En cuisine: le number cake et ses déclinaisons

Cette année, et pas juste depuis le confinement, j’ai cuisiné de nombreux gâteaux et un de mes préférés est celui qu’on appelle le « number cake », ou gâteau en forme de chiffre.

La base et les différentes formes

Le premier point que j’aime, c’est que sa forme justement est déclinable à l’infini: chiffre, lettre d’un prénom ou juste forme quelconque selon l’événement à souligner, comme mon sapin pour Noël.

Ça peut être un gâteau à partager ou un gâteau à l’assiette, individuel.

Et tant qu’on y est, il n’y a pas UNE recette mais plein parce qu’il peut se faire avec une base sablée ou un biscuit moelleux! Pour avoir tester les deux, il y a des pour et des contres dans chaque option.

Pour un gros gâteau de fête, je préfère personnellement la version biscuit, bien plus facile à couper car sinon le sablé écrase la ganache. D’ailleurs, c’est aussi pour ça que je réserve la version sablée au dessert individuel. Chacun gère son assiette comme il veut et se dépatouille pour la découpe! (Pour les plus petits, ça peut franchement être difficile).

Maintenant, en terme de goût, pour la version moelleuse, j’adore personnellement le biscuit joconde. Très simple à faire, il demande par contre beaucoup de poudre d’amande. Vous pouvez toutefois opter pour une génoise, un biscuit cuillère ou toute autre recette que vous aimez.

Il faut par contre garder en tête qu’il faut normalement 2 étages pour un effet réussi alors votre biscuit devra être assez fin pour que le gâteau ne devienne pas trop lourd. Il vous faudra par conséquent doubler votre recette. Pour mon 8 plus haut, j’avais doublé la recette mais il aurait fallu la quadrupler si j’avais voulu avoir 2 étages.

Pour la version sablée, vous avez l’embarras du choix en terme de recette: à base de poudre d’amande, de cacao pour une pâte foncée, épices de Noël si c’est le temps des fêtes, etc., c’est vraiment au goût de chacun.

On met quoi dedans?

Pour la garniture, il vous faut une ganache montée. Ou plutôt plusieurs car l’intérêt c’est aussi d’avoir un beau dessert, avec différentes couleurs et même différentes douilles pour le pochage pour le côté visuel. Vous pouvez aussi réaliser une crème diplomate qui a l’avantage de bien se tenir mais je ne crois pas avoir en avoir utilisé dans mes différentes variantes.

Je pense par contre avoir tester la garniture à tous les chocolats: lait, noir, blanc, voire même sans chocolat, en réalisant une chantilly au mascarpone! L’important c’est d’avoir une ganache montée (ou crème fouettée) assez ferme pour que la 2ième couche du gâteau tienne bien.

La touche finale: la décoration

Enfin, la dernière étape est la décoration! C’est un dessert avec lequel on peut vraiment s’amuser! Quand je le fais pour des amis, je rajoute souvent des petites meringues que je fais parfois la veille (un jour il faudra vous raconter comment je suis tombée dans les meringues à 35 ans!). L’avantage, c’est qu’avec un brin de colorant alimentaire et différentes douilles, on peut s’amuser à faire plein de choses!

Sur le gâteau en forme de 8 (mon premier number cake), j’avais mis des noisettes caramélisées, j’ai adoré! Pour faire un tout petit peu plus santé, on peut y ajouter des fruits et pour ne rien perdre, si vous avez des retailles de sablés, c’est le moment idéal pour leur donner une mini forme et s’en servir comme touche déco.

Un conseil pour le montage: la base, que ce soit un biscuit ou un sablé, doit être froide pour que la ganache montée tienne bien, alors n’attendez pas la dernière minute pour vous lancer sinon cela n’aura pas le temps de refroidir. D’ailleurs, la plupart des recettes suggèrent de préparer la première étape des ganaches la veille (car elles aussi doivent être bien froides). Personnellement, je ne suis pas toujours ce conseil mais tout au moins, je commence le matin pour un dessert à manger au souper.

Voilà, vous savez tout.

Quelques recettes

Maintenant, je vous donne quelques unes de mes recettes préférées mais j’ai tendance à prendre le biscuit sur un site, la ganache au chocolat sur un autre, la chantilly au mascarpone encore sur un autre, indécise que je suis.

Une recette de biscuit joconde (vous y trouverez aussi une ganache aux Carambars mais je ne l’ai pas testée) chez Cuisine Lolo.

