Catégorie : Vie de parents

Dois-je dire à ma fille qu’elle est belle?

sexismeDans un monde où pour vendre une voiture aussi bien qu’un DVD, il semble incontournable d’afficher une femme fortement déshabillée, où pour vendre toujours plus de vêtements, de médicaments, de lessives, on nous affiche des femmes belles, très belles, trop belles, quel message ai-je envie de transmettre à mes filles?

J’aimerais qu’elles aient confiance en elle. En elle toute entière, pas juste en leur physique. Et pourtant, à l’adolescence, le mal-être de nos filles est très souvent lié à leur apparence. Elles se sentent trop grosses, trop maigres, trop boutonneuses, trop plate, trop grandes, trop petites, rien ne va et ce physique déborde sur le psychologique. Je n’ai pas envie que cela arrive à mes filles. Alors je leur dis souvent qu’elles sont belles. Je précise que ce n’est pas lié à la robe qu’elles portent, juste qu’ELLES sont belles. Mais le message reste le même. Je mets l’accent sur leur physique alors qu’au fond je voudrais qu’elles ne se préoccupent pas de cet élément mais qu’elles comprennent que ce qui compte, ce sont les gestes qu’elles posent, les décisions qu’elles prennent, les interactions qu’elles ont avec les autres. J’aimerais qu’elles n’aient jamais peur d’entreprendre quelque chose, qu’elles se sentent suffisamment fortes pour oser, qu’elles ne se jugent pas à travers le regard des autres.

Mais le message est tellement moins facile à passer que juste dire le matin « tu es belle ». Suis-je en train d’entretenir cette culture sexiste? Est-ce que mes filles auront plus envie d’aller à un camp de jour qui propose d’apprendre à coordonner ses vêtements ou à bien se maquiller, la puberté à peine commencée? Préféreront-elles ça plutôt qu’un camp de jour qui serait accès sur la science, sur l’ingénierie ou même sur un sport?

Suis-je l’artisan de cette culture du paraître qui pourtant me révolte? J’aimerais que mes filles puissent s’habiller comme elles en aient envie. En robe courte si ça leur tente sans qu’un chromose X se sente aguiché et en droit de commenter/s’approcher. Ou en « habit mou », comme on dit ici, parce que c’est de ça qu’elles auront envie et que dans tous les cas, elles marchent la tête droite, bien dans leurs baskets. Parce que ce n’est pas leur beauté qui m’importe mais leur bien-être. Mais f*ck que c’est dur de bien faire!

2 ans, 4 ans et des poussières

P1120558Depuis ses 2 ans, Mia a (logiquement) fait d’énormes progrès de langage. Elle fait des phrases, pose des questions, s’exprime à tout va et appelle beaucoup sa sœur, notamment quand elle a besoin d’aide « Zoé, tu peux m’aider à mettre/faire… » C’est très mignon à entendre, je dois dire, et d’ailleurs en quelques semaines on est passé de « Oé » à « Zoé ».

Elle demande quelques « pourquoi » mais elle n’est globalement pas très curieuse. Par contre, dès que sa sœur fait quelque chose elle l’imite, et souvent ce sont pour des bêtises! On doit rappeler plusieurs fois par semaine que le canapé n’est pas un trampoline par exemple!

Dans le registre imitation, on a les couchers! Alors que Mia (surtout au temps de sa suce) s’endormait super facilement et dormait beaucoup, depuis la fin de l’année c’est plus compliqué. Elle veut lire une histoire comme sa sœur et a compris le principe du « dernier bisous à un tel, un tel », ce qui fait qu’après l’histoire, elle veut un bisous à papa et à Zoé et une fois fait et de retour dans sa chambre, hop pleurs pour ravoir un autre bisous! Faut dire que quand on leur dit qu’on va se coucher, elles se mettent à courir partout, crier, tout le contraire du temps calme qu’on essaie d’instaurer! Alors maintenant Mia veut qu’on laisse un peu sa porte ouverte une fois couchée et après plusieurs semaines compliquées pour la sieste, ça va mieux au moins!

