Adopter un chiot (et survivre)

Il y a quelques mois de ça, je vous racontais ici que nous hésitions à adopter un chien mais que devant les contraintes que cela représentait et la mission quasi impossible de trouver un chien en refuge qui soit compatible avec les enfants, nous n’y croyions pas trop… et bien… c’est chose faite!

Depuis le mois d’octobre, nous avons accueilli un chiot grâce à l’association Les Aristopattes!

Après des mois à faire le tour virtuellement de tous les refuges régulièrement, les choses se sont faites très vite quand Oréo (alors Soprano) a été mis en adoption. Pour une fois, il s’agissait d’un chiot, d’une petite race et la priorité était mise sur une famille avec jeunes enfants pour l’adopter! Jackpot!

J’ai tout de suite appliqué en ayant peur qu’il y ait 300 autres personnes d’intéressées mais quelques jours plus tard nous étions conviés à le rencontrer dans sa famille d’accueil! Pour la petite histoire, Oréo a été offert en cadeau à une famille, il a chuté des bras de quelqu’un et s’est cassé la patte. Devant le montant de la facture, les propriétaires ont demandé à le faire euthanasier, ce qu’a refusé le vétérinaire vu son jeune âge et son bon pronostique! La famille a donc accepté de l’abandonner pour qu’un refuge (les Aristopattes donc) le prenne en charge (paie ses frais médicaux donc) puis le mette en adoption.

C’est ainsi qu’une fois remis sur pattes, il a débarqué dans nos vies, minuscule boule de poils de même pas 2 livres, sans qu’on soit vraiment préparé…

Oréo a maintenant 7 mois et pendant ces premières semaines, nous avons travaillé fort la propreté et l’obéissance. L’avantage d’un chien de petite race, c’est qu’il n’a pas besoin de passer des heures à courir au parc à chiens pour être heureux mais, malgré tout, il est important qu’il apprenne les commandements base.

On a vite appris qu’un chiot, ça mord! Ou plutôt ça mordille parce que son intention n’est pas de faire mal mais juste de se soulager car, comme un bébé, un chien, ça fait ses dents!

Côté propreté, c’est fascinant de comparer un chaton, capable d’aller dans sa litière tout bébé et un chiot qui, encore à 7 mois, a besoin d’être surveillé comme du lait sur le feu si on ne veut pas de mauvaises surprises dans la maison.

Comme pour les enfants, on a choisi l’éducation positive pour notre chien, ce qui implique du renforcement positif avec des gâteries et pas de punition. Pour la propreté, cela veut donc dire bien observer le chien pour reconnaître les signes quand il a envie et tout de suite l’emmener dehors. Le récompenser quand il fait dehors et l’ignorer quand il y a un accident à la maison.

Quand on est là, ça fonctionne bien et il demande généralement la porte lui-même (il sonne même une clochette) mais quand on est au travail, les journées sont longues pour lui et il fait généralement un pipi, voire un caca dans la maison. Il a un pipi pad où il a l’habitude de faire et globalement, ça va. L’avantage là encore, du petit chien, c’est qu’il fait aussi des minis besoins! C’est d’ailleurs sans doute pour ça qu’on n’a pas mis plus d’emphase que ça sur cette problématique.

On aurait pu utiliser un cage, c’est ce qui est recommandé pour que les chiots jusqu’à 12-14 mois grandissent sans anxiété, mais comme Oréo a débarqué dans nos vies un peu à l’improviste (on l’a littéralement récupéré un lundi soir à 20h), on n’était pas équipé et les premiers temps se sont bien passés sans, alors on a fait l’impasse là-dessus.

Dès la première nuit, on a fait le contraire de tout ce qui est conseillé et non seulement, on a fait dormir le pitou dans notre chambre mais même carrément dans notre lit! Faut dire, qu’il n’arrêtait pas de pleurer et qu’on commençait à avoir peur de déranger les voisins! Et puis, tout petit comme il est, il ne prend pas de place dans le lit, en tout cas pas plus qu’un chat (voire moins).

Les premières semaines, il fallait se lever une fois pendant la nuit pour le sortir mais depuis il demande généralement vers 7h, parfois plus tard! Ça force toujours l’un de nous à se lever si ce n’est pas proche de notre heure de réveil mais au moins, c’est de plus en plus tard. D’autant que plus le temps passe, plus il se réveille aux mêmes heures que les filles la fin de semaine alors ce sont elles qui lui ouvrent la porte de la cour ou le nourrisse pendant que nous, on peut continuer à faire la grasse matinée.

Et avec les autres membres de la famille?

Notre cadette étant une grande amoureuse des animaux, elle a tout de suite adopté Oréo! Elle joue avec (l’embête même) et se bat pour le tenir en laisse ou en voiture.

