Netflix ou la malédiction du choix

Pendant longtemps, tel le petit village de gaulois, nous avons repoussé l’envahisseur et nous avons refusé de nous abonner à Netflix. Enfin, c’est surtout mon chum qui refusait parce que moi j’étais plutôt celle qui lui suggérait (le harcelait) pour nous abonner!

Comme nous n’avons pas le câble, la télé se résumait à Télé Québec, ce qui est parfait pour les enfants avec les dessins animés du matin mais qui limite les options pour le reste du temps. Puis, à force de suivre de plus en plus de séries qui étaient produites par Netflix (The Crown, Unbreakable Kimmy Schmidt, House of cards, Stranger things, 13 Reasons Why), sans compter les téléfilms de Noël pendant les Fêtes, on a décidé d’essayer.

Au grand bonheur des enfants qui ont tout de suite réussi à naviguer dans l’application et qui se sont découvert une passion pour Fuller House (la suite de la série de mon enfance : La Fête à la maison). De notre côté, on s’est trouvé face à un nouveau problème : l’ampleur du choix! C’est ainsi qu’un soir où on cherchait une série à regarder on a fait défiler les catégories proposées (Tendance, Action, Drama, Comédie, etc.) sans réussir à se mettre d’accord. Tsé quand l’un est d’humeur pour quelque chose de sérieux alors que l’autre a plus envie de légèreté… Alors on s’est dit, tant pis, on a qu’à regarder un film à la place! Et bien sérieusement, on a passé un autre 30 minutes à faire défiler toutes les sections! Je crois que ce soir-là on a fini par prendre chacun un livre, faute de s’être mis d’accord!

Alors depuis on a une nouvelle stratégie qui consiste à demander à nos amis ce qu’ils ont vu et aimé sur Netflix pour faciliter notre choix! C’est ainsi qu’on a regardé Sherlock, The Sinner et Bodyguard côté séries; Bird Box côté films.

De mon côté, je re(rererere)garde les épisodes de Friends avec toujours autant de plaisir et j’ai aussi découvert Jane the virgin un peu par hasard et Oh My God, je suis totalement accro! L’avantage c’est qu’il y a 4 saisons de disponible (la 5e et dernière sort bientôt je crois) mais cette série inspirée de telenovela est complétement addictive, tout en étant super légère et loufoque. Autant dire qu’avec environ 88 épisodes à regarder, je suis occupée pour les prochaines semaines!

Si vous avez des films ou séries à nous recommander pour éviter qu’on passe nos soirées à juste faire défiler les catégories, n’hésitez pas.

J’ai pas envie

Je ne sais pas chez vous mais alors dans ma maison de fou, à chaque fois qu’on demande quelque chose aux enfants, on s’entend répondre « J’ai pas envie ». Qu’on leur demande de se laver les dents, de débarrasser leurs assiettes ou de lire un livre, la réponse est toujours la même, à mon grand désespoir. C’est parce qu’en soi, si elles ne se lavent pas les dents, ce n’est pas moi qui vais subir la réparation de la carie chez le dentiste (pour une fois) mais pourtant, comme tout parent (qui se respecte), je prends à cœur qu’elles aient une bonne hygiène buccale, voire une hygiène tout court parce qu’elles ne veulent pas non plus prendre de douche!

Dans notre livre des ruses parentales, nous alternons donc avec plus ou moins de régularité le chantage (tu pourras regarder un épisode de la Pat Patrouille si tu es habillée avant que ce soit l’heure de partir), la menace (si tu ne ranges pas tes jouets, je vais les donner) ou encore les systèmes de motivation divers et variés.

Ainsi nous avons eu une phase « Diamants ». Je vous explique. À chaque bonne « action » (vider sa boîte à lunch, ramasser ses jouets, etc.), les filles recevaient un ou plusieurs diamants (faux ai-je besoin de préciser) qu’elles pouvaient ensuite monnayer contre une bebelle dans la « boîte des récompenses ». On y trouvait des petits livres, des crayons à tatoo, des suçons, etc.
Ça a duré un certain temps, avec plus ou moins de succès. C’est d’ailleurs le problème de ces systèmes de motivation, il faut s’y astreindre et que ce soit pratiqué par toute la famille en permanence sinon les changements ne s’ancrent pas dans la routine.

Le temps a passé, on a laissé tomber mais les frustrations, elles, sont bien là, d’autant que plus les enfants grandissent, plus ils devraient s’impliquer dans les tâches quotidiennes et se responsabiliser.