Au fil des mois, on remarque aussi que les goûts de notre mini changent. Elle a commencé à manger de moins en moins de fromage et maintenant n’en veut plus du tout! Sauf du gruyère et du comté quand même! Pour les yaourts, elle préfère largement jouer avec, tartiner la table que les manger! Pour autant elle ne veut jamais d’autres desserts! Zoé est plus conciliante avec les nourritures, acceptent de tout goûter mais attention il faut qu’elle sente d’abord! Oui, oui, elle renifle tout et après seulement, elle goûte. C’est drôle parce que j’ai tendance à faire ça aussi mais plus discrètement peut-être!

La semaine dernière, je suis allée à la future école de Zoé pour l’inscrire. Je suis partagée entre la hâte de cette nouvelle étape, de la voir apprendre plein de nouvelles choses et les angoisses quant à son adaptation, les lunchs à préparer chaque jour, les contraintes horaire, etc. Mais l’excitation l’emporte sur le reste et je suis impatiente de l’emmener à la journée portes ouvertes en juin!

Dans les « progrès » de Zoé, elle a presque regarder en entier un film pour la première fois! Finalement, elle ne reste pas devant un dessin animé mais « Maman j’ai raté l’avion » a réussi à la tenir assise pour un bon moment! D’ailleurs Mia suivait bien l’histoire aussi et demandait où était « Kevin » à chaque fois qu’on ne le voyait plus à l’écran! Ça n’a pas l’air comme ça mais l’idée qu’elle puisse enfin suivre une histoire du début à la fin, ça nous emballe!

Et maintenant du côté « on n’est pas sorti de l’auberge », je demande la propreté! On était sur une bonne lancée avant Noël (enfin surtout à la garderie) mais alors depuis, plus les semaines passent, moins elle va aux toilettes! C’est bien simple, je crois qu’elle n’y est pas allée une seule fois depuis 2 semaines! On ne la pousse pas trop non plus faut dire mais vu son peu d’intérêt, on se penchera sur la question plus assidument quand les beaux jours reviendront!

Pour finir sur une note sportive (c’est pas trop le style de la maison!), Zoé a essayé le patin avant nos vacances! Ce n’était pas facile pour elle (la patinoire de notre parc est loin d’être lisse) mais elle a quand même bien aimé. C’est juste dommage que depuis notre retour la météo n’ait pas été de notre côté (alors que les microbes, eux, oui, par exemple!) puisqu’on n’a pas pas pu en refaire alors qu’elle nous a demandé plusieurs fois! Et c’est pas avec les 9° annoncés demain que ça va s’arranger!

Punta Cana avec 2 marmots

P1120622Alors nos vacances avec les enfants, ça a donné quelque chose comme ça:

