Un dosseret de cuisine en ardoise

Les placards de notre cuisine sont blancs, de même que notre comptoir en corian. Alors forcément avec les murs blancs, on se sentait un peu comme dans un hôpital, l’odeur en moins. Quand on s’est posé la question du dosseret, il était évident qu’on voulait quelque chose qui « casserait » un peu cette image, tout en restant intemporel. C’est, comme souvent, une photo trouvée sur Pinterest qui m’a mise sur la voie de l’ardoise, cette pierre naturelle foncée qui viendrait contrastée avec les meubles.

 

Le problème, c’est que c’est une matière très poreuse qui n’est pas forcément recommandée pour les dosserets de cuisine. En se renseignant un peu plus, on nous a dit que ce n’était pas plus compliqué que le marbre et que la clé reposait dans le scellant, ce produit qui vient imperméabiliser les tuiles ou céramiques. On s’est donc lancé, et quand je dis « on », c’est vraiment Monsieur puisque c’est lui qui a posé le dosseret. Dans ce genre de travail, ce sont toujours les découpes qui sont les plus longues, sachant qu’il faut une scie à l’eau pour l’ardoise. On en a trouvé une neuve et pas très chère sur Kijiji qu’on peut revendre le même prix maintenant. Il aura fallu pas mal d’huile de coude pour la pose, qui a occupé tout un dimanche, Chéri, faut dire qu’on a une longue surface à couvrir.

Après la pause, c’est là qu’il faut mettre plusieurs couches de scellant. C’est un liquide qui se pose avec un pinceau en quelques minutes mais qui évitera que les tâches de sauce à spag’ par exemple se voient et restent graver à jamais! 

 

Comme nous voulions un effet ardoise avec le moins de de joint possible, les tuiles sont posées très proches, avec des joints de 1/16, ce qui complique la dernière étape : les joints! En fouillant sur Internet, on trouve toutes sortes de conseils pour faciliter la pose du coulis dont utiliser un sauceur à poulet! Laissez-moi vous dire que ça marche juste sur Internet. Mon chum a un peu galéré pour cette étape et il y avait pas mal de coulis sur les tuiles mais on trouve un produit spécifique pour enlever les résidus dans les magasins spécialisés. Une fois tout nettoyé, nous avons remis une couche de scellant et cette fois, c’était bel et bien fini.  

 

On verra à l’usage si l’ardoise était un bon choix mais on sait déjà qu’il faut remettre du scellant une ou deux fois par année. La bonne nouvelle c’est que c’est rapide à poser et qu’un petit bidon (55$) dure longtemps puisqu’on a déjà fait 4 couches et qu’il est à peine entamé…

12 choses à se rappeler quand on part en vacances en Europe

Les vacances approchent et pour nous, ça signifie la grande traversée puisqu’on part au Portugal cette année. Si vous êtes expatriés depuis longtemps, vous avez peut-être oublié 2-3 coutumes européennes alors voici quelques points à se remémorer avant de retourner sur le Vieux Continent :

– La climatisation n’est pas courante, et encore moins les moustiquaires aux fenêtres

– Il faut des jetons dans la plupart des caddies de supermarchés

– La plupart des pays n’ont pas 2 langues officielles comme le Canada, ce qui veut dire que l’anglais ne vous sera peut-être d’aucun secours lors de difficultés linguistiques

– Il y a souvent des volets ou stores aux fenêtres, alléluia pour les grasses matinées, surtout avec le décalage horaire

– Le soleil se couche beaucoup plus tard que chez nous

– Les ronds-points sont légion, révisez votre code de la route

– On doit vouvoyer tout le monde, sauf si ce sont de vraies connaissances. Par contre, il faut faire la bise à tour de bras.

