Pourquoi faire testament et mandat d’inaptitude?

Les faits: mon chum et moi sommes conjoints de fait et non mariés. Si un jour, l’un de nous décède, ce n’est donc pas le conjoint qui hérite mais les héritiers légaux. Dans notre cas, ce serait les enfants mais tant qu’ils sont mineurs, la gestion de l’héritage revient au conseil de tutelle soit 3 à 5 membres de la famille qui surveillent tout et ont leur mot à dire sur toutes les décisions, y compris pour racheter les parts de la maison ou la vendre… Imaginez les conflits que cela peut entraîner…

Si nous décédons tous les deux, sans testament, c’est le conseil de tutelle encore qui décide de l’avenir des enfants. Le conseil est nommé parmi les membres des deux familles. Imaginez quand les familles sont en France et que chacun pense savoir ce qui est le mieux pour les enfants.

Le jour où nous sommes devenus parents, il a été rapidement clair que s’il nous arrivait quelque chose à tous les deux, nous souhaitions que les enfants restent au Canada, seul pays qu’ils ont connu et auprès des amis qu’ils voient très souvent. Si nous étions restés en France, nous aurions peut-être choisi de confier la garde à quelqu’un de la famille, et encore, ce n’est pas toujours évident, selon la proximité, les liens… mais en étant loin, la question a été vite résolue. Par contre, choisir les « bonnes » personnes pour affronter cette situation dramatique n’a rien d’évident même si on adore nos amis. On a donc fait le choix qui nous paraît aujourd’hui le meilleur mais il faut savoir qu’on doit nommer un tuteur, pas un couple. Il est par contre recommandé de choisir des « back-ups » au cas où le premier ne puisse pas ou ne souhaite pas assumer cette lourde responsabilité.

Si cela règle la question de la garde des enfants, il y a encore celle de l’héritage. Si nous décédons tous les deux, les enfants hériteront mais il est fortement recommandé de désigner un « liquidateur testamentaire » différent dont l’objectif sera de gérer au mieux l’héritage dans l’intérêt des enfants. Nous avons découvert que ce liquidateur n’avait pas le droit de vendre la maison excepté s’il obtient l’autorisation d’un juge. Il remboursera par contre toutes les dépenses que le tuteur encourra pour nos enfants (ex: frais scolaire, habillement, activités sportives, etc.). Si le tuteur doit se reloger dans plus grand, c’est aussi une dépense admissible. Au poste de liquidateur, nous avons choisi une amie proche, qui ne connaît pas forcément les tuteurs, mais qui veillera aux meilleurs intérêts des enfants.

S’est posée la question de la rémunération de tout ce monde-là… C’est un choix personnel avec 2 écoles de pensée: « les tuteurs/liquidateurs sont des personnes proches qui font ça par pur altruisme donc ils ne devraient pas être rémunérés » versus « c’est un rôle énorme qu’on leur demande, qui peut leur encourir pour très longtemps (en espérant que non, hein) alors ça mérite bien une rémunération »… Si c’est votre choix, il faut encore se mettre d’accord sur la somme et définir les modalités. Personnellement, on n’a pas souhaité qu’il y ait un montant X forfaitaire qui soit donné dès la « prise de fonction » mais plutôt une petite rémunération annuelle car on peut mourir demain comme la veille des 18 ans des enfants…

Les testaments, c’est une chose mais qu’est-ce qui se passe si l’un de nous devient inapte? C’est-à-dire qu’il tombe dans le coma ou dans un état végétatif en gros et donc que sans être décédé, il n’est plus capable de rien, ni de décider quoi que ce soit pour lui-même… C’est là qu’un mandat d’inaptitude ou de protection est important. Comme le testament, il n’est pas obligé d’être fait devant notaire si l’on respecte certaines règles mais dans ce cas, le jour où un événement dramatique se produit, il faut le faire homologuer, ce qui prend du temps et coûte de l’argent. Personnellement, on a mis longtemps à le faire mais on a fait toutes les formalités en même temps chez le notaire.

