De la Rive-Sud à l’île de Montréal, un an plus tard

Dans quelques jours, cela fera un an que nous sommes revenus sur l’île de Montréal.

Nous avions décidé de quitter notre maison bien aimée et de laisser derrière nous piscine pour retrouver un quartier que nous aimons particulièrement (Hochelaga) et dans lequel j’ai déjà eu 3 apparts au cours de ma vie montréalaise, tous à quelques pas de notre maison actuelle.

J’avais élaboré sur les raisons de ce changement l’an passé et je dois dire qu’un an plus tard, nous n’avons aucun regret. Il faut dire que nous avons trouvé la maison parfaite pour  nous.

Mais nous apprécions par-dessus tout d’avoir tout à quelques pas. Nous avons aussi bien des magasins zéro déchet (Mega Vrac et Terre à soi notamment), que des petits commerçants type boucherie, pâtisserie sans oublier les épiceries classique et petits restos délicieux (l’État-major étant mon préféré).

À vrai dire, on a tellement tout à proximité que le seul moment de la semaine où on utilise l’auto, c’est pour conduire notre cadette à son cours de gym le samedi matin, et encore, quand il fait beau, on y va en vélo.

On est rendu au point où l’on se demande si on va reprendre une voiture à la fin de notre leasing dans quelques mois…

L’autre point qui nous avait fait franchir le pas, c’était la flexibilité offerte par le métro. Bien sûr, cela peut paraître évident (ou peu important pour d’autres) mais pour nous, c’était devenu un des points de friction les plus importants de la vie en banlieue.
On a beau dire mais quand le bus qui passe proche de chez toi s’arrête vers 18h et qu’il faut ensuite en prendre 2 ou 3 (qui passent parfois qu’aux heures) pour rentrer, ça limite un peu les 5 @ 7 improvisés. Payer 40$ de taxi (minimum) ou devoir mettre 1h30 pour rentrer, ça coupe toute envie d’aller boire un verre avec des collègues sur un coup de tête.

Pour certains, la question ne se pose pas car ils aiment être en auto et ne se déplacent jamais sans mais pour nous, c’est hors de question.

Alors maintenant, on met 30 minutes pour se rendre au travail en métro et vu qu’il passe aux 2-3 minutes, si l’un de nous a une sortie de dernière minute, pas de problème. Ni pour celui qui doit récupérer les enfants à l’école à l’improviste, ni pour celui qui rentre plus tard puisqu’à 16h ou à 22h, on met toujours 30 minutes pour rentrer.

Ainsi, on savoure particulièrement notre vie de quartier et les enfants, la vie de ruelle. Aussitôt les beaux jours revenus, toute une vie a repris dans la ruelle et les enfants vagabondent d’une maison à l’autre. Il faut parfois arpenter la ruelle à l’heure du souper pour remettre la main sur nos gnomes (et user de persuasion pour les convaincre de rentrer quand les autres jouent encore) mais le côté positif, c’est qu’ils ont toujours des amis avec qui s’amuser.

Alors voilà, un an plus tard, toutes les interrogations qu’on pouvait avoir avant de sauter le pas se sont envolées et ont laissé place à cette certitude qu’on a trouvé notre nid.

Adopter ou ne pas adopter un chien…

Depuis plusieurs mois, je me suis mise en tête d’adopter un chien.

J’ai cette image parfaite de mon enfance où vers 15 ans, j’avais réussi à convaincre mes parents d’aller faire un tour à la SPA « juste pour voir ». Cela faisait plusieurs années que notre chien était décédé et je rêvais d’avoir un jour un chiot.

Arrivés à la SPCA, mes parents n’avaient eu aucun coup de cœur pour les chiots présents et j’avais eu très peur que nous repartions bredouille. Ils avaient tout de même entrepris de faire le tour des cages des chiens adultes et c’est là que la magie a opéré. Je ne saurais pas dire exactement pourquoi mais juste en passant devant la cage de ce berger allemand croisé beauceron, nous sommes tombés en amour. Ça devait être à sa façon de nous regarder ou de se tenir mais tout de suite, nous avons demandé à pouvoir aller le promener et au final il est resté dans nos vies les 13 années qui ont suivi.