Notre fille aînée étant assez craintive des animaux (y compris des chatons en famille d’accueil), nous n’étions pas sûres de sa réaction mais plus le temps passe, plus elle est à l’aise avec lui. Elle a toujours un peu peur de se faire mordiller ou sauter dessus mais elle aime le promener et jouer dehors avec lui.

À l’arrivée d’Oréo, on avait encore notre chat Elliott (9 ans). Les relations n’étaient pas au beau fixe avec un chiot surexcité qui voulait courir, sauter sur le chat quand lui voulait juste être tranquille, loin de tout tumulte. Alors il se faisait comprendre en enchainant les coups de griffe… Malheureusement, Elliott n’est plus là mais comme on voulait que notre chien soit habitué aux chats, on vient tout juste d’en accueillir un autre en famille d’accueil. C’est une minette qui vient d’être stérilisée et qui porte donc un cône, qui n’aide pas son adaptation mais Oréo apprend avec elle que si tu l’approches doucement de face, y a une chance que tu puisses lui faire un bisous alors que si tu approches en courant, de derrière ou de côté, il y a une bonne probabilité pour se faire griffer! 😀

Enfin voilà, la vie est encore un petit peu plus rock n’roll depuis qu’on a notre pitou mais il est tellement mignon qu’on ne s’en passerait plus!

1 an de traitement orthodontiste

Avant

L’air de rien cela fait déjà un an que j’ai commencé mon traitement orthodontiste! Autant la décision a été longue à prendre (et je le regrette), autant cette année est passée à toute vitesse!

Honnêtement, c’est beaucoup moins gênant que ce à quoi je m’attendais quand j’hésitais à franchir le pas. Les broches transparentes au moins en haut aident beaucoup dans mon cas mais outre esthétiquement, il n’y a pas vraiment d’inconfort non plus. Je n’ai pas de gêne quand je parle ou de zozotement, tout au plus il arrive que les broches m’irritent l’intérieur de la joue.

Un autre point qui me faisait hésiter était la fréquence des rendez-vous, parce qu’on a beau dire mais, quand on a un travail à plein temps, traverser la ville et s’absenter en milieu de journée n’est pas toujours facile.
Oui, parce qu’il ne faut pas rêver, les rendez-vous à 8h ou à 18h relèvent du miracle (voire du mirage)!

Mais là encore, au fil des mois, les visites durent de moins en moins longtemps et d’une quarantaine de minutes les premières fois quand il fallait changer les fils, on est rendu à une dizaine de minutes maintenant, juste le temps de changer les chaînes (je suis super calée techniquement en plus). Ce n’est donc pas si contraignant en bout de ligne, même s’il faut ajouter le temps de transport à ça.

Le vrai irritant, qui lui disparaitra dans un an, est le prix! Malheureusement, il n’y a pas de miracle (et pas de surprise non plus au moins) mais ça grève un budget, alors de ce côté-là, j’ai hâte d’en avoir fini!

Pour le reste, c’est beaucoup moins d’astreinte que ce que je m’étais imaginé et je dois dire que la vitesse à laquelle les dents se mettent en place est incroyable! La première fois qu’une collègue m’a fait remarquer qu’on voyait déjà un changement, je ne l’ai pas cru (ça faisait vraiment pas longtemps que j’avais mon appareil) mais en reprenant les photos avant/après, c’était évident! Et ça je peux vous dire, c’est très encourageant!

Tant mieux, parce que si tout va bien, il me reste quand même un an et demi de traitement encore. 😉

1 an plus tard

18 choses que j’ai apprises en étant famille d’accueil

Joone et Benny

Cela a fait un an en août que nous sommes devenus famille d’accueil pour un refuge animalier.

J’en avais parlé l’an passé quand la SPCA nous avait confié un petit chaton (Stampède) qui avait besoin de socialisation et un an et demi plus tard, il n’est pas question d’arrêter. 

Après avoir hébergé deux autres chatons avec la SPCA (Djani et Celani), j’avais contacté un autre organisme, plus près de chez moi, pour savoir s’ils avaient besoin d’aide car l’inconvénient de la SPCA, c’est que les rendez-vous vétérinaires sont toujours en journée (11h-15h) et généralement en semaine. En travaillant à plein temps, ce n’était pas toujours facile de m’y rendre (outre le fait que c’est à 35 minutes de chez moi) et Dieu sait que les chatons doivent souvent voir le vétérinaire!

Léna, Kleber, Cluny, Odéon. Les plus farouches qu’on ait eus

C’est ainsi que je me suis engagée auprès de Chatons Orphelins Montréal qui nous a depuis confié en accueil : Lily et Tobby, Benny et Joon, Krokmou, Dumpling, Arya, et nos 3 derniers pensionnaires: Bloum, Buzz et Stitch. Edit: entre temps, on a aussi eu 4 chatons l’espace de 2 semaines: Léna, Kleber, Cluny et Odéon.