  • À 2 ans, l’enfant peut tenir tête au douanier pour ne pas laisser son doudou le temps de passer le portique de sécurité
  • Le système informatique d’Air Transat ne verra pas de problème à assoir des enfants en bas âge tout seul, en bout de rangée, sans parents à côté. Et si l’avion est plein et que beaucoup de passagers ont payé pour réserver un siège bien précis, vous pourriez vous retrouver avec un enfant de 4 ans, assis à côté d’un couple d’étrangers, et vous une rangée devant. Pas très pratique quand elle se plaint d’avoir mal aux oreilles à l’arrivée.
  • Si en vous échappant au soleil, vous pensez que l’habillage des enfants sera plus rapide puisque vous n’aurez pas d’habit de neige à leur faire enfiler, vous pourriez avoir tord! Parce que tout à coup, elles veulent mettre des leggings, des chaussettes (par 30°), ou une robe par-dessus un tee-shirt et un short, rester en pyjama ou les sandales de maman ou… Bref, elles ne manquent jamais d’idées pour que vous continuiez à dire « allez, habille-toi, on t’attend! »
  • À la pataugeoire, votre enfant la plus jeune pourrait bien décider de faire caca dans la piscine TOUS LES JOURS! Mais à des heures différentes pour être sûr de vous garder en alerte dès qu’elle se tient debout sans bouger plus de 20 secondes!
  • Vos filles pourraient bien réclamer d’aller au bar de la piscine encore plus souvent que votre chum! Et vous aurez bien du mal à savoir si c’est à cause du jus qui laisse les lèvres bleues ou à cause de la cascade qu’il faut franchir qui chatouille les cheveux!
  • La douche, proche de la piscine pourrait bien devenir le terrain de jeu favori des petites parce qu’après tout si à la maison, ça engendre des cris, ça a l’air qu’en vacances, c’est fun! Du coup, vas-y que je me rince les pieds, et les fesses tiens, et mon maillot (team cul nu même en vacances) et que je ressors, et que j’y retourne, etc. Franchement la plage, c’est tellement surfait!
  • Y a pas plus adorables avec les enfants que les dominicains! En tout cas, à notre hôtel, ils avaient tous l’air VRAIMENT contents quand ils voyaient les filles, ils n’hésitaient pas à porter Mia pour la mettre dans un réhausseur, à leur faire des blagues, on a même vu un serveur d’un des restaurants porter une petite fille de 18 mois environ qui pleurait beaucoup pendant que ses parents et sa grande sœur essayaient de manger! Il l’a prise dans ses bras pendant son service, s’est baladé avec elle à travers les tables pour lui changer les idées, à continuer comme ça un bon 15 minutes puis est reparti à sa tâche! Franchement c’était très mignon!
  • Si vous pensiez pouvoir fureter au buffet tranquillement, c’était sans compter les enfants qui décideraient de sauter de leur chaise pour vous accompagner au moins « refill », les 3/4 du temps sans chaussure puisque les gougounes seront tombées en mangeant. Et donc au lieu de prendre 2 minutes, votre escapade en prendra 10!
  • Cette semaine vous fera réaliser que les lits double sont minuscules et que pas un couple ne peut bien dormir là-dedans! C’est ainsi que vous ferez le bonheur de vos filles en dormant chacun avec une! Par contre, chaque soir sera une négociation pour savoir qui dort avec… maman (évidemment!).
  • Vos 2 marmots seront de très bon bagagistes et n’hésiteront pas à traîner la valise cabine par eux-mêmes, s’attirant ainsi tous les « ohhh elle est tellement cute » des voyageurs passant à côté quand c’est l’enfant de 2 ans qui s’y est collée (volontairement, je précise!).

Bon, on repart quand?

Les montagnes qui rapetissent

citationIl y a des moments dans la vie où, selon l’expression consacrée, « on se fait toute une montagne de quelque chose ». Je me souviens qu’avant de commencer à ma job, là où je suis encore 7 ans plus tard, j’angoissais beaucoup « oh la la, c’est dans une division anglophone, il va falloir que comprenne tous les termes techniques, tous les systèmes, dans un domaine que je ne connais pas du tout en plus, bla bla bla ». Et puis le premier jour est arrivé et j’avais un collègue anglophone quand tous les autres étaient francophones! Puis les systèmes étaient relativement simples et pour les plus complexes, j’avais zéro pression pour les maîtriser du jour au lendemain! Toute cette inquiétude pour rien!

Plus tard, en devenant maman, il y a eu d’autres montagnes bien trop grosses à franchir à première vue! Par exemple, quand j’ai décidé d’arrêter d’allaiter ma première fille après environ 10 mois de cette complicité, je me demandais vraiment comment j’allais pouvoir la consoler autrement, comment j’allais pouvoir la rendormir la nuit, comment elle allait se nourrir presque… Et bien vous savez quoi, je me souviens encore de ces questionnements mais je me souviens à peine comme tout a été facile une fois la décision prise. Elle a bu du lait dans un biberon (qu’elle a eu bien du mal à lâcher 3 ans plus tard même), elle a calmé ses pleurs avec un simple câlin et il n’y a pas eu de réveils nocturnes qui demandaient plus que « un bisous et au lit ». La montagne avait rapetissé du jour au lendemain.