Ça a été le chien le plus merveilleux au monde alors qu’on n’avait aucun intérêt pour cette race, qu’il n’avait rien d’un mignon petit chiot vu qu’il avait déjà sa taille adulte à 11 mois, mais tout dans son comportement était parfait. Il a bien détruit quelques objets les premiers mois mais sans jamais montré aucun signe d’agressivité.

 

Lewis (le meilleur chien au monde)

Alors depuis que je songe à adopter un chien, j’aimerais reproduire le même coup de cœur mais force est d’admettre qu’à Montréal, c’est pas mal plus compliqué.

Tout d’abord, je souhaite adopter un chien de refuge seulement, je ne cherche en aucun cas à acheter un chien dans un élevage ou pire, d’un particulier sur Kijiji (si vous vous demandez pourquoi, cherchez Stitch sur la page Facebook de Chatons Orphelins Montréal).

Dans les refuges, il n’y a pas autant de chiens que l’on pourrait croire (alors que le nombre de chats explosent toujours) et si vous ajoutez quelques critères comme compatible jeunes enfants et chats, c’est quasiment mission impossible. Maintenant vous éliminez aussi certaines races que nous préférons éviter (husky, labrador, pitbull par exemple), les chiens trop âgés pour nous (on aimerait 3 ans et moins) et vous avez… zéro choix! Ou si un jour vous spottez un chien qui pourrait peut-être convenir, vous êtes mieux de pouvoir vous déplacer dans l’heure car cette perle sera vite adoptée (et tant mieux pour lui).

Tartine, aussi appelée le monstre

Comme j’ai tendance à croire au destin, je me dis que c’est peut-être mieux ainsi car je me souviens bien de toutes les difficultés que nous avons eu avec Tartine et faire garder un chien à chaque vacances est tout un défi…

En attendant, je me suis inscrite auprès de différents organismes pour être famille d’accueil mais, à date, aucun n’a eu de chien qui pouvait être placé avec une famille ayant des enfants. L’ironie dans tout ça est qu’il y a de très nombreux chiots ou jeunes chiens à adopter de l’autre côté de la frontière.

Bien sûr, on pourrait aller dans le Vermont mais la plupart des animaux sont placés en famille d’accueil et il faut d’abord envoyer une application et être sélectionné avant de pouvoir rencontrer le chien. Cela veut dire que vous ne pouvez pas vous balader dans le refuge en attendant d’avoir un coup de cœur pour l’une ou l’autre de ces petites bêtes, vous faites la route pour rencontrer l’animal vu en photo seulement.

D’un autre côté, si Internet avait existé quand nous avons adopté Lewis (notre fameux berge allemand), on ne se serait peut-être pas déplacé au refuge ce jour-là parce qu’en photo aucun chien ne nous aurait tapé dans l’œil… À méditer.

Si vous avez une belle histoire d’adoption, n’hésitez pas à me la partager.

Quelques-uns des refuges ou organismes auprès desquels adopter un chien dans la région de Montréal:

SPCA Montréal, SPCA Montérégie, SPCA de l’Ouest

Les Pattes jaunes

Berger Blanc

Les Aristopattes

Refuge Magoo

Services Animaliers de la rive-Sud

L’année achève… déjà!

La fin du mois de mai approche et bien que ce soit plus ou moins flagrant au niveau de la météo, ça veut dire que dans un mois ce sont les grandes vacances qui auront commencé pour nos enfants!

Une nouvelle année scolaire s’achève. Par certains points, elle a ressemblé à l’année précédente, surtout pour notre aînée pour qui étudier est difficile mais le fait d’être dans une petite école de quartier a apporté beaucoup de positifs.