Voici les 18 choses que j’ai apprises depuis que je suis famille d’accueil :

La plus redoutable des cachettes!

– Ne jamais sous-estimer le pouvoir de disparaître d’un chat. On a appris à nos dépends, avec notre toute première minette (Stampède), que même derrière les toilettes, il y avait un endroit pour se cacher où on était incapable de l’atteindre! Pas très pratique quand il y a des médicaments à donner 2 fois par jour!

– Trouvés errants ou récupérés chez une famille qui ne leur donnait aucun soin, les chatons ont souvent tous les mêmes problèmes de santé : diarrhée et conjonctivite notamment. Véto, nous voilà!

Lily et Tobby lisent avec moi

Il faut être disponible pour les emmener chez le vétérinaire régulièrement pour leurs soins (cf point du dessus) mais aussi pour leurs vaccins (2 rappels en 15 jours).

– On acquiert des techniques de ninja pour leur donner leurs traitements car tous ne sont pas aussi contents de se faire soigner! Certains sont mêmes carrément féraux!

On en profite pour parfaire notre technique du coupage de griffe de nos petits poilus, ça évite les malentendus.

Pas facile la grasse matinée avec des chatons

On perd des heures de sommeil avec chacun de nos pensionnaires! Croyez-moi, sur les 10 chatons que nous avons eu, pas un n’a fait une nuit complète de 22h à 7h! Tous ont un quart d’heure de folie quand c’est le temps d’aller se coucher (à noter que ça dure parfois 2 heures) et tous trouvent le temps long vers 6h du matin et cherchent à jouer!

1 planque pour 3 chatons

Chaque chat trouve SA planque dans la maison! J’ai cherché Tobby des heures un samedi avant de le trouver à l’intérieur d’un carton d’habits à vendre qui se trouve au bas de notre garde-robe! Maintenant, je sais que ce placard est souvent la première place où chercher tout animal manquant à l’appel!

Stampède dans le panier à chaussettes!
Joone, dans le même panier, quelques mois plus tard!

Le panier de chaussettes de notre petite dernière est aussi un incontournable pour faire la sieste, non sans avoir ôter quelques items avant (et qui range, hein?).

Les chatons peuvent courir après des plumeaux ou des balles des heures durant si on joue avec eux. Par contre, tout seul, ils dorment une bonne partie de la journée!

La plupart des chatons aiment faire des léchouilles la nuit! Ça fait un drôle de réveil mais en même temps, tellement plein de douceur.

Krokmou le pacha qui avait du mal avec l’agitation des enfants

Laisser partir nos petits pensionnaires n’est pas si dur quand on sait qu’ils s’en vont dans une bonne famille. Les bénévoles de COM sont très rigoureux dans leur sélection et en tant que famille d’accueil, on a même notre mot à dire sur les adoptants si on n’a pas un bon feeling.

À chaque chat qu’on laisse partir, on ouvre notre porte pour de nouveaux. Ils arrivent tous avec leur histoire et leur caractère et on prend plaisir à les découvrir.

Ernest, le chat que nous avons sorti de l’errance l’hiver passé

Un chat dans la rue qui n’a pas l’air bien n’a probablement personne pour s’occuper de lui. Il y a d’autres solutions que de passer son chemin. Il existe des groupes Facebook où on peut demander de l’aide pour l’animal en indiquant simplement où on l’a vu. De là, il y a presque toujours une personne qui est prête à se déplacer pour lui venir en aide et le sécuriser. Cet hiver nous avons recueilli un chat errant comme ça, qui a été nommé Ernest, et qui est maintenant avec COM le temps de se faire adopter. EDIT: il vient de se faire adopter pour la vie! YOUHOU!

On a encore jamais craqué pour un de de nos pensionnaires même si ce n’est pas rare que mon chum en cajole un plus que les autres en disant « je l’aime vraiment bien, celui-là ».

Bloum ou Buzz? Qui sait….

Je regrette parfois de ne pas pouvoir les « habiller » différemment pour les reconnaître plus facilement parce que certaines fratries se ressemblent beaucoup! Par exemple, Buzz était plus foncé que son frère Bloum mais s’ils n’étaient pas côte à côte, j’étais incapable de les distinguer.