C’est ainsi qu’on attaque un nouveau système : la liste des tâches à faire chaque soir est affichée dans la maison et elles cochent en vert ce qu’elles ont fait SANS qu’on ait besoin de leur répéter dix fois (sacré défi). Si toutes les tâches sont cochées, elles ont le droit à un privilège le mercredi, si seulement 5 ou 6 sont cochées, elles ont le droit à un privilège à la fin de la semaine seulement. Si à peu près rien est coché, les parents font juste s’arracher les cheveux (encore)!

Sur le papier, c’est bien beau mais le plus dur (outre l’astreinte), c’est de définir le bon privilège, soit celui qui va suffisamment motiver les enfants sans coûter un bras aux parents (pas question d’acheter quelque chose sur une base régulière) ou impliquer un temps d’écran quotidien… Parce que c’est sûr que si on leur dit « si vous faites toutes vos tâches, vous aurez le droit à la tablette », elles vont le faire mais moi, ça ne me convient pas. Je cherche à éviter à tout prix la tablette (surtout la semaine) alors je ne veux pas rentrer dans cet échange. Il faut donc que nous trouvions quelque chose qui convienne à tout le monde mais nous n’avons pas encore mis le doigt dessus.

Si vous avez des idées, n’hésitez pas! Et pour info, la liste de ce qu’on leur demande de faire:
– Vider leur boîte à lunch
– Faire 15 minutes de devoir les soirs où il n’y a pas d’aide aux devoirs
– Prendre une douche (un soir sur deux)
– Mettre la table
– Débarrasser son assiette
– Ranger le salon (elles jouent que dans cette pièce)
– Lire un livre
– Se laver les dents

Une rentrée… rock n’roll

Cette année les vacances de Noël ont vraiment été synonymes de repos, voire même de journée pyjama à plusieurs reprises. Nous avons rapidement adopté un rythme tout en douceur, avec lever plus tardifs (passé 9h pour les parents, 8h pour les enfants), repas à des heures décalés et soirées qui se prolongent. Le 1er janvier, je connais même une cocotte qui s’est réveillée passé 12h30, une vraie grasse matinée d’ado, après s’être couchée vers 1h30 du matin.

Les enfants ont découvert Netflix, auquel nous nous sommes tardivement abonnés, et il a fallu parfois user de ruse (généralement cacher la télécommande) pour leur faire cesser leur visionnement compulsif de certaines émissions (Fuller House pour la plus grande).

Globalement chacun a occupé ses journées à son rythme, sauf les 2 chatons que nous avons présentement en famille d’accueil qui ont plutôt subi celui de notre cadette qui a passé son temps à les trimballer d’une place à l’autre et à les garder (plus ou moins) discrètement dans sa chambre.

Portée par ses vacances tranquilles, je n’avais pas mesuré (ou avais-je déjà oublié?) que la rentrée amènerait son lot de crises, et ce, dès les premiers jours de retour à l’école.

C’est ainsi qu’à peu près tous les soirs de cette semaine, nous avons dû gérer les hurlements de l’une ou l’autre de nos filles, mais plus fréquemment de la plus jeune. Le premier prétexte est en général celui du goûter car en arrivant vers 17h15 à la maison, elles ont faim et ont souvent une idée bien arrêtée sur ce qu’elles veulent et qui impliquent de la pâte à tartiner! Quand après moult négociations, on s’est entendu sur quelque chose de plus léger, il faut gérer les cris pour faire un jeu sur la tablette! Alors celle-là je ne l’avais pas vu venir car les filles ont rarement accès à la tablette et ne l’ont même pas demandé pendant les vacances. Mais tout à coup, de retour de l’école, voilà que la demande (ou l’ordre) de « jouer sur la tablette » surgit! Comme on ne souhaite pas qu’elles jouent à ça pendant la semaine, une nouvelle crise mondiale se déroule au beau milieu du salon… tous les soirs de cette semaine!

Je vous passe les autres négociations quand vient le temps de prendre une douche, de se coucher mais en gros, à peine l’école a repris que la guerre s’est déclarée chez nous! On va espérer qu’il faut simplement que la routine se remette en place pour que les choses rentrent dans l’ordre parce qu’à ce rythme-là on va tous avoir besoin de nouvelles vacances très rapidement!

Et chez vous, comment s’est passée la rentrée?

Une année pleine de changements qui s’achève

2018 aura assurément été une année mouvementée. En février, nous sommes allés à Savannah, en mars, j’ai changé de travail, en avril j’ai fait du curling pour la première fois, en juin les filles ont participé à leur tout premier spectacle de danse puis nous avons quitté la Rive-Sud pour revenir nous installer à Montréal. En juillet mes parents sont venus et ma maman a malheureusement déclenché un zona qui lui pourrit encore la vie aujourd’hui, je suis aussi montée tout en haut d »une éolienne, en août, nous avons visité le Portugal et sommes devenus Famille d’accueil pour la SPCA, en septembre, les filles ont intégré leur nouvelle école (et l’école tout court pour Mia), en novembre, je suis allée au New-Jersey pour le travail et au courant de l’automne, j’ai eu 3 greffes de gencives!