Les filles se sont rapidement fait des amis dont certaines copines qui habitent même notre ruelle. LOn aura participé à plusieurs événements à l’école dont un bal d’Halloween et une soirée jeux de société.

La meilleure surprise sera sûrement venue de la prématernelle pour laquelle je n’avais pas de grandes attentes mais où les enfants ont fait tellement d’apprentissage! Notre cocotte de 5 ans (le problème d’être née au mois d’octobre) a appris à écrire pas mal toutes les lettres mais aussi à assembler les sons. C’est ainsi qu’on l’entend faire des « ttt… iiiii… TI », toute fière d’elle. Elle prend plaisir à lire quelques syllabes dans les livres et demande régulièrement qu’on lui pose des petites questions mathématiques (qu’est-ce qui vient après 6, combien font 2+2, etc.).

Je m’attends à ce que son enthousiasme diminue lorsqu’elle aura vraiment des devoirs à faire mais l’avantage d’être la deuxième, c’est qu’on peut anticiper les leçons tout doucement alors que pour sa sœur, on découvre au fur et à mesure le programme et, les méthodes d’apprentissage n’étant pas les mêmes, on est parfois démuni.

Quoiqu’il en soit, l’année achève déjà et on ne peut que dire du bien de notre école de quartier et des enseignantes qu’auront eu les filles.
On verra ce que l’année prochaine nous réserve mais dès que les évaluations de fin d’année seront passées pour notre 2ième année, on pourra enfin laisser faire les devoirs pour quelques semaines bien méritées. Et quand je dis ça, je ne parle pas juste pour notre écolière mais bien pour nous aussi parce que ça a été… rock n’roll.

Le théorème du homard et Sex Education

Je me rends compte où j’ai des phases où je lis très peu et d’autres où je vais sauter d’un livre à l’autre pour peu qu’on m’en ait conseillé un nouveau. C’est ainsi qu’après avoir lu les 3 tomes des Filles de Caleb (que personnellement, je n’ai pas vraiment aimé), un collègue m’a parlé du Théorème du homard de Graeme Simsion. Je me suis empressée de le commander à la bibliothèque et je l’ai dévoré en quelques jours à peine.

C’est l’histoire d’un professeur universitaire brillant qui sait qu’il est différent des autres sans avoir mis un nom dessus. Nous, lecteur, savons que c’est le syndrome d’Asperger qui fait qu’il ne réagit pas comme les autres dans certains contextes sociaux. Un jour, il se met en tête de se marier et lance donc l’opération Épouse qui, au biais d’un questionnaire minutieux, devrait lui permettre de trouver la perle rare. Attention, elle ne doit pas fumer, ne pas être végétarienne, aimer plusieurs parfums de crème glacée, être ponctuelle, sportive, intelligente, etc. Cette personne-là existe-t-elle vraiment mais Don peut-il seulement être amoureux?

Vous vous en doutez, le héros, bien que rigide (vous apprendrez ce que sont les repas normalisés), est attachant. Il se met parfois dans des situations cocasses et c’est son détachement face aux attentes sociales qui nous touche. On s’interroge même parfois sur toutes ces codes que nous encourageons en les reproduisant à l’infini sans jamais chercher une autre voie…

Maintenant il me reste à lire la suite, L’effet Rosie, le théorème de la cigogne.

En attendant, j’ai sauté sur l’occasion lorsqu’un ami nous a référé une nouvelle série pour découvrir Sex education sur Netflix. La série se passe en Angleterre et suit Otis (Asa Butterfield) dont la mère, sexologue, peut être envahissante avec son ouverture d’esprit et son besoin de tout verbaliser. Un jour, par un concours de circonstances, Otis s’improvise sex thérapeute pour un élève de son lycée et rencontre Maeve (Emma Mackey), une fille un peu rebelle qui va lui proposer une drôle d’association.