– On est plus « formel » en France, exemple on dira «Merci Madame » à la vendeuse ou « Bonjour Messieurs, dames », aux gens de la salle d’attente du médecin, alors qu’on connaît personne

– Il n’y a pas de parcs à tous les coins de rue, et encore moins des parcs avec jeux d’eau pour les enfants ou même abreuvoir (chez nous on a 3 parcs avec jeux d’eau ou pataugeoire à moins de 700 mètres)

– Les portes s’ouvrent dans le sens inverse (pousser au lieu de tirer), un dépanneur n’est pas une place où acheter du lait et on ne vient pas au resto avec sa bouteille de vin!

– Les files d’attente, que ce soit pour le bus ou aux caisses, sont bien moins respectées qu’au Canada alors ne vous étonnez pas si quelqu’un essaie de vous passer devant!

– Les prix affichés sont ce que vous payez! Pas de taxe à rajouter, ni de pourboire. Du moins ce n’est pas obligatoire.

 

Comme tout bon montréalais, on a déménagé!

Alors que le week-end « officiel » des déménagements à Montréal commence, cela fait maintenant une semaine que nous sommes redevenus montréalais. Le déménagement en soi s’est bien passé, si on excepte le stress de faire des boîtes jusqu’à la toute dernière minute ou de savoir si tout rentrera dans le camion! Les filles sont allées à l’école et à la garderie normalement le matin et comme la maison était vide et nettoyée à 13h, j’ai décidé d’aller les chercher aussitôt vu que j’avais un chat enfermé dans une maison vide en parallèle. Malheureusement, comme c’était un peu précipité, les filles n’ont pas eu le temps pour de grands au-revoirs à leurs amis ou éducatrices (c’était l’heure de la sieste pour Mia) mais comme elles retrouvaient mes parents dans la nouvelle maison, elles étaient super excitées et pas trop triste.

 

On a profité du long week-end de la St-Jean pour s’installer et défaire pas mal tous les cartons. En parallèle, on a mis plein de trucs à vendre qui ne « vont » pas dans la nouvelle maison alors tout n’est pas parfaitement finalisé comme on l’aimerait mais ça viendra. Je ne sais pas si c’est le fait que tout soit arrivé en même temps : le déménagement, la visite de mes parents pour 3 semaines, la fin de l’année scolaire pour la plus grande, le départ du CPE pour la plus petite mais tout me paraît encore surréel et je n’ai pas l’impression d’être chez moi pour l’instant.

 

Par contre, on redécouvre les joies du métro. Alors si c’est cool d’être à 30 minutes de son travail, il faut se réhabituer au trajet debout où il fait chaud, très chaud! Et comme la canicule s’installe ce week-end, notre piscine va clairement nous manquer mais on en profitera pour découvrir les pataugeoires du quartier au moins.

Mon bébé n’a plus besoin de petites roues

Il y a de ces journées qui s’annoncent simples (bien que chargées, rapport au déménagement qui approche) et qui finalement prennent une saveur toute particulière, la saveur de la très grande fierté parentale!

Ça faisait quelque temps qu’on suggérait à notre petite dernière d’essayer le vélo sans petites roues mais elle n’était pas très partante et les occasions d’insister n’ont pas été nombreuses non plus vu qu’on n’a pas été chez nous une fin de semaine depuis 2 mois ou presque…

Alors ce dimanche, après une virée chez le marchand Suédois et une autre chez Chocolats Favoris, nous avons remis le sujet sur la table. Mia n’était pas beaucoup plus emballée mais a concédé qu’elle voulait bien essayer « juste une fois », à condition qu’on remette les petites roues si elle n’y arrivait pas.

On a profité de ce mini élan tout en se disant qu’on aurait mieux fait de choisir une autre journée vu qu’il faisait à peu près 40° et qu’on avait du courir loooongtemps après Zoé quand elle a appris!

Mais les deux étant bien différentes, je n’avais pas eu le temps de me préparer pour filmer que ma 4 ans et demi était déjà partie, mon chum marchant à peine à côté! Aussi simplement que ça, elle savait faire du vélo!