Cette année a été très riche en émotions, en découvertes aussi et 2019 s’annonce pas mal plus calme, ce qui n’est pas forcément pour me déplaire. On va essayer de focaliser sur les petites choses du quotidien qu’on peut changer pour rendre la vie plus douce. Ça passe aussi par s’accorder plus de sorties, en célibataire ou en couple, et d’escapades en famille. C’est aussi cette année que je commence mon traitement orthodontique, pour au moins 2 ans et demi!

Pour 2019, j’aimerais avant tout que ma mère retrouve sa santé et que personne d’autres ne tombent malades tant qu’à faire. Pour le reste, on s’arrangera entre nous. 😉

Avant/Après : créer une entrée avec verrière

Quand nous avons visité notre maison pour la première fois, nous aimions l’espace du rez-de-chaussée tout à aire ouverte mais nous savions d’entrée de jeu que cela poserait un problème logistique en hiver, puisqu’il n’y avait aucun espace de rangement pour les manteaux ou les chaussures. Nous aurions pu nous contenter de mettre des porte-manteaux aux murs mais cela n’aurait vraiment pas fait beau et les chaussures auraient continué à s’empiler n’importe où.

Nous voulions une solution pratique mais aussi esthétique, qui ne vienne pas casser tout l’aspect moderne et ouvert de la maison. Nous avons rapidement envisagé de créer une verrière qui nous permettrait d’isoler l’entrée, d’ajouter des rangements et de conserver l’esprit du duplex. Nous avions quelques idées mais c’est Stéphanie, du blog Deconome, qui a peaufiné la solution en nous proposant de faire un mur qui n’irait pas tout à fait jusqu’au plafond sur le côté et de créer une demi-verrière de l’autre avec des meubles en dessous. Nous gardions ainsi de l’espace de rangement tout en n’obstruant pas la lumière qui provient de la porte vitrée. En fait, ce côté-là de la maison est déjà le plus sombre puisqu’il reçoit le soleil seulement un petit peu le matin alors nous ne voulions pas assombrir encore plus cet espace.

Pour la construction, nous avons fait appel à un entrepreneur recommandé par des amis (Simon Lamarre) qui nous a dessiné les plans et qui a tout réalisé en quelques jours. Première étape, il fallait monter les murs de gypse, les peindre et ensuite, le plus difficile, était de faire la verrière. Comme dans notre cas, nous cherchions à faire au moins cher, nous avons demandé à Simon de faire une fausse verrière, c’est-à-dire d’utiliser du bois peint en noir pour les montants et du plexiglas à la place du verre. Pour continuer sur les économies, nous avons choisi d’acheter des meubles Ikea pour créer les espaces de rangement plutôt que de faire faire du sur-mesure.

Les travaux ont pris moins de 3 jours et le résultat est superbe. Comme la vitre n’est pas en verre, quand on la regarde bien, on remarque des reflets qui ne se verraient pas autrement mais honnêtement, au quotidien, on ne se rend compte de rien. Nous avons maintenant un banc, des porte-manteaux et des casiers à chaussures, de quoi garder une entrée en ordre et de limiter l’arrivée du froid dans la maison à chaque fois qu’on ouvrira la porte en hiver. Mission réussie!

Le Portugal en famille: Lagos en Algarve

En faisant des recherches pour nos vacances l’été passé, je tombais régulièrement sur des photos de plages et falaises magnifiques qui se trouvaient dans le Sud du Portugal, en Algarve. Alors on a ajouté cette étape à notre voyage car, vraiment, je ne voulais pas passer à côté. Nous en avons profité pour nous poser 5 jours, profitant de la mer mais aussi d’un complexe avec piscine, après avoir passé le reste des vacances à arpenter différentes villes.

En Algarve, les villes les plus connues sont Lagos et Faro. Nous avons opté pour Lagos et nous ne l’avons pas regretté. La ville n’est pas très grande mais prisée des touristes, par contre il y a de nombreuses plages, ce qui permet d’être tranquille pour se baigner, encore faut-il apprécier l’eau assez froide (dans les 20°). Les premiers jours à Lagos, il y avait pas mal de vent mais surtout il était vraiment froid! Alors après avoir connu 47° à Evora, ça nous a fait tout drôle et nous n’avons pas beaucoup profité de la plage entre le sable qui nous fouettait à cause du vent et la température. En revanche, nous avons profité de la piscine du complexe où nous logions puisque l’eau y était bonne et que les filles adorent pouvoir sauter dans l’eau.