On aborde le thème maintes fois revu de la sexualité à l’adolescence mais les personnages (aidés par un très bon casting) en font tout l’intérêt. C’est drôle, intelligent et on regrette juste qu’il n’y ait que 8 épisodes pour cette première saison. Au passage, vous pourrez y retrouver Gillian Anderson qui a bien changé depuis X Files et à qui l’âge va drôlement bien.

Un hôtel familial à Orford

On sait tous que l’hiver au Québec peut être long, surtout que le printemps en est souvent un prolongement. Alors si vous voulez partir quelques jours à proximité de Montréal, sans avoir crainte de la météo, je vous conseille fortement l’hôtel Cheribourg à Orford qui est la définition même d’hôtel familial avec beaucoup d’activités intérieures pour les enfants.

C’est la place où je souhaitais aller quand il ferait bien moche à l’extérieur pour n’avoir aucun regret de rester enfermé mais on a eu du mal à fixer une date pendant l’hiver entre les activités des enfants et les week-ends déjà pris. C’est finalement cette fin de semaine que nous avons pu utiliser une carte cadeau reçue à Noël 2017!

La décoration n’est pas forcément très prononcée mais le bâtiment principal avec ses 3 étages est propre et les chambres assez spacieuses. C’est au sous-sol qu’on découvre la caverne d’Ali Baba pour les enfants avec une immense pièce qui leur est dédiée. Au programme, une grande structure de jeux un peu comme dans les parcs intérieurs, un gros module gonflable et même un cinéma. On trouve aussi table de ping-pong, baby-foot et billard. Dans une salle adjacente, il y a aussi 3 grands écrans pour jouer à différentes consoles, une grande table pour faire des activités manuelles et quelques livres et jeux de société. Autant vous dire que les filles s’en sont données à cœur joie et que tout ce qu’on a eu à faire a été de les surveiller de très loin, parce que oui, les parents doivent les accompagner. Il y a quelques activités organisées comme la confection de bracelets quand nous y étions.

On en a aussi profité avec Chéri pour faire quelques parties de ping-pong et baby foot parce qu’il n’y a pas de raison que seuls les enfants s’amusent!

L’autre clé du séjour a été la piscine intérieure avec une température plus que correcte et une petite glissade pour les enfants. Il y a même une sorte de bain tourbillon et un sauna où les enfants peuvent aller aussi. La piscine n’est pas immense mais en fin de matinée il n’y avait quasiment personne alors que de mon expérience, l’heure de pointe est plutôt en fin de journée.

Avec tout ça, on avait l’appétit bien ouvert et les repas pris sur place (déjeuner et souper) ont été bien apprécié. Le personnel est au petit soin pour les enfants et leur amènent dessins et trempette de légumes dès l’arrivée. Leur plat est d’ailleurs servi en même temps que l’entrée des adultes pour calmer les plus affamés. On sent l’expérience qui va avec « hôtel familial ».

En résumé, c’est le parfait hôtel où s’évader quand vous voulez sortir de chez vous mais que la météo n’est pas clémente. Cela dit, il y a aussi une piscine et des modules à l’extérieur mais on n’a pas eu l’occasion de voir ça de près. Côté prix, ce n’est pas donné mais à vrai dire on se fait la même réflexion pour quasiment tous les hôtels qu’on essaie de réserver.

Transformer une pièce sans fenêtre en chambre lumineuse

Quand on habitait la rive-sud on avait 4 chambres (dont une au sous-sol), ce qui nous permettait de loger confortablement nos familles quand ils venaient nous rendre visite pour plusieurs semaines.

Quand on a souhaité déménager sur l’île, on s’est vite rendu compte que 4 chambres, ça allait être compliqué à trouver. Le tout premier biens qu’on a visité était en cours de transformation d’un duplex à une unifamiliale mais seulement 3 chambres étaient prévues et comme il n’y avait qu’un vide sanitaire, impossible de songer à agrandir par le bas.

