Mois : septembre 2018

Être famille d’accueil pour la spca

Mon gros matou a 8 ans et bien que j’adore les chats, je n’avais pas envie d’en adopter un deuxième car tous les frais viennent en double (vétérinaire, croquettes, etc.) mais j’avais quand même envie de dorloter une autre boule de poils (je ne suis pas à une contradiction prêt). C’est ainsi que j’ai découvert le programme de famille d’accueil que plusieurs organismes proposent. Le principe est simple: une famille prend soin chez elle d’un animal trop petit ou trop malade pour rester au refuge, le temps qu’il soit prêt à être mis en adoption pour trouver une famille pour la vie. Cela est valable pour les chats mais aussi pour les chiens. Certains ont aussi besoin d’une « pause de cage », quand ils sont depuis longtemps au refuge et qu’ils ne supportent plus l’enfermement.

 

C’est ainsi que j’ai tapé à la porte de plusieurs organismes il y a 2-3 ans mais ayant déjà un chat adulte qui sort à l’extérieur, la plupart avait refusé. Deux raisons à cela: le chat qui sort risque de ramener des maladies que les pensionnaires, souvent fragiles, ne sont pas aptes à combattre et le but de les placer avec un chat adulte est d’aider à la socialisation des plus petits, or si le matou de la maison est dehors, c’est impossible.

 

Le temps a passé, on a déménagé et je me suis réessayée. Et cette fois, la SPCA a accepté! Faut dire que les déménagements aidant, mon gros matou passe de moins en moins de temps dehors.

Rendez-vous était donc pris il y a quelques semaines au département des familles d’accueil de la SPCA pour faire les papiers et voir quel chat je pourrais ramener à la maison. Comme on a aussi 2 enfants en bas âge, il nous « faut » des chats qui ne soient pas agressifs. Les gens de la SPCA sont habitués à identifier les bons matchs et au début, on m’a proposé un chat d’environ 2 ans, super gentil. Je lui ai fait une caresse et j’étais prête à le prendre même si dans ma tête, je m’étais plutôt imaginée un chaton mais qu’à cela ne tienne, le but était d’aider le refuge, pas juste de nous « gâter ». Cependant l’autre préposée du département a plutôt suggéré que nous prenions un petit chaton tellement craintif qu’il ne pouvait pas être mise en adoption, pour aider à sa socialisation vu qu’on avait déjà un chat adulte.

 

C’est ainsi que je suis repartie avec Stampede pour 1 mois. La petite crachait quand on s’approchait d’elle et se cachait constamment. On avait d’ailleurs fait l’erreur de l’enfermer dans notre salle de bain les premières heures sans calfeutrer l’arrière des toilettes alors elle se planquait derrière la tuyauterie à chaque fois qu’on rentrait. Le problème c’est qu’elle avait aussi un médicament à prendre une fois par jour! On a bien galéré les premiers jours pour l’attraper, la soigner et enfin l’apprivoiser. Elle miaulait beaucoup à la fenêtre, y compris la nuit, ce qui fait que nous avons peu dormi la première semaine. Comme notre rôle était de la socialiser, il était important de passer du temps avec elle, pour qu’elle nous fasse confiance et reprenne du poil de la bête. Il est bien sûr déconseillé de laisser accès à toute la maison les premiers jours sous peine de ne pas revoir le chaton pendant des jours, caché dans une recoin. On l’a donc gardé dans notre chambre mais ce qui veut dire qu’il fallait rester là avec elle le plus possible.

Être famille d’accueil c’est aussi faire des allers-retours régulièrement vers le refuge pour les traitements médicaux (ils ont plusieurs rappels de vaccins à cet âge-là) avec des horaires pas toujours pratiques quand on travaille à plein temps. Sans compter les médicaments à administrer, ce qui n’est pas toujours facile et certaines maladies à gérer. Stampede avait la diarrhée à cause des vers et comme elle mangeait peu et n’était pas bien, elle ne faisait pas sa toilette. On a du changer nos draps plusieurs fois en attendant qu’elle aille mieux (charmant).