Une recette de chantilly au mascarpone et un exemple de pâte sablée sur le site Demotivateur.

Plusieurs recettes de ganaches montées aux différents chocolats chez Les petites chouquettes.

Cher journal du confinement – semaines 8-9

On peint des coquillettes

Ces 2 dernières semaines sont passées à toute allure et autant on parlait de réouverture des écoles dans le dernier article, autant, oups, on s’est questionné pour rien puisque les écoles vont rester fermées dans la grande région de Montréal!

Mais vous savez quoi? Si ce revirement avait eu lien dans les premières semaines du confinement, j’aurais été désespérée, autant maintenant, ça m’arrange presque!

Parce qu’on ne va pas se mentir, s’il avait fallu que les filles soient à l’ecole à 8h10, il aurait fallu se lever plus tôt qu’en ce moment! Parce que oui, un des effets secondaires du confinement, c’est qu’on se lève de plus en plus tard! On a commencé vers 7h15 pour émerger maintenant à 8h, voire un peu plus tard encore pour moi! Oups!

Puis, je pense l’avoir dit il y a 2 semaines, mais avec le retour des beaux jours (pour les températures douces, il a fallu attendre jusque tout récemment), la vie de ruelle a repris et l’ambiance à la maison s’en trouve plus équilibrée! Les filles continuent à faire les devoirs avec leurs grands-parents mais passent pas mal tout le reste de la journée dehors.

De mon côté, je suis redevenue productive au travail, youhou! C’est important n’empêche parce que ça joue sur mon moral, mon stress, ma culpabilité aussi. Alors, voilà, sans dire que tout est rose, je le sens bien cet été, même sans camp de jour ou grand voyage.

On aimerait quand même pouvoir partir dans la nature, louer un chalet peut-être, histoire de changer d’air et de rythme aussi mais on verra si c’est possible ou non au cours des prochaines semaines…

Cher journal du confinement – semaines 6-7

Les deux dernières semaines ont été marquées par une sorte de routine, à peu près huilée, notamment grâce aux interventions des grand-parents dont j’avais parlé la dernière fois.
Par contre, routine établie ne rime pas forcément avec sérénité car il faut de plus en plus gérer les humeurs de chacun.

Si nos filles ont toujours été très proches et ne savent jouer qu’ensemble, de plus en plus on les entend s’envoyer promener de manière vraiment agressive. Alors quand, en plus, vient le temps de se chamailler pour savoir qui met la table (soit à chaque repas de chaque journée!), les mots échappés me font parfois hérissés le poil et comme adulte, on n’est pas mieux, avec une patience qui a du mal à revenir.

Cela dit, l’annonce du gouvernement Legault la semaine passée de rouvrir les écoles a entraîné de nouvelles réflexions chez nous, comme j’imagine dans à peu près toutes les maisons: renvoyer son enfant à l’école ou pas?

À vrai dire, c’était à peine une question chez nous tant il était clair que les filles retourneraient à l’école sitôt possible.

Pourquoi?

Outre le fait qu’elles ont super hâte, c’est d’abord, parce que, je pense, elles ont vraiment besoin de reprendre une vie « sociale » avec des règles et des individus à respecter (ou peut-être malgré les nouvelles règles à respecter). Je ne pense pas qu’être enfermées à la maison avec 2 parents en télétravail à plein temps leur apporte beaucoup ces temps-ci.
On a aussi la chance d’avoir une petite école où les groupes étaient déjà de 15-16 enfants pour leurs classes.

Est-ce que le fait que leurs pupitres seront éloignés ou qu’elles devront rester à leur place m’inquiète?

Pas vraiment. Je pense que les professeurs ont de quoi être mal à l’aise parce que de la manière dont je vois les choses, ils vont surtout passer du temps à faire la police pour faire respecter les mesures décidées par la Santé publique alors que les enfants, eux, s’adapteront très bien.

Une chose par contre qui me questionne suite au grand beau temps de cette fin de semaine: qu’en est-il du confinement?