Ce mandat vous permet d’indiquer des choix médicaux (pas d’acharnement thérapeutique par exemple) mais aussi de confier les rennes de votre « portefeuille » à votre mandataire, histoire de pouvoir continuer à payer les factures courantes par exemple, ou même faire les déclarations d’impôts. Comme nous ne sommes « que » conjoints de fait, ce n’est pas automatiquement l’autre qui aurait ce rôle puisque la décision reviendrait à un tribunal et on entend assez d’horreurs là-dessus pour s’en prémunir. Surtout que dans ce cas, un conseil de tutelle est aussi nommé pour surveiller toutes les décisions que prend la personne. Charmant!

Il y a toujours le risque que nous soyons inaptes en même temps ou que l’autre soit décédé avant, il est donc important de nommer plusieurs mandataires pour différents cas de figure.

Mais une fois les testaments et mandats d’inaptitude dument signés devant notaire et enregistrés ici, que se passe-t-il s’il nous arrive quelque chose en France? Et si nous héritons un jour de biens en France?

J’aurais du préciser que pour tous les aspects précédents, il est très fortement déconseillé de nommer quelqu’un qui réside à l’étranger. Le droit international pourrait venir compliquer vos souhaits notamment.

Mais si vous rendez visite à vos familles en France quand malheureusement vous décédez? Hmm, cela se complique car le droit n’est pas le même et qu’en admettant que vos familles demandent votre testament canadien, des clauses pourraient être invalidées. Exemple: on ne peut pas déshériter ses enfants donc oubliez le conjoint qui hérite de tout, c’est maintenant le conjoint et les héritiers.

Si vous êtes inaptes, est-ce que vous souhaitez attendre que votre mandataire au Canada prenne l’avion pour vous rejoindre et prendre des décisions ou souhaitez-vous que votre famille sur place ait le droit de décider? Je n’ai pas de bonnes réponses à toutes ses questions. Une solution serait de faire un testament en France qui en gros vienne dire que c’est le testament canadien qui prévaut mais c’est un coût additionnel. Par contre, si jamais vous avez des biens en France, il est important de vous pencher sur la question. Si besoin, j’ai le contact d’une notaire française qui est basée à Montréal (mais qui officie vraiment comme notaire en France).

Bonne chance!

Plein de nouvelles séries à découvrir

Plus le temps passe plus j’ai l’impression de regarder de nouvelles séries et pourtant j’ai aussi l’impression de n’avoir rien à regarder! Pourquoi? Parce que la majorité de ces nouveaux shows ne comprennent que peu d’épisodes. Oubliez le temps des saisons à 24 épisodes, maintenant quand on en a 13, c’est le jackpot!

Dix pour cent (Call my agent au Canada)
On commence par une série française puisque c’est suffisamment rare pour le signaler. C’est à vrai dire une collègue (qui n’est pas française) qui m’en a parlé! « Quatre agents de comédiens, aux personnalités hautes en couleur et aux vies personnelles compliquées, se battent au quotidien pour trouver les meilleurs rôles pour leurs prestigieux clients. Quand Camille, la fille illégitime de l’un d’entre eux, débarque à Paris pour chercher un boulot, cette dernière est alors plongée dans le quotidien mouvementé de l’agence et nous fait découvrir à travers son regard naïf les dessous de la célébrité…»
Qu’est-ce qui fait le succès de cette série? Les acteurs! Ceux de la série bien sûr (Camille Cottin, Thibault de Montalembert et Grégory Montel entre autres) mais aussi ceux qui viennent jouer leur propre rôle! C’est un gros plus de la série, découvrir à chaque épisode quelles seront les stars invitées et quels traits leur prêtera-t-on. Ont joué le jeu Fabrice Luchini, Juliette Binoche, Cécile de France, Nathalie Baye et Laura Smet, etc.

The Marvelous Mrs. Maisel (La fabuleuse Mme Maisel)

Je n’en avais pas entendu parler jusqu’à ce qu’une copine en parle alors que c’est une série (d’Amazon) dont les 8 épisodes méritent d’être vus!