Elle a continué longtemps, délaissant les jeux d’eau pour faire des tours de terrain de baskets, maîtrisant déjà le freinage et les virages. Elle a parfois besoin d’aide au départ mais même ça elle se débrouille super bien! Le seul mauvais côté, c’est que maintenant elle veut passer chaque minute à faire du vélo et n’a que faire que ce soit l’heure de préparer le repas ou d’aller se coucher!

Mais je suis tellement, tellement fière d’elle!

Le point Enfants

À 6 ans et demi, Zoé :

Mange presque de tout et goûte généralement à tout

S’endort en moins de 2 minutes à 20h, effet « école » garanti

Se lève, par contre, toujours la première les fins de semaine, rarement après 7h30

Fait le bruit d’un éléphant quand elle descend de son lit, effet « kura »

A hâte d’aller à la nouvelle école depuis qu’une amie lui a dit les noms des 2 profs de 2ième année et en a fait une description super chouette

Veut un arbre dans la cour pour grimper dedans comme chez sa copine Olivia

Veut un poisson dans sa chambre comme sa copine Elea

Veut une ruelle comme son copain Titouan (et va l’avoir)

A peur des chats et des chiens mais aimerait un lapin depuis qu’elle en a caressé un dans la rue

Mesure environ 48 pouces et vérifie souvent si elle a grandi

N’arrive pas vraiment à freiner en vélo

Est surprotectrice avec sa sœur

A une passion pour écrire la liste des noms des amis de sa classe

Aime bien jouer au ballon, à un mixte de soccer-basket pour être précise

Fait de la gym au milieu du salon mais refuse d’en faire en club depuis qu’elle a du faire la roulade sur la poutre vers 4 ans

Préfère les douches au bain (et se lave les cheveux seule)

Aime compter de 2 en 2 ou de 10 en 10 depuis qu’elle maîtrise ces techniques

Se fait dévorer par les moustiques à la moindre sortie

Adore les jeux de société mais pas les jeux où il faut inventer des histoires (Barbie, Playmobile)

À 4 ans et demi, Mia :

Voue toujours une passion à la couleur bleue mais s’habille beaucoup en rose

A une idée très arrêtée sur les chaussettes acceptables à porter

Refuse de goûter de nombreux légumes (voire fruits), même sous chantage

Est une vraie carnivore

Accepte de se lever facilement la semaine s’il y a des BN au petit-déj (autant dire qu’on court à la ruine avec ça)

Fait la fête tous les soirs dans son lit (voire dans les escaliers) pour ne pas dormir

Refuse de se lever chaque matin à 7h15

Adore faire du vélo

Refuse catégoriquement d’essayer le vélo sans petites roues

A voulu que je l’inscrive au spectacle de danse mais depuis rechigne pour aller au cours chaque semaine

Trouve que legging-tee-shirt, y a que ça de vrai dans la vie, les robes/jupes, c’est surfait

N’aime pas perdre aux jeux de société

Est capable de jouer seule et d’inventer des histoires à ses Lego/Playmobile/Pat Patrouille

Refuse d’aller chez le coiffeur, même pour couper simplement les longueurs

N’a pas très envie de commencer l’école mais surtout de quitter ses amis du CPE

A hâte d’avoir un siège auto de grande, comme sa sœur

Adore la balançoire mais ne veut pas essayer d’apprendre à se balancer seule

Aimerait avoir un autre chat et deux chiens : un petit et un gros, mais pas trop gros quand même (mais comment va-t-on appeler tout ce monde-là?)

Compte jusqu’à 14 sans se tromper. Parfois jusqu’à 21 mais faut pas être trop regardant sur l’ordre des chiffres entre 14 et 21.

Adore les bains et peut y jouer seule looongtemps

Aime bien se peser et demande après « Est-ce que j’ai grandi? »

Portugal, nous voilà!