Ma fille cadette était accro à sa suce pour dormir. Ça nous allait bien puisqu’on la couchait en 30 secondes et qu’on ne l’entendait plus jusqu’au matin, parfois 12h plus tard… Mais bon, un jour à la garderie, on lui a coupé la suce pour la sieste, nous faisant un appel du pied pour faire de même à la maison… « Ça va pas, non? Vous voulez pourrir nos nuits? » Je l’ai pensé mais je ne l’ai pas dit (enfin pas aux supers éducatrices en tout cas). On a repoussé ce moment parce que « vous ne vous rendez pas compte, j’ai zéro énergie pour me battre avec elle la nuit, rester debout une éternité pour qu’elle daigne se rendormir sans sa suce! Non, non, on est bien assez fatigués sans ça ». Puis un jour, il n’y avait plus d’excuse, il fallait franchir notre montagne. On a commencé par la sieste un dimanche après-midi. Ça a été compliqué! Endormissement difficile, réveil au bout d’1h à peine alors qu’habituellement il faut la réveiller après 3h30 de dodo parce qu’il se fait tard et notre angoisse pour la nuit à venir était à son comble! Cette nuit-là j’ai effectivement mal dormi. Mais pas ma fille. Je l’ai couchée comme d’habitude sauf que je ne lui ai pas donné sa suce, elle ne l’a pas réclamé, elle s’est tournée comme elle fait toujours à peine je l’ai posé et on ne l’a plus entendue jusqu’au matin! Et depuis il en est ainsi tous les jours! Moi qui pensais que lui faire arrêter la suce allait être une épreuve de force, allait engendrer des frustrations, des pleurs, des carences en sommeil… Il n’en a rien été. On a failli lui laisser sa suce pour encore très longtemps simplement parce qu’on avait peur de ce qui pourrait se passer, parce qu’on ne voulait pas prendre de chance. « Le sommeil, c’est la vie ». Et ce qui était une montagne est devenue une toute petite colline à peine. Et on l’a franchi ensemble sans aucune embûche!

Elle grandit

La voiture à l'heure de la sieste par contre, ça marche encore!
La voiture à l’heure de la sieste par contre, ça marche encore!

En général, on voit que les enfants grandissent à l’allégement des affaires à trimballer quand on quitte la maison. Du sac à langer plein de couches, lingettes, biberons, bavoirs, petits pots accompagné du lit parapluie au sac avec de moins en moins de couches, plus de biberon ou de bavoir, au sac qui ne comprend presque plus rien pour les enfants, il n’y a qu’un pas ou plutôt que quelques mois… Ne rêvons pas, notre sac ne sera jamais totalement à nous jusqu’à ce qu’ils quittent la maison, mais quand même, trimballer un gilet ou une gourde d’eau pour les « au cas où », ce n’est rien quand on a eu des mois de « stock de bébé » à porter sur nos épaules.