« Dans le New York de 1958, Miriam “Midge” Maisel a tout ce dont elle peut rêver : un mari parfait, 2 enfants et un appartement élégant dans l’Upper West Side. Mais sa petite vie parfaite prend un virage inattendu lorsqu’elle se découvre un talent pour le stand-up après que son mari l’ait quittée. »

Outre le fait que les acteurs sont parfaits (Rachel Brosnahan, Michael Zegen, Alex Borstein, etc.), qu’on découvre le New-York de la fin des années 50, que ce soit écrit par Amy Sherman-Palladino (Gilmore girls forever), on vibre avec cette héroïne exubérante, pleine d’énergie à la répartie toujours bien trouvé. C’est original, drôle mais pourquoi ça ne fait que 8 épisodes? 🙁

Mindhunter

« Comment anticiper la folie quand on ignore comment fonctionnent les fous? Deux agents du FBI imaginent une enquête aux méthodes révolutionnaires et se lancent dans une véritable odyssée pour obtenir des réponses. »

Ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas ici d’une série policière, on suit plutôt la démarche de ces 2 agents qui seront les premiers à définir le profil psychologique de tueurs en série, après des recherches méticuleuses et des séries d’entretien avec plusieurs criminels. Basée sur une histoire vraie, on plonge au cœur de ce qui sera une révolution psychologique. J’ai adoré le duo formé par les 2 flics, par contre le rythme est assez lent, il ne faut pas vous attendre à de l’action vraiment.

Produite par David Fincher pour Netflix, on retrouve Jonathan Groff, Holt McCallany et Anna Torv (Fringe) au générique notamment.

Atypical
« Sam, 18 ans, est sur le spectre de l’autisme mais il décide, encouragé pas sa thérapeute, qu’il est temps d’avoir une petite amie. Ce nouveau besoin d’indépendance va entraîner une série de bouleversements sur l’ensemble de sa famille. »
Avec des épisodes de 30 minutes, la série de Netflix se dévore très rapidement. On découvre les challenges de Sam (Keir Gilchrist) mais aussi toutes les répercussions sur sa famille, notamment sa mère qui a toujours tenté de le protéger à tout prix mais aussi sur sa sœur (Brigette Lundy-Paine) qui est passée en second pendant longtemps…

The Good Doctor
« Atteint du syndrome d’Asperger ainsi que de celui du savant, le chirurgien Shaun Murphy, fraîchement diplômé, rejoint un prestigieux hôpital de San José. Livré à lui-même, il éprouve des difficultés à s’intégrer à l’équipe. Mais en mettant son incroyable don au service de ses patients, ce jeune prodige suscite vite de l’admiration chez certains de ses pairs. D’autres, en revanche, n’attendent qu’une erreur de sa part pour le mettre hors course.»

La force de la série réside dans son acteur principal, Freddie Highmore (Bates Motel), qui joue à la perfection ce jeune médecin autiste. Les 2 premiers épisodes ne m’ont pas plus emballé que ça, tout y était trop cliché, mais les suivants m’ont bien plus accroché. Les personnages secondaires notamment sont un peu moins caricaturaux, un peu plus attachants et les intrigues intéressantes. Seule série « mainstream » de ce post puisqu’elle est en cours de diffusion sur ABC/CTV et qu’elle comptera 18 épisodes.

Unbreakable Kimmy Schmidt
J’avais regardé les premiers épisodes l’an passé, et bien que j’ai aimé, je n’ai pas continué la série. C’est au cours des vacances de Noël où je n’avais vraiment plus rien à voir que je me suis dit qu’il serait temps que je regarde les autres épisodes. L’histoire? Kimmy a été retenu dans un bunker avec 3 autres jeunes filles pendant plus de 15 ans, enlevée par un gourou qui leur a fait croire à l’apocalypse. Le jour où elle retrouve la liberté, elle décide de s’installer à New-York et de repartir à zéro.
Il s’agit ici d’une comédie avec des personnages loufoques mais attachants. Le kidnapping et les années de séquestration sont abordés mais jamais dramatiquement. À la manière de Kimmy (Ellie Kemper), naïve et pleine d’optimiste, on regarde la vie avec bonne humeur et on s’amuse de toutes les découvertes qu’elle fait, accompagné par son coloc, Titus Andromedon (Tituss Burgess) et de sa nouvelle boss (Jane Krakowski). Il y a déjà 3 saisons et c’est diffusé sur Netflix. Bonus : la chanson du générique qui reste en tête pour la journée!