Honnêtement, on ne va pas se leurrer, ça ressemble de plus en plus à la fin, non? Il y a du monde partout dans les parcs, on voit des groupes de jeunes qui se rapprochent et l’exemple de mes filles… Mes filles ont retrouvé 2 amies de la ruelle ce week-end et ont enfin accepté d’aller jouer dehors (cf mon article précédent où je me désespérais qu’elles ne sortent pas). Elles sont parties chacune sur leur vélo, jusque-là tout va bien, mais à un moment elles les ont laissés dans un coin et ont commencé à vouloir se cacher derrière un cabanon. Vous me voyez venir? Elles ont totalement oublié la règle des 2m de distanciation physique…

Je suis intervenue pour leur rappeler de rester loin les unes des autres mais il faudrait être naïf pour penser qu’à moins de les surveiller en permanence, elles vont appliquer cette règle en tout temps. Or, aucun autre parent n’était dans les parages pour surveiller leurs interactions…
La seule solution pour respecter le confinement serait de leur interdire d’aller dans la ruelle. Est-ce que j’ai envie de ça alors même qu’on rouvre les écoles et les commerces?

Tout ça m’amène à ma dernière réflexion: les camps de jour!

Si notre première réaction a été de nous dire, comme pour les écoles, s’ils ouvrent, on y envoie les filles, la décision est finalement plus incertaine.
D’une part parce que nos cocottes détestent les camps de jour, et que ça représente un coût! Autant l’école, elles ont hâte, on sait qu’elles vont être bien encadrées et continuer leurs apprentissages, même si c’est par des révisions, autant le camp de jour, hmm… Quelles sorties vont-ils pouvoir faire si les parcs sont fermés, les piscines, les pataugeoires, etc.?

Alors évidemment, avoir les puces 2 mois d’été à la maison, ce n’est pas l’idéal mais quelque part, si on accepte la vie de ruelle, je crois que le risque sanitaire sera toujours moins élevé que de les emmener dans un camp quelque part.

Le goût du bonheur, trilogie à ne pas manquer

Des fois, il y a des livres qu’on a du mal à commencer car on a certains a priori, surtout s’ils nous ont été donné à l’improviste.

C’est le cas de ce livre, Gabrielle, qui fait partie de la trilogie Le goût du bonheur de Marie Laberge. Ma belle-mère me l’avait donné lors de son dernier passage à Montréal en octobre et j’appréhendais qu’il ressemble un peu trop Aux filles de Caleb. Bien que ce dernier soit un incontournable de la littérature québécoise et que j’ai appris beaucoup de choses sur les conditions de vie, notamment des femmes, au tournant du XXe siècle au Québec, je n’avais pas vraiment aimé cette trilogie.

Pourtant il ne m’a pas fallu longtemps pour apprécier l’écriture de Marie Laberge lorsque j’ai réussi à distinguer les membres de la famille Miller qu’elle nous dépeignait. Une fois embarqué, j’ai même eu le problème inverse, c’est-à-dire fermer le livre quand il commençait à être plus que temps de se coucher!

Le résumé de l’éditeur :
Québec, 1930. Gabrielle est mariée avec Edward depuis bientôt dix ans. Entre la maison de l’île d’Orléans et celle de la Grande-Allée, elle mène une vie bien remplie, entourée de ses cinq enfants.
De toute évidence, il s’agit d’un mariage heureux. Mais cette chose qui devrait être si simple fait pourtant froncer bien des sourcils dans l’entourage de Gabrielle. Décidément, le bonheur est suspect en cette époque où notre sainte mère l’Église nous dit que nous ne sommes pas sur terre pour être heureux, mais pour accomplir notre devoir.

L’époque dépeinte est fascinante et on voit tout le poids de l’Église sur les mœurs du Québec. Mais Gabrielle est une héroïne épanouie, qui défie les conventions et qui n’a pas peur de se retrousser les manches quand une cause lui tient à cœur ou pour sa famille.
À travers elle, c’est une grande famille qu’on rencontre où mêmes les frères et sœurs (et les amis) ont un rôle à jouer, construisant une galerie de portraits attachants.

Et comme c’est une trilogie, c’est la même prose délicieuse qu’on retrouve à travers les 2 autres ouvrages : Adélaïde et Florent. La plupart des personnages passent d’un tome à l’autre pour notre plus grand plaisir mais certains adieux ont été déchirants (mais pourquoi avoir tué… non je ne vous dirais pas qui mais si vous lisez les romans, vous comprendrez ma peine).

Quoiqu’il en soit je ne saurais que trop vous conseiller cette fresque. Les 2 premiers tomes sont mes préférés mais Florent clotûre très bien cette belle aventure avec les Miller/McNeally.

Cher journal du confinement – semaine 5

Alors que la 5ième semaine de confinement est déjà achevée, je me rends compte que je prends du retard dans ce « journal ». Peut-être parce que les semaines se ressemblent un peu toutes finalement et qu’aucune n’amène cet état de grâce qu’on aimerait trouver dans cette situation où l’on a soi-disant plus de temps pour soi… Quoiqu’il en soit, je dois dire que si un mot devait résumer cette 5ième semaine, ça serait…

Révélation! Oui, rien que ça!