Après quelques semaines, quand le vétérinaire a trouvé Stampede en bonne santé et qu’elle n’était plus craintive, on a eu le feu vert pour la mettre en adoption. En fait, quand ils sont en famille d’accueil, c’est normalement nous qui mettons l’animal sur Petfinder et qui accueillons les adoptants chez nous pour qu’ils rencontrent l’animal et qu’on valide s’ils feront un bon match. Sauf que là, comme j’étais sur place pour ses vaccins, la préposée m’a dit qu’ils allaient la mettre en adoption sr place, tout de suite car un chaton part généralement très vite. Je ne m’attendais pas du tout à repartir sans elle alors, ce qui devait arriver arriva, je me suis mise à pleurer! Devant mon désarroi, la fille m’a proposé de la ramener chez moi et de la mettre sur Petfinder mais franchement je voulais le meilleur pour elle et si elle pouvait se faire adopter tout de suite, qu’il en soit ainsi. Et c’est ce qui s’est passé puisqu’à peine elle a été amené dans la salle des adoptions qu’une famille souhaitait la prendre! Je leur ai parlé entre 2 larmes pour décrire son caractère et ils m’ont assuré qu’ils allaient prendre bien soin d’elle…

Ça a été difficile de lui dire au-revoir mais en même temps je n’ai pas songé à l’adopter car elle ne faisait pas un bon match chez nous justement. Elle était adorable, on l’aimait vraiment mais elle conservait son côté craintif quand il y avait des bruits forts et avec 2 jeunes enfants, ce n’était pas l’idéal. Sans compter que tout le but de cette opération était d’aider un chat sans l’adopter justement!

Comme il y avait d’autres chats qui avaient besoin d’une famille d’accueil, je suis repartie avec 2 chatons qui devaient être placés ensemble le temps de guérir leur rhino-virus et conjonctivite. C’était eux deux ou sinon une fratrie de 5! Je vous dis pas la tête de mon chum si j’avais ramené 5 chatons à la maison! Parce que l’air de rien, c’est aussi beaucoup de litière à vider, de gamelles de croquettes à remplir et de médicaments à donner toutes les 8h!

Concernant les soins, la SPCA founit les médicaments et un sac de croquettes. Si l’animal doit voir un vétérinaire, il faut l’emmener sr place. C’est un peu le principal inconvénient pour moi, on est assez loin alors y aller toutes les 2 semaines pour les vaccins, ça me tanne un peu mais à part ça, rien à dire, les gens sur place sont très gentils.

 

On verra quand ceux-ci seront prêts à être adoptés si la séparation sera aussi difficile et si on continuera encore mais je suis contente de le faire pour l’instant même si ce n’est pas de tout repos!

Le Portugal en famille: Lisbonne, Belém, Sintra

Cette année, nous avons mis cap sur le Portugal pour nos vacances, selon l’itinéraire que j’avais partagé ici. Nous avons atterri sans enfant à Lisbonne où nous avons passé quelques jours avant de partir à la découverte du pays mais nous en sommes aussi repartis 2 semaines plus tard avec les enfants.

Lisbonne, la ville aux 7 collines, est une très belle surprise avec toutes sortes de mélanges de styles entre l’immense Praça do Comércio, ses arcades et ses façades jaunes, le château Saint-Georges (Castelo de São Jorge) qui domine la ville, les tramways et funiculaires qu’on découvre au hasard de nos balades, le drôle d’ascenseur Santa Justa. Il y a fort à faire en se laissant simplement guider par nos pas.

Nous avions choisi de visiter Lisbonne et Belém quand nous étions en amoureux et de garder Sintra et ses palais magnifiques pour le retour avec les filles. Nous avons beaucoup marché, grimpé de petites rues biscornues, profité de rues piétonnes et nous avons pu admirer les principaux sites de la ville. Le château São Jorge est un incontournable, qui offre un point de vue magnifique sur la ville et qui aurait sans doute plu aux filles. Par contre, comme beaucoup de monuments à travers le Portugal, il y a souvent des endroits en hauteur qui n’était pas très sécurisé et quand vous avez le vertige comme moi, c’était parfois tout un défi sans garde-corps digne de ce nom.