On a continué nos recherches mais on ne trouvait jamais rien qui remplissaient tous nos critères, il faut dire qu’on en avait beaucoup! Alors petit à petit on s’est dit que ce tout premier bien visité correspondait quand même beaucoup à ce qu’on cherchait et qu’il y aurait peut-être moyen de changer l’aménagement de l’étage à moindre coût. C’est ainsi qu’on a fait réviser les plans pour réduire la chambre des maîtres et sa salle de bains attenante, transformer le « walk in » garde-robe en un placard classique et qu’on a pu caser notre 4ième chambre!

Par contre, puisqu’elle venait s’insérer entre 2 pièces, elle n’avait aucune fenêtre. Comme la luminosité est un critère important pour nous, on a choisi de ne pas laisser ça comme ça. C’est ainsi qu’on a trouvé 2 solutions : la première, peu coûteuse a été de créer une fenêtre intérieure qui donne sur le palier. Le palier lui-même est très lumineux puisqu’il y a un puit de lumière en haut des escaliers.

Pour ne pas impacter notre budget, nous avons procédé avec des montants de bois et du plexiglas, comme pour la verrière. D’ailleurs, cette fenêtre était censée être une verrière pleine hauteur à la base mais il y a eu un problème de communication entre mon chum, moi et le contracteur… Qu’à cela ne tienne, on a gardé ça comme tel et, un jour, qui sait, on fera la transformation initialement prévue.

Comme ça reste une chambre, on a mis des rideaux à l’intérieur pour que ses occupants occasionnels puissent avoir de l’intimité.

L’autre chose que nous avons fait a été d’installer un puit de lumière et ça c’est vraiment magique! Cette pièce est devenue la plus lumineuse de la maison! Par contre, un puit de lumière peut augmenter le risque de dégât d’eau/infiltration par le toit alors il est bon de faire affaire avec une compagnie sérieuse pour l’installation et de le surveiller dans l’année. Le notre s’ouvre et nous permet d’accéder au toit pour les vérifications printanières. Par contre, nous n’avions pas demandé un modèle avec store, erreur! Nous avons du en rajouter un par la suite pour éviter les réveils à 5h du matin et ça a été beaucoup plus compliqué (et moche) que s’il avait été intégré à l’achat.

Tout ça c’est bien beau mais au final ça nous embêtait un peu d’immobiliser ce bel espace toute l’année avec un lit queen confortable mais qui prenait beaucoup de place alors nous avons décidé de changer la vocation de cette pièce pour en faire une salle de jeu/télé/chambre d’amis. Pour ce faire, nous avons vendu le grand lit, acheté d’occasion un modèle simple qui se convertit en lit queen (on a trouvé ça plus confortable qu’un canapé-lit, bien que moins esthétique) et hop, on venait de gagner beaucoup d’espace, sans renier sur le confort pour les mois d’été où nos familles sont là.

Maintenant l’espace est envahi par les enfants mais ça fait toujours ça de jouets en moins dans le salon!

NB: techniquement pour être considérée comme une chambre, il faut 1 sortie (fenêtre ou porte) facilement accessible vers l’extérieur en cas d’incendie. Ce n’est donc pas le cas ici.

Le Portugal en famille: Porto, Braga et Guimaraes

Incontournable de tout séjour au Portugal, il y a bien sûr Porto. Certains préfèrent Lisbonne, d’autres Porto, les deux villes sont très agréables mais nous, on a préféré Lisbonne. Déjà on y était hors canicule ce qui rend la visite de la ville pas mal plus agréable! À Porto, on commençait à avoir chaud, très chaud, même si c’était avant notre passage à Évora où nous avons rôti, je le rappelle, par 47°!

Nous avions opté pour un logement situé près de tout pour ne pas avoir à perdre du temps dans les transports et je dois dire que niveau localisation, c’était parfait (pas très loin du métro Trindade). Par contre, qui dit chaleur dit fenêtres ouvertes la nuit et qui dit fenêtres ouvertes la nuit en ville dit bruit! Cela dit, ce n’est pas tant les bruits de la ville qui nous ont réveillé que celui des mouettes! Il y avait une colonie tout près et vers 5h du matin, elles piaillaient tellement qu’on a cru que c’était un bébé qui pleurait la première fois! Mise à part ça, le séjour s’est bien passé.