Arya, le cas le plus lourd que nous ayons eu

– Le cas qui m’a le plus ému, c’est sans doute Arya, une chatte errante avec un abcès à l’œil et des infections aux dents qui rendaient toute alimentation douloureuse pour elle. Elle était extrêmement maigre et ne mangeait quasiment pas. Le plan était d’attendre qu’elle grossisse pour pouvoir se faire opérer sans risque pendant l’anesthésie mais on s’est vite rendu compte qu’elle perdait du poids et qu’elle était en danger. J’ai essayé de la gaver pendant plusieurs jours mais je n’étais pas capable de compenser assez. Elle est partie chez une autre famille d’accueil plus expérimentée pour les cas graves mais comme son poids ne s’améliorait pas vraiment, il a été décidé de l’opérer quand même. Arya est encore en traitement et je pense souvent à sa fragilité. J’espère qu’un jour elle connaîtra une vie sans douleur, près de bons humains.

Dumpling, le chat géant à l’aise en toutes circonstances

Le Québec est la pire province canadienne en matière d’abandon des animaux.

Un chaton, ça fait des bêtises mais alors 2…

Les organismes comme Chatons Orphelins Montréal reposent entièrement sur des bénévoles. La fondatrice passe des heures chez le vétérinaire pour suivre TOUS les cas qu’ils acceptent. Elle a un travail à plein temps à côté et paie une bonne partie des factures des soins elle-même. Ensuite, elle compte sur ses familles d’accueil.

En résumé, c’est une expérience que j’aime beaucoup. Cela nous permet de profiter des bons moments avec de jeunes chats en mal d’attention sans avoir de contrainte le jour où l’on part en vacances. En plus, on fait une différence à notre niveau pour la surpopulation féline (vrai fléau à Montréal).

1 mois, 1 photo, 1 année (9)

Alors que 2019 s’est achevée, je crois que cette année me laissera un goût amer. Les nuages se sont accumulés à l’automne et il n’y avait pas suffisamment de moments « wow » pour compenser.

En janvier, nous passons un très bon week-end au chalet de nos amis où les grands froids et la neige n’auront pas eu raison des 5 loulous! C’est aussi à la fin de ce mois que je me suis fait posée mon appareil dentaire. C’est parti pour 2 ans et demi.

En février, on recueille Ernest, chat errant de notre ruelle. Il est maintenant pris en charge par COM Chatons Orphelins Montréal et il attend sa famille pour la vie.

En mars, on passe la semaine de la relâche dans un chalet avec des amis, le bonheur. Mia s’initie au ski et aime vraiment ça, yeah!

En avril, on passe un chouette week-end à l’hôtel Cheribourg et on mange dehors pour la première fois de l’année, l’hiver est vraiment finin!

En mai, on profite des premiers beaux jours pour construire notre potager et commencer nos plantations.

En juin, Mia participe à son spectacle de gym (une première), l’école achève et le papy des filles arrivent pour quelques semaines.

En juillet, les filles profitent à fond de la ruelle, on se balade dans la région, on teste le parc aquatique de Bromont et on ne manque pas les feux d’artifice chaque semaine.

En août, on décolle pour la France où la météo aura été mitigée mais où on aura fait le plein de moments en famille!

En septembre, la routine reprend en même temps que l’école. On accueille nos derniers chatons pour l’année et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont farouches! C’est aussi le moment de la cueillette des pommes pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

En octobre, tout va mal. J’ai du mal à repenser à ces moments sans que mon cœur se serre. Une journée à faire le taxi pour les filles qui restera à jamais graver comme la dernière fois où cette famille paraissait heureuse avant que tout bascule… Et réaliser 2 jours plus tard qu’un père que nous connaissions pouvait commettre l’irréparable. Apprendre aux filles que leurs amis étaient morts, devoir trouver les mots pour leur expliquer et vivre avec cette tristesse pour toujours. Par contre, quelques jours avant tout ça, nous avons adopté un petit chien adorable: Oréo.

En novembre, les choses ne s’arrangent pas. Notre chat doit être euthanasié suite à un cancer de la gorge agressif. Il n’avait que 9 ans et je m’en voudrais longtemps étant donné que tout est parti d’un banal détartrage pendant l’été… Bref.

En décembre, le temps file à toute allure. Comme chaque année, j’aimerais profiter de ce mois pour savourer l’esprit des fêtes mais c’est plutôt la course non stop, au travail et à la maison. J’ai fait mon dernier achat de Noël le 24 à 15h, tout ce que je déteste! Mais au moins, c’était dans un petit commerce à côté de la maison, une chance. Par contre, c’est aussi cette semaine-là que je vois pour la première fois les Cowboys fringants en concert, un vrai bonheur! Et pour bien clôturer l’année, on part quelques jours dans un chalet avec des amis, histoire de se ressourcer.

Dire adieu à notre chat

Il y a des périodes de la vie où les mauvaises nouvelles s’enchainent et c’est un peu ce qui nous est arrivé cet automne. Je ne reviendrais pas sur les événements déjà discutés ici mais à peine quelques semaines plus tard, j’ai du emmener notre chat chez le vétérinaire en urgence.

