7 ans, presque l’âge de raison

Il y a quelques jours, ma petite chouette fêtait ses 7 ans. Elle avait bien hâte même si elle a eu du mal à renoncer à sa fête d’anniversaire avec ses copines, à cause de la fameuse règle des « 28 jours » qui vient imposer une nouvelle forme de confinement sans le nommer comme tel…

Qu’à cela ne tienne, on verra dans quelques semaines ce que l’on peut faire.

En attendant, ma petite dernière qui reste définitivement mon bébé avec sa voix encore enfantine grandit, grandit, grandit. À l’école, on attaque les choses sérieuses avec l’étape importante de la lecture. Ce qui me fascine, ce n’est pas tant la rapidité de la maîtrise des premier mots mais surtout l’entrain qu’elle met chaque jour à étudier!

Non seulement, elle fait ses devoirs et leçons de bon cœur, sans jamais râler, mais limite elle en redemande! Et s’il y a quelque chose qu’elle ne sait pas, elle m’arrête pour ne pas que je lui souffle un indice et elle se concentre pour trouver la réponse! Disons qu’après ce qu’on a connu (et connaît toujours) avec sa sœur, ça… facilite les choses.

À l’école, elle a plein d’ami(e)s, dans la ruelle, elle joue avec les copines de sa sœur en permanence, même si parfois être la plus petite n’est pas évident. Mais elle se débrouille et finit toujours par trouver sa place.

C’est aussi une fine négociatrice qui a bien compris qu’elle obtenait plus facilement ce qu’elle voulait par le charme que par les coups d’éclat (là aussi, on voit bien la différence avec son aînée). C’est alors à nous de faire attention à ne pas trop céder non plus car on ne voudrait pas créer d’injustice, même si c’est toujours tentant de lui faire plaisir. Elle sait s’y prendre cette petite demoiselle! 🙂

Pour l’instant, elle aimerait être institutrice, mais surtout de maternelle ou première année car ce qu’elle aime, c’est lire un livre devant le groupe et tourner les pages…. Elle aime aussi parfois « l’animalerie » alors je dois clarifier la différence entre vétérinaire, vraie animalerie et le travail de refuge qu’elle voit via notre engagement comme famille d’accueil. Cela dit, elle pourrait aussi être pâtissière car elle aime beaucoup cuisiner des gâteaux avec moi. Par contre, il ne faut toujours pas compter sur elle pour manger des légumes, à part quelques rares exceptions ou en soupe…

Je ne sais pas si 7 ans sera l’âge de raison mais j’ai hâte de le découvrir avec elle.

Vacances en famille au Saguenay

Cet été, nos vacances nous ont amené à découvrir une région que je ne connaissais vraiment pas: le Saguenay.

Ainsi, après avoir visité une partie du Lac Saint-Jean comme je vous en parlais ici, nous avons pris la route vers l’Est pour poser nos valises à Chicoutimi. Nous avions prévu de rayonner quelques jours dans les alentours afin de profiter des diverses randonnées. Nous avons commencé par le sentier Eucher qui offre une vue sur la baie des Ha! Ha! qui se mérite car le sentier est assez escarpé, mais au sommet on apprécie le splendide panorama sur le fjord.

En haut du sentier Eucher

Un fjord impressionnant

En effet, la région est avant tout connue pour son fjord, immense, qui est aussi un des rares intracontinental, c’est-à-dire qu’il ne débouche pas sur l’océan. Pour vous donner une idée, il fait 3.5 km de large à Chicoutimi et se réduit à 1.3 km de large à Tadoussac, 90 km plus loin!

Malheureusement nous n’avons pas eu très beau temps pour les jours suivants alors nous n’avons pas pu faire d’autres randonnées. Nous avons toutefois découvert le parc de la Rivière-du-Moulin qui propose plein de petits sentiers, notamment le long de la rivière et des modules pour les enfants. Il semble qu’en temps normal, on puisse louer canoés et kayak. L’hiver il doit y avoir possibilité de faire ski de fond et patin à glace.

Parc de la rivière-du-Moulin

À Chicoutimi, nous avons pris plaisir à nous balader dans la rue Racine, où il y a toutes sortes de choix de resto. Nous nous sommes fait plaisir en mangeant au restaurant L’Assorti, pas vraiment un resto familiale mais l’envie de bien manger était la plus forte.

Nous dormions à l’hôtel Le Montagnais, un peu à l’écart du centre-ville mais qui est génial pour les familles avec piscine extérieure et intérieure, ainsi que des jeux d’eau ! Autant dire que la journée où il a plu, nous avons passé une bonne parti de l’après-midi là-bas.

