins présents que dans CM mais ça passe sans problème, surtout que Kirby (Robert Buckley) est là pour le plaisir de ces dames!

Au final, je ne regrette donc pas le départ de Cashmere mafia et pour l’instant (à 4 épisodes de diffusés) j’espère que Lipstick jungle remontera suffisamment dans les audiences pour s’offrir une seconde saison.

Enfin, difficile de ne pas penser à Sex and the City en voyant chacune de ces séries mais aucune ne l’égale pour l’instant, il faut dire l’approche n’est pas tout à fait la même non plus. Reste à voir si Lipstick jungle maintiendra son intérêt sur toute la saison…

Juno

juno.jpg Juno restera dans les mémoires surtout pour la prestation de ses acteurs, à commencer par la toute jeune (et canadienne) Ellen Page. Elle y interprète une adolescente de 16 ans qui, dès un premier rapport sexuel, tombe enceinte de son meilleur ami. Loin de se plier aux clichés que ce sujet pourrait entraîner, Juno est un film intelligent où les répliques drôles fusent. On ne tombe pas dans un débat moralisateur, ni dans le teen-movie sur le fait d’être enceinte à l’école, c’est une histoire plus adulte ou d’adulte au final, tant l’héroïne, sous ses traits d’ado est perspicace et attachante.

On pourrait citer les autres acteurs (Jennifer Garner évidemment), les autres personnages (le père, la belle-mère, la meilleure amie), car chacun à sa mesure ajoute quelque chose au film, qui fait que c’est tendre, espiègle et sincère.

Dans les bémols, je dirais que justement l’héroïne est parfois un poil trop percutante pour être crédible. C’est un peu une Veronica Mars enceinte (et brune), on savoure mais en même temps on sent un décalage par rapport à son âge. Certains diront que c’est trop écrit.

Autre chose, la story-line avec le père adoptif m’a parfois un peu gênée car une certaine ambiguïté semblait s’installer entre eux qui ne me paraissait pas nécessaire… Je me suis d’ailleurs demandée si j’avais bien compris leur relation.

Enfin, l’affiche française faisant référence à l’excellent Little miss sunshine, je me permets donc de faire la comparaison entre ces deux films indépendants à mon tour. Les deux s’attachent à des gens ordinaires et éminemment sympathiques, les deux ont beaucoup fait parler d’eux par le bouche à oreille et grâce à leur casting de choix, mais Little miss sunshine avait quelque chose en plus à mon sens, peut-être le côté un peu délirant des personnages…

Quoiqu’il en soit, Juno est un film vraiment sympa et je comprends à présent mieux pourquoi Ellen Page était nommée aux Oscars! La pauvre se l’ait fait piquer par notre frenchie Marion Cotillard mais, du haut de ses 20 ans, elle a tout le temps d’en recevoir un plus tard dans sa carrière. C’est tout ce que je lui souhaite!

Into the wild

Into the wild Parmi tous les films vus dernièrement, c’est clairement celui que je retiendrais mais il m’est difficile d’en parler sans être impudique, tant il m’a profondément émue.

Depuis très longtemps, je rêve d’ouvrir les yeux et de ne rien voir à perte de vue qu’une nature sauvage, sans contamination humaine. C’est peut-être pour ça qu’Into the wild a résonné en moi avec une telle force.
Tiré d’une histoire vraie, d’autant plus tragique, ce film raconte comment Christopher McCandless, 22 ans, a un beau jour tout quitté pour partir sur les routes à la poursuite de son objectif: l’Alaska.
On retiendra l’aventure humaine au gré des rencontres qui marqueront son voyage, et bien sûr la nature, personnage à elle seule, époustouflante à maintes reprises. Elle ferait rêver si elle ne se refermait pas comme un piège sur le héros, alors même que lui ne demandait qu’à vivre en communion avec.

À plusieurs moments, les larmes montent aux yeux, on vit tout avec Chris (Emile Hirsch), personnage jusqu’au boutiste, devenu Alex Supertramp en chemin, tout en partageant la douleur de sa famille, laissée sans nouvelle.
Je lisais la critique de Paris match qui écrivait que c’était une « rafraîchissante bouffée d’oxygène » alors que j’ai eu le sentiment, au contraire, de me noyer sous les efforts vains du protagoniste pour finir épuisée, voire lessivée par ces 2h30 de film.

Into the wild est un film d’autant plus perturbant qu’il est tiré d’une histoire vraie, de quoi ressasser le destin du protagoniste encore longtemps après avoir quitté la salle.
Je suppose que j’aurais pu préciser qu’il était réalisé par Sean Penn, mais à quoi bon?

Californication

CalifornicationDiffusée cet été sur Showtime (câble US), j’avais entendu des critiques mitigées sur la nouvelle série de David Duchovny (X-Files), Californication. Puis ces dernières semaines, j’ai lu de bons avis sur différents blogs , notamment chez Carinette, ce qui m’a décidé à m’y mettre.