Tapéo, le très bon resto à tapas de Villeray

Quand est venu le temps de se faire un bon resto sans enfant pendant les vacances de Noël, nous avions une longue liste de restos que nous avions envie de tester dont Bouillon Bilk sur St-Laurent, mais comme il était plein ce jour-là, nous avons opté pour un autre genre: Tapeo dans Villeray.

J’ai toujours dans l’idée que les restos à tapas sont chers si on veut manger à sa faim mais si on compare avec de « bonnes » tables à Montréal dont les prix grimpent vite, cela s’équivaut facilement.

Chez Tapeo, ce sont des tapas délicieuses et fines qui sont proposées, de quoi nous rappeler une soirée à Barcelone où nous avions divinement bien mangé. Comme nous étions 4, nous avons pris 10 tapas différentes que nous avons partagées et c’était parfait! Mon coup de cœur va au tartare de bœuf qui était juste trop, trop bon alors que d’habitude, je n’aime pas franchement ça. Nous avons aussi testé le tartare de saumon, les crevettes à l’ail, thon albacore, salade russe (très bonne), le jambon, les croquettes de morue, les pétoncles au lardon et la bavette de veau qui était le coup de cœur de Chéri!
Ce n’est pas que nous avions encore faim, mais nous n’avons pu résister à l’appel des desserts alors nous avons pris un peu de tout : churros au chocolat, crème catalane, gâteau basque et choco-nougat. Honnêtement, on avait déjà si bien mangé qu’on a laissé la moitié des churros (sacrilège) mais les desserts étaient à la hauteur du reste du repas.

Par contre, si vous ajoutez 4 apéros et une bouteille de vin, l’addition grimpe vite, comme partout! Mais on a passé une très bonne soirée et on y retournera avec plaisir.

À noter qu’en été ils ont un service de valet. Par contre, si vous y allez en hiver, une soirée de déneigement comme nous, avec la moitié des rues interdites de stationnement, trouver une place peut devenir très très galère! Un conseil : prenez le métro si vous le pouvez!

Les photos proviennent de leur site internet, avec la luminosité réduite, ne comptez pas sur moi pour vous montrer quelque chose d’appétissant.

Restaurant Tapeo, 511 rue Villeray, Montréal

3 jeux d’évasion à Montréal

Vous avez remarqué comme les jeux d’évasion (Escape game en anglais) se sont multipliés à Montréal (et même en banlieue) depuis quelques temps? C’est top parce que j’adore ça mais ça complique la tâche lorsqu’il faut choisir où aller!

Au cours des derniers mois, j’ai testé 3 scénarios en plus de Death Note fait chez Trapped l’an passé.

L’ancienne pyramide chez Trapped encore qui était très intense, avec une belle mise en scène mais le sable pour nous mettre dans l’ambiance des pyramides d’Égypte n’était pas sans nous causer quelques désagréments (éternuements, irritations notamment). Le problème de Trapped, c’est que ça va très vite et que c’est souvent « juste » quelques membres de l’équipe qui sont utiles alors personnellement, plusieurs mois plus tard, y a encore certains codes que les copines ont trouvé dont je n’ai jamais compris la logique!

Suite à cela, on a testé avec 3 copines le scénario L’illusioniste à Find the Key, rue Amherst. À date, c’est mon préféré. Tout y paraît un peu plus cheap mais j’ai trouvé qu’il y avait vraiment plusieurs « choses » qu’on pouvait faire en même temps pour aider l’équipe alors je me suis sentie utile!

Enfin dernièrement j’ai testé avec Chéri et un couple d’amis le scénario Appartement de l’agent disparu chez Escape Masters dans Griffintown. C’est probablement celui qui m’a le moins emballé. La pièce était froide dans tous les sens du termes! En fait, on nous a prévenu en arrivant qu’il y avait un problème de chauffage et qu’il faisait froid dans la pièce, ce qui est ballot quand il fait déjà -20 dehors! Alors comme en plus il faut enlever ses chaussures en arrivant, j’ai passé toute l’heure mon manteau sur le dos à me geler! Mais outre cet aspect, la déco était très épurée et comme la pièce était bien éclairée, ça ne faisait pas très mystérieux. Disons qu’il n’y avait pas l’ambiance qui allait avec comme dans les autres jeux que j’ai pu tester. Par contre, bien qu’il y avait beaucoup de cadenas à code à ouvrir, il y avait aussi plus d’éléments technologiques, ce qui apporte un peu de changement.