Un incontournable: la route du fjord

Sainte-Rose-du-Nord

Par la suite, nous avons pris la route du fjord (au Nord de la rivière Saguenay) pour aller jusqu’à notre prochain arrêt : une cabane dans les bois près de Sacré-Cœur. La route est absolument magnifique et je vous conseille de faire les petits détours pour passer à travers les principaux village, soit Saint Fulgence et Sainte-Rose-du-Nord, c’est tellement beau ! Le temps était gris ce jour-là mais déjà les paysages étaient superbes alors je n’imagine même pas le sentiment lorsqu’il y a un beau ciel bleu.

Nous avons mangé le midi dans le petit village de Sainte-Rose du Nord où il y a une sorte de bicoque qui ne paie pas de mine en bord de rivière mais qui offre des repas frais délicieux : le Rose Café. Nous y avons pris des croque-monsieur, qui étaient en fait plutôt des tartines mais sur un bon pain de campagne, avec une salade de saison aux petits fruits, un régal.

En fin d’après-midi, nous sommes arrivés sur le site de « Canopée Lit » où nous avions réservé une cabane au milieu des arbres pour la nuit. À noter qu’il faut laisser sa voiture à l’entrée de la forêt et transporter ses affaires à la main ou avec un petit chariot en prêt alors mieux vaut voyager léger.
Toutes les cabanes sont super mignonnes et ce petit hébergement rustique avec toilettes sèches restera un chouette souvenir. Par contre, comme l’équipement de cuisine est réduit au maximum (petit frigo et un rond pour cuisiner), nous voulions acheter quelque chose de tout près dans le village voisin mais il y avait très peu de choix. Nous avons donc opté pour des pâtes chinoises instantanées ! Par contre, le petit-déjeuner est déposé à notre porte le matin, ajoutant le charme de la découverte de la boîte métallique au réveil.

Charlevoix, une valeur sûre

Tadoussac

Le lendemain, nous nous sommes dirigé tranquillement vers Charlevoix pour la suite de nos vacances en commençant par Tadoussac. Les filles n’y étaient encore jamais allées et elles ont bien aimé la grande plage et les rochers à escalader mais comme il y avait quelques averses, nous n’avons pas pris le temps d’aller aux dunes. Il faudra donc revenir.

Nous avons passé la nuit à Baie Saint-Paul qui est une petite ville tellement agréable avec ses petites rues commerçantes. Nous avons aussi marché jusque la plage qui est à une vingtaine de minutes à pied du centre, c’était un joli moment pour conclure la journée, le tout face à un arc-en-ciel.

Après 2 petits jours à Québec, nous avons repris le chemin de la maison, plein de jolis souvenirs de ces vacances au Saguenay et Lac Saint-Jean. Il n’y a pas à dire, nous avons la chance d’avoir une si belle nature à quelques heures de chez nous !

9 ans de toi

Il y a 9 ans, on était encore à l’hôpital. Tu n’avais pas 24h de vie et déjà on était fou d’amour pour toi. J’avais tellement peur qu’il t’arrive quelque chose, minuscule et fragile que tu paraissais. Mais en fait, tu étais déjà forte.

Tu es notre insaisissable. Si patiente, si tolérante, si attentionnée pour ta petite sœur (qui en abuse parfois), si réservée quand il y a un peu trop de monde et pourtant en constante opposition avec nous. Mais là encore, d’une drôle de manière. Tu es à la fois celle qui met le plus souvent la table et pourtant celle qui va répondre non à chaque demande, quelle que soit la formulation. Là où ta sœur se fait douce voire mielleuse pour obtenir ce qu’elle veut (et ça marche souvent), toi tu préfères le conflit. Ou peut-être que tu ne sais juste pas comment faire autrement.

Depuis l’an passé, on sait que tu as des difficultés d’attention notamment alors on essaie de se réinventer pour te comprendre et pour s’adapter à ton fonctionnement. Souvent, on oublie parce que le quotidien nous rattrape… Mais je te promets d’essayer plus fort.

Cette année, tu t’es défait de certaines peurs. Tu m’as encore dit ce matin que maintenant quand tu entendais une sirène, tu n’étais plus portée à faire demi-tour pour éviter à tout prix les véhicules d’urgence. Tu as aussi appris à vivre avec un chien. On te l’a un peu imposé mais tu adores Oreo et tu es celle à qui il a le plus manqué pendant nos 2 semaines de vacances.

Pendant l’été tu as aussi bravé ta timidité pour créer une amitié avec une petite voisine que tu connaissais à peine. Tu as littéralement crié son nom à la porte de sa cour pour qu’elle vienne à ta rencontre la première fois et maintenant vous rentrez ensemble de l’école tous les après-midis et vous jouez des heures durant dans la ruelle. Tout ça parce que tu as osé prendre un risque.