Donc voilà, les enfants grandissent et ça se voit à travers de petites ou grandes étapes… Bien sûr il y a la propreté (un jour je vous parlerais (encore) de Mia et les toilettes, ça vaut son pesant d’or), grande étape qu’on voudrait déjà avoir franchie mais il y a aussi des étapes plus discrète. Pour Zoé, ça a commencé un peu avant ses 2 ans quand nous lui avons acheté un lit de grande pour donner sa bassinette à sa petite sœur qui s’en venait. Ce jour-là, un grand saut a été fait puisque plus de barreaux pour mon bébé, ma grande fille pouvait maintenant se lever quand elle voulait (je dirais bien se coucher quand elle voulait aussi mais ça bizarrement, ils ne veulent jamais)… Et puis il y a cette étape qu’on est en train de franchir en s’en rendant à peine compte : quitter la petite enfance et ses siestes pour intégrer le monde des adultes qui ne dorment que la nuit. Depuis quelques semaines, Zoé n’a pas envie de faire la sieste à la maison, elle râle, on négocie et elle finit parfois par dormir, parfois même un bon 2h mais le soir, il faut remettre ça, elle ne veut pas aller se coucher, elle se relève plusieurs fois et le matin, c’est souvent elle la première debout, même en semaine où nous nous levons à 6h30! Alors on baisse les bras, on ne lui impose plus de siestes et bizarrement ça n’a pas l’air de lui manquer puisqu’elle n’est pas plus difficile en fin de journée et qu’elle arrive à rester calme pendant que sa sœur dort.

À nous parents, soyons clairs, ça nous manque! Plus de temps à deux dans la journée, plus de sieste crapuleuse mais notre bébé grandit… Il faut s’y faire!

On a raté quelque chose

livre
Je ne connais pas ce livre mais il me paraît fort à propos!

Si vous êtes parents, vous êtes-vous déjà demandé si vous aviez raté quelque chose dans l’éducation de vos enfants? Si j’en crois mon entourage, je dirais que oui. Parce que des amis parents m’ont déjà dit ça, parce que je l’ai déjà pensé moi-même, parce qu’on en a déjà discuté entre parents…

Qu’est-ce qui fait qu’on se sent toujours si « insécure », qu’on a toujours l’impression qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas comme ça devrait chez nos petits? Pour certains, ce sera des problèmes de tempérament: trop agressif, trop insolent, trop introverti pour d’autres ce sera des questions d’éducation: on est trop sévère, on ne l’est pas assez. On compare nos enfants avec « la norme » même si on sait très bien que c’est la pire chose à faire. Mais hé! qui ne se pose pas de questions quand son enfant de 2 ans baragouine quelques mots à peine alors que certains de ses petits camarades font déjà de belles phrases? « On a du rater quelque chose, on ne l’a pas stimulé assez, il faut qu’on lui parle plus »… Ou alors votre enfant de 5 ans est insolent, vous regarde de haut, fait systématiquement le contraire de ce que vous lui demandez et vous voyez autour de vous d’autres enfants du même âge qui ont l’air si sage, si « obéissant »… Ah quelle belle vie de famille ils doivent avoir! « On a du rater quelque chose, on aurait du être plus ferme. Tu vois, quand il avait 3/4 ans, on aurait du commencer/faire/ne pas faire »… Ou vous avez un enfant extrêmement timide, qui n’ose rien, que vous voudriez voir expérimenter mais qui reste dans vos jupes, « on a du rater quelque chose, on aurait du lui faire faire des activités tout bébé, on aurait du le/la forcer à… ».

Une éternelle remise en question des choix qu’on a fait. Parce qu’on se fera toujours dire par quelqu’un qui ne nous connaît pas assez « c’est de votre faute si il/elle est comme ça ». Parce que vous avez forcément raté quelque chose.

Mais si on se l’est tous dit un jour, ça doit vouloir dire qu’on a tous raté quelque chose alors? Est-ce que cet échec ne fait pas partie de leur éducation, de notre éducation dans ce cas? Parce qu’à leur naissance, nous devenons parent du jour au lendemain mais notre rôle « d’éducateur », lui, n’apparaît pas comme par miracle. Au fil des mois, des années, on va apprendre nous aussi, on va faire des erreurs, on a va raté quelque chose, comme tout le monde, mais ça doit bien être le processus normal du job de parents si on passe tous par là? Puis ce qui ne fonctionne pas un jour chez nos enfants ou pendant plusieurs mois, va sûrement se mettre en place plus tard, parce que justement on se remet en question, et c’est bon dans un sens, on pivote un peu sur notre axe/orbite de parent pour voir le bon et le moins bon mais est-ce que ça devrait nous « diminuer », nous atteindre autant, est-ce qu’on devrait le croire pour de vrai? Non. Parce qu’on ne rate pas quelque chose un jour, on fait juste ce qui est le mieux au moment présent et on se rend compte après coup que peut-être autre chose aurait mieux marché. Mais vous savez quoi? Ce n’est même pas sûr.