Un des derniers jours, nous sommes parti explorer ces fameuses falaises à Ponta d’à Piedade, du haut tout d’abord. Comme de fait, ce jour-là, il faisait super chaud et on a sué pour atteindre les paysages de cartes postales. La vue est magnifique, l’eau transparente et si nous n’avions pas eu 2 poupettes avec nous, nous aurions sûrement descendu la falaise pour atteindre une des petites criques difficilement accessibles. Cela dit, mieux vaut ne pas avoir le vertige (ce qui n’est pas mon cas) car les escaliers sont escarpés et sans protection.

Nous avons opté pour une version plus réaliste et nous sommes retournés « en ville » pour prendre un des bateaux qui parcourt les différentes « cavernes ». C’est là que les choses sont moins fun car ça fait vraiment usine à touristes. Il y a plein de vendeurs de croisières et les bateaux, plus ou moins gros, se suivent tous les uns après les autres à travers le dédale de grottes. On peut aussi le faire en kayak, on a hésité mais avec les filles, on était pas sûrs que ce soit facile. On s’est demandé une fois sur notre bateau d’une dizaine de personnes si les kayaks faisaient le même trajet car si c’est le cas, la balade ne doit pas être agréable avec tous ces bateaux à moteur qui défilent…

Cela étant, les paysages sont magnifiques et le guide nomme les différentes grottes qui sont parfois inspirés des formes qu’on discerne (le Titanic, la maman éléphant, etc.). Honnêtement, ça aurait été dommage de ne pas faire le bateau mais l’idéal aurait été le kayak, beaucoup moins nuisant, en attendant que la ville réglemente un peu tout ça et limite le nombre de bateaux parce que là c’est vraiment excessif et ça gâche l’expérience.

Au final, on a beaucoup aimé nos quelques jours en Algarve, on aurait pu en profiter pour visiter un peu plus les alentours mais c’était aussi notre pause de voiture dans le séjour alors on a pris ça relaxe entre piscine, plage et balade dans la ville.

Une greffe de gencive, ça fait mal?

Si comme moi vous avez des problèmes de gencive trop rétractée ou encore une autre maladie gingivale, votre dentiste vous a peut-être parlé de greffe de gencive. Avec un peu de chance, vous n’êtes pas à un stade avancé et vous êtes tranquille encore quelques années avant de risquer un déchaussement des dents.

Dans mon cas, je souhaite avoir un traitement orthodontique car même si j’en ai eu un enfant, mes dents ont beaucoup bougé et c’est (à mon sens) nécessaire. J’ai consulté plusieurs orthodontistes et tous m’ont dit que je devrais, à un moment ou à un autre, passer par une greffe de gencive. Pour certains, ce n’était pas un prérequis alors que pour d’autres c’était à faire absolument avant car le risque de déchaussement pendant le traitement était trop important.

J’ai choisi d’écouter cet avis et de consulter un parodontiste pour faire un bilan complet. Pour le spécialiste aussi, la greffe était conseillée avant le traitement (on peut imaginer qu’il prêche pour sa paroisse cela dit) et comme j’ai la plupart des dents du bas à risque, ce sont mêmes de 3 greffes dont j’ai besoin pour un total de 10 dents. J’en ai déjà fait 2 et la dernière, côté gauche, est prévue pour fin novembre. Alors si comme moi il y a quelques semaines, vous vous demandez si c’est douloureux, voici tout ce que vous avez besoin de savoir.

Qui dit greffe dit greffon. 2 options sont possibles, soit le docteur vous prend de la peau du palais, soit vous recevez de la peau d’un « donneur », c’est-à-dire un cadavre ou un porc… Dans mon cas, pas de questionnement pour le parodontiste, il était préférable de prendre la peau de mon palais, qui apparemment s’y prête très bien (!).

La procédure en tant que telle ne dure pas très longtemps. Dans les 2 cas, on a recouvert ma gencive à hauteur de 3 dents et ça a pris une quarantaine de minutes. Le cabinet ressemble en tout point à un cabinet de dentiste et, allongé dans la chaise, on vous fait d’abord les anesthésies. C’est LE plus douloureux car la piqure est assez longue et comme il y a de l’adrénaline dedans, vous êtes bon pour avoir des palpitations dans les minutes qui suivent. Pour le reste, on ne sent rien, à part de la pression parfois, surtout si vous êtes stressés à mort comme moi et donc bien tendu en partant! À la fin de la procédure, on m’a donné des anti-douleurs, une prescription pour 1 semaine d’anti-inflammatoires et anti-douleurs (pas besoin d’antibiotique) et une compresse froide à appliquer en cas de douleur.