Nous avons découvert le fameux pont Louis 1er construit par un disciple d’Eiffel, qui enjambe le Douro et d’où des jeunes (et moins) s’amusent à sauter en échange d’argent. Par contre, ils ont des attentes précises parce que je peux vous dire qu’on a attendu bien 15 minutes d’un côté sans qu’aucun ne saute parce qu’ils voulaient plus d’argent (de l’autre côté, des enfants enchainaient les sauts).

Nous nous sommes beaucoup baladé dans les rues, tombant par hasard sur la gare de Sao Bento qui vaut le détour pour ses Azulejos, Praça da Liberdade ou encore la cathédrale Sé. Dans les incontournables, il y a bien sûr la Torre dos Clerigos qui surplombe la ville. Par contre, dans notre cas, nous avons fait la file et les billets disponibles étaient seulement pour plus tard dans l’après-midi, ce qui demande un peu de logistique si vous aviez prévu d’autres visites. Nous en avons profité pour nous approcher de la fameuse librairie Lello e Irmao qui a inspiré JK. Rowling pour Harry Potter. Vu la file qu’il y avait pour y accéder (malgré les 4 euros d’entrée), nous avons préféré passer notre chemin.

Nous avons profité de la canicule pour découvrir les plages à une vingtaine de minutes de tramway du centre-ville puis pour visiter l’aquarium Sea Life qui se trouve dans le même coin. Les enfants ont beaucoup aimé cette pause dans nos pérégrinations urbaines.

À moins d’1 heure de Porto, vous devez découvrir Braga. Les environs de Braga sont avant tout connus pour le sanctuaire Bom Jesus do Monte et ses nombreuses marches prises dans un écrin de verdure. Il y a même un funiculaire qui fonctionne uniquement avec des contrepoids d’eau si vous voulez vous évitez la montée à pied.

Mais Braga elle-même est une très jolie petite ville qu’il est bien agréable d’arpenter.

Quitte à être dans le coin, vous pouvez aussi faire un détour par Guimarães, ville inscrite au patrimoine culturel de l’humanité par l’Unesco pour sa riche histoire médiévale. De notre côté, nous avons seulement visité le château, qui a une façade bien conservée mais à peu près rien à contempler une fois de l’autre côté des murs. Dommage.

Cette fois, je crois que j’ai fait le tour de tous les coins que nous avons visité au Portugal l’été passé. Bien que nous ayons arpenté une bonne partie du pays, il nous resterait tellement à voir encore. En plus, nous avons tellement aimé certains coins (dont Lisbonne, Aveiro, Evora et Lagos pour ma part), qu’il nous faudra de toute manière y retourner un jour.

Netflix ou la malédiction du choix

Pendant longtemps, tel le petit village de gaulois, nous avons repoussé l’envahisseur et nous avons refusé de nous abonner à Netflix. Enfin, c’est surtout mon chum qui refusait parce que moi j’étais plutôt celle qui lui suggérait (le harcelait) pour nous abonner!

Comme nous n’avons pas le câble, la télé se résumait à Télé Québec, ce qui est parfait pour les enfants avec les dessins animés du matin mais qui limite les options pour le reste du temps. Puis, à force de suivre de plus en plus de séries qui étaient produites par Netflix (The Crown, Unbreakable Kimmy Schmidt, House of cards, Stranger things, 13 Reasons Why), sans compter les téléfilms de Noël pendant les Fêtes, on a décidé d’essayer.