 

Inverser les rôles

IMG_2836En ce moment, si on fait abstraction des cris et disputes, c’est parfois très drôle d’entendre mes filles jouer ensemble puisque ce qui fait fureur à la maison, c’est la maman et le bébé. Ça fait un bail qu’elles aiment jouer avec les poupons et les poussettes mais là ça a pris un autre tournant puisque c’est Mia qui joue le bébé!

Alors maintenant j’entends des « mamaaaans » auxquels je ne suis pas tenue de répondre, des pleurs qui ne sont que simulés et ça me fait des vacances! Sauf que même quand c’est pour de faux, entendre répéter tout près de moi « maman, maman, maman », ce n’est pas super agréable. Mais Zoé prend au sérieux son rôle et intervient à sa façon « Mia, j’ai dit arrête! » En général, c’est le moment où nous, adultes, on se marre puisque comme tout bon enfant, le « bébé » n’arrête pas sur les ordres du parent et s’ensuit des cris ou menaces plus ou moins loufoques! « Mia tu fais la sieste sur ton matelas ou je te change de matelas » « Je m’en vais, hein »! Oui, on a une maman de 4 ans un peu tyrannique!

Ce qui est drôle aussi, c’est que ma cadette prend une voix différente quand elle joue au bébé ce qui m’a surpris au début! Et comme elle est à fond dans ce jeu en ce moment, dès qu’on rentre à la maison, elle se met dans un grand carton récupéré qui sert de poussette/berceau/voiture et elle entame ses suppliques! Mais parfois il me faut quelques minutes pour réaliser qu’elle ne m’appelle pas moi et Zoé ne manque pas de me rappeler à l’ordre « c’est à moi qu’elle s’adresse!  »

Puisque c’est comme ça, je vais aller me reposer! Et si vous pouviez jouer à au ménage pour de vrai ensuite, ça serait bien apprécié aussi!

La théorie versus la pratique

IMG_2567Quand on devient parent, on s’inquiète surtout de comment s’occuper d’un nouveau-né, si fragile, si loin de ce qu’on connaît. Et pourtant c’est pas mal l’étape la plus facile de l’aventure « être parent ». Tout d’abord parce que cette période est courte et que même si, sur le coup ça paraît interminable, 6 mois, 9 mois, c’est très rapide! Alors non je n’ai pas envie de revivre les nuits courtes et hachées des premiers mois de bébé mais à côté de ça, la vie était quand même simple : les nourrir, les distraire avec des hochets qui font pouet-pouet et leur donner un bain une fois de temps en temps…

Non les choses sérieuses commencent vers 18 mois je dirais, tranquillement. À coup de « je tourne la tête catégoriquement pour dire non » tout d’abord ou de cris trop aigus devant un interdit. Mais ils sont petits, ce besoin d’indépendance nous amuse et on peut encore les gérer sans trop de mal. Puis ils ont 2 ans, 2 ans et demi et le « non » et le « tout seul » deviennent des refrains égrenés plusieurs fois par jour, parfois entre deux crises de bacon parterre.

Alors on commence à chercher des solutions, on suit des conseils trouvés sur internet, dans les magazines ou auprès d’amis. On essaie de s’en tenir à de la « psychologie positive » parce qu’on ne veut pas être ce parent qui va dire « non » à tout, qui va punir, élever la voix à chaque accrochage.

Alors on apprend qu’une des bases est de proposer des alternatives aux enfants : plutôt que habille-toi (suivi de zéro action) ou qu’est-ce que tu veux mettre (suivi de 30 minutes de négociation), on propose « tu veux la robe grise ou la bleue? » Et ça marche, votre enfant choisit sa robe et l’enfile presque sans broncher!