1 mois, 1 photo, 1 année (8)

Quand je repense à l’année qui s’est écoulée, je n’ai pas l’impression d’avoir vécu de grand chambardement et pourtant avoir vendu la maison et décider de revenir vivre à Montréal en est certainement un!

Janvier, on commence l’année en profitant des joies de l’hiver: luge notamment, avec une petite miss qui aime toujours que quelqu’un la traine pour remonter la pente!

Février, on continue à profiter de l’hiver: Zoé progresse en patin et je m’en achète au passage (après 8 hivers ici, il était temps!).

Mars sera le mois de l’initiation au ski pour Zoé et moi et d’un week-end au chalet entre amis. Que de bons moments!

Avril, j’investis dans des skis et découvre donc ce qu’est le ski de printemps! Je crois que c’est aussi ce mois-là qu’on commence sérieusement à penser à déménager à Montréal.

Mai, on construit notre potager qui nous donnera des tomates incroyables tout l’été. Zoé commence aussi le vélo sans petites roues mais ça prendra assez longtemps pour qu’elle soit vraiment à l’aise.

Juin, on profite de la visite de mes parents pour faire plusieurs sorties: Foresta Lumina, Aura, Zoo de Granby et on commence les visites de duplex à Montréal. On visitera d’ailleurs le jour de l’anniversaire de mon père notre future maison.

Juillet, mois placé sous le signe des vacances, de la famille, des voyages (Provence, Espagne). C’était les vacances parfaites et Barcelone restera un superbe souvenir.

Août, on se prépare pour la mise en vente de la maison et c’est déjà le retour à l’école pour Zoé qui rentre en première année à l’école de quartier.

Septembre, mes cousins sont là pour notre plus grand plaisir et on profite des derniers jours de baignade puisque bientôt nous n’aurons plus de piscine.

Octobre, voilà c’est fait, la maison est vendue et il faut vite déménager. Après quelques péripéties, on déménage à 5 minutes de chez nous en attendant la fin de la prochaine année scolaire pour intégrer notre « vraie » future maison!

Novembre, on surveille les travaux de la future maison en attendant de pouvoir y emménager!

Décembre, on attend les vacances avec impatience, on n’avait juste pas prévu qu’il ferait -20 tout le long! On profite de la présence de la famille de Chéri pour passer du temps à deux et les filles sont à fond dans la magie de Noël entre le calendrier de l’Avent et le lutin!

Etape 4: acheter sa première maison à Montréal

La dernière fois qu’on s’est parlé d’immobilier, c’était pour parler du déménagement suite à la vente de notre maison et des difficultés engendrés pour… le chat!

Suite à l’inspection négative et au retrait de notre offre, on a repris les recherches et continué les visites. Si moi, j’avais tiré un trait sur cette fameuse maison dans Hochelaga, mon chum et notre agent continuaient de discuter avec l’autre partie pour voir quels travaux ils allaient entreprendre. De fil en aiguille, le vendeur s’est engagé à faire tous les correctifs, à faire venir un ingénieur, faire réaliser tous les tests nécessaires et on a repris confiance.

On a tout naturellement décidé de refaire une offre d’achat sur le fameux duplex (converti en cottage) sur lequel on avait donc fait puis retiré une offre quelques semaines auparavant!
Bien sûr on a mis des conditions renforcées, notamment que les travaux dans le vide-sanitaire devaient être validés par un ingénieur ou encore qu’il y aurait des pénalités si tout n’était pas fini à une certaine date mais tout a été accepté.

Par contre, comme l’année scolaire était déjà bien avancée et que Zoé a suffisamment de difficultés comme ça à l’école, on a choisi de ne pas déménager avant la fin de l’année scolaire même si on signe chez le notaire fin décembre.

On sera donc propriétaire pour la première fois à Montréal mais on ne pourra en profiter que plusieurs mois plus tard. L’attente va être longue!