Les nouvelles n’étaient pas bonnes et je me doutais, malgré l’attente des résultats officiels, qu’il n’y aurait pas d’issue heureuse.

Le pire dans tout ça, ce sont vraiment les événements qui ont mené à ça parce que j’ai cette sensation que tout aurait pu être évité « si »… Si je n’avais pas attendu aussi longtemps, si je lui avais prêté plus attention lorsque l’on a adopté Oréo, etc.

Mais bon, on ne peut pas réécrire l’histoire et je vivrais avec cette culpabilité.

Par contre, il a fallu de nouveau parler de la mort à nos filles. Cette fois, on pouvait leur expliquer que c’était une maladie agressive (cancer de la gorge) qui faisait qu’on devait faire euthanasier notre chat mais pour des enfants, dire au-revoir à un animal de « seulement » 9 ans, qu’elles ont toujours connu, n’était pas simple.

Les premiers jours, on avait tendance à le chercher et les filles ont encore posé de nombreuses questions concrètes sur la mort et sur ce qui arrivait du corps d’Elliott maintenant.

Elles ont quand même tourné la page assez vite, il faut dire qu’Elliott n’était pas le plus câlin des chats mais moi, il me manque beaucoup et je le cherche encore régulièrement dans la maison.

Et puis, c’est moi qui l’ait emmené se faire euthanasier. J’ai perdu plusieurs animaux en grandissant mais je n’avais encore jamais eu à faire ça. Je dois dire que l’équipe vétérinaire a été parfaite mais ça reste des circonstances bien tristes.

Faire face à la mort quand on a des enfants

Dans ma vie, je n’ai eu que 3 fois à faire face à la mort (autre que d’un animal de compagnie).

La première fois, c’était pour ma grand-mère, décédée subitement à 79 ans l’année de mes 21 ans. Le chagrin était immense et même si la mort d’un aîné fait partie de la vie, je me souviens en avoir voulu aux inconnus dans la rue qui continuaient leur vie sans se douter de ce que je vivais.

Quelques années plus tard, c’est mon supérieur au travail qui est décédé dans un accident de ski. C’était quelqu’un que j’appréciais beaucoup, qui avait remis sa vie à l’endroit après des années plus sombres et qui m’avait beaucoup encouragé dans mon emploi. Sa perte a créé une onde de choc mais comme je ne le connaissais pas dans la vie privée, ça a été plus « facile » à gérer.

Et puis cette dernière fois, il y a juste quelques semaines où la mort a frappé à nos portes au détour d’un message Facebook qui vous met dans la face que le pire des faits divers qui pouvait se passer concerne quelqu’un que vous connaissez. Deux enfants pour être exacte qui ont été tués par leur père, laissant leur mère et tous les gens qui les connaissait dans un deuil épouvantable.

La petite fille était dans la classe de Mia l’an passé, c’était même sa première amie à l’école et avec leur 2 autres copines, elles ont formé un petit groupe très soudée toute l’année. Cette famille a déménagé dans un autre quartier mais on était resté en contact. Mia était allée jouer chez eux quelques jours avant le drame et la petite fille devait venir à son anniversaire quelques jours après.

Alors on s’est demandé s’il était judicieux de dire aux filles ce qui s’était passé. J’étais personnellement prête à leur mentir plutôt qu’à leur faire vivre cette peine. Parce que comme adulte, c’était (c’est) extrêmement difficile à surmonter alors je n’imaginais pas pour un enfant.

Mais ce genre de nouvelles circulent et dès le lendemain, l’école m’appelait pour me dire qu’une petite fille l’avait dit à notre 6 ans. Alors voilà, on n’avait plus le choix. On est allé chercher les filles plus tôt, le cœur très lourd, mais on a trouvé deux petites filles joyeuses. Quand on a abordé le sujet, notre cadette nous a dit: « C’est rien, K. a dit que E. est au ciel. Elle voyage! » C’est là qu’on a compris que tout était confus dans son esprit et qu’il valait mieux lui dire les choses comme elles étaient.

Sur les conseils d’une amie psychologue dans une commission scolaire, nous avons choisi d’utiliser les vrais mots mais de ne pas rentrer dans les détails, d’être surtout à l’écoute de leurs questionnements. On a choisi de dire que le papa était très malade dans sa tête, qu’il aurait dû aller chercher de l’aide auprès d’un médecin mais qu’il ne l’a pas fait. Évidemment, je ne connais pas tous les détails mais c’est cette version que nous avons choisi d’expliquer. Expliquer aussi que quelque chose comme ça est excessivement rare et n’aurait pas dû arriver à leurs amis.