Ou pas. En fait, chez nous ça se poursuit plutôt comme ça « non, je ne veux pas mettre de robe! » (alors que ça fait 1 ans qu’elle ne veut plus mettre de pantalon). « Ok, tu veux une jupe ou un pantalon alors? » « Non je veux pas de jupe »… « ni de pantalon »! Hmmm… « Est-ce que tu veux mettre un legging alors? » Plus de réponse, l’asticot est parti faire autre chose pendant qu’on fouillait sa penderie!

Toujours fort des conseils lus à droite à gauche, vous vous dites qu’à cela ne tienne, dorénavant elle va choisir ses habits la veille au soir quand on est moins pressé et en plus ça l’incitera à s’habiller seule le lendemain. Hop, voilà le soir venu et vous poser votre question « Tu veux mettre quoi demain? » Avec un peu de chance, vous allez obtenir une réponse sans trop de débat et vous allez pouvoir mettre de côté les habits pour le lendemain.

Mais le matin venu, voilà que votre enfant ne veut pas plus s’habiller! Ni avec les habits choisis, ni avec rien d’autre! Alors comme vous êtes adeptes de la douceur, vous en revenez à vos alternatives : « tu t’habilles sinon… tu vas à la garderie en pyjama! » Alors celle-là je vous conseille vraiment de l’éviter parce que vous avez de bonnes chances que votre enfant soit tout emballé à l’idée d’aller à la garderie habillé en pilou et vous l’aurez dans l’os! Non, vous essayez plutôt « maintenant soit tu t’habilles, soit tu te laves les dents » (on gage que 5 minutes après aucun des deux n’est fait?) ou « si tu ne veux pas t’habiller, je vais habiller ta sœur » (la petite sœur sera effectivement habillée mais vous avez de bonnes chances que la grande en ait profité pour retourner jouer!). Bref… comme tous les matins vous serez en retard et un de vos enfants sera habillé en sac à patate.

Mais à ce petit jeu des choix, vous devenez très bon. « Tu veux l’assiette abeille ou l’assiette canard? », « on met un élastique rose ou violet dans les cheveux? »… Puis c’est l’heure d’aller se coucher, devant l’enfant récalcitrant qui a une énième demande, vous dites « je te porte pour monter te coucher ou tu grimpes toute seule? ». Ça marche parfois… Jusqu’au jour où votre enfant adopte la même stratégie « Maman, soit je regarde un autre Peppa Pig, soit je ne vais pas me coucher ». « Maman, soit je regarde une photo sur la tablette, soit je ne viens pas manger »!

L’enfant, ce petit être intelligent qui parvient toujours à déjouer vos stratégies!

Deux ans

P1120013Oh ma Chérie, demain tu fêtes tes 2 ans!! On ne s’y attendait tellement pas qu’on n’est pas vraiment prêt pour ta journée! Mais qu’à cela ne tienne, on fêtera ça un peu mieux samedi!

À deux ans, tu es une petite fille espiègle qui est à la fois indépendante (tu joues sûrement plus souvent toute seule que ta grande sœur) et à la fois très câline, à souvent demander d’être portée! Tu observes ta sœur et ne manques pas une occasion de reproduire la bêtise qu’elle est en train de faire! Cela dit, pour être honnête, elle-même ne manque jamais une occasion d’imiter tes âneries non plus! Alors parfois c’est mignon, on sourit, on s’attendrit et parfois, surtout si ça implique de courir partout dans la maison en criant, on perd un peu la tête!