Dans les jours qui suivent, il ne faut pas croquer à l’endroit de la greffe (ce qui est bien pénible quand ce sont les dents de devant), manger mou et pas trop chaud et pour 2 semaines ne pas laver les dents qui ont été « traitées ». À la place, on utilise un rince-bouche anti-bactérien sur prescription. Il peut y avoir des saignements dans les premières heures, si c’est le cas, il faut simplement appliquer une compresse ou même un sachet de thé. Dans mon cas, je n’en ai pas eu besoin mais j’ai pris les anti-douleurs une bonne semaine, voire 10 jours. Dans tout ça, les points à la base des dents sont gênants car on sent toujours un intrus dans la bouche et le pansement au palais fait, lui, une drôle de sensation car il est très fin mais rugueux un peu (et il se dissout tout seul). Au niveau de la gencive, c’est surtout une pression qu’on ressent.

On ne peut pas dire que ça fasse très mal mais c’est une sensation désagréable pendant une bonne semaine. Encore là, à ma première greffe, on a pris la peau au fond du palais à gauche et la greffe était sur les 3 dents de devant alors que pour la 2ième greffe, on a pris le greffon à droite pour une greffe côté droit et je ressens bien moins de désagrément cette fois.

Au bout de 2-3 semaines, on a un petit rendez-vous de suivi pour ôter les points (10 minutes) et c’est un peu la délivrance! La peau du palais, quant à elle, se régénère toute seule en quelques semaines. Par contre, il est important de ne jamais tirer sur la lèvre pour regarder la greffe pendant les première semaines. C’est un peu déstabilisant parfois car on on aurait envie de voir à quoi ça ressemble, si tout est normal, mais en soi, même en regardant (lors de ma 1ère greffe, j’ai craqué à J+7) on ne voit rien de spécial en fait à part un amas de peau blanche sur la gencive. Il faut savoir que la peau va mettre plusieurs mois à retrouver sa couleur normale mais c’est normal justement. Il me reste d’ailleurs, 2 mois après ma 1ère greffe, une sensation bizarre à la base de la gencive mais là aussi, ça prend plusieurs mois avant de se « replacer », il faut donc être patient.

Voilà, j’espère que ça pourra aider/renseigner tout ceux qui s’inquiètent de cette procédure. Ah, je ne l’ai pas signalé mais il n’y a aucun arrêt de travail pour ça. J’ai pris mon après-midi de congé car ma greffe était à 14h mais le lendemain j’étais au travail. On évite juste de rire aux éclats et on apporte sa soupe mais sinon aucune contre indication.

Le Portugal en famille: Nazaré, Aveiro et Evora

Entre Lisbonne et Porto, nous avons choisi de faire quelques arrêts afin de découvrir d’autres régions. Nous avons tout d’abord commencé par Nazaré, station balnéaire qui se trouve à 120 km au Nord de Lisbonne. Petite ville côtière qui est surtout connue des surfeurs puisqu’elle abrite les plus hautes vagues du monde (le record serait de 35 mètres pour la plus haute vague jamais surfée), elle est formée de ruelles piétonnières où l’on trouve nombre de restaurants et boutiques de souvenirs. La plage y est gigantesque avec des petites tentes pour se changer par endroit mais les vagues, même en été, étant assez importantes, il n’y avait pas beaucoup de monde qui se baignait (ou alors c’est parce que l’eau était trop froide…).

Comme le ciel était voilé, nous avons choisi de prendre le funiculaire pour nous rendre sur les falaises, au-dessus de la ville, où nous avons tout d’abord visité le Sanctuaire Notre-Dame de Nazaré. Nous avons ensuite continué jusqu’au phare (le phare du Fort de São Miguel Arcanjo) d’où nous avons eu une superbe vue sur Nazaré. Par contre, la visite est payante (quelques euros) et le lieu surtout dédié au surf alors ça n’a pas présenté grand intérêt pour nous… Nous avons ensuite quitté Nazaré pour continuer notre voyage vers le Nord.

——————————————————————

Une autre journée, lorsque nous quittions Porto pour rejoindre l’Algarve cette fois, nous avons visité la ville d’Aveiro qui se trouve à 75 km de Porto. Réputé pour ses canaux, nous avions un peu trop d’attente je pense en arrivant sur place. C’est une autre ville aux façades colorées, aux ruelles piétonnières mais il ne faut pas retenir le côté « Venise locale » que certains guides essaient de vous vendre. Notre expérience a aussi été teintée car nous sommes arrivés en pleine canicule et découvrir une ville par 42°, c’est impossible! Nous avons passé une partie de l’après-midi dans un parc à l’ombre des arbres avant de nous lancer à la découverte de la ville. Il y a plusieurs rues piétonnes dans lesquelles on prend plaisir à se perdre avant de manger une bonne crème glacée et d’embarquer pour l’incontournable tour de bateau. C’est probablement une des activités qui nous aura coûté le plus cher (dans les 80 euros pour 4) et qui nous aura un peu laissé sur notre faim. Il faut dire que de la manière dont est fait le canal, on va à un bout, on fait demi-tour et ensuite pareil de l’autre côté. On découvre d’anciens entrepôts de sel au passage car il y a des marais salants tout prêts mais pas grand-chose à signaler autrement, surtout par une chaleur étouffante.

