Aujourd’hui cela fait 4 semaines que ma crevette est venue au monde. Chaque mardi depuis ce jour, je repense à cette journée incroyable et je prends encore beaucoup de plaisir à reparler de l’accouchement que ce soit avec Chéri ou d’autres. Je ne sais pas si je qualifierais ce jour « de plus beau de ma vie » étant donné qu’il y a quand même eu quelques heures de douleur mais l’arrivée de notre puce est sûrement le plus bel événement que j’ai vécu jusqu’alors.
En 1 mois elle a déjà beaucoup changé physiquement, elle s’est surtout arrondie de visage et commence à avoir des petites cuisses potelées.
Elle s’éveille également de plus en plus, regarde son mobile et fait des sourires mais qui ne sont pas encore contrôlés. Si Chéri a hâte qu’elle grandisse pour interagir plus avec elle et recevoir un vrai sourire qui lui serait destiné, je trouve pour ma part que les choses vont déjà assez vite comme ça.
Un mois déjà alors que j’ai l’impression qu’on est parents depuis seulement quelques jours… Faut dire que depuis qu’on est rentré de la maternité, mes parents sont venus passés 10 jours et en ce moment c’est la maman de Chéri et son chum qui sont là. On n’a donc pas encore eu l’occasion de se retrouver tous les trois et de trouver notre rythme.
En parlant de rythme, les journées se suivent et ne se ressemblent pas. Si pendant les 10-15 premiers jours, la puce dormait beaucoup et très facilement (sauf le soir), elle est depuis beaucoup plus difficile à endormir. Tant qu’on la porte ou qu’on marche avec elle, il n’y a pas de problème mais dès qu’on la pose dans son lit, hop elle se réveille! Heureusement elle s’endort parfois sans problème mais dans les autres cas, ça veut dire être condamné à rester dans la même position (toujours se méfier de la position qu’on adopte!) ou à avoir les bras engourdis si on n’a pas un support!
Globalement, on a tout de même un bébé très gentil qui pleure très peu, ce dont on ne va pas se plaindre. Dans le même ordre d’idée, l’allaitement roule tout seul alors on croise les doigts pour que ça dure. Et pour finir après 1 mois, cela me fait encore bizarre de dire « ma fille » ou d’entendre mon chum l’appeler par son prénom. Mais oui, c’est bel et bien notre crevette et on l’adore!
La question qu’on se pose le plus lorsqu’on attend son premier enfant et qu’en plus on souhaite accoucher naturellement, c’est en serais-je capable? Comment savoir puisque même en imaginant les pires douleurs on ne sait pas réellement à quoi s’attendre ni comment on réagira. Alors comme tout le monde, je me suis demandée si je serais capable de vivre un accouchement et en plus sans avoir recours à la péridurale. Et maintenant je sais.
Rendu à 40.5 semaines de grossesse, je pourrais faire le bilan de ces 9 mois surréalistes mais étant toujours enceinte, j’ai l’impression que ce serait mettre la charrue avant les bœufs!
Ce mois-ci, mon ventre a pris plus d’ampleur, entrainant du même coup quelques difficultés pour bouger la nuit! J’ai parfois l’impression d’être une baleine échouée qui a du mal à se tourner/lever alors même que pourtant ma prise de poids n’est pas si grosse que ça! 
Une accompagnante ou doola en anglais ne fait pas partie du corps médical, ce n’est donc ni une sage-femme, ni une infirmière mais simplement une femme qui a suivi une formation pour aider les futurs parents à la naissance de leur enfant. La plupart des personnes qui font appel à une accompagnante souhaitent un accouchement le plus naturel possible, surtout si elles doivent accoucher à l’hôpital (par opposition aux maisons de naissance lorsqu’on a la chance d’être suivie par une sage-femme).
Un autre mois d’achevé déjà, c’est fou comme ça passe vite! Pour autant j’ai hâte d’être encore rendue plus loin. Hâte d’arrêter de travailler d’abord (le 12 août, soit dans 3 semaines), hâte de savoir quand commencera l’accouchement et hâte de voir ce que ça va donner. D’un autre côté, si j’y pense sérieusement 5 minutes je ne suis plus si impatiente que ça, j’ai peur d’oublier tous les bons conseils reçus, peur de trouver le temps sacrément long aussi… Mais bon chaque chose en son temps.
La semaine dernière nous avions notre rendez-vous mensuel chez le médecin et alors qu’elle nous annonçait que je ne faisais pas de diabète de grossesse, pas d’anémie, ouf, elle a commencé à s’inquiéter en mesurant ma hauteur utérine…
Si le 5e mois avait été marqué par les premiers mouvements de bébé, le 6e lui a été marqué par les premières contractions! C’est pendant notre séjour en France que j’ai vraiment pu les identifier et comprendre ce que l’expression « contractions non douloureuses » voulait dire…