Cela faisait plus d’un mois qu’on devait constamment négocier avec les filles pour qu’elles fassent quelques minutes de devoirs, que ce soit dans un cahier d’activités ou sur des sites internet spécialisés quand tout à coup, on a trouvé la solution : demander à leurs grands-parents d’animer des cours à distance par webcam. Et le miracle se produisit! Non seulement, il n’y a aucun besoin de négocier puisque notre aînée (c’est essentiellement à elle que s’adressent ces sessions) a hâte à ces moments mais en plus au lieu de le faire pour 15 minutes, elle est capable de rester 1h en vidéoconférence avec mes parents le matin et une autre heure avec son grand-père paternel l’après-midi à enchainer les exercices que d’habitude elle n’aime pas (dictée, heure, etc.).

Et vous voyez venir le 2ième effet kiss cool? Pendant ce temps, c’est le calme à la maison! Et qui dit calme dit bien plus de facilité pour moi à travailler! En autant que la motivation soit là! Je dois dire que plus le temps passe, plus je trouve la motivation difficile à maintenir justement. En fait, c’est aussi que je n’ai pas d’urgence à traiter ces temps-ci, plutôt des choses à long terme ou d’autres que je n’ai jamais envie de faire alors dans ces conditions, c’est encore plus facile de procrastiner et de rester le nez en l’air (pour ensuite mieux culpabiliser!).

Déménagement!

Dans les autres mesures prises la semaine passée, j’ai déménagé mon bureau! Jusque-là je travaillais au rez-de-chaussée, sur la table de la salle à manger et les filles n’étaient jamais loin. Je devais sans cesse intervenir, répondre à une demande ou me lever pour faire stopper une quelconque épreuve de gymnastique dans le salon!
J’ai donc décidé que ça en était assez et je me suis créé un petit espace de travail dans la chambre d’amis avec le bureau de Zoé. Bien sûr, depuis, les filles ont redécouvert qu’on avait un étage et que leurs chambres s’y trouvaient! Alors ce n’est pas aussi silencieux qu’escompté mais au moins je peux fermer la porte pour mettre un peu de distance entre l’agitation des 2 cocottes et moi, sauf quand elles décident de carrément venir jouer aux Playmobil dans la chambre d’amis (qui servait de salle de jeux avant).

Je lâche prise sur ce fragile équilibre et j’essaie d’avancer comme je peux mais des questions existentielles me taraudent à force de voir la multiplication d’articles qui nous interpellent à coup de « prendre du temps pour soi, se redécouvrir, se lancer dans de nouveau passe-temps », comment ça se fait que je n’ai pas plus de temps libre qu’avant et surtout que ma routine est à peu de choses prêts exactement la même qu’avant?! Vraiment je me questionne sur ce que je râte dans « mon » confinement (si vous avez la réponse…).

Pour finir, mon corps a aussi décidé de me lâcher depuis 2 semaines. Ça a commencé par le dos bloqué après être tombée d’une table de nuit sur laquelle je m’étais perchée pour nettoyer le haut d’une fenêtre (ça m’apprendra) et ça a continué par des douleurs aux dents qui sont probablement dues à mes broches mais confinement oblige, ce n’est pas simple d’obtenir un rdv…
Bref, j’ai hâte que ça aille mieux de ce côté-là et hâte de retrouver un peu de chaleur aussi parce que comme chaque année, ce mois d’avril est froid ce qui n’aide pas au moral (surtout quand ta famille te dit qu’il fait 20° en France)!

Des bébés chats pour la douceur

Quand même, du côté des moments doux, on a 3 chatons de 5 semaines pour quelques jours en famille d’accueil et ils sont tellement, tellement adorables que ça fait oublier les plus mauvaises journées. En général, je refuse les prises en charge quand il y a plus que 2 chatons mais ceux-là, je les garderais bien jusqu’à leur adoption!

Cher journal du confinement – semaine 3

La 3ième semaine s’achève et comme les précédentes, elle est passée à toute allure. J’étais pleine de bonnes intentions lundi et j’avais convaincu mon chum d’essayer une nouvelle stratégie, soit que l’un de nous s’occupe à plein temps des filles 2h le matin pendant que l’autre peut vraiment travailler et inverser l’après-midi. Au final, on n’aura même pas testé une journée complète car une urgence m’est tombée dessus lundi et m’a occupée à plein temps jusque mercredi! Qu’à cela ne tienne, on a continué à essayer d’imposer un cadre un peu plus structuré aux enfants pour éviter les cris à tout va et ça a marché avec plus ou moins de succès selon les moments de la journée.