The Leftovers, LA série à voir

The Leftovers est une série en 3 saisons diffusée sur HBO qui s’est achevée en juin 2017. J’en ai toujours eu de bons échos mais le sujet difficile, la lourdeur du propos m’avait rebutée. C’est finalement quand le dernier épisode a été diffusé et que les critiques ont été unanimes célébrant à la fois la constance de la série et sa fin parfaite que je me suis dit que je ne pouvais pas râter ça!

« Du jour au lendemain, un 14 octobre en apparence ordinaire, 2% de la population disparaît mystérieusement de la surface de la terre. (…) Trois ans plus tard, la vie a repris son cours dans la bourgarde de Mapleton, une petit ville près de New York, mais rien n’est plus comme avant. Personne n’a oublié ce qui s’est passé, ni ceux qui ont disparu. A l’approche des cérémonies de commémoration, le chef de la police locale, Kevin Garvey, est en état d’alerte maximale : des affrontements dangereux se préparent entre la population et un groupuscule comparable à une secte… » (Allociné)

Si le résumé met en avant Kevin Garvey (Justin Theroux), la série repose en réalité sur plusieurs protagonistes forts tous servis par des acteurs incroyables. Nora Durst est une mère qui a vu disparaître son mari et ses 2 enfants sous ses yeux et qui doit composer avec ça chaque jour. Matt Jamison est un pasteur dont la femme est plongée dans un état végétatif suite à un accident. Ces personnages et bien d’autres encore font la force de la série, surtout parce qu’ils sont incarnés par des acteurs fantastiques (je me répète)! Carrie Coon qui interprète Nora est tellement intense, tellement juste, à la fois forte, fragile, on vibre avec elle, on pleure avec elle, on se relève avec elle, bref, elle est parfaite! Mais c’est le cas des autres aussi. Je n’ai jamais aimé Justin Theroux mais alors depuis que je l’ai vu dans la peau de ce shérif, je suis totalement conquise! Il y est puissant et son jeu est vraiment impeccable!

The Letfovers n’est pas une série policière (même si son protagoniste est shérif), The Letfovers n’est pas une série de science fiction (même si 2% de la population a mystérieusement disparu), The Letfovers est une série qui mêle mystique, religion, questionnement philosophique sur la vie, l’amour, la place de la famille aussi.

La musique joue une part importante et la trame sonore merveilleuse complémente parfaitement la beauté des images lêchées!

Maintenant laissez-moi vous parler de la fin (sans vous révéler quoi que ce soit)… Le co-créateur de la série est Damon Lindelof qui a auparavant officié sur… LOST! Alors forcément pour ceux qui ont vu cette série en entier il y a de quoi s’attendre au pire quand il s’agit de conclure une histoire… Mais pas ici. Ici la fin est parfaite, nous offrant une conclusion digne de ce nom et célébrant une dernière fois ces 2 personnages principaux: Kevin et Nora, autour d’un face à face émotionnel et puissant.

À voir!

Première année, CP, pas toujours facile pour nos enfants

J’ai globalement de bons souvenirs de mes années d’école primaire. Maîtresses sympas, bonne entente parmi les enfants (les mêmes d’une année sur l’autre) et aucune difficulté d’apprentissage. Je vous peindrais un tableau bien différent si on parlait des années collège-lycée par contre!

Alors quand ma fille aînée a commencé l’école, je ne me suis pas dit une seule seconde qu’elle pourrait rencontrer des difficultés et surtout pas aussitôt dans sa scolarité… L’an passé, il y a eu la maternelle à l’annexe. Globalement tout se passait bien au niveau académique, c’est plus le service de garde et les journées pédagogiques qu’elle n’aimait pas, entraînant du même coup une baisse d’enthousiasme pour l’école.

Mais cette année, elle a intégré l’école de quartier pour sa première année (l’équivalent du CP pour les français). Il a fallu s’adapter à ce nouvel environnement, se refaire des amis, s’habituer à ce nouveau service de garde et à cette nouvelle maîtresse qui a une grosse voix mais qui est très gentille.