Le choix des vacances a été très compliqué cette année. Non pas que les destinations qui nous tentent manquent mais plutôt pour le côté logistique avec les enfants qui seront en France à partir du 15 juillet et nous qui devons les récupérer d’une manière ou d’une autre en août. On s’est dit que c’était la dernière fois que nous allions en Europe avant plusieurs années, alors tant qu’à faire, on a choisi de visiter un pays du Sud que nous ne connaissons ni l’un ni l’autre : le Portugal.

L’avantage c’est qu’il y a des vols directs aussi bien pour Porto que pour Lisbonne auprès de plusieurs compagnies aériennes. Nous avons fait le choix cette année de Air Canada, après avoir subi plusieurs désagréments avec Air Transat l’an passé, sans parler de leur très mauvais service à la clientèle…

L’autre avantage, c’est le coût de la vie qui est globalement moins cher que dans d’autres pays d’Europe, comme l’Italie par exemple (que je rêve de visiter) selon ce qu’on nous a dit.

Une fois la destination décidée, on s’est dit que quitte à être sur place, sans attache, autant en profiter pour essayer de voir le maximum du pays en 17 jours. C’est là que les choses se sont corsées puisqu’il a fallu éplucher le Guide du routard et faire des choix! Ma liste des incontournables étaient faciles : Lisbonne, Sintra, Porto. Ma liste des « peut-être », quant à elle, était très longue! Il était clair qu’on ne pourrait pas tout faire alors ne connaissant pas la région, on a tranché en nous basant sur le côté pratique puisque n’oublions pas que nous voyageons avec 2 enfants en bas âge (4.5 et 6.5 ans).

Chéri et moi atterrissons donc à Lisbonne où nous restons 3 nuits avant de partir dans le Nord, à Braga, pour une nuit. Ensuite, nous récupérons les filles et mes parents à Porto où nous restons 3 jours. De là, nous descendons tranquillement vers le Sud en visitant Aveiro et ses canaux, Nazaré et ses surfeurs, Evora (parce que c’est la seule ville qui coupait vraiment cette descente), pour enfin nous poser 5 jours en Algarve, à Lagos. J’ai hésité avec Faro mais j’ai lu plusieurs commentaires qui m’ont convaincue d’opter plutôt pour Lagos. Nous remonterons à Lisbonne pour les 2 derniers jours avant notre vol de retour.

J’ai réservé quasiment tous les hébergements via AirBnB en me disant que nous sauverions un peu d’argent sur les repas notamment et pour être plus relaxe que tout le temps fourré au restaurant, mais les prix grimpent vite. C’était toujours moins cher que l’hôtel mais l’idée que le Portugal est une destination pas chère s’est envolée au fil des réservations. On verra le coût de la vie une fois sur place mais partir en août n’aide pas au budget.

Maintenant que les hébergements sont bookés, il reste à voir quand louer une voiture. On n’avait pas trop envie d’être pris avec à Lisbonne et Porto, alors on risque de tester le train jusqu’à ce qu’on est récupère les filles au moins… À voir.

Si vous connaissez le Portugal et que vous avez des bonnes adresses ou des suggestions d’incontournables à visiter, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire!

Alors, cette 1ère année?

J’avais eu l’occasion de parler cet hiver des difficultés rencontrées par Zoé à l’école et du poids que cela faisait peser sur l’ensemble de la famille quand les devoirs sont devenus une bataille. Avec le recul, je dois dire que ce sont surtout ces foutus mots étiquettes qui nous ont compliqué la vie pendant des semaines. Du jour où Zoé a su lire en janvier, on a déjà éliminé une grosse partie du problème puisqu’il n’y avait plus cette liste interminable de mots « à reconnaître sans les lire ».

 

C’est drôle comme la lecture paraissait loin en décembre et du jour au lendemain, quelques semaines plus tard, c’était acquis! On a acheté plusieurs livres adaptés à la 1ère année (CP) et je dois dire que Zoé avait eu un coup de cœur pour cette collection qui vient de France :

Aujourd’hui, on travaille sur la ponctuation et la compréhension, car ma cocotte a tendance a enchainé toutes les phrases sans marquer de pause et donc sans se rendre compte que cela ne fait pas de sens. Mais avec le temps, je n’ai aucun doute que ça va se débloquer tout seul.

