Catégorie : Petit et grand écran

Reviens-moi

James McAvoy, une histoire d’amour contrariée, de bons échos, il n’en fallait pas plus pour que je trépigne d’impatience à l’idée de voir Reviens-moi, de Joe Wright (Orgueil et préjugés). Il a tout de même fallu que j’attende plusieurs semaines, de quoi exacerber mon empressement!

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2 séries à découvrir!

À découvrir absolument même, moi je les adore!
EntourageJe parle de ces deux-là ensemble car pour chacune d’elles j’en avais entendu beaucoup de bien mais j’avais rechigné à m’y mettre pour divers motifs…

La première il s’agit d’Entourage, une sitcom d’une vingtaine de minutes diffusée l’été sur HBO (chaîne du câble) depuis 4 saisons.
C’est l’histoire d’un jeune acteur qui réussit de plus en plus à Hollywood, mais surtout de sa bande de potes et de son agent. C’est tout simplement génial, moi j’adore, c’est drôle, caustique et je ne le redirais jamais assez mais Jeremy Piven, qui joue l’agent Ari Gold, est vraiment excellent et on comprend qu’il râfle plein de prix (Golden Globes 2008 notamment)! D’ailleurs le personnage d’Ari Gold vaut le détour, sans doute mon personnage préféré de série c’est vous dire!

Friday night lightsAprès la comédie, passons au football américain avec Friday night lights diffusé sur NBC! Si comme moi, au vu des mots « football américain » vous passez votre chemin, grosse erreur! C’est ce qui me gênait dans le pitch de cette série alors qu’en fait ce sport n’est qu’un prétexte pour s’attacher à toute une galerie de personnages tous plus humains et attachants les uns que les autres.
On est dans une petite ville du Texas, à Dillon, où le foot us a toujours tenu une énorme importance grâce à l’équipe du lycée qui remporte de nombreuses victoires. Un nouveau coach arrive, des événements tragiques viennent bouleverser la ville dès le pilote et à partir de là tout se met en place. Personne n’est tout blanc ou tout noir dans cette série, chacun a ses moments de faiblesse mais il y a aussi beaucoup d’humour, de joie de vivre, de tendresse, non vraiment ça vaut le détour. C’est aussi sûrement une des rares séries où un des personnages principales est dans un fauteuil roulant…
Petite précision cette série a toujours été encensée par la critique et, malgré les audiences mitigées, la chaîne l’a renouvelée pour une 2e saison, croyant (heureusement) en son potentiel… Pourvu que ça dure!

Persépolis pour 3 euros!

En fait ce n’est pas seulement Persépolis mais 9 fims « incontournables » de 2007 qu’UGC propose de (re)découvrir jusqu’au 22 janvier: La vie des autres, La môme, Joyeuses funérailles, Ratatouille, Les promesses de l’ombre, Caramel, Un secret, Paranoïd Park.

persepolisPour ma part c’est donc Persépolis que j’ai choisi de voir (après quelques hésitations) mais j’en avais entendu tellement de bien que c’était l’occasion ou jamais. Je connaissais l’univers de Marjane Satrapi à travers sa BD Poulet aux prunes que j’avais lu il y a quelques années (et que je vous recommande au passage) mais je ne connaissais pas Persépolis.
Pour resituer briévement c’est l’histoire de Marjane Satrapi elle-même pendant les événements qui ont bousculé Téhéran et tout l’iran depuis les années 70. Ce n’est ni un dessin animé ni un film d’animation, c’est un peu un ovni auquel Catherine Deneuve, Chiara Mastroiani et Danielle Darrieux prêtent leur voix.

Et bien une fois de plus, d’un film dont j’avais entendu tellement de bien (et je ne parle pas seulement des médias pour le coup), j’ai été déçue. J’ai trouvé le temps long tout simplement, pourtant le film ne dure qu’1h35 et représente les 4 tomes de la BD originale!
Bien sûr l’histoire (trop peu connue) est intéressante, il y a quelques répliques vraiment drôles mais dans l’ensemble, je n’ai jamais réussi à être dedans… En plus, dès le début, avoir la mère iranienne avec la voix de Catherine Deneuve ça m’a perturbée. Je crois que pour certains rôles « animés » ils devraient parfois se contenter de voix anonymes car le personnage risque de disparaître sous le poids de l’acteur, en tout cas c’est ce que j’en ai retenu, faut dire que Deneuve n’est pas hyper douée en doublage non plus!
Dernier point qui m’a gêné c’est la vulgarité qu’il y a parfois dans les propos et qui semble déplacé, comme si ça ne collait pas avec l’histoire ou les personnages…

Mais pour finir sur une note plus positive, L’association (maison d’édition qui publie Marjane Satrapi) est vraiment une très bonne maison qui publie des ouvrages de qualité et qui a toujours le statut associatif de sa fondation en 90. N’hésitez pas à puiser dans leur catalogue si vous aimez les BD.