Tu tripes sur les portefeuilles et dans le bus tu passes de longs moments à enlever/remettre les différentes cartes bancaires ou de fidélité dans leurs emplacements. Tu aimes beaucoup le chocolat et ne manque jamais de manger mes BN si tant est que j’en ai! Tu aimes aussi allumer/éteindre les lumières (heureusement il y en a peu que tu atteins pour l’instant) et depuis que papy et mamie sont venus cet été, tu ne vas plus te coucher sans avoir fait un bisous à tout le monde! C’est chou et comme tu vas au lit très facilement, on te laisse faire quand tu redemandes, par exemple, de refaire un bisous à « Oé » alors que tu en as déjà eu un! D’ailleurs, tu dors encore avec ta suce à la maison mais plus à la garderie depuis une semaine, yeah! Kathleen m’a fait les gros yeux quand je lui ai dit mais promis, on va la couper dès que le timing sera bon! On est si fiers de toi! Tu grandis, tu prends ton indépendance et la propreté va bon chemin.

Tes mots sont encore difficile à comprendre mais certains ne font pas de doute, surtout quand c’est pour appeler ta sœur « Viens Oé! » « Monte Oé! » Dois-je préciser que cela me fait fondre?!

Ma chipette d’amour, avec ta naissance éclair il y a deux ans, j’aurais sans doute du m’attendre à ce que tu pousses comme un champignon mais juste encore un peu, reste mon bébé quelques temps!

Comment le coiffeur vire au combat!

Ma fille aînée est une peureuse, voilà c’est dit! Parlez-lui de docteur et elle commence à dire que « non, non, non, elle n’ira pas » même si c’est juste pour une visite annuelle et qu’objectivement vu qu’elle n’y est à peu près jamais allée à part pour ses visites annuelles, on s’entend que l’expérience n’est pas trop négative.

Imaginez donc quand il faut qu’elle aille chez l’optométriste ou le dentiste… Ce dernier, elle a besoin d’y aller puisqu’elle a une carie depuis plus d’un an mais à chacun des rendez-vous elle n’a jamais voulu s’assoir dans la chaise et encore moins que le dentiste s’approche de sa bouche! Il a juste eu le temps de voir la carie la toute première fois et depuis on réessaie tous les 8-9 mois histoire de voir si ça s’arrange mais la réponse est non!IMG_1973 Sauf qu’elle a aussi peur des coiffeurs!! Elle y va une fois par an environ et à chaque fois, c’est la crise! Cette fois, comme je voulais une bonne coupe, j’avais prévu le coup et sélectionné un coiffeur « pour enfants » avec glissade pour attendre, petite voiture comme chaise, télévisions qui projettent des dessins animés, etc.! Malgré les amies qui étaient elles-mêmes allées chez le coiffeur peu avant et qui lui avaient dit que ça ne faisait pas mal, malgré les photos des glissades, ça a été la crise pour ne pas y aller!IMG_1977Une fois sur place, tant que ce n’était pas son tour, elle était ben correcte et aussitôt que la coiffeuse l’a appelée, elle a couru vers la porte pour s’enfuir! Ensuite, elle s’est mise à pleurer et j’étais donc cette maman avec son enfant de 4 ans en larmes alors que tous les petits autour se laissaient coiffer sans broncher!IMG_2292Elle a fini par s’assoir dans une chaise (une chaise normale parce que les petites voitures, ça fait peur, ça pourrait être un manège!) et la coiffeuse a pu commencer son travail mais Zoé me serrait la main tout le long!! Autant vous dire qu’on a fait ça vite et qu’au lieu de la belle coupe que j’imaginais, ma fille est ressortie avec un carré bien lambda, une espèce de frange pas droite et qu’à l’instant où la coiffeuse a demandé « on les sèche?! », Zoé est descendue à la vitesse de l’éclair de sa chaise! Elle n’a même pas voulu que la dame lui fasse une tresse!

Au final, ça m’a coûté 22$ et ça a été aussi pénible que les expériences précédentes dans un coiffeur de quartier à 10$. C’est donc la dernière fois qu’on teste le salon « spécial enfants » même si on n’a pas grand chose à lui reprocher à part son prix!

Minimod, 6845-500, boul. Taschereau, Brossard