Elles ont eu beaucoup de peine ce soir-là mais l’ont géré différemment. Très vite la plus jeune avait plein de questions. Des questions parfois très concrètes parfois plus philosophiques, comme comment on sait qu’on est mort, est-ce qu’on est triste d’être mort… mais elle m’a aussi parlé de Jésus. Pourquoi est-ce que son amie ne pourrait pas revivre comme lui. J’étais assez embêtée parce qu’on n’est pas vraiment croyant dans la famille et qu’on n’avait jamais parlé de Jésus à la maison mais visiblement quelqu’un lui en avait parlé à l’école. Alors là aussi, on essaie de laisser la porte ouverte aux croyances tout en expliquant la « réalité ».

Dans les jours qui ont suivi, elles en ont parlé à plusieurs reprises mais avec beaucoup de calme, de rationalité. Au milieu du repas, elles nomment parfois E. pour dire qu’elles aimeraient qu’elle « revive » ou parfois pour parler plus concrètement de ce qui advient de notre corps après la mort mais elles ont toujours cette faculté d’évoquer cette perte sans le « drama » que nous, on y met. J’y ai réfléchi et, outre le fait qu’ils n’étaient plus dans la même école et donc qu’ils se voyaient moins, je pense que, comme adulte, on se met beaucoup à la place de la maman. Parce qu’elle vit ce que personne ne devrait jamais avoir à vivre et qu’on aimerait une solution miracle pour adoucir sa peine mais qu’on sait que rien n’y fera, nous, comme adultes, on n’arrive pas à sortir de ce chagrin parce qu’on ne peut comprendre l’incompréhensible.

Quoi 6 ans déjà?

Ma petite chouette a eu 6 ans en début de mois et je n’ai toujours pas pris le temps d’écrire quelques lignes pour elle. Il faut dire que cette année, pour la première fois, je n’étais pas là le jour de son anniversaire, retenue à Calgary pour le travail.

J’ai beaucoup pensé à elle, et on s’est rattrapé plus tard mais quelque chose était décidément « off » cette année puisque nous avons aussi été endeuillé quelques jours avant de célébrer sa fête avec ses copines d’école.
Mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui.

Ma petite chouette est donc de plus en plus grande, même si pour moi ça reste mon bébé. En maternelle cette année, elle a toujours aussi soif de déchiffrer les sons que l’an passé et l’apprentissage de la lecture s’annonce bien pour l’an prochain. C’est un plaisir de l’entendre aller et nous parler de ses cahiers d’exercice à l’école avec Paco le perroquet ou un autre sur les saisons.

Toujours souriante, elle est entourée d’amies et n’hésite pas à mener son monde à la baguette si on la laisse faire.

Elle a toujours du mal à se réveiller en semaine mais une fois qu’elle est devant son petit-déjeuner (toujours composé de BN trempés dans l’eau!), elle retrouve sa bonne humeur. Pour peu que ce soit la fin de semaine et qu’elle ait le droit de regarder la télé, notre Madame Écran est plus que ravie!

En vrai, on lui limite beaucoup les écrans car elle a beaucoup de mal à passer à autre chose quand vient le temps. Heureusement, elle est aussi tout à fait capable de jouer avec ses Playmobils ou Pat’ Patrouille si elle ne focalise pas sur la télé.

Ces dernières semaines, elle a découvert ce que c’est d’avoir un chien et je crois que ça la rend très heureuse. Elle court parfois en rond dans le jardin avec le petit pitou ou prend beaucoup de fierté à le promener dans le quartier. Son rêve serait qu’on vienne la chercher tous les jours avec Oréo à la sortie de l’école mais malheureusement ce n’est pas possible. Elle apprend par contre qu’il ne faut pas laisser trainer ses jouets car petits bonhommes ou toutou en peluche, le monstre à 4 pattes dévorent tout!

Par contre, mademoiselle est du genre difficile à table et en plus, elle refuse le plus souvent de goûter tout ce qui ressemble à un légume! Certains trouvent grâce à ses yeux (brocolis, carottes, haricots verts par exemple) mais n’essayez pas de lui faire goûter une tomate (même du jardin) ou une aubergine, c’est la crise assurée. Alors on compose avec et on essaie malgré tout de l’encourager à goûter une bouchée au moins. Par contre, elle n’est pas aussi difficile pour ce qui est des desserts et mieux vaut se mettre quelques meringues de côté quand j’en cuisine sinon il ne nous en reste plus!

Avec sa sœur, c’est toujours l’amour fou. Elles se chicanent occasionnellement mais ça reste assez rare. Généralement elles sont plutôt complices, surtout lorsqu’il s’agit de prendre le canapé pour un trampoline ou la salle de bains pour une piscine. En fin de semaine, elles dorment parfois dans la même chambre, on les a d’ailleurs déjà retrouvées tête bêche dans le même lit en semaine alors que normalement c’est chacun sa chambre quand il y a école!