4 films sinon rien

Grâce à mon chômage (non rémunéré je précise), j’ai un peu de temps à perdre en loisirs et à ce sujet je ne manque jamais d’idée! C’est ainsi que je me suis remise à lire, que je rattrape mon retard en séries et même que je prends le temps de regarder des films parfois géniaux, souvent moyens…
Retour sur les films en question, par ordre chronologique…

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American Gangster

American gangsterIl y a quelques semaines je me plaignais des critiques qui, trop souvent, émettent des avis avec lesquels je ne suis pas d’accord. Ça vaut parfois une bonne surprise comme ce fut le cas pour Ce soir je dors chez toi, mais ça entraîne aussi bon nombre de déceptions…
Alors que tout le monde encensait American Gangster, en parlait déjà comme d’un favori aux Oscars, et qu’il récoltait même 3 nominations aux Golden Globes (dont meilleur film et meilleur réalisateur), j’ai convaincu mon frère d’aller le voir.
J’étais sûre de mon coup : ce devait être un bon film, entre tous les échos positifs entendus et le casting de choix (Ridley Scott derrière la caméra, Russel Crowe et Denzel Washington devant).

L’histoire, assez classique, suit la montée en puissance d’un trafiquant de drogue en parallèle de sa chasse par un des seuls flics incorruptibles de la ville dans les années 70 (joué par un Russel Crowe un peu trop ventripotent). Le film durant 2h37, quand le début m’a paru long, je me suis dit que c’était le temps que tous les éléments se mettent en place, que l’histoire soit amorcée… Sauf qu’en fait c’est comme ça tout le temps ! À quasiment aucun moment le rythme ne s’accélère ou on ne retient notre souffle. On les regarde juste évoluer, avancer vers la fin sans s’inquiéter pour eux, sans être pris aux trips, et pour un tel film, c’est quand même dommage.

Une des rares scènes qui m’ait vraiment plu et marquée, c’est au moment de l’arrestation de Lucas, ce face à face entre ces deux hommes qui ne s’étaient quasiment jamais vus et qui pourtant jouaient au chat et à la souris depuis des années… Contrairement à ce à quoi on aurait pu s’attendre, pas de course-poursuite, pas d’échange de coups de feu, juste ce regard, ce fatalisme et une belle intensité dramatique, accentuée par la rue déserte et tous les témoins au loin.

À noter que ce film est tiré d’une histoire vraie et que le flic (qui était par ailleurs avocat) responsable de l’arrestation du baron de la drogue est devenu par la suite son défenseur devant les tribunaux ! Quand la réalité dépasse la fiction !

Pour rappel un extrait des critiques : « On n’avait pas vu film de gangsters aussi brillant depuis Les affranchis de Scorsese (…). Un chef-d’oeuvre en course pour les Oscars. » (Le journal du Dimanche). Pour Première c’est « dans son genre, l’un des meilleurs films de l’année. » No comment !

Gone Baby Gone, reviens !!

Gone baby goneBen Affleck signe avec Gone Baby Gone son premier film en tant que réalisateur et pour l’occasion il s’est entouré de son petit frère Casey Affleck, vu récemment dans L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, et avant ça dans de nombreux seconds rôles.

Ce film est tiré du livre éponyme écrit par Dennis Lehane, qui avait déjà vu un de ses romans porté à l’écran, Mystic River, mais que je n’ai toujours pas vu malgré les excellentes critiques qu’il a reçues (réalisé par Clint Eastwood).
En tout cas, j’ai vu celui-ci et je dois dire que dans l’ensemble c’est un bon film, prenant, avec des acteurs talentueux (dont Ed Harris, Michelle Monaghan et Morgan Freeman) mais qui offre un scénario parfois complexe à suivre.
Si le dénouement est amené par plusieurs rebondissements, on n’en ressort avec encore quelques questions. Les choses vont vites, parfois trop, et si le jeune héros comprend aisément ce qui s’est tramé, il n’en est pas toujours de même pour le spectateur.

Casey Affleck est touchant dans ce rôle de détective qui découvre des enjeux insoupçonnés et on peut s’interroger sur sa décision d’aller jusqu’au bout, surtout quand on voit la fin… Mais le héros, contrairement à l’ensemble des protagonistes, a une morale et s’y tient.

Au final, il nous reste un film tortueux, sombre mas très bien servi par les comédiens et un réalisateur qui donne envie de voir ce qu’il pourra nous offrir après cette première oeuvre dans l’ensemble réussie.