L’histoire
Hank Moody (David Duchovny donc) est un auteur sulfureux à succés mais en panne d’inspiration depuis plusieurs années déjà. Son ex-compagne, dont il est toujours épris, est sur le point de se marier à un type somme toute banal, ce qui ne l’aide pas à aller de l’avant. On suit les débauches du personnage principal qui tourne à l’alcool et aux drogues autant que sa quête du bonheur, qui passe par la reconquête de son ex, et ses réflexions sur la vie, les gens, l’honnêteté…

Avis
12 épisodes de 25 minutes pour cette première saison qui a le mérite d’avoir de très bons acteurs (hormis Becca, insupportable). Le sujet par contre n’a rien de très novateur mais heureusement les personnages sont attachants et Duchovny très sexy comme le soulignait Carinette.
Cette série est tout de même l’une des rares dont la fin de la saison pourrait être la fin de la série tant l’impression que tout est achevé et bien en place au dernier épisode est forte! Pour le coup, la série a quand même été renouvellée pour une 2e saison donc on verra bien ce que les scénaristes ont prévu…

Je m’étonne tout de même de suivre de plus en plus de séries diffusées sur le câble US où drogue, sexe, alcool sont mis en scène de façon extrêmement réaliste et/ou trash alors qu’en même temps ABC vient d’être condamnée à payer une amende de 1.4 millions de dollars pour avoir montrer une femme nue dans NYPD Blue en 2003! Dans ladite scène de 40 secondes, la femme rentrait ou sortait (je ne sais plus) de la douche… Choking!
Vive l’Amérique puritano-trash!

4 films à voir (…ou pas)

La vie des autres La vie des autres est un film allemand, ce qui en soi aurait tendance à me rebuter, mais il a été tellement encensé que je me suis dit qu’il était dommage de ne pas le voir. Il dure 2h17, 2h pendant lesquelles je n’ai pas vu le temps passer. C’est élégant, sobre, dur, humain, en d’autres mots à voir, d’autant que les deux acteurs masculins sont extraordinaires!
Je l’ai vu dans une petite salle d’Art et d’essai, La Pagode dans le 7e, qui est assez incroyable. Elle a été construite en 1895 pour la femme du directeur du Bon Marché et c’est un vrai trésor venu d’Orient! Il faudrait que j’y retourne de jour pour saisir toute la splendeur de ce lieu un peu incongru à Paris mais qui a quelque chose de magique. La salle principale est une ancienne salle de bal qui nous transporte tout droit en Asie et on se plaît à imaginer à quoi elle pourra ressembler entièrement restaurée…

We own the night Autre film vu cette semaine, We own the night (La nuit nous appartient) de James Gray avec Joaquim Phoenix et Mark Wahlberg. C’est une histoire de drogue et de police sur fond d’années 80 (décidément après American gangster et les 70’s!) mais surtout sur fond d’histoire familiale car ici 2 frères marchent dans des directions opposées au début . Ce n’est pas un film d’action mais un tableau de famille ou plutôt un drame social qui place un des protagonistes devant un choix, voire devant l’absence de choix.
Si le film n’échappe pa à quelques clichés scénaristiques, il reste une très grande et très belle oeuvre de Gray dont je vais m’empresser de voir The Yards et Little Odessa maintenant.

Lucky you Troisième film vu, Lucky you que les amateurs de poker apprécieront sans doute, avec Eric Bana et Drew Barrymore. Pas grand chose à dire sur les acteurs qui ne font pas de performance exceptionnelle mais qui sont sympas à regarder, par contre l’histoire manque de force. On suit un joueur professionnel qui lutte contre ses démons intérieurs et son enfance, tout en tentant de vivre une histoire d’amour. Ça se laisse voir et ça m’a surtout donné envie de rejouer au poker!

prix_a_payer.jpg Pour finir, une comédie française, Le prix à payer, que le bande annonce m’avait vraiment donné envie de voir. Sauf que la bande annonce a inclu toutes les scènes drôles et que la comédie tire plus sur la tragédie par moment.
L’idée de départ était prometteuse mais a été mal exploitée: un riche quinqua (Christian Clavier) pose un ultimatum à sa femme oisive et dépensière (Nathalie Baye): « pas de sexe, pas d’argent » sur les conseils de son chauffeur (Gérard Lanvin), qui lui-même connaît quelques problèmes de couple. Les acteurs sont bons, rien à dire, et d’ailleurs c’est une des rares fois où je vois Clavier sans toutes ses mimiques type Les visiteurs, je ne me souvenais même plus qu’il pouvait parler normalement!

Vous regardez trop la télé, bonsoir

Télé
Je ne regarde pas beaucoup la télé (les séries étant sur mon PC) mais beaucoup trop quand même et suffisament en tout cas pour avoir un avis sur plein d’émissions… Ou Feu mon avis vu que ma télévision a rendu l’âme il y a peu…

  • Commençons par D&co sur M6. À chaque fois que je tombe dessus et que j’écoute les projets de Valérie Damidot pour l’appart ou la maison que son équipe va rénover, je me dis « bouah quel mauvais goût, on n’a pas idée ».