Après, ce qui fait une grosse différence, c’est le besoin de concentration selon mes tâches au travail. Cette semaine, j’ai passé beaucoup plus de temps au téléphone et beaucoup moins à faire de l’analyse ou de la rédaction alors il était moins gênant de m’interrompre régulièrement pour expliquer un exercice ou le corriger.
Bien que je ne puisse pas couper à toutes tâches qui demandent beaucoup de concentration, les relayer à un moment où les filles ont le droit à la tablette et où on ne les entend donc pas broncher serait une bonne stratégie!

On a aussi essayé « 1 minute de devoir pour 1 minute de temps d’écran ». Ça a plutôt marché mais elles sont du genre à estimer que 15 minutes, ça suffit, en autant qu’elles reviennent refaire quelques exercices régulièrement! Je suis donc un peu partagée sur cette solution…
J’avais aussi pensé à leur autoriser 1h de tablette en fin d’après-midi mais à leur enlever 1 minute à chaque fois qu’elle dirait non à quelque chose durant la journée! Honnêtement, je sais qu’elles arriveraient en fin de journée sans avoir le droit à la moindre minute d’écran alors il ne me semble pas que ça sera efficace!

À part ça j’ai quand même fêté mon anniversaire vendredi, et comme on était bien confiné (ai-je mentionné qu’il a plu une bonne partie de la semaine?), nous nous sommes fait livrer un repas pour 2 d’un délicieux restaurant du quartier (Hélicoptère). Les filles ont eu des œufs à la coque à côté et j’avais préparé un flan au chocolat ultra gourmand pour le dessert!

D’ailleurs, il faut bien le dire, on cuisine des gâteaux sur une base un peu trop régulière! Et comme ce ne sont que des desserts au chocolat ou presque, j’essaie de limiter aux 3-4 jours max parce que sinon, on va tous avoir un sérieux problème à la fin du confinement! Enfin, comme j’ai utilisé ma dernière tablette de chocolat pâtissier de France vendredi, je vais peut-être m’attaquer aux desserts fruités à la place??

Sinon plus le temps passe et moins j’ai l’impression que cette situation est hors de l’ordinaire bizarrement! Il faut dire qu’on a quand même la chance d’avoir conservé chacun nos emplois, beaucoup de contacts avec nos équipes respectives alors finalement, c’est comme si seul le lieu de travail changeait. Bien sûr, on ne voit plus les amis à part en vidéo mais je pense que tant que le (vrai) beau temps n’est pas de retour, on ne ressent pas encore le manque. Et les filles ayant des liens tissés serrés, leurs amis ne leur manquent pas plus que ça, même si Zoé a beaucoup pleuré après avoir reçu un courriel de sa professeure!

Alors voilà, les semaines se suivent et la situation parait toujours un peu irréel dans notre petit cocon tranquille.

Exploser pour mieux repartir

Alors que la semaine passée, j’étais convaincue que l’organisation et l’anticipation étaient la clé pour survivre à ce confinement et surtout à continuer à travailler tout en ayant des enfants en bas âge, cette semaine, cherchez pas, j’ai fait tout l’inverse!

Pas intentionnellement mais juste par manque de temps, d’énergie ou peut-être plutôt d’envie. Au fil des jours, le planning a pris l’eau, les enfants ont fait de moins en moins d’activités planifiées pour se retrouver mercredi dans un grand n’importe quoi où le bruit était omniprésent, où il était impossible de se concentrer et où même le chien n’arrêtait pas de demander à sortir (il a une clochette pour ça) pour finir par aboyer dehors! Les bêtises se sont enchainées à un rythme infernal et je ne compte plus le nombre de fois où je me suis énervée pour essayer de faire revenir l’ordre mais où tout ce que j’obtenais c’était des « non » et des enfants encore plus excités!

La goutte d’eau… ou de pipi…

La soirée s’est terminée de la même façon puisqu’alors que les filles venaient de se coucher, je me suis rendue compte qu’elles avaient fait pipi dans la douche (sans prendre de douche) et qu’il y avait une odeur d’urine insupportable! C’en était trop, j’ai explosé!

Comme elles étaient déjà couchées, il n’y a pas eu de grande punition imposée à ce moment-là mais la promesse que le lendemain on allait serrer la vis!