——————————————————————

Dernière ville étape de notre traversée du Portugal : Evora dans l’Alentejo. Evora est vraiment au centre du Portugal et un record de chaleur y a été battu pile pendant qu’on y était, accrochez-vous… 47°! Comme c’est une ancienne ville fortifiée, dans les terres, ne pensez pas y sentir un brin de vent. Heureusement, nous avions loué un studio climatisé (seul logement avec clim de notre voyage), alors nous avons choisi de rester au frais pendant l’après-midi car il était impossible de se balader dehors. Seul problème, à 20h il faisait encore près de 42°. Qu’à cela ne tienne, nous nous sommes aventurés dans les petites rues pavées à la recherche d’un restaurant. Comme rien n’est climatisé, nous avons opté pour une terrasse dans une petite rue, nous étions les seuls dans le coin mais nous avons mangé le repas le moins cher de tout notre séjour: 38 euros à 4 avec une bouteille de vin, un verre de Porto et deux verres de Ginjinha offerts! On est sorti de très bonne humeur et après quelques pas au hasard, nous avons découvert le Temple de Diane illuminé. C’était magique! Nous sommes revenus le lendemain matin, malgré la chaleur déjà présente, pour revoir le temple (qui est un ancien temple romain) et la cathédrale toute proche. La visite de la cathédrale est payante et pour une fois, nous avons décidé de ne pas la faire, accablés par la chaleur (il y a une partie à l’extérieur). Il y a d’autres choses à voir à Evora mais compte tenu de la météo (surtout avec les enfants), nous avons écourté notre séjour pour descendre dans l’Algarve où la plage nous attendait. Evora restera cependant un magnifique souvenir, à sa façon.

Être famille d’accueil pour la spca

Mon gros matou a 8 ans et bien que j’adore les chats, je n’avais pas envie d’en adopter un deuxième car tous les frais viennent en double (vétérinaire, croquettes, etc.) mais j’avais quand même envie de dorloter une autre boule de poils (je ne suis pas à une contradiction prêt). C’est ainsi que j’ai découvert le programme de famille d’accueil que plusieurs organismes proposent. Le principe est simple: une famille prend soin chez elle d’un animal trop petit ou trop malade pour rester au refuge, le temps qu’il soit prêt à être mis en adoption pour trouver une famille pour la vie. Cela est valable pour les chats mais aussi pour les chiens. Certains ont aussi besoin d’une « pause de cage », quand ils sont depuis longtemps au refuge et qu’ils ne supportent plus l’enfermement.

 

C’est ainsi que j’ai tapé à la porte de plusieurs organismes il y a 2-3 ans mais ayant déjà un chat adulte qui sort à l’extérieur, la plupart avait refusé. Deux raisons à cela: le chat qui sort risque de ramener des maladies que les pensionnaires, souvent fragiles, ne sont pas aptes à combattre et le but de les placer avec un chat adulte est d’aider à la socialisation des plus petits, or si le matou de la maison est dehors, c’est impossible.

 

Le temps a passé, on a déménagé et je me suis réessayée. Et cette fois, la SPCA a accepté! Faut dire que les déménagements aidant, mon gros matou passe de moins en moins de temps dehors.

Rendez-vous était donc pris il y a quelques semaines au département des familles d’accueil de la SPCA pour faire les papiers et voir quel chat je pourrais ramener à la maison. Comme on a aussi 2 enfants en bas âge, il nous « faut » des chats qui ne soient pas agressifs. Les gens de la SPCA sont habitués à identifier les bons matchs et au début, on m’a proposé un chat d’environ 2 ans, super gentil. Je lui ai fait une caresse et j’étais prête à le prendre même si dans ma tête, je m’étais plutôt imaginée un chaton mais qu’à cela ne tienne, le but était d’aider le refuge, pas juste de nous « gâter ». Cependant l’autre préposée du département a plutôt suggéré que nous prenions un petit chaton tellement craintif qu’il ne pouvait pas être mise en adoption, pour aider à sa socialisation vu qu’on avait déjà un chat adulte.