Au grand bonheur des enfants qui ont tout de suite réussi à naviguer dans l’application et qui se sont découvert une passion pour Fuller House (la suite de la série de mon enfance : La Fête à la maison). De notre côté, on s’est trouvé face à un nouveau problème : l’ampleur du choix! C’est ainsi qu’un soir où on cherchait une série à regarder on a fait défiler les catégories proposées (Tendance, Action, Drama, Comédie, etc.) sans réussir à se mettre d’accord. Tsé quand l’un est d’humeur pour quelque chose de sérieux alors que l’autre a plus envie de légèreté… Alors on s’est dit, tant pis, on a qu’à regarder un film à la place! Et bien sérieusement, on a passé un autre 30 minutes à faire défiler toutes les sections! Je crois que ce soir-là on a fini par prendre chacun un livre, faute de s’être mis d’accord!

Alors depuis on a une nouvelle stratégie qui consiste à demander à nos amis ce qu’ils ont vu et aimé sur Netflix pour faciliter notre choix! C’est ainsi qu’on a regardé Sherlock, The Sinner et Bodyguard côté séries; Bird Box côté films.

De mon côté, je re(rererere)garde les épisodes de Friends avec toujours autant de plaisir et j’ai aussi découvert Jane the virgin un peu par hasard et Oh My God, je suis totalement accro! L’avantage c’est qu’il y a 4 saisons de disponible (la 5e et dernière sort bientôt je crois) mais cette série inspirée de telenovela est complétement addictive, tout en étant super légère et loufoque. Autant dire qu’avec environ 88 épisodes à regarder, je suis occupée pour les prochaines semaines!

Si vous avez des films ou séries à nous recommander pour éviter qu’on passe nos soirées à juste faire défiler les catégories, n’hésitez pas.

J’ai pas envie

Je ne sais pas chez vous mais alors dans ma maison de fou, à chaque fois qu’on demande quelque chose aux enfants, on s’entend répondre « J’ai pas envie ». Qu’on leur demande de se laver les dents, de débarrasser leurs assiettes ou de lire un livre, la réponse est toujours la même, à mon grand désespoir. C’est parce qu’en soi, si elles ne se lavent pas les dents, ce n’est pas moi qui vais subir la réparation de la carie chez le dentiste (pour une fois) mais pourtant, comme tout parent (qui se respecte), je prends à cœur qu’elles aient une bonne hygiène buccale, voire une hygiène tout court parce qu’elles ne veulent pas non plus prendre de douche!

Dans notre livre des ruses parentales, nous alternons donc avec plus ou moins de régularité le chantage (tu pourras regarder un épisode de la Pat Patrouille si tu es habillée avant que ce soit l’heure de partir), la menace (si tu ne ranges pas tes jouets, je vais les donner) ou encore les systèmes de motivation divers et variés.

Ainsi nous avons eu une phase « Diamants ». Je vous explique. À chaque bonne « action » (vider sa boîte à lunch, ramasser ses jouets, etc.), les filles recevaient un ou plusieurs diamants (faux ai-je besoin de préciser) qu’elles pouvaient ensuite monnayer contre une bebelle dans la « boîte des récompenses ». On y trouvait des petits livres, des crayons à tatoo, des suçons, etc.
Ça a duré un certain temps, avec plus ou moins de succès. C’est d’ailleurs le problème de ces systèmes de motivation, il faut s’y astreindre et que ce soit pratiqué par toute la famille en permanence sinon les changements ne s’ancrent pas dans la routine.

Le temps a passé, on a laissé tomber mais les frustrations, elles, sont bien là, d’autant que plus les enfants grandissent, plus ils devraient s’impliquer dans les tâches quotidiennes et se responsabiliser.

C’est ainsi qu’on attaque un nouveau système : la liste des tâches à faire chaque soir est affichée dans la maison et elles cochent en vert ce qu’elles ont fait SANS qu’on ait besoin de leur répéter dix fois (sacré défi). Si toutes les tâches sont cochées, elles ont le droit à un privilège le mercredi, si seulement 5 ou 6 sont cochées, elles ont le droit à un privilège à la fin de la semaine seulement. Si à peu près rien est coché, les parents font juste s’arracher les cheveux (encore)!