Pour vous donner une idée, depuis 2 semaines qu’elles sont à la maison, elles n’ont pas joué une seule fois avec leurs jouets, que ce soit Playmobil, Lego, Barbie, Pat’Patrouille ou autres, à part un peu avec leurs bébés quand elles envahissent le salon. Alors si vous me demandez à quoi elles occupent leur journée, la seule chose qui me vient à l’esprit, c’est qu’elles brassent de l’air! Vraiment! Puis l’air du rez-de-chaussée hein parce qu’évidemment, elles ne jouent jamais à l’étage dans leurs chambres!

Une solution?

Devant ce constat et ce ras-le-bol, j’ai refait un emploi du temps en l’orientant « zéro temps libre et zéro écran » pour une journée au moins, conséquence de la veille et devinez quoi… La journée c’est tellement mieux passée!

Je ne dirais pas qu’elles ont respecté le programme, ni qu’il n’y a pas eu quelques négociations mais on n’a presque pas entendu de cris d’excitations démesurés, ni d’énervement de ma part et j’ai pu, enfin, travailler dans de meilleures conditions!

Je pense que cette journée a fait du bien à tout le monde et qu’on va repartir sur de meilleures bases. En autant que je m’en tienne à l’anticipation et que je prépare des activités!

Cher journal du confinement

Cela fait un peu plus d’une semaine maintenant que les enfants sont confinés à la maison, depuis que les écoles ont fermé brusquement jeudi 12 mars au soir. Je suis restée avec elle le vendredi mais le lundi, je suis allée au travail. C’est là qu’on note qu’il y a eu beaucoup de confusion au départ entre les écoles fermées à la base une journée pour « se préparer », les employeurs qui hésitaient à forcer le télétravail, ceux qui attendaient et le gouvernement qui a pris quelques jours pour imposer des directives claires : on reste tous à la maison.

C’est donc depuis mardi que nous sommes vraiment en quarantaine à la maison, tous ensemble. Si tout de suite, nous avons établi un horaire pour essayer de garder une routine, il a bien fallu reconnaître que les enfants ne l’entendaient pas de cette oreille.

Une nouvelle routine?

Chaque jour, nous réajustons donc notre planning, ajoutant parfois une séance de yoga à la place du temps de lecture ou encore un moment de cuisine avant de recommencer des devoirs. Il y a d’ailleurs plus de devoirs sur la tablette que ce que j’avais envisagé mais il faut parfois faire des compromis pour continuer à travailler.

Et c’est bien là mon problème, continuer à travailler, ou plutôt être productif, être concentré tout en ayant des enfants à proximité. J’ai pourtant l’habitude du bruit au bureau, travaillant en open-space, mais on dirait que le bruit des enfants n’a pas le même effet, me détournant sans arrêt de ce que je fais. C’est peut-être l’effet mère-hélicoptère, ce besoin de tout surveiller, de s’immiscer quand quelque chose ne se passe pas comme ça devrait, de les rediriger quand elles commencent à s’exciter… quoi qu’il en soit, l’effet est là et mon travail va en pâtir si je ne prends pas des mesures.

Dans mes pistes de réflexion, la première est l’anticipation! Plutôt que de juste prévoir de 9h à 10h un temps de devoirs, je détaille beaucoup plus avec des tâches ciblées, plus courtes mais qui s’enchainent. Il faut par contre que je me prépare d’avance car n’ayant pas d’imprimante, je dois parfois écrire certains exercices ou préparer certains dessins/coloriages. On ne va pas se mentir, ça prend du temps et des idées!

Et c’est là que les réseaux sociaux sont fantastiques ! Il y a tellement de suggestions pour les petits (et les grands) que j’ai l’impression qu’on n’aura jamais le temps de mettre en place toutes les chouettes idées qu’on voit! Ce qui génère parfois une anxiété : je n’en fais pas assez pour les enfants! Faut dire que les liens se multiplient, que ce soit pour bouger sans sortir de son salon à se cultiver en visitant des musées à distance. C’est incroyable de voir toutes les initiatives qui se mettent en place, des profs qui offrent des cours en direct, des auteurs qui lisent leurs livrent en vidéo, des applications éducatives qui deviennent gratuites, des cuisiniers qui font des recettes live avec les enfants! Bref, je trouve ça génial!