 

C’est ainsi que je suis repartie avec Stampede pour 1 mois. La petite crachait quand on s’approchait d’elle et se cachait constamment. On avait d’ailleurs fait l’erreur de l’enfermer dans notre salle de bain les premières heures sans calfeutrer l’arrière des toilettes alors elle se planquait derrière la tuyauterie à chaque fois qu’on rentrait. Le problème c’est qu’elle avait aussi un médicament à prendre une fois par jour! On a bien galéré les premiers jours pour l’attraper, la soigner et enfin l’apprivoiser. Elle miaulait beaucoup à la fenêtre, y compris la nuit, ce qui fait que nous avons peu dormi la première semaine. Comme notre rôle était de la socialiser, il était important de passer du temps avec elle, pour qu’elle nous fasse confiance et reprenne du poil de la bête. Il est bien sûr déconseillé de laisser accès à toute la maison les premiers jours sous peine de ne pas revoir le chaton pendant des jours, caché dans une recoin. On l’a donc gardé dans notre chambre mais ce qui veut dire qu’il fallait rester là avec elle le plus possible.

Être famille d’accueil c’est aussi faire des allers-retours régulièrement vers le refuge pour les traitements médicaux (ils ont plusieurs rappels de vaccins à cet âge-là) avec des horaires pas toujours pratiques quand on travaille à plein temps. Sans compter les médicaments à administrer, ce qui n’est pas toujours facile et certaines maladies à gérer. Stampede avait la diarrhée à cause des vers et comme elle mangeait peu et n’était pas bien, elle ne faisait pas sa toilette. On a du changer nos draps plusieurs fois en attendant qu’elle aille mieux (charmant).

Après quelques semaines, quand le vétérinaire a trouvé Stampede en bonne santé et qu’elle n’était plus craintive, on a eu le feu vert pour la mettre en adoption. En fait, quand ils sont en famille d’accueil, c’est normalement nous qui mettons l’animal sur Petfinder et qui accueillons les adoptants chez nous pour qu’ils rencontrent l’animal et qu’on valide s’ils feront un bon match. Sauf que là, comme j’étais sur place pour ses vaccins, la préposée m’a dit qu’ils allaient la mettre en adoption sr place, tout de suite car un chaton part généralement très vite. Je ne m’attendais pas du tout à repartir sans elle alors, ce qui devait arriver arriva, je me suis mise à pleurer! Devant mon désarroi, la fille m’a proposé de la ramener chez moi et de la mettre sur Petfinder mais franchement je voulais le meilleur pour elle et si elle pouvait se faire adopter tout de suite, qu’il en soit ainsi. Et c’est ce qui s’est passé puisqu’à peine elle a été amené dans la salle des adoptions qu’une famille souhaitait la prendre! Je leur ai parlé entre 2 larmes pour décrire son caractère et ils m’ont assuré qu’ils allaient prendre bien soin d’elle…

Ça a été difficile de lui dire au-revoir mais en même temps je n’ai pas songé à l’adopter car elle ne faisait pas un bon match chez nous justement. Elle était adorable, on l’aimait vraiment mais elle conservait son côté craintif quand il y avait des bruits forts et avec 2 jeunes enfants, ce n’était pas l’idéal. Sans compter que tout le but de cette opération était d’aider un chat sans l’adopter justement!

Comme il y avait d’autres chats qui avaient besoin d’une famille d’accueil, je suis repartie avec 2 chatons qui devaient être placés ensemble le temps de guérir leur rhino-virus et conjonctivite. C’était eux deux ou sinon une fratrie de 5! Je vous dis pas la tête de mon chum si j’avais ramené 5 chatons à la maison! Parce que l’air de rien, c’est aussi beaucoup de litière à vider, de gamelles de croquettes à remplir et de médicaments à donner toutes les 8h!

Concernant les soins, la SPCA founit les médicaments et un sac de croquettes. Si l’animal doit voir un vétérinaire, il faut l’emmener sr place. C’est un peu le principal inconvénient pour moi, on est assez loin alors y aller toutes les 2 semaines pour les vaccins, ça me tanne un peu mais à part ça, rien à dire, les gens sur place sont très gentils.

 

On verra quand ceux-ci seront prêts à être adoptés si la séparation sera aussi difficile et si on continuera encore mais je suis contente de le faire pour l’instant même si ce n’est pas de tout repos!

Le Portugal en famille: Lisbonne, Belém, Sintra

Cette année, nous avons mis cap sur le Portugal pour nos vacances, selon l’itinéraire que j’avais partagé ici. Nous avons atterri sans enfant à Lisbonne où nous avons passé quelques jours avant de partir à la découverte du pays mais nous en sommes aussi repartis 2 semaines plus tard avec les enfants.

Lisbonne, la ville aux 7 collines, est une très belle surprise avec toutes sortes de mélanges de styles entre l’immense Praça do Comércio, ses arcades et ses façades jaunes, le château Saint-Georges (Castelo de São Jorge) qui domine la ville, les tramways et funiculaires qu’on découvre au hasard de nos balades, le drôle d’ascenseur Santa Justa. Il y a fort à faire en se laissant simplement guider par nos pas.