Alors voilà mon petit chat, tu as maintenant 6 ans. tu es grande, tu es pleine de vie mais à chaque balade, tu insistes pour me donner la main.

8 ans, pas encore l’âge de raison

Aujourd’hui, celle qu’on appelait “mon petit poulet” quand elle était encore une enfant aux joues rebondies fête ses 8 ans. Vous dire qu’elle avait hâte est un euphémisme! Chaque matin depuis 1 semaine elle faisait le décompte des jours qu’il restait avant le grand événement!

C’est donc sans qu’on ait besoin de lui demander plusieurs fois qu’elle s’est levée ce matin, tout sourire! Et je dois bien dire que cet enfant est toujours de bonne humeur le matin. Elle part à l’école d’un bon pas, contente de retrouver ses amis et sa nouvelle maîtresse, et on la retrouve le soir généralement souriante, sauf s’il vient d’y avoir un « conflit », comme elle dit, avec une amie.

Cette année, elle a été comme un poisson dans l’eau dans cette nouvelle école et elle s’est vite fait des amis dans le quartier et même dans notre ruelle. C’est ainsi qu’elle virevolte, les fins de semaine et certains soirs, d’une cour à l’autre et qu’elle apprend à vivre avec cette nouvelle autonomie. Cela dit, sa petite sœur est toujours avec elle car s’il y a bien une chose qui ne change pas, c’est ce lien presque fusionnel qu’elles ont.

Elles s’entendent tellement bien qu’on a rarement à intervenir pour des chicanes entre elles mais qu’elles se liguent par contre systématiquement contre nous quand vient le temps de faire quelques tâches dans la maison (mettre la table par exemple). Je ne crois pas que Zoé mesure qu’elle est une grande sœur et que cela implique quelques responsabilités. À les voir aller, j’ai plus souvent l’impression d’avoir des jumelles à la maison que deux petites filles de 2 ans d’écart.

Elles sont souvent en train de se ballonner de rire en faisant une bêtise (comme faire du trampoline sur le canapé par exemple) mais elles sont jamais loin de nous. Encore aujourd’hui c’est rare que ma grande fille de 8 ans joue autre part qu’à quelques centimètres de ses parents. D’ailleurs, même pour des activités plus solitaires, comme la lecture ou le piano, on doit systématiquement être assis à côté d’elle sinon elle ne le fait pas.

Tout ça est parfois intense et il n’est pas rare qu’on perde patience les soirs. On essaie différentes méthodes pour adoucir la routine mais on n’a pas encore trouvé celle qui fonctionnait pour nous.

En attendant on profite d’avoir une petite fille en pleine santé, persévérante et avec une énergie débordante. On sait qu’en dehors de la maison où on est dans l’opposition continuel, à l’extérieur (notamment à l’école), notre puce fait toujours l’unanimité. Elle a une douce personnalité où elle est prête à faire des concessions, laisser sa place si ça peut régler un conflit. D’ailleurs, même à la maison, il n’est pas rare qu’elle cède quelque chose à sa sœur si celle-ci fait une crise comme pour avoir à tout prix LE verre qu’elle voulait ou LA place à table. Elle sert ensuite très fort sa sœur dans ses bras pour apaiser la situation.

Sa professeur de 2ième année nous disait à chaque rencontre que Zoé était « merveilleuse » alors je vais finir sur cette note car même s’il y a des haussements de voix à la maison, ça reste une petite fille merveilleuse qui a surtout besoin de beaucoup d’encouragements et de notre approbation.

Bonne anniversaire ma chouettte.

Trier ses expressions (québécoises)

Source: https://enseigner.tv5monde.com/fiches-pedagogiques-fle/les-expressions-quebecoises

Dans quelques jours, on s’envole pour la France. C’est le temps de faire un peu de ménage dans nos expressions pour ne pas nous faire regarder tout croche. Mais au juste, quelles expressions sont québécoises dans notre vocabulaire? C’est qu’avec le temps, on en sait plus rien!

Dans celles dont je suis pas mal sûre qu’elles viennent bien d’ici :

– C’est correc(t)

– La la (d’accord ce n’est pas une expression en tant que tel, juste 2 petites syllabes qu’on rajoute un peu partout)

– Croche (justement)

– Ça n’a pas de bons sens

– C’est plate

– Niaiseux

– Ça a pas d’allure

– Des broches (rapport aux dents) versus des bagues

– Ça vient me chercher

– Être broche à foin

– Des ustensiles

– Du change (de la monnaie)

– Dormir au gaz (mon chum l’utilise beaucoup, moi pas trop)

– Se calmer le pompon

– Être magané

Celles qui sont bien françaises :

– Du coup 😀

Et puis il y a toutes celles que j’utilise sans m’en rendre compte mais qui j’en suis sûre vont faire se lever quelques sourcils pendant notre voyage. D’ailleurs il y a bien longtemps, j’avais une série « On ne dit pas » sur le blog où je notais tous ces mots de vocabulaire qui nous surprennent en arrivant.  