Confinés mais ensemble

Et c’est là que je me dis qu’on a une chance incroyable dans toute cette affaire que d’être confiné ensemble, chez nous. On pourrait avoir une situation tellement plus grave où les membres d’une famille pourraient être isolés les uns des autres. Là ce n’est pas le cas. On va peut-être se taper (sérieusement) sur les nerfs à la fin de tout ça (fin prévue pour le 1er mai pour l’instant) mais au moins on le vit ensemble.

Chez nous, l’ambiance est détendue. Nous ne sommes pas inquiets d’attraper le virus alors le seul questionnement dans tout ça est de savoir combien de temps ça va durer. Parce que, vous comprenez, si ça doit durer, je vais songer à investir dans une imprimante. Et une chaise de bureau!

Adopter un chiot (et survivre)

Il y a quelques mois de ça, je vous racontais ici que nous hésitions à adopter un chien mais que devant les contraintes que cela représentait et la mission quasi impossible de trouver un chien en refuge qui soit compatible avec les enfants, nous n’y croyions pas trop… et bien… c’est chose faite!

Depuis le mois d’octobre, nous avons accueilli un chiot grâce à l’association Les Aristopattes!

Adopter plutôt que magasiner

Après des mois à faire le tour virtuellement de tous les refuges régulièrement, les choses se sont faites très vite quand Oréo (alors Soprano) a été mis en adoption. Pour une fois, il s’agissait d’un chiot, d’une petite race et la priorité était mise sur une famille avec jeunes enfants pour l’adopter! Jackpot!

J’ai tout de suite appliqué en ayant peur qu’il y ait 300 autres personnes d’intéressées mais quelques jours plus tard nous étions conviés à le rencontrer dans sa famille d’accueil! Pour la petite histoire, Oréo a été offert en cadeau à une famille, il a chuté des bras de quelqu’un et s’est cassé la patte. Devant le montant de la facture, les propriétaires ont demandé à le faire euthanasier, ce qu’a refusé le vétérinaire vu son jeune âge et son bon pronostique! La famille a donc accepté de l’abandonner pour qu’un refuge (les Aristopattes donc) le prenne en charge (paie ses frais médicaux donc) puis le mette en adoption.

C’est ainsi qu’une fois remis sur pattes, il a débarqué dans nos vies, minuscule boule de poils de même pas 2 livres, sans qu’on soit vraiment préparé…

Les premières semaines

Oréo a maintenant 7 mois et pendant ces premières semaines, nous avons travaillé fort la propreté et l’obéissance. L’avantage d’un chien de petite race, c’est qu’il n’a pas besoin de passer des heures à courir au parc à chiens pour être heureux mais, malgré tout, il est important qu’il apprenne les commandements base.

On a vite appris qu’un chiot, ça mord! Ou plutôt ça mordille parce que son intention n’est pas de faire mal mais juste de se soulager car, comme un bébé, un chien, ça fait ses dents!

Côté propreté, c’est fascinant de comparer un chaton, capable d’aller dans sa litière tout bébé et un chiot qui, encore à 7 mois, a besoin d’être surveillé comme du lait sur le feu si on ne veut pas de mauvaises surprises dans la maison.

Comme pour les enfants, on a choisi l’éducation positive pour notre chien, ce qui implique du renforcement positif avec des gâteries et pas de punition. Pour la propreté, cela veut donc dire bien observer le chien pour reconnaître les signes quand il a envie et tout de suite l’emmener dehors. Le récompenser quand il fait dehors et l’ignorer quand il y a un accident à la maison.

Quand on est là, ça fonctionne bien et il demande généralement la porte lui-même (il sonne même une clochette) mais quand on est au travail, les journées sont longues pour lui et il fait généralement un pipi, voire un caca dans la maison. Il a un pipi pad où il a l’habitude de faire et globalement, ça va. L’avantage là encore, du petit chien, c’est qu’il fait aussi des minis besoins! C’est d’ailleurs sans doute pour ça qu’on n’a pas mis plus d’emphase que ça sur cette problématique.

On aurait pu utiliser un cage, c’est ce qui est recommandé pour que les chiots jusqu’à 12-14 mois grandissent sans anxiété, mais comme Oréo a débarqué dans nos vies un peu à l’improviste (on l’a littéralement récupéré un lundi soir à 20h), on n’était pas équipé et les premiers temps se sont bien passés sans, alors on a fait l’impasse là-dessus.

Dès la première nuit, on a fait le contraire de tout ce qui est conseillé et non seulement, on a fait dormir le pitou dans notre chambre mais même carrément dans notre lit! Faut dire, qu’il n’arrêtait pas de pleurer et qu’on commençait à avoir peur de déranger les voisins! Et puis, tout petit comme il est, il ne prend pas de place dans le lit, en tout cas pas plus qu’un chat (voire moins).