Une autre chose qui a sûrement aidé est d’avoir fait appel à quelqu’un pour l’aide au devoir. Si ce service est offert au service de garde de l’école, Zoé pouvait rarement y aller car cela tombait pendant son cours de yoga. On a donc décidé de faire appel à notre voisine qui étudie en science de l’éducation justement pour venir 2×30 minutes par semaine aider Zoé avec ce qu’on n’a pas eu le temps de voir pendant le week-end. Ça nous a permis d’éviter les négociations/lamentations interminables sur base de « je ne veux pas faire mes devoirs ». Avec notre voisine, aucun problème, Zoé prend plaisir à travailler avec elle. On continue à faire une partie des devoirs/leçons la fin de semaine mais ça passe bien mieux et la semaine, on n’en parle plus. C’est sûr que c’est un budget et on verra si c’est nécessaire de continuer l’année prochaine mais cette année, ça a assurément ôter une certaine pression de la famille.

Reste que cette 1ère année est tellement intense! C’est fou de voir tout ce qu’ils apprennent : la lecture bien sûr mais aussi l’orthographe, les conjugaisons, les additions, résolutions de problème, géométrie, l’anglais, etc.!

Je suis impressionnée et à la fois déconcertée car ce n’est que le début et je n’ai aucun doute que le rythme n’est pas prêt de diminuer… Par contre, je ne vais pas être capable de l’aider longtemps en math vu ma propre histoire avec cette matière! 😩

Le gros luxe parental: sortir au cinéma en amoureux

À une époque, aller au cinéma était simple. On entendait parler d’un film qui nous plaisait et la journée de notre choix, à l’improviste même souvent, on se pointait au quartier latin pour prendre nos places. Depuis qu’on est parents, finies les sorties au cinéma improvisées, finies les sorties sans enfant même! Pourtant, nous aussi on s’est dit « quand on aura des enfants, on continuera de sortir comme avant, on les fera garder régulièrement, on ne changera pas nos habitudes »… Avant on avait des principes, maintenant on a des enfants, comme on dit…

 

Et force est de constater que le simple fait de se rendre dans une salle obscure peut se transformer en sortie complexe! Déjà, sitôt un film vous plaît, il faut prévoir un délais de plusieurs semaines pour trouver un horaire qui conviennent, entre les activités des enfants (lundi yoga, mardi aide aux devoirs, samedi danse, etc.), les obligations parentales (merci la réunion tardive) et les disponibilités de la gardienne! Et encore, ça c’est si vous êtes assez chanceux pour avoir une gardienne de confiance! Ça fait 6 ans qu’on se dit qu’il faut qu’on trouve un personne fiable à qui on ferait appel au moins une fois par mois et bien, 6 ans plus tard, on en est encore au même point, c’est-à-dire nul part!

 

En général, on va au cinéma 2 fois par année, ce qui correspond aux visites de nos familles! Pas de difficulté de gardiennage comme ça, et aussi pas de coût associé! Parce que laissez-moi vous dire qu’autant une « petite gardienne », comme on dit, ne charge pas cher (6-8$ de l’heure), autant si vous voulez quelqu’un d’adulte et de responsable (on assume que les 2 vont de paire), c’est plutôt dans les 10-13$ de l’heure minimum! Et c’est là que la sortie au ciné devient un vrai luxe! Vous avez beau partir de chez vous à peine quelques minutes avant le début de la séance et revenir tout de suite à la fin du film, il faudra compter 3h facilement de baby-sitting, surtout que de nos jours, tomber sur un film de moins de 2h relève du miracle! Comme le billet d’entrée n’est pas donné lui non plus (dans les 13$, et encore hors séance 3D, Imax, etc.), vous aurez vite fait de dépenser plus de 60$ sans avoir encore acheté un sac de pop corn!