Une journée au parc aquatique de Bromont

Piscine pour les plus petits

Dans les incontournables de l’été pour moi, il y a le parc aquatique, souvenir de mon enfance et de mes étés en Provence où nous y organisions systématiquement une sortie de groupe.

J’avais hâte de vivre l’expérience avec mes filles mais je savais aussi qu’en-dessous d’une certaine taille, il y a de très nombreuses attractions qu’elles n’auraient pas pu faire.

Cette année, tout le monde était assez grand et autonome pour essayer un parc proche de Montréal. Nous avons porté notre choix sur Bromont car de mémoire de Chéri, c’était un de ceux les plus adaptés pour les petits.

Après 1h de route, nous sommes arrivés pour l’ouverture (10h) et en quelques minutes, nous avions passé l’entrée ayant acheté nos billes en ligne. À noter toutefois qu’il faut les imprimer!

Nous avons choisi de louer un casier (6$) pour y mettre nos affaires « sensibles » (papiers, téléphone, etc.) mais beaucoup de gens laissent leur sac-à-dos, pique-nique compris, sur des tables et s’en vont faire les glissades. La prochaine fois, on fera sûrement pareil. 

Nous y sommes allés un lundi pour éviter la cohue de la fin de semaine et effectivement, les temps d’attente étaient très raisonnables. En matinée, nous faisions la file peut-être 5-10 minutes et en après-midi, le maximum a du être 20 minutes et encore. Comme le parc est très arboré, l’attente ne se fait pas constamment en plein soleil mais il faut tout de même prévoir de la crème solaire pour les moments où ça arrive (une certaine personne a le dos bien rouge aujourd’hui).

Côté attractions, la plupart requièrent de mesurer 1m07 donc en bas de cette taille, je ne vous conseille pas d’amener vos enfants sinon ils seront pas mal confinés à la piscine ou à la mini glissade. À partir de 1m37, les enfants peuvent faire toutes les attractions mais certaines requièrent de ne pas avoir de veste de flottaison.

Jeux d’eau pour les plus petits

À ce sujet, on peut emprunter des vestes sur place (avec un dépôt de 20$) car les autres systèmes ne sont pas autorisés apparemment mais nous avons vu des enfants avec des brassards quand même… Nous ne nous sommes pas cassés la tête et nous avons pris les vestes du parc mais en après-midi, les filles s’en sont même passés.

Beaucoup de glissades se font sur des bouées alors l’enfant n’atterrit pas directement dans l’eau mais à noter qu’un renversement de bouée à l’arrivée est toujours possible (vécu par ma grande). La plupart des descentes se font également à plusieurs (2 souvent et même 5 personnes pour 2 attractions) mais les glissades les plus soft pour les enfants se font à même le toboggan (possible à deux par contre).

Dans l’ensemble le parc n’est pas très grand alors on a pu refaire chaque attraction plusieurs fois mais pour les plus jeunes (presque 6 et 8 ans chez nous), il était bien adapté. Chez nous, on a 2 modèles bien distincts en plus, avec notre cadette qui n’a peur de rien et qui s’enthousiasme facilement et notre plus grande pour qui chaque glissade demandait un effort!

Certaines procurent effectivement de fortes sensations mais celles qui se font à 2 ou plus sont rassurantes pour l’effet de groupe (mais provoquent leur lot de cris pareil)!

La glissade à sensations fortes

Une glissade en particulier, où l’on descend en solo sur un tapis m’a fait peur car elle allait très vite et qu’on se recevait beaucoup d’eau dans le visage. Alors à l’arrivée, je me suis dit que je ne la referai plus et que ma plus jeune ne devrait vraiment pas l’essayer (la plus vieille n’ayant jamais considéré l’essayer) mais non seulement elle l’a faite mais elle y est retournée au moins 3 fois!

Au final on a bien rigolé et étant 4 adultes pour 2 enfants, on a pu tourner pour que tout le monde puisse essayer les quelques attractions que les filles n’étaient pas en âge (ou plutôt en taille) de faire.

La piscine à vagues

Dans les plus, il y a de nombreux espaces de pique-nique ombragés et on peut apporter notre casse-croute. Si comme moi, vous n’êtes pas organisés, vous pouvez acheter des snacks sur place.

C’était une belle journée mais qui revient cher quand même (200$ pour les billets d’entrée pour notre groupe).