Les premières semaines, il fallait se lever une fois pendant la nuit pour le sortir mais depuis il demande généralement vers 7h, parfois plus tard! Ça force toujours l’un de nous à se lever si ce n’est pas proche de notre heure de réveil mais au moins, c’est de plus en plus tard. D’autant que plus le temps passe, plus il se réveille aux mêmes heures que les filles la fin de semaine alors ce sont elles qui lui ouvrent la porte de la cour ou le nourrisse pendant que nous, on peut continuer à faire la grasse matinée.

Et avec les autres membres de la famille?

Notre cadette étant une grande amoureuse des animaux, elle a tout de suite adopté Oréo! Elle joue avec (l’embête même) et se bat pour le tenir en laisse ou en voiture.

Notre fille aînée étant assez craintive des animaux (y compris des chatons en famille d’accueil), nous n’étions pas sûres de sa réaction mais plus le temps passe, plus elle est à l’aise avec lui. Elle a toujours un peu peur de se faire mordiller ou sauter dessus mais elle aime le promener et jouer dehors avec lui.

À l’arrivée d’Oréo, on avait encore notre chat Elliott (9 ans). Les relations n’étaient pas au beau fixe avec un chiot surexcité qui voulait courir, sauter sur le chat quand lui voulait juste être tranquille, loin de tout tumulte. Alors il se faisait comprendre en enchainant les coups de griffe… Malheureusement, Elliott n’est plus là mais comme on voulait que notre chien soit habitué aux chats, on vient tout juste d’en accueillir un autre en famille d’accueil. C’est une minette qui vient d’être stérilisée et qui porte donc un cône, qui n’aide pas son adaptation mais Oréo apprend avec elle que si tu l’approches doucement de face, y a une chance que tu puisses lui faire un bisous alors que si tu approches en courant, de derrière ou de côté, il y a une bonne probabilité pour se faire griffer! 😀

Enfin voilà, la vie est encore un petit peu plus rock n’roll depuis qu’on a notre pitou mais il est tellement mignon qu’on ne s’en passerait plus!

1 an de traitement orthodontiste

Avant

L’air de rien cela fait déjà un an que j’ai commencé mon traitement orthodontiste! Autant la décision a été longue à prendre (et je le regrette), autant cette année est passée à toute vitesse!

Honnêtement, c’est beaucoup moins gênant que ce à quoi je m’attendais quand j’hésitais à franchir le pas. Les broches transparentes au moins en haut aident beaucoup dans mon cas mais outre esthétiquement, il n’y a pas vraiment d’inconfort non plus. Je n’ai pas de gêne quand je parle ou de zozotement, tout au plus il arrive que les broches m’irritent l’intérieur de la joue.

Un poids dans l’emploi du temps?

Un autre point qui me faisait hésiter était la fréquence des rendez-vous, parce qu’on a beau dire mais, quand on a un travail à plein temps, traverser la ville et s’absenter en milieu de journée n’est pas toujours facile.
Oui, parce qu’il ne faut pas rêver, les rendez-vous à 8h ou à 18h relèvent du miracle (voire du mirage)!

Mais là encore, au fil des mois, les visites durent de moins en moins longtemps et d’une quarantaine de minutes les premières fois quand il fallait changer les fils, on est rendu à une dizaine de minutes maintenant, juste le temps de changer les chaînes (je suis super calée techniquement en plus). Ce n’est donc pas si contraignant en bout de ligne, même s’il faut ajouter le temps de transport à ça.

Le vrai irritant, qui lui disparaitra dans un an, est le prix! Malheureusement, il n’y a pas de miracle (et pas de surprise non plus au moins) mais ça grève un budget, alors de ce côté-là, j’ai hâte d’en avoir fini!

Pour le reste, c’est beaucoup moins d’astreinte que ce que je m’étais imaginé et je dois dire que la vitesse à laquelle les dents se mettent en place est incroyable! La première fois qu’une collègue m’a fait remarquer qu’on voyait déjà un changement, je ne l’ai pas cru (ça faisait vraiment pas longtemps que j’avais mon appareil) mais en reprenant les photos avant/après, c’était évident! Et ça je peux vous dire, c’est très encourageant!

Tant mieux, parce que si tout va bien, il me reste quand même un an et demi de traitement encore. 😉

1 an plus tard