S’il y a un domaine où prendre un risque ne te fait pas peur, c’est bien au niveau de la nourriture! Tu es curieuse de tout, tu goûtes avec plaisir, même les choses un peu moins ragoutantes comme les huîtres par exemple. Ça veut dire qu’aller au restaurant avec toi commence à coûter cher car tu préfères un bon tartare (de bœuf ou de saumon) qu’un menu pour enfant! Mais honnêtement, ça fait quand même notre affaire car c’est un plaisir de découvrir de nouvelles saveurs avec toi. (Par contre, tu es aussi la dernière à sortir de table car tu manges leeeeeentement en plus de beaucoup!).

Je ne sais pas si c’est le rythme apaisé de notre routine familiale avec papa et maman qui travaillent de la maison (merci Covid) ou juste la nouvelle année mais je te sens plus épanouie à l’école. Non pas que tu es hâte d’y aller tous les matins, surtout que tu n’aimes pas vraiment ton professeur, mais les relations amicales semblent plus faciles, avec beaucoup moins de conflits que l’an passé. On espère que ça va durer et que tu vas avoir encore plein de jolies histoires d’amitié à nous raconter.

Quand je regarde les dernières photos prises cet été, je te trouve tellement belle! Tes cheveux blonds ont des mèches de plusieurs couleurs qui feraient pâlir bien des coiffeurs. Tu as un sourire éclatant car s’il y a bien une chose qui est naturelle chez toi, c’est le sourire! Comme quoi, on peut cacher un caractère bien trempé derrière un visage d’ange.

Mais tu sais quoi, on t’aime comme ça et on a hâte de voir ce que cette dernière année avant le cap des 10 ans nous réserve pour toi.

PS: tu adores les bébés et tu rêverais de faire du baby-setting. On verra si cette envie sera encore présente dans quelques années.

Découvrir le Lac St-Jean

Nous avons la chance de vivre dans une province qui a des paysages incroyables, alors cette année, comme nous avons du changer nos plans avec la Covid, nous avons troqué San Diego pour partir à la découverte du “Saguenay-Lac St-Jean”.

Je n’étais jamais allée dans ce coin et la première chose à clarifier, c’est que, contrairement à l’appellation générale, le Saguenay et le Lac St-Jean sont 2 régions bien distinctes (même si proches géographiquement) avec chacune leurs centres d’intérêt. Nous sommes partis un peu moins de 2 semaines et nous avons commencé par le Lac en roulant directement depuis Montréal.

Traverser la Mauricie: un bel avant goût d’un voyage accès sur la nature

La route, qui traverse la Mauricie, est agréable et longe la rivière St-Maurice nous offrant de beaux panoramas. Il faut compter quand même 5h pour faire le trajet mais avec les enfants qui grandissent, nous avons seulement fait une halte pour pique-niquer à Trois-Rivières.

Chalet au camping St-Félicien

Nous avons choisi de loger à Saint-Félicien pour les 3 premières nuits, au camping du même nom où nous avons louer un petit chalet type « prêt à camper ». Le camping a une piscine avec quelques glissades et des jeux d’eau alors les filles étaient ravies même si on n’a pas eu le temps de se baigner plus que ça.

Le zoo sauvage de St-Félicien

Le premier jour, nous avons profité d’une belle météo pour visiter le fameux zoo sauvage de St-Félicien. C’est l’un des plus grands zoos du Québec et il compte pas moins de 75 espèces différentes, dans de grands enclos pour la plupart. La renommée du zoo vient notamment du petit train grillagé qui nous emmène carrément visiter une zone du zoo où les animaux sont en liberté!

Ce fût une journée bien remplie, où nous avons pu observer de nombreuses espèces.

Le 2ième jour, la météo étant capricieuse, nous avons simplement profité du mini-golf et du karting en face du camping avant de nous rendre au musée des Amérindiens de Mashteuiatsh en après-midi. Je ne peux pas dire que ça restera dans mes incontournables, le musée étant assez petit et pas très interactif. Les enfants ont eu bien du mal à s’y intéresser malheureusement.

Le trou de la Fée (sans sa caverne)

Dans les jours qui ont suivi, nous avons fait 2 activités incontournables de la région : le parc de la caverne du « trou de la Fée » et le village historique de Val-Jabert! Le premier a un nom un peu pourri, on ne va pas se le cacher, mais on y a passé une super après-midi! Bien que le trou de la Fée soit connu surtout pour sa caverne et que celle-ci soit fermée cette année à cause de la Covid, nous n’avons pas regretté notre visite.