Si la montée était laborieuse, la file d’attente pour acheter le billet d’entrée n’était pas trop longue au moins. Pour d’autres monuments au cours de notre séjour, nous avons amèrement regretté de ne pas avoir pris les billets sur internet d’avance!

Un soir, nous avons pris le fameux tramway 28 qui, même à 22h, était plein à craquer. Le problème c’est que de nuit, on ne se repérait pas du tout alors à refaire, je le ferais de jour en m’assurant d’avoir une place assise sinon, debout, on ne voit pas grand chose (et c’est long)…

Pour notre 2ième journée, nous avons mis le cap sur Belém en prenant le Tramway no 15 depuis Praça da Figueira. En une quarantaine de minutes, nous arrivons sur place et c’est là que nous avons du faire la plus longue file d’attente de notre voyage, en plein soleil qui plus est (mais au moins, c’était avant la canicule) pour visiter le Monastère des Hiéronymites (Mosteiro dos Jerónimos). On est arrivé vers 12h et la file a bien du nous prendre 50 minutes alors que lorsqu’on est ressorti de la visite 1h après peut-être, il y avait beaucoup moins de monde! Par contre, nous avons acheté en même temps le billet pour la tour de Belém, histoire de s’éviter une 2e file au moins! Le monastère est magnifique mais c’est sûr que la visite n’est pas très longue.

Nous avons grignoté dans le coin avant de partir à l’assaut de la Tour de Belém, érigée en 1515. Bien qu’on avait nos billets, nous avons du faire la queue car il y a un nombre maximum de personnes qui peuvent être à l’intérieur en même temps vu que les escaliers sont très étroits pour monter/descendre. De là nous avons une très belle vue sur le Tage.

En repartant, nous nous sommes arrêtés à l’incontournable Pastéis de Belém où l’on trouve les « vrais » pasteis de nata qui auraient été inventés à Belém justement, d’où le nom de la pâtisserie et il faut dire qu’ils étaient super bons! Là aussi il y avait un peu d’attente mais on parle plus d’une petite dizaine de minutes (la photo vient de Lisbonne).

Enfin, lors de notre retour avec les enfants 2 semaines plus tard, nous avons choisi de prendre le train à la gare Rossio pour rejoindre Sintra à une quarantaine de minutes de là. Le billet ne coûte pas cher (dans les 2.20 euros par personne) et ça permet d’éviter de se galérer dans les rues super étroites de la montagne en voiture.

À notre arrivée à Sintra, nous avons pris le bus 434 (dans les 7 euros l’aller, les enfants ne payant pas) pour grimper tout en haut de la montagne et rejoindre le Palais de Pena. Avoir été sans les filles, nous serions montés à pied car il y a moyen de couper par les parcs pour rejoindre le sommet et ça aurait été pas mal plus agréable que le bus qui a mis une éternité pour monter, bloqué par les nombreuses voitures qui cherchent à monter et à se garer. Il faut savoir qu’à Sintra, il y a de nombreux châteaux et palais et qu’on peut y passer bien plus qu’une journée avant d’en avoir fait le tour. Nous avons opté pour visiter le Palais de Pena qui a un côté féérique avec toutes ses couleurs mais nous aurions beaucoup aimé visiter le Château des Maures, pas très loin de là mais ça demandait encore de la marche à nos deux poulettes et le temps étant pas mal couvert, nous avons préféré rentrer (d’ailleurs il faisait grand beau temps à Lisbonne!)…

En résumé, nous avons beaucoup aimé Lisbonne et ses alentours et vu tout ce que nous n’avons pas eu le temps de visiter, nous avons une bonne excuse pour y retourner!

Côté logement, nous avions opté pour un logement proche de tout, pas très loin du métro Avenida et nous avons ainsi pu tout faire à pied. Côté nourriture, je ne pourrais pas vous donner de bonnes adresses, on a trouvé que tous les restaurants avaient la même carte, c’est le problème quand on reste dans des quartiers très touristiques.