Catégorie : Les crevettes

Troubles sensoriels chez les petits

Chaque enfant vient avec ses petits tocs, les choses qu’il aime, les habits qu’il veut remettre encore et encore mais certains vont au-delà de ça et rentrent dans la catégorie « difficultés sensorielles » si je puis dire. Nous avons découvert ce monde avec notre cadette où tout est parti d’une paire de chaussettes Orchestra venue de France. Tout allait relativement bien dans le monde merveilleux d’un enfant de 3 ans jusqu’à ce qu’elle reçoive un lot de 5 paires de chaussettes, toutes simples, qui ont été élu comme les seules chaussettes au monde acceptables de porter.

C’est ainsi qu’un an plus tard, les chaussettes se faisant de plus en plus petites, nous avons tenté de trouver des remplaçantes. Pas fou, nous avons embarqué Mia pour qu’elle valide ce qu’elle voulait à ses pieds. Après de longues négociations parce que rien ne faisait l’affaire (il ne fallait pas d’élastique, de motif, d’écriture, y compris la taille sur le dessous), nous avons convenu que celles qui étaient super douces de la Pat Patrouille ferait l’affaire…

Elles ont fait l’affaire dans le magasin mais elle n’a jamais pu les mettre! Pour vous donner une idée, lors de nos vacances à Savannah, on a eu des crises tous les jours pour les chaussettes et elle préférait remettre plusieurs jours de suite les mêmes chaussettes plutôt que de prendre un autre modèle. On lui a proposé celles de sa sœur, celles de enfants de nos amis mais non, rien y faisait! En rentrant, je suis allée dans la seule boutique Orchestra de Montréal voir si par tout hasard ils n’avaient pas encore le même modèle et là, ô miracle, il l’avait, dans plusieurs tailles en plus! Depuis, nous avons la paix au moment de l’habillage.

Enfin, ça c’est sans compter la question des leggings. Cet été, aucun pantacourt ou legging lors des journées plus fraîches n’a trouvé grâce à ses yeux. Il semble que tous lui serraient les jambes, même ceux une taille au-dessus. Alors pour l’instant ce n’est pas très problématique mais j’espère qu’elle va adoucir sa position quand les températures vont baisser. En parallèle, elle a aussi refusé de mettre des jupes car la plupart ont un short en-dessous et ça la gênait ou sinon le simple élastique autour de la taille la serrait trop, même si c’etait une grandeur au-dessus! Elle en aura passé du temps à changer de tenue avec tout ça!

Je ne vous parle même pas de ses cheveux, qu’on ne peut plus attacher depuis cet été parce que le moindre élastique tire! Alors elle a les cheveux détachés en permanence, oubliez barrette et serre-tête, ils prennent les airs dans les minutes qui suivent la pose… ?

Notre dernier combat est celui des chaussures. Elle avait une paire de basket qu’elle a porté plusieurs mois sans souci à la garderie et le jour de prendre l’avion pour la France soudainement elle faisait trop trop mal! Elle est partie avec une paire plus grande qu’on avait de sa sœur mais pas une seule fois sur place, elle a accepté de les mettre « ça fait mal, ça sert, c’est pas confortable, etc. »! On lui a proposé de choisir elle-même une paire pour la rentrée et bien elle a obstinément refuser d’aller magasiner! On a fini par avoir gain de cause et après avoir essayé 5 paires qui toutes « serraient » apparemment, on a décidé d’aller vers des lacets plutôt que des scratchs en espérant que ça serait plus « lousse » et qu’on n’aurait pas de crise tous les matins. Bien sûr, ça implique de lui apprendre à faire ses lacets avant!

C’est drôle parce que vu de l’extérieur, on se dit que ce sont des crises d’enfant gâté, qu’il faut juste la forcer, « ne rien lâcher » mais pour le vivre au quotidien, un enfant qui a des difficultés sensorielles comme ça, y a aucune façon de le forcer. On l’a bien vu avec l’histoire des chaussettes, elle aurait préféré sortir pieds nus que de garder une paire qui la gênait et y a bien des paires qu’au simple toucher, elle identifiait qu’elle ne supportait pas la matière. À date, les meilleures solutions sont les compromis, en essayant de comprendre ce qui lui cause des problèmes pour trouver une alternative (exemple les baskets à lacet qui devraient être moins serrées). Le problème, c’est qu’il peut y avoir de nouvelles difficultés qui apparaissent n’importe quand (comme les leggings cet été). Ça va encore nous prendre de la patience pour quelques années…

Mon bébé n’a plus besoin de petites roues

Il y a de ces journées qui s’annoncent simples (bien que chargées, rapport au déménagement qui approche) et qui finalement prennent une saveur toute particulière, la saveur de la très grande fierté parentale!

Ça faisait quelque temps qu’on suggérait à notre petite dernière d’essayer le vélo sans petites roues mais elle n’était pas très partante et les occasions d’insister n’ont pas été nombreuses non plus vu qu’on n’a pas été chez nous une fin de semaine depuis 2 mois ou presque…

Alors ce dimanche, après une virée chez le marchand Suédois et une autre chez Chocolats Favoris, nous avons remis le sujet sur la table. Mia n’était pas beaucoup plus emballée mais a concédé qu’elle voulait bien essayer « juste une fois », à condition qu’on remette les petites roues si elle n’y arrivait pas.