 

Mais hey, c’est quand même cool de s’offrir ce plaisir et surtout de passer du temps à deux hors de la maison et de la routine. C’est ainsi que nous avons vu Ready Player One la semaine passée et que nous avons contribué au fond de pension de notre voisine!

La disparition de Stephanie Mailer de Joël Dicker

Depuis La vérité sur l’affaire Harry Québert, je suis une aficionados de Joël Dicker avec un coup de cœur particulier pour Le livre des Baltimore dont je vous avais parlé ici.

Comme ce n’est pas le plus prolifique des auteurs, j’étais très impatiente de découvrir son nouveau livre : La disparition de Stephanie Mailler et ça tombe bien, je l’ai reçu pour mon anniversaire.

« 30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque. »

À partir du moment où je l’ai commencé, je n’étais plus capable de le lâcher (640 pages quand même), repoussant un peu plus l’heure du coucher chaque soir pour être sûre de découvrir le reste de l’intrigue. C’est donc vous dire que le suspense est là et que l’écriture de Dicker est toujours aussi fluide. On retrouve les intrigues qui se déroulent sur plusieurs lignes temporelles comme dans ses autres romans et honnêtement, je trouve que ça fonctionne bien, que tout s’agence bien.

Par contre, si dans ses autres romans, on s’attachait à quelques personnages clés, il y a dans celui-ci de nombreux personnages dont des personnages secondaires qui ont quand même une intrigue importante qui fait qu’on n’est pas aussi impliqué émotionnellement, d’autant que plusieurs sont caricaturaux. C’est ma façon de vous dire que j’ai moins aimé ce livre en fin de compte par rapport aux 2 précédents mais quand même, ça reste un roman/polar qui se dévore à toute allure.

Savannah et Charleston en famille

Cette année, pour la relâche, nous avons décidé de rendre visite à des amis qui habitent Savannah, dans l’état de Géorgie aux États-Unis, depuis maintenant 2 ans.

On aurait bien aimé y aller pour plus qu’une semaine mais ils nous ont tellement dit qu’en été les températures étaient difficilement supportables qu’on s’est rabattu sur la relâche vu qu’avec les enfants qui grandissent, partir en dehors des vacances scolaires devient difficile.

Au départ de Montréal, il n’y a aucun vol direct pour Savannah, il y a par contre toutes sortes de combinaisons selon où vous souhaitez faire escale (Chicago, New-York, Toronto ou encore Atlanta). Dans notre cas, nous sommes partis un mercredi soir et nous avons fait escale à New-York à l’aller. On devait passer par Newark au retour mais une tempête dans le coin nous a fait changer nos billets pour passer par Toronto, gagnant près d’un heure sur le temps de retour. Côté prix, ça nous est revenu à 1100$ à 4, à cheval sur la semaine de relâche.

Sur place, nous logions chez nos amis qui ont une maison à une quinzaine de minutes d’auto de Savannah. Cette petite ville du Sud-Est des États-Unis a été fondée au XVIIIe siècle par les britanniques mais a très vite accueilli des immigrants aussi bien espagnols, portugais que allemands et irlandais, conférant un côté cosmopolite à la ville. On dit que c’est la première ville planifiée (en damier) des États-Unis avec des rues perpendiculaires et de nombreux parcs à intervalles réguliers. Il reste encore 22 squares qui comprennent fontaines, statues, bancs mais qui ont surtout une végétation luxuriante avec de majestueux chênes ornés de mousse espagnole. Avec l’architecture typique des maisons du coin, se balader dans la ville nous permet de nous transposer dans une autre Amérique où douceur de vivre et nature seraient les maîtres-mots, un peu hors du temps.

C’est dans un de ces parcs, le Chippewa Square qu’a lieu LA scène sur le banc du film Forrest Gump! Je vous le dis tout de suite, le banc a été retiré et est maintenant dans un musée mais vous pouvez toujours vous amuser à retrouver l’angle du film en admettant que vous l’ayez revu récemment (contrairement à nous).