Sur ce je zappe, je reviens de temps en temps en cours de travaux le temps de me dire « mais qui voudrait avoir un placard repeint comme ça » et puis vient le moment de la révélation finale et là, quasi à chaque fois, je reste scotchée!
La plupart du temps, je trouve le résultat vraiment superbe, avec plein de petites idées que je me dis qu’il faudrait que je garde pour l’éventuel jour où j’aurais mon propre appart. Ce qui m’impressionne le plus, c’est le caractère qu’ils arrivent à donner à des pièces qui sont souvent très quelconques à la base.

  • Autre chaîne, autre émission, Star Academy! Nan mais je regarde pas, je vous jure, mais il se trouve que, quand même, je connais à peu près le nom de tous les élèves… et même qu’il y a quelques semaines ils ont fait un prime spécial Grégory Lemarchal, et ben j’avais beau ne pas spécialement aimé ce que ce jeune homme chantait, c’était hyper émouvant, j’ai pleuré toute la soirée! Enfin pas vraiment parce qu’officiellement je regardais NCIS…

Quoiqu’il en soit la Star Ac ça présente quand même à peu près aucun intérêt mais bon de temps en temps c’est rigolo, enfin sauf Nikos qui est vraiment une tête à claque! Je peux pas le voir, j’ai horreur de son espèce de rire forcé, j’ai horreur de sa façon de courir partout comme s’il était sous ecsta et en plus il se prend pour un chanteur, il a même sorti un album de duo en Grèce dont on ne devrait d’ailleurs pas tarder à entendre parler en France.
Dans ce type d’émission je préfère largement La Nouvelle Star où au moins on ne se prend pas au sérieux (quoique le nouveau jury, avec Lio, a vraiment l’air pourri – au moins sur le papier) et où les candidats ont une vraie personnalité.

  • Histoire de diversifier notre panel, partons maintenant sur France 2, pour une émission diffusée tôt le matin – et donc que je ne regarde que rarement ou alors à dose de 5 minutes 30 par jour, le temps de mon petit-déj -, je veux bien sûr parler de Télématin! À l’antenne depuis très très longtemps, William Leymergie s’évertue à nous réveiller chaque matin avec bonne humeur. Oups, non pardon, ça ne peut pas être lui parce que lui aussi c’est une tête à claque (et je ne parle pas de l’émission québécoise!). Ce mec, c’est pareil, je n’accroche pas. Il paraît parfaitement désagréable, toujours arrogant et sans arrêt hautain. La meilleure chose qui soit arrivée cette année c’est sa tentative d’étrangler un chroniqueur et sa suspension! En vrai, on ne sait pas exactement ce qui s’est passé mais au moins pendant 15 jours on était débarassé de lui, youhou!

  • Je vous aurais bien parlé aussi de Drucker et de Vivement dimanche mais pour le coup je ne regarde vraiment pas, donc pour finir je parlerai une nouvelle fois du Grand Journal de Canal +.

Dans cette émission, si j’aime beaucoup les chroniqueurs, j’ai beaucoup plus de mal avec Michel Denisot. Je ne sais pas pourquoi je le trouve toujours à la ramasse. Déjà il parle lentement, il ne finit pas toujours ses phrases et pour moi qui apprécie beaucoup Fogiel, forcément ça crée un décalage qui me perturbe. Il est gentil, pour ne pas dire gentillet mais il est pas très vif…
Heureusement il sait bien s’entourer, Yann Barthès qu’on ne présente plus, Ariane Massenet, ex-compère de Fogiel justement, Jean-Michel Apathie qui apporte une bonne dose de culture et de politique, Thomas Ngijol et ses top 5 bien marrants, Omar et Fred, etc. Bref, le Grand Journal c’est bien et sans Denisot ça serait peut-être mieux encore mais pas forcément…

  • Ah j’allais oublier Salut les terriens de l’homme en noir, Thierry Ardisson! Déjà on n’a pas idée de choisir un tel titre pour un talk show! Franchement, la diffusion a commencé quand j’étais au Canada et quand je voyais le lien sur le site de Canal, j’étais persuadée qu’il s’agissait plus d’un mélange entre Groland et un dessin animé que du nouvel hebdo d’Ardisson!

Du coup, il a fallu attendre juin et mon retour en France pour que je découvre par hasard ce qui se cachait derrière ce nom et là, deuxième surprise, retrouver Ardisson en plein jour! Oui c’est con, mais après l’avoir vu et apprécié pendant des années les nuits du samedi soir, il était bizarre de le découvrir à 19h dans un nouveau décor… Comme je n’ai aucune mémoire je ne pense que très rarement à regarder son émission mais de ce que j’en ai vu c’est le même ton et à peu près le même principe bien qu’on doive se passer de quelques gimmicks (musicaux notamment) auxquels on s’était habitués…