C’est avant tout un grand parc avec différents sentiers qui nous permettent d’admirer plusieurs points de vue sur les Trois chutes avec aussi quelques passerelles ancrées dans le roc. Attention, il est recommandé de venir avec des souliers fermés.

Avant la balade, il y a aussi un petit « spectacle » multimédia projeté à même une caverne qui est vraiment sympa. Comptez 3h environ si vous voulez faire tous les sentiers tranquillement.

Le village historique de Val-Jabert

L’autre attraction autour du Lac St-Jean est le village historique de Val-Jabert. Si vous y allez pour être plongé dans un village d’antan avec des personnages en costume, vous risquez d’être un peu déçu car peu d’habitations se visitent (encore moins cette année) mais si vous voulez profitez d’un très beau site en pleine nature alors vous passerez un agréable moment!

Là encore, il y a une chute, mais qui se mérite, puisqu’il faut monter pas moins de 764 marches pour atteindre le sommet (oui, le chiffre nous a marqué). Notez que si vous avez 6 et 8 ans, vous trouverez peut-être l’énergie de monter toutes ces marches ou presque à pied comme mes filles, mais autrement il vous faudra transpirer un peu!

Dans un bâtiment, au pied de la chute, il y a une vidéo immersive qui raconte l’histoire du village. C’est très intéressant mais on aurait aimé la voir au début de la visite plutôt qu’à la fin car on s’est beaucoup demandé ce qui était arrivé pour que le village soit déserté.

Si vous voulez admirer le Lac, vous devez vous arrêter à Roberval. La marina est agréable, avec un grand parc pour enfants, et une superbe vue sur le Lac. Vous y croiserez même 1 ou 2 maisons avec un hydravion à la place du Seadoo dans le garage!

Le parc national de la Pointe Taillon: un gros coup de coeur

Ensuite, nous sommes allé presque de l’autre côté du Lac pour découvrir le parc national de la Pointe-Taillon. C’est un parc de la Sepaq magnifique avec 45km de pistes cyclables, une grande plage et une vue à couper le souffle. C’est un de mes souvenirs préférés de nos vacances, même si notre cadette a trouvé ça dur les 25 km de vélo que nous avons fait. À noter d’ailleurs qu’on peut louer des vélos sur place et que la location est gratuite pour les enfants!

Dans ce coin, nous avons dormi dans un petit chalet au camping Pointe-Taillon de Ste-Monique. C’était bien mais comme la première épicerie est à presque 30 minutes, mieux vaut être organisé (ce qui n’était pas notre cas).


Côté restaurants, j’avais dans l’idée des petites villes balnéaires comme on voit en Europe alors j’ai déchanté assez vite! Là encore la pandémie n’aide pas avec les restrictions mais on a eu bien du mal à trouver de petits restos (tsé autre qu’une chaîne ou un fast-food). Par contre, il y en a qui est vraiment top, c’est celui de la marina de St-Félicien : Ô pied marin. Les prix y sont très abordables et les plats délicieux. J’y ai mangé un filet de truite parfait, le tout au bord de l’eau (attention aux maringouins à la nuit tombée).


Je vous parlerai du fjord du Saguenay dans un autre article mais pour finir ce premier volet, je vous dirais que mon seul regret a été de ne pas avoir un hébergement au bord du Lac. Parce que finalement, on n’a pas pu profiter de ce panorama incroyable à travers nos différentes activités si ce n’est le parc de la Pointe-Taillon alors dormir avec vue sur le Lac (qui est immense) aurait été Wouah!

Cher journal du (dé)confinement

Ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas parlé. À vrai dire, même les mots ne semblent plus clairs, est-ce qu’on est déconfiné alors? Je ne saurais même pas identifié la date où l’on a soi-disant retrouvé nos libertés étant donné que tout s’est fait en ordre dispersé et que tout change chaque jour encore.
On rouvre certains commerces, pas d’autres, à une date, puis une autre, quelques camps de jour puis un peu plus… mais les grandes tours du centre-ville restent, elles, désertent.

Chez moi rien n’a vraiment changé. Les enfants sont toujours présents H24 à la maison, on continue le télétravail et on essaie de se projeter pour nos vacances au mois d’août.

Bizarrement, les amies de ruelle ne sortent plus alors les filles redeviennent des pots de colle… Mais, au moins, il n’y a plus l’école à gérer!

Car pour ça, il y avait une date claire : le 19 juin et je ne sais pas qui des parents ou des enseignants avaient le plus hâte! En tout cas, plus que les enfants cette année, je crois!