Weeds saison 1 et 2

Weeds - Season 2 -  Key ArtJe n’en avais pas encore parlé ici mais je suis fan de séries, et notamment de séries américaines. J’en suis beaucoup (sûrement beaucop trop d’ailleurs) et comme je suis curieuse, je file en découvrir de nouvelles dès que j’ai un petit creux dans mon programme.
Il se trouve qu’entre la grève des scénaristes américains et les pauses le temps des fêtes de fin d’année, j’avais un gros vide dans mon agenda série ces derniers temps. C’est pourquoi j’ai attaqué Weeds dont j’avais entendu et lu beaucoup de bien.
Cette série est diffusée depuis 2005 sur la chaîne câblée US Showtime pendant l’été, ce qui signifie donc des saisons courtes (10 épisodes pour la première, 12 pour la seconde) et un ton beaucoup plus libre que sur les chaînes grand public type ABC ou NBC.

L’histoire :
Nancy Botwin est mère de deux garçons et doit affronter des difficultés financières à la suite du décés de son mari. Femme au foyer dans une banlieu respectable, la solution la plus rapide qu’elle ait trouvée est de vendre de la marijuana, notamment à ses voisins masculins.

Avis :
Je viens de finir la saison 2 (la série en compte 3 pour l’instant) et je dois dire qu’entre la première et la deuxième saison mon intérêt n’a fait qu’augmenter. Autant je trouvais que dans la première saison les intrigues manquaient souvent de profondeur et n’étaient pas toujours très captivantes, autant dans la deuxième saison, on est servi de ce côté-là. Il n’y a aucune baisse de rythme et on ne s’ennuie jamais. Les personnages dits-secondaires mais qui tiennent presque un premier rôle sont excellents, à commencer par Doug et Celia, même Andy que je n’appréciais que très moyennement auparavant mais qui dans cette saison est pleinement mis en valeur, loufoque et attendrissant.

Le ton anti-conformiste, la galerie de personnages et le format court (26 minutes) me plaisent de plus en plus et je dois dire que devant le final de cette deuxième saison, j’ai plus que hâte de voir la suite.
Weeds est une série qui égratigne souvent la société américaine et dénonce l’hypocrisie ambiante à tout va. Un peu à la manière d‘Entourage, c’est souvent cru, parfois osé et cynique mais c’est fait de manière très juste et on se laisse prendre à suivre l’héroïne dans son parcours de mère-dealeuse.

À noter que les acteurs sont tous très bons et je comprends pourquoi je connaissais le nom de Mary-Louise Parker (Nancy Botwin) avant même d’avoir vu un épisode, elle joue parfaitement son rôle de femme au foyer rarement désespérée mais toujours prête à se démener pour sa famille, tout comme les personnages secondaires sont parfaitement écrits et joués.

En bref :
Si la saison une m’avait charmée sans totalement me rendre accro, la saison deux a bien accompli son job et je suis maintenant impatiente de découvrir la saison 3. D’ores et déjà une bonne nouvelle, une quatrième saison est en préparation !

Mais qui écoute encore les critiques?!

Ce soir je dors chez toiLa semaine dernière, la bataille faisait rage entre mon frère et moi pour savoir ce qu’on allait aller voir au cinéma. Moi, forte de toutes les critiques entendues, je votais pour American gangster alors que mon frère, lui, soutenait Ce soir je dors chez toi avec Jean-Paul Rouve et Mélanie Doutey. Le film américain durant 2h37 et n’étant plus diffusé dans toutes les salles, je cède et on va voir la comédie française.

Et là, très bonne surprise! Les deux acteurs sont vraiment bons, très justes et très beaux également. Le film est drôle même si on n’éclate pas de rire tout le temps mais il y a quelques répliques vraiment bien senties.

Par contre, Kad Mérad (excellent dans Je vais bien ne t’en fais pas) ne méritait vraiment pas son accoutrement. Le jour où vous croiserez un éditeur parisien avec sa touche, vraiment il faudra me le dire parce que là, ça n’est pas très vraisemblable.

À part ça, le seul défaut du film à mon sens est le rebondissement qui intervient peu avant la fin et dont on aurait pu se passer car il n’amène plus rien d’intéressant, et surtout quasiment plus de situations amusantes. Cela mis à part, c’est une petite comédie romantique française assez rigolote, rafraîchissante et qui a pourtant était descendue par à peu près toutes les critiques.
Morceaux choisis : « Le film est d’une pauvreté narrative assez ahurissante » (Télérama), « Un coup pour rien » (Le Monde). Je vous passe celles que j’ai entendues sur Canal, pour la simple raison que je ne m’en souviens pas, mais l’idée était la même…

Je le sais en plus qu’il faut se méfier des critiques mais tout de même, quand elles vont toutes dans un sens, vous vous dites qu’il y a sûrement beaucoup de vrai dans leurs propos. Même pas! Et pour continuer dans mon sens, je vous parlerai d‘American Gangster (que j’ai fini par aller voir) la prochaine fois…