Nous avions choisi de visiter Lisbonne et Belém quand nous étions en amoureux et de garder Sintra et ses palais magnifiques pour le retour avec les filles. Nous avons beaucoup marché, grimpé de petites rues biscornues, profité de rues piétonnes et nous avons pu admirer les principaux sites de la ville. Le château São Jorge est un incontournable, qui offre un point de vue magnifique sur la ville et qui aurait sans doute plu aux filles. Par contre, comme beaucoup de monuments à travers le Portugal, il y a souvent des endroits en hauteur qui n’était pas très sécurisé et quand vous avez le vertige comme moi, c’était parfois tout un défi sans garde-corps digne de ce nom.

Si la montée était laborieuse, la file d’attente pour acheter le billet d’entrée n’était pas trop longue au moins. Pour d’autres monuments au cours de notre séjour, nous avons amèrement regretté de ne pas avoir pris les billets sur internet d’avance!

Un soir, nous avons pris le fameux tramway 28 qui, même à 22h, était plein à craquer. Le problème c’est que de nuit, on ne se repérait pas du tout alors à refaire, je le ferais de jour en m’assurant d’avoir une place assise sinon, debout, on ne voit pas grand chose (et c’est long)…

Pour notre 2ième journée, nous avons mis le cap sur Belém en prenant le Tramway no 15 depuis Praça da Figueira. En une quarantaine de minutes, nous arrivons sur place et c’est là que nous avons du faire la plus longue file d’attente de notre voyage, en plein soleil qui plus est (mais au moins, c’était avant la canicule) pour visiter le Monastère des Hiéronymites (Mosteiro dos Jerónimos). On est arrivé vers 12h et la file a bien du nous prendre 50 minutes alors que lorsqu’on est ressorti de la visite 1h après peut-être, il y avait beaucoup moins de monde! Par contre, nous avons acheté en même temps le billet pour la tour de Belém, histoire de s’éviter une 2e file au moins! Le monastère est magnifique mais c’est sûr que la visite n’est pas très longue.

Nous avons grignoté dans le coin avant de partir à l’assaut de la Tour de Belém, érigée en 1515. Bien qu’on avait nos billets, nous avons du faire la queue car il y a un nombre maximum de personnes qui peuvent être à l’intérieur en même temps vu que les escaliers sont très étroits pour monter/descendre. De là nous avons une très belle vue sur le Tage.

En repartant, nous nous sommes arrêtés à l’incontournable Pastéis de Belém où l’on trouve les « vrais » pasteis de nata qui auraient été inventés à Belém justement, d’où le nom de la pâtisserie et il faut dire qu’ils étaient super bons! Là aussi il y avait un peu d’attente mais on parle plus d’une petite dizaine de minutes (la photo vient de Lisbonne).

Enfin, lors de notre retour avec les enfants 2 semaines plus tard, nous avons choisi de prendre le train à la gare Rossio pour rejoindre Sintra à une quarantaine de minutes de là. Le billet ne coûte pas cher (dans les 2.20 euros par personne) et ça permet d’éviter de se galérer dans les rues super étroites de la montagne en voiture.

À notre arrivée à Sintra, nous avons pris le bus 434 (dans les 7 euros l’aller, les enfants ne payant pas) pour grimper tout en haut de la montagne et rejoindre le Palais de Pena. Avoir été sans les filles, nous serions montés à pied car il y a moyen de couper par les parcs pour rejoindre le sommet et ça aurait été pas mal plus agréable que le bus qui a mis une éternité pour monter, bloqué par les nombreuses voitures qui cherchent à monter et à se garer. Il faut savoir qu’à Sintra, il y a de nombreux châteaux et palais et qu’on peut y passer bien plus qu’une journée avant d’en avoir fait le tour. Nous avons opté pour visiter le Palais de Pena qui a un côté féérique avec toutes ses couleurs mais nous aurions beaucoup aimé visiter le Château des Maures, pas très loin de là mais ça demandait encore de la marche à nos deux poulettes et le temps étant pas mal couvert, nous avons préféré rentrer (d’ailleurs il faisait grand beau temps à Lisbonne!)…

En résumé, nous avons beaucoup aimé Lisbonne et ses alentours et vu tout ce que nous n’avons pas eu le temps de visiter, nous avons une bonne excuse pour y retourner!

Côté logement, nous avions opté pour un logement proche de tout, pas très loin du métro Avenida et nous avons ainsi pu tout faire à pied. Côté nourriture, je ne pourrais pas vous donner de bonnes adresses, on a trouvé que tous les restaurants avaient la même carte, c’est le problème quand on reste dans des quartiers très touristiques.