Souvenirs

L’année passée, pour cette dernière après-midi d’école, les parents s’étaient rassemblés dans la cour, avaient fait des dessins à la craie un peu partout, avant de faire une haie d’honneur aux enfants et enseignants pour la sortie des classes. C’était très émouvant et j’y pense les larmes aux yeux car c’était aussi les dernières photos de ma fille en prématernelle avec ses 2 meilleures amies. La vie a depuis pris un court tragique pour l’une d’elle et la 2ième déménage en région. 🙁

Mais cette année, malgré la situation, les professeurs ont mis en place une petite cérémonie et cette fois, ce sont eux qui ont fait une haie d’honneur à chacun des petits groupes qui défilaient à bonne distance les uns des autres. Il n’y avait pas une forte présence mais pour moi qui tenais la main de mes filles pendant ce petit défilé, c’était déjà émouvant! Et puis, elles ont pu dire au-revoir à leurs professeurs et revoir quelques amis, ça n’a pas de prix.

Un bel été?

Maintenant, la vie (presque déconfinée) continue avec une chose de moins à gérer mais il me semble que cet été passe déjà trop vite. On l’a attendu tellement longtemps et nous voilà en juillet. J’ai la désagréable impression de ne pas en profiter assez, et on sait tous que l’hiver est suffisamment long comme ça pour ne pas perdre de temps pendant les beaux jours.

Alors au programme cette semaine: réserver nos vacances au mois d’août. Normalement, on devrait aller du côté du Lac St-Jean si tout va bien et que je ne traîne pas plus pour réserver les hébergements!

En cuisine: le number cake et ses déclinaisons

Cette année, et pas juste depuis le confinement, j’ai cuisiné de nombreux gâteaux et un de mes préférés est celui qu’on appelle le « number cake », ou gâteau en forme de chiffre.

La base et les différentes formes

Le premier point que j’aime, c’est que sa forme justement est déclinable à l’infini: chiffre, lettre d’un prénom ou juste forme quelconque selon l’événement à souligner, comme mon sapin pour Noël.

Ça peut être un gâteau à partager ou un gâteau à l’assiette, individuel.

Et tant qu’on y est, il n’y a pas UNE recette mais plein parce qu’il peut se faire avec une base sablée ou un biscuit moelleux! Pour avoir tester les deux, il y a des pour et des contres dans chaque option.

Pour un gros gâteau de fête, je préfère personnellement la version biscuit, bien plus facile à couper car sinon le sablé écrase la ganache. D’ailleurs, c’est aussi pour ça que je réserve la version sablée au dessert individuel. Chacun gère son assiette comme il veut et se dépatouille pour la découpe! (Pour les plus petits, ça peut franchement être difficile).

Maintenant, en terme de goût, pour la version moelleuse, j’adore personnellement le biscuit joconde. Très simple à faire, il demande par contre beaucoup de poudre d’amande. Vous pouvez toutefois opter pour une génoise, un biscuit cuillère ou toute autre recette que vous aimez.

Il faut par contre garder en tête qu’il faut normalement 2 étages pour un effet réussi alors votre biscuit devra être assez fin pour que le gâteau ne devienne pas trop lourd. Il vous faudra par conséquent doubler votre recette. Pour mon 8 plus haut, j’avais doublé la recette mais il aurait fallu la quadrupler si j’avais voulu avoir 2 étages.

Pour la version sablée, vous avez l’embarras du choix en terme de recette: à base de poudre d’amande, de cacao pour une pâte foncée, épices de Noël si c’est le temps des fêtes, etc., c’est vraiment au goût de chacun.

On met quoi dedans?

Pour la garniture, il vous faut une ganache montée. Ou plutôt plusieurs car l’intérêt c’est aussi d’avoir un beau dessert, avec différentes couleurs et même différentes douilles pour le pochage pour le côté visuel. Vous pouvez aussi réaliser une crème diplomate qui a l’avantage de bien se tenir mais je ne crois pas avoir en avoir utilisé dans mes différentes variantes.

Je pense par contre avoir tester la garniture à tous les chocolats: lait, noir, blanc, voire même sans chocolat, en réalisant une chantilly au mascarpone! L’important c’est d’avoir une ganache montée (ou crème fouettée) assez ferme pour que la 2ième couche du gâteau tienne bien.

La touche finale: la décoration

Enfin, la dernière étape est la décoration! C’est un dessert avec lequel on peut vraiment s’amuser! Quand je le fais pour des amis, je rajoute souvent des petites meringues que je fais parfois la veille (un jour il faudra vous raconter comment je suis tombée dans les meringues à 35 ans!). L’avantage, c’est qu’avec un brin de colorant alimentaire et différentes douilles, on peut s’amuser à faire plein de choses!

Sur le gâteau en forme de 8 (mon premier number cake), j’avais mis des noisettes caramélisées, j’ai adoré! Pour faire un tout petit peu plus santé, on peut y ajouter des fruits et pour ne rien perdre, si vous avez des retailles de sablés, c’est le moment idéal pour leur donner une mini forme et s’en servir comme touche déco.