Pourtant deux mois plus tard, il nous faut constater que c’est difficile pour notre fille, pas l’adaptation à cette nouvelle école mais bien les apprentissages scolaires. Les devoirs ne prennent pas 10 minutes mais 1h-1h30, les résultats aux contrôles hebdomadaires sont souvent à la limite de la moyenne avec certains exercices totalement faux donc incompris. On essaie de bien l’encadrer pour qu’elle n’accumule pas du retard mais quand il y a 7 mots étiquettes à apprendre par semaine autant de mots pour les dictées et que chacun demande un travail quotidien, la lassitude arrive vite! On est pogné entre la faire apprendre/réviser dès que possible et ne pas la décourager pour ne surtout pas la dégoûter de l’école si tôt dans sa scolarité.

Les devoirs sont une source de stress pour tout le monde et on a beau essayer de les faire par le jeu (Bingo ou Memory pour les mots étiquettes par exemple), ça reste que tout accomplir en 1 semaine quand on n’a pas de facilité est difficile pour un enfant de tout juste 6 ans. Surtout quand d’autres dans sa classe ont déjà 7 ans. Et en tant que parent, on en vient à angoisser en se disant « Je ne lui ai pas fait travailler les mots étiquettes ou presque cette semaine, c’est sûr qu’elle va échouer à son contrôle », histoire de se rajouter une couche de culpabilité!

C’est une situation pas facile mais d’un autre côté, ce n’est que le début de l’année et c’est une des plus jeunes de sa classe. Alors on va continuer à l’épauler et à essayer de lui donner confiance en elle tout en cherchant des méthodes qui lui correspondent mieux pour ces apprentissages.

Du chat ou des enfants, qui souffre du déménagement?

Un déménagement est stressant pour tout le monde mais alors quand en plus vous ajoutez les enfants, le niveau d’angoisse monte d’un cran. Dans notre cas, nous avions au moins l’avantage, pour cette fois, de rester plus ou moins dans le même coin et donc de ne pas imposer aux filles de changer d’école ou de garderie, surtout en cours d’année.

Pour autant, je me demandais comment elles allaient vivre ce changement: quitter la maison qu’elles ont toujours connu, notre beau jardin et la piscine… L’avantage de faire ça en octobre, c’est qu’elles ont 8 mois avant de réaliser qu’elles n’ont plus nul part où se baigner en été! 😉
La maison qu’on loue en ce moment est aussi plus petite, même si elles conservent chacune une chambre, et surtout on leur a dit plusieurs fois qu’on était là temporairement alors pas de super déco dans leurs nouvelles chambres comme on en avait discuté quand on avait fait une offre d’achat à Montréal

Cela étant, la journée du déménagement elle-même s’est super bien passée avec 2 petites filles très patientes et surtout Zoé qui nous a vraiment aidés en portant plusieurs cartons! À la fin de la journée, on est resté toutes les 3 plus de 2h dans l’ancienne maison quasiment vide pendant que je la nettoyais. Il était plus de 20h quand on est parti, il n’y avait même pas une chaise pour elles et encore moins à manger et elles n’ont quasiment pas bronché! Je leur en suis encore très reconnaissante!

Dans la foulée, elles se sont super bien adaptées à leur nouvel environnement. Pas une seule critique, pas une seule mention de leur ancienne maison, elles ont intégré leurs chambres comme si on n’avait rien changé et y dorment paisiblement toutes les nuits.

De l’autre côté, on a notre chat, chat d’extérieur indépendant au possible qu’il a bien fallu mettre dans un carton lui aussi. Enfin techniquement dans sa cage mais ça aurait été plus facile dans un carton! Pour la petite histoire, après les 2h de ménage, on s’apprêtait toutes les 3 à partir sous les yeux des acheteurs quand on a aperçu Elliott traverser la rue. J’ai donc sauté sur l’occasion pour l’embarquer (sinon je serais revenue le chercher le lendemain) et c’est là que les ennuis ont commencé! J’ai mis 10 vraies minutes à le faire rentrer dans sa cage, sous ses miaulements rageurs et ses coups de griffes! À la fin, je transpirais de m’être battue avec lui mais au moins j’avais gagné!

Ça aurait du me mettre la puce à l’oreille car depuis, il est toujours aussi mécontent! La première nuit, je l’ai gardé dans notre chambre pour qu’il ne soit pas trop stressé par tous les cartons et on ne l’a pas trop entendu. Le lendemain, il a eu le droit de se balader un peu dans la maison mais il restait pas mal terré dans un coin. En fin de journée, on lui a mis un harnais pour aller faire un tour dehors sous surveillance mais il ne voulait même pas sortir.