On a profité de ce mini élan tout en se disant qu’on aurait mieux fait de choisir une autre journée vu qu’il faisait à peu près 40° et qu’on avait du courir loooongtemps après Zoé quand elle a appris!

Mais les deux étant bien différentes, je n’avais pas eu le temps de me préparer pour filmer que ma 4 ans et demi était déjà partie, mon chum marchant à peine à côté! Aussi simplement que ça, elle savait faire du vélo!

Elle a continué longtemps, délaissant les jeux d’eau pour faire des tours de terrain de baskets, maîtrisant déjà le freinage et les virages. Elle a parfois besoin d’aide au départ mais même ça elle se débrouille super bien! Le seul mauvais côté, c’est que maintenant elle veut passer chaque minute à faire du vélo et n’a que faire que ce soit l’heure de préparer le repas ou d’aller se coucher!

Mais je suis tellement, tellement fière d’elle!

Le point Enfants

À 6 ans et demi, Zoé :

Mange presque de tout et goûte généralement à tout

S’endort en moins de 2 minutes à 20h, effet « école » garanti

Se lève, par contre, toujours la première les fins de semaine, rarement après 7h30

Fait le bruit d’un éléphant quand elle descend de son lit, effet « kura »

A hâte d’aller à la nouvelle école depuis qu’une amie lui a dit les noms des 2 profs de 2ième année et en a fait une description super chouette

Veut un arbre dans la cour pour grimper dedans comme chez sa copine Olivia

Veut un poisson dans sa chambre comme sa copine Elea

Veut une ruelle comme son copain Titouan (et va l’avoir)

A peur des chats et des chiens mais aimerait un lapin depuis qu’elle en a caressé un dans la rue

Mesure environ 48 pouces et vérifie souvent si elle a grandi

N’arrive pas vraiment à freiner en vélo

Est surprotectrice avec sa sœur

A une passion pour écrire la liste des noms des amis de sa classe

Aime bien jouer au ballon, à un mixte de soccer-basket pour être précise

Fait de la gym au milieu du salon mais refuse d’en faire en club depuis qu’elle a du faire la roulade sur la poutre vers 4 ans

Préfère les douches au bain (et se lave les cheveux seule)

Aime compter de 2 en 2 ou de 10 en 10 depuis qu’elle maîtrise ces techniques

Se fait dévorer par les moustiques à la moindre sortie

Adore les jeux de société mais pas les jeux où il faut inventer des histoires (Barbie, Playmobile)

À 4 ans et demi, Mia :

Voue toujours une passion à la couleur bleue mais s’habille beaucoup en rose

A une idée très arrêtée sur les chaussettes acceptables à porter

Refuse de goûter de nombreux légumes (voire fruits), même sous chantage

Est une vraie carnivore

Accepte de se lever facilement la semaine s’il y a des BN au petit-déj (autant dire qu’on court à la ruine avec ça)

Fait la fête tous les soirs dans son lit (voire dans les escaliers) pour ne pas dormir

Refuse de se lever chaque matin à 7h15

Adore faire du vélo

Refuse catégoriquement d’essayer le vélo sans petites roues

A voulu que je l’inscrive au spectacle de danse mais depuis rechigne pour aller au cours chaque semaine

Trouve que legging-tee-shirt, y a que ça de vrai dans la vie, les robes/jupes, c’est surfait

N’aime pas perdre aux jeux de société

Est capable de jouer seule et d’inventer des histoires à ses Lego/Playmobile/Pat Patrouille

Refuse d’aller chez le coiffeur, même pour couper simplement les longueurs

N’a pas très envie de commencer l’école mais surtout de quitter ses amis du CPE

A hâte d’avoir un siège auto de grande, comme sa sœur

Adore la balançoire mais ne veut pas essayer d’apprendre à se balancer seule

Aimerait avoir un autre chat et deux chiens : un petit et un gros, mais pas trop gros quand même (mais comment va-t-on appeler tout ce monde-là?)

Compte jusqu’à 14 sans se tromper. Parfois jusqu’à 21 mais faut pas être trop regardant sur l’ordre des chiffres entre 14 et 21.

Adore les bains et peut y jouer seule looongtemps

Aime bien se peser et demande après « Est-ce que j’ai grandi? »

Alors, cette 1ère année?

J’avais eu l’occasion de parler cet hiver des difficultés rencontrées par Zoé à l’école et du poids que cela faisait peser sur l’ensemble de la famille quand les devoirs sont devenus une bataille. Avec le recul, je dois dire que ce sont surtout ces foutus mots étiquettes qui nous ont compliqué la vie pendant des semaines. Du jour où Zoé a su lire en janvier, on a déjà éliminé une grosse partie du problème puisqu’il n’y avait plus cette liste interminable de mots « à reconnaître sans les lire ».

 

C’est drôle comme la lecture paraissait loin en décembre et du jour au lendemain, quelques semaines plus tard, c’était acquis! On a acheté plusieurs livres adaptés à la 1ère année (CP) et je dois dire que Zoé avait eu un coup de cœur pour cette collection qui vient de France :

Aujourd’hui, on travaille sur la ponctuation et la compréhension, car ma cocotte