Un conseil pour le montage: la base, que ce soit un biscuit ou un sablé, doit être froide pour que la ganache montée tienne bien, alors n’attendez pas la dernière minute pour vous lancer sinon cela n’aura pas le temps de refroidir. D’ailleurs, la plupart des recettes suggèrent de préparer la première étape des ganaches la veille (car elles aussi doivent être bien froides). Personnellement, je ne suis pas toujours ce conseil mais tout au moins, je commence le matin pour un dessert à manger au souper.

Voilà, vous savez tout.

Quelques recettes

Maintenant, je vous donne quelques unes de mes recettes préférées mais j’ai tendance à prendre le biscuit sur un site, la ganache au chocolat sur un autre, la chantilly au mascarpone encore sur un autre, indécise que je suis.

Une recette de biscuit joconde (vous y trouverez aussi une ganache aux Carambars mais je ne l’ai pas testée) chez Cuisine Lolo.

Une recette de chantilly au mascarpone et un exemple de pâte sablée sur le site Demotivateur.

Plusieurs recettes de ganaches montées aux différents chocolats chez Les petites chouquettes.

Cher journal du confinement – semaines 8-9

On peint des coquillettes

Ces 2 dernières semaines sont passées à toute allure et autant on parlait de réouverture des écoles dans le dernier article, autant, oups, on s’est questionné pour rien puisque les écoles vont rester fermées dans la grande région de Montréal!

Mais vous savez quoi? Si ce revirement avait eu lien dans les premières semaines du confinement, j’aurais été désespérée, autant maintenant, ça m’arrange presque!

Parce qu’on ne va pas se mentir, s’il avait fallu que les filles soient à l’ecole à 8h10, il aurait fallu se lever plus tôt qu’en ce moment! Parce que oui, un des effets secondaires du confinement, c’est qu’on se lève de plus en plus tard! On a commencé vers 7h15 pour émerger maintenant à 8h, voire un peu plus tard encore pour moi! Oups!

Puis, je pense l’avoir dit il y a 2 semaines, mais avec le retour des beaux jours (pour les températures douces, il a fallu attendre jusque tout récemment), la vie de ruelle a repris et l’ambiance à la maison s’en trouve plus équilibrée! Les filles continuent à faire les devoirs avec leurs grands-parents mais passent pas mal tout le reste de la journée dehors.

De mon côté, je suis redevenue productive au travail, youhou! C’est important n’empêche parce que ça joue sur mon moral, mon stress, ma culpabilité aussi. Alors, voilà, sans dire que tout est rose, je le sens bien cet été, même sans camp de jour ou grand voyage.

On aimerait quand même pouvoir partir dans la nature, louer un chalet peut-être, histoire de changer d’air et de rythme aussi mais on verra si c’est possible ou non au cours des prochaines semaines…

Cher journal du confinement – semaines 6-7

Les deux dernières semaines ont été marquées par une sorte de routine, à peu près huilée, notamment grâce aux interventions des grand-parents dont j’avais parlé la dernière fois.
Par contre, routine établie ne rime pas forcément avec sérénité car il faut de plus en plus gérer les humeurs de chacun.

Si nos filles ont toujours été très proches et ne savent jouer qu’ensemble, de plus en plus on les entend s’envoyer promener de manière vraiment agressive. Alors quand, en plus, vient le temps de se chamailler pour savoir qui met la table (soit à chaque repas de chaque journée!), les mots échappés me font parfois hérissés le poil et comme adulte, on n’est pas mieux, avec une patience qui a du mal à revenir.

Cela dit, l’annonce du gouvernement Legault la semaine passée de rouvrir les écoles a entraîné de nouvelles réflexions chez nous, comme j’imagine dans à peu près toutes les maisons: renvoyer son enfant à l’école ou pas?

À vrai dire, c’était à peine une question chez nous tant il était clair que les filles retourneraient à l’école sitôt possible.

Pourquoi?

Outre le fait qu’elles ont super hâte, c’est d’abord, parce que, je pense, elles ont vraiment besoin de reprendre une vie « sociale » avec des règles et des individus à respecter (ou peut-être malgré les nouvelles règles à respecter). Je ne pense pas qu’être enfermées à la maison avec 2 parents en télétravail à plein temps leur apporte beaucoup ces temps-ci.
On a aussi la chance d’avoir une petite école où les groupes étaient déjà de 15-16 enfants pour leurs classes.

Est-ce que le fait que leurs pupitres seront éloignés ou qu’elles devront rester à leur place m’inquiète?

Pas vraiment. Je pense que les professeurs ont de quoi être mal à l’aise parce que de la manière dont je vois les choses, ils vont surtout passer du temps à faire la police pour faire respecter les mesures décidées par la Santé publique alors que les enfants, eux, s’adapteront très bien.

Une chose par contre qui me questionne suite au grand beau temps de cette fin de semaine: qu’en est-il du confinement?

Honnêtement, on ne va pas se leurrer, ça ressemble de plus en plus à la fin, non? Il y a du monde partout dans les parcs, on voit des groupes de jeunes qui se rapprochent et l’exemple de mes filles… Mes filles ont retrouvé 2 amies de la ruelle ce week-end et ont enfin accepté d’aller jouer dehors (cf mon article précédent où je me désespérais qu’elles ne sortent pas). Elles sont parties chacune sur leur vélo, jusque-là tout va bien, mais à un moment elles les ont laissés dans un coin et ont commencé à vouloir se cacher derrière un cabanon. Vous me voyez venir? Elles ont totalement oublié la règle des 2m de distanciation physique…

Je suis intervenue pour leur rappeler de rester loin les unes des autres mais il faudrait être naïf pour penser qu’à moins de les surveiller en permanence, elles vont appliquer cette règle en tout temps. Or, aucun autre parent n’était dans les parages pour surveiller leurs interactions…
La seule solution pour respecter le confinement serait de leur interdire d’aller dans la ruelle. Est-ce que j’ai envie de ça alors même qu’on rouvre les écoles et les commerces?

Tout ça m’amène à ma dernière réflexion: les camps de jour!

Si notre première réaction a été de nous dire, comme pour les écoles, s’ils ouvrent, on y envoie les filles, la décision est finalement plus incertaine.
D’une part parce que nos cocottes détestent les camps de jour, et que ça représente un coût! Autant l’école, elles ont hâte, on sait qu’elles vont être bien encadrées et continuer leurs apprentissages, même si c’est par des révisions, autant le camp de jour, hmm… Quelles sorties vont-ils pouvoir faire si les parcs sont fermés, les piscines, les pataugeoires, etc.?

Alors évidemment, avoir les puces 2 mois d’été à la maison, ce n’est pas l’idéal mais quelque part, si on accepte la vie de ruelle, je crois que le risque sanitaire sera toujours moins élevé que de les emmener dans un camp quelque part.

Le goût du bonheur, trilogie à ne pas manquer

Des fois, il y a des livres qu’on a du mal à commencer car on a certains a priori, surtout s’ils nous ont été donné à l’improviste.

C’est le cas de ce livre, Gabrielle, qui fait partie de la trilogie Le goût du bonheur de Marie Laberge. Ma belle-mère me l’avait donné lors de son dernier passage à Montréal en octobre et j’appréhendais qu’il ressemble un peu trop Aux filles de Caleb. Bien que ce dernier soit un incontournable de la littérature québécoise et que j’ai appris beaucoup de choses sur les conditions de vie, notamment des femmes, au tournant du XXe siècle au Québec, je n’avais pas vraiment aimé cette trilogie.

Pourtant il ne m’a pas fallu longtemps pour apprécier l’écriture de Marie Laberge lorsque j’ai réussi à distinguer les membres de la famille Miller qu’elle nous dépeignait. Une fois embarqué, j’ai même eu le problème inverse, c’est-à-dire fermer le livre quand il commençait à être plus que temps de se coucher!

Le résumé de l’éditeur :
Québec, 1930. Gabrielle est mariée avec Edward depuis bientôt dix ans. Entre la maison de l’île d’Orléans et celle de la Grande-Allée, elle mène une vie bien remplie, entourée de ses cinq enfants.
De toute évidence, il s’agit d’un mariage heureux. Mais cette chose qui devrait être si simple fait pourtant froncer bien des sourcils dans l’entourage de Gabrielle. Décidément, le bonheur est suspect en cette époque où notre sainte mère l’Église nous dit que nous ne sommes pas sur terre pour être heureux, mais pour accomplir notre devoir.

L’époque dépeinte est fascinante et on voit tout le poids de l’Église sur les mœurs du Québec. Mais Gabrielle est une héroïne épanouie, qui défie les conventions et qui n’a pas peur de se retrousser les manches quand une cause lui tient à cœur ou pour sa famille.
À travers elle, c’est une grande famille qu’on rencontre où mêmes les frères et sœurs (et les amis) ont un rôle à jouer, construisant une galerie de portraits attachants.

Et comme c’est une trilogie, c’est la même prose délicieuse qu’on retrouve à travers les 2 autres ouvrages : Adélaïde et Florent. La plupart des personnages passent d’un tome à l’autre pour notre plus grand plaisir mais certains adieux ont été déchirants (mais pourquoi avoir tué… non je ne vous dirais pas qui mais si vous lisez les romans, vous comprendrez ma peine).