Vous pouvez aussi vous balader au parc Forsyth avec sa très belle fontaine (il y avait un mariage le jour où nous y étions) ou encore au cimetière Colonial Park (très arboré). Il faut également se balader dans le port, au bord de la rivière Savannah et faire quelques détours dans des boutiques incontournables: le glacier Leopold (l’attente peut être longue, même en mars) et la boutique de bonbons Savannah’s Candy Kitchen avec un mur complet dédié aux sucreries mais aussi un petit train aérien qui fait le tour de la boutique.

Si vous avez un peu de temps, je vous suggère d’aller à Tybee Island, la plage qui est à 30 minutes environ de Savannah. Vous pourrez y visiter un phare mais il était fermé le jour de notre visite et vous balader sur la plage. Vu la saison, on ne s’est pas baigné mais les filles ont beaucoup aimé jouer près des vagues.

Sinon, c’est non loin de là, à Oatland Island wildlife Center, que nous avons passé le reste de l’après-midi. Il s’agit d’une réserve qui regroupe plus de 150 espèces d’animaux, souvent des animaux blessés qui ne sont plus aptes à vivre seuls dans la nature, ou mêmes des oiseaux qui ne peuvent plus voler. Il y a une balade d’environ 3 km à faire entre forêt et marais ainsi qu’une mini ferme en fin de parcours. On a beaucoup apprécié la visite, faut dire qu’on avait l’endroit pour nous tout seul ou presque.

Pendant notre voyage, nous avons profité de la fin de semaine pour partir avec nos amis à Charleston (en Caroline du Sud) en louant une maison en bord de mer, à une dizaine de minutes de la ville. Nous avons passé la journée du samedi à nous balader dans la ville, notamment sur sa rue principale, la rue King et dans le centre historique. Comme Forrest Gump est un monument dans la région, nous avons mangé dans un resto entièrement dédié à ce film avec des éléments accrochés partout aux murs. À l’extérieur, il y a une sorte de petite rivière où les enfants peuvent faire flotter de petits canards pour leur plus grand bonheur.

Nous avons fini notre balade par le bord de mer (Waterfront) (d’où nous avons aperçu des dauphins, si, si, regardez bien sur la photo au-dessus) et où il y a des maisons tellement typiques mais tellement immenses que ça paraît fou qu’une seule famille y vive! La ville est très belle, on trouve des traces de l’architecture typique de cette région un peu partout et on s’émerveille.

Pour notre deuxième journée sur place, nous avons hésité entre visiter une plantation un peu plus loin ou visiter un porte-avion et un sous-marin mais la majorité a voté pour la 2e option. Nous avons donc traversé le pont Ravenel pour commencer la visite qui nous a occupé plusieurs heures! C’était assez impressionnant et petits et grands ont apprécié de découvrir cette ville flottante qu’est un porte-avion. Il y avait aussi une petite soucoupe Soyouz dans laquelle on pouvait vivre l’expérience de décoller pour l’espace et le chemin du retour, c’était trop bien! le sous-marin étant pas mal plus petit, la visite est bien plus rapide mais avec toute la marche qu’on avait déjà effectué, on était bien claqué.

Nous avons passé de superbes vacances, bien qu’un peu courtes, dans cette région. Côté température, il faisait globalement dans les 16-18° avec un beau soleil, ce qui rendait les balades très agréables avec une petite veste. Nous avons marché près de 11km par jour aussi bien à Savannah qu’à Charleston et les filles ont super bien suivi! Mia (4 ans et demi) râlait à certains moments mais on faisait des compromis en faisant des arrêts crème glacée ou parc à enfants de temps en temps et globalement on n’a pas eu à la porter. Si vous voulez faire une pause de l’hiver sans forcément aller dans un tout inclus dans les caraïbes, je vous conseille fortement cette région, qui non seulement n’est pas trop loin mais regorge d’Histoire!