Le problème c’est que la 2ième nuit, il s’est mis à miauler très fort de manière ostensiblement fâchée! J’ai fini par le mettre dehors même si ce n’était pas flagrant que c’est ce qu’il voulait, tant pis pour la surveillance!
Quand il n’était pas là au petit matin, on s’est un peu inquiété, quand il n’était toujours pas là en fin de journée malgré nos tours du quartier à l’appeler, on était VRAIMENT inquiet!

Finalement, il est revenu dans la soirée heureusement! Par contre, depuis, il continue d’exprimer son mécontentement tous les jours! Il a une façon de miauler très particulière qui n’est pas du tout sa façon normale plutôt douce. Non, là c’est vraiment fort et rauque, genre « vous allez me le payer ». Mais le pire c’est qu’on ne sait pas ce qu’il veut! On lui ouvre, il ne veut pas sortir, on le garde à l’intérieur, ça repart de plus belle alors on espère que ça va se placer parce que là on vit avec un petit dragon!

Et dire qu’il faudra recommencer tout ça dans quelques mois à Montréal!

Etape 3: l’importance de l’inspection pré-achat

Peu de temps avant la mise en vente de notre maison, nous avions fait une offre d’achat sur un duplex qui rencontrait une bonne partie de nos critères. Comme nous ne voulions pas prendre de risque financier, nous avions mis notre achat conditionnel à la vente de notre maison. À ce moment-là on était plus inquiet de mettre longtemps à la vendre et donc de perdre le duplex qu’on souhaitait qu’autre chose.

Puis, comme je vous le disais il y a peu, on a finalement vendu en 7 jours la maison mais surtout on devait finaliser la vente en moins de 3 semaines, déménagement inclu… Qu’à cela ne tienne, les délais étaient un peu limites pour emménager dans le duplex mais en campant 2-3 semaines, c’était faisable. Seule étape à finaliser: l’inspection pré-achat.

Notre courtier nous avait recommandé quelqu’un en précisant qu’il était le meilleur pour les bâtiments anciens de ce genre. On a donc fait appel à lui mais comme le duplex était en train d’être rénové de A à Z pour être converti en cottage, on n’avait pas vraiment d’inquiétude sur cette étape.

Et c’est là que faire appel à un professionnel, à un inspecteur compétent et reconnu, peut faire toute une différence. Parce que si les travaux des étages habitables étaient très bien faits, il se trouve que personne n’avait pris la peine de faire des vérifications dans le vide-sanitaire! L’inspecteur a donc fait un constat douloureux: solives en train de pourrir, moisissure, aération à la mauvaise hauteur, les extensions (qui ne sont pas récentes) n’ont pas été assez creusées, etc.

Autant vous dire que c’était une très mauvaise surprise pour nous mais aussi pour le vendeur qui apparemment ne s’y attendait pas du tout! On a réfléchi une coupe de jours et là encore, sur les conseils de notre agent, on a préféré retirer notre offre d’achat que de s’engager pour de longs mois d’incertitude. Vu l’ampleur des travaux qu’il y a à faire, sans compter qu’un ingénieur voire d’autres experts devraient intervenir, on n’avait pas confiance que TOUS les travaux nécessaires seraient effectués, pas juste le minimum pour que ce soit vendable.

On a donc pris la décision difficile de retarder notre projet de revenir à Montréal pour louer quelque chose proche de chez nous (parce qu’avec tout ça il fallait quand même qu’on quitte notre maison avant le 9 octobre) vu que ça ne donnait rien de changer les filles d’école et de garderie en cours d’année tant qu’on ne savait pas dans quel quartier on allait poser nos valises pour de bon.

Alors voilà, on devrait être de retour sur l’île depuis quelques jours mais finalement on défait les boîtes du premier déménagement de notre série et on en a encore pour plusieurs mois de longs trajets maison-boulot. C’est une déception et pas mal de logistique mais l’inspection nous a permis d’éviter beaucoup plus de problèmes à long terme!