Quoiqu’il en soit je ne saurais que trop vous conseiller cette fresque. Les 2 premiers tomes sont mes préférés mais Florent clotûre très bien cette belle aventure avec les Miller/McNeally.

Cher journal du confinement – semaine 5

Alors que la 5ième semaine de confinement est déjà achevée, je me rends compte que je prends du retard dans ce « journal ». Peut-être parce que les semaines se ressemblent un peu toutes finalement et qu’aucune n’amène cet état de grâce qu’on aimerait trouver dans cette situation où l’on a soi-disant plus de temps pour soi… Quoiqu’il en soit, je dois dire que si un mot devait résumer cette 5ième semaine, ça serait…

Révélation! Oui, rien que ça!

Cela faisait plus d’un mois qu’on devait constamment négocier avec les filles pour qu’elles fassent quelques minutes de devoirs, que ce soit dans un cahier d’activités ou sur des sites internet spécialisés quand tout à coup, on a trouvé la solution : demander à leurs grands-parents d’animer des cours à distance par webcam. Et le miracle se produisit! Non seulement, il n’y a aucun besoin de négocier puisque notre aînée (c’est essentiellement à elle que s’adressent ces sessions) a hâte à ces moments mais en plus au lieu de le faire pour 15 minutes, elle est capable de rester 1h en vidéoconférence avec mes parents le matin et une autre heure avec son grand-père paternel l’après-midi à enchainer les exercices que d’habitude elle n’aime pas (dictée, heure, etc.).

Et vous voyez venir le 2ième effet kiss cool? Pendant ce temps, c’est le calme à la maison! Et qui dit calme dit bien plus de facilité pour moi à travailler! En autant que la motivation soit là! Je dois dire que plus le temps passe, plus je trouve la motivation difficile à maintenir justement. En fait, c’est aussi que je n’ai pas d’urgence à traiter ces temps-ci, plutôt des choses à long terme ou d’autres que je n’ai jamais envie de faire alors dans ces conditions, c’est encore plus facile de procrastiner et de rester le nez en l’air (pour ensuite mieux culpabiliser!).

Déménagement!

Dans les autres mesures prises la semaine passée, j’ai déménagé mon bureau! Jusque-là je travaillais au rez-de-chaussée, sur la table de la salle à manger et les filles n’étaient jamais loin. Je devais sans cesse intervenir, répondre à une demande ou me lever pour faire stopper une quelconque épreuve de gymnastique dans le salon!
J’ai donc décidé que ça en était assez et je me suis créé un petit espace de travail dans la chambre d’amis avec le bureau de Zoé. Bien sûr, depuis, les filles ont redécouvert qu’on avait un étage et que leurs chambres s’y trouvaient! Alors ce n’est pas aussi silencieux qu’escompté mais au moins je peux fermer la porte pour mettre un peu de distance entre l’agitation des 2 cocottes et moi, sauf quand elles décident de carrément venir jouer aux Playmobil dans la chambre d’amis (qui servait de salle de jeux avant).

Je lâche prise sur ce fragile équilibre et j’essaie d’avancer comme je peux mais des questions existentielles me taraudent à force de voir la multiplication d’articles qui nous interpellent à coup de « prendre du temps pour soi, se redécouvrir, se lancer dans de nouveau passe-temps », comment ça se fait que je n’ai pas plus de temps libre qu’avant et surtout que ma routine est à peu de choses prêts exactement la même qu’avant?! Vraiment je me questionne sur ce que je râte dans « mon » confinement (si vous avez la réponse…).

Pour finir, mon corps a aussi décidé de me lâcher depuis 2 semaines. Ça a commencé par le dos bloqué après être tombée d’une table de nuit sur laquelle je m’étais perchée pour nettoyer le haut d’une fenêtre (ça m’apprendra) et ça a continué par des douleurs aux dents qui sont probablement dues à mes broches mais confinement oblige, ce n’est pas simple d’obtenir un rdv…
Bref, j’ai hâte que ça aille mieux de ce côté-là et hâte de retrouver un peu de chaleur aussi parce que comme chaque année, ce mois d’avril est froid ce qui n’aide pas au moral (surtout quand ta famille te dit qu’il fait 20° en France)!

Des bébés chats pour la douceur

Quand même, du côté des moments doux, on a 3 chatons de 5 semaines pour quelques jours en famille d’accueil et ils sont tellement, tellement adorables que ça fait oublier les plus mauvaises journées. En général, je refuse les prises en charge quand il y a plus que 2 chatons mais ceux-là, je les garderais bien jusqu’à leur adoption!