Sur le papier, c’est bien beau mais le plus dur (outre l’astreinte), c’est de définir le bon privilège, soit celui qui va suffisamment motiver les enfants sans coûter un bras aux parents (pas question d’acheter quelque chose sur une base régulière) ou impliquer un temps d’écran quotidien… Parce que c’est sûr que si on leur dit « si vous faites toutes vos tâches, vous aurez le droit à la tablette », elles vont le faire mais moi, ça ne me convient pas. Je cherche à éviter à tout prix la tablette (surtout la semaine) alors je ne veux pas rentrer dans cet échange. Il faut donc que nous trouvions quelque chose qui convienne à tout le monde mais nous n’avons pas encore mis le doigt dessus.

Si vous avez des idées, n’hésitez pas! Et pour info, la liste de ce qu’on leur demande de faire:
– Vider leur boîte à lunch
– Faire 15 minutes de devoir les soirs où il n’y a pas d’aide aux devoirs
– Prendre une douche (un soir sur deux)
– Mettre la table
– Débarrasser son assiette
– Ranger le salon (elles jouent que dans cette pièce)
– Lire un livre
– Se laver les dents

Une rentrée… rock n’roll

Cette année les vacances de Noël ont vraiment été synonymes de repos, voire même de journée pyjama à plusieurs reprises. Nous avons rapidement adopté un rythme tout en douceur, avec lever plus tardifs (passé 9h pour les parents, 8h pour les enfants), repas à des heures décalés et soirées qui se prolongent. Le 1er janvier, je connais même une cocotte qui s’est réveillée passé 12h30, une vraie grasse matinée d’ado, après s’être couchée vers 1h30 du matin.

Les enfants ont découvert Netflix, auquel nous nous sommes tardivement abonnés, et il a fallu parfois user de ruse (généralement cacher la télécommande) pour leur faire cesser leur visionnement compulsif de certaines émissions (Fuller House pour la plus grande).

Globalement chacun a occupé ses journées à son rythme, sauf les 2 chatons que nous avons présentement en famille d’accueil qui ont plutôt subi celui de notre cadette qui a passé son temps à les trimballer d’une place à l’autre et à les garder (plus ou moins) discrètement dans sa chambre.

Portée par ses vacances tranquilles, je n’avais pas mesuré (ou avais-je déjà oublié?) que la rentrée amènerait son lot de crises, et ce, dès les premiers jours de retour à l’école.

C’est ainsi qu’à peu près tous les soirs de cette semaine, nous avons dû gérer les hurlements de l’une ou l’autre de nos filles, mais plus fréquemment de la plus jeune. Le premier prétexte est en général celui du goûter car en arrivant vers 17h15 à la maison, elles ont faim et ont souvent une idée bien arrêtée sur ce qu’elles veulent et qui impliquent de la pâte à tartiner! Quand après moult négociations, on s’est entendu sur quelque chose de plus léger, il faut gérer les cris pour faire un jeu sur la tablette! Alors celle-là je ne l’avais pas vu venir car les filles ont rarement accès à la tablette et ne l’ont même pas demandé pendant les vacances. Mais tout à coup, de retour de l’école, voilà que la demande (ou l’ordre) de « jouer sur la tablette » surgit! Comme on ne souhaite pas qu’elles jouent à ça pendant la semaine, une nouvelle crise mondiale se déroule au beau milieu du salon… tous les soirs de cette semaine!

Je vous passe les autres négociations quand vient le temps de prendre une douche, de se coucher mais en gros, à peine l’école a repris que la guerre s’est déclarée chez nous! On va espérer qu’il faut simplement que la routine se remette en place pour que les choses rentrent dans l’ordre parce qu’à ce rythme-là on va tous avoir besoin de nouvelles vacances très rapidement!

Et chez vous, comment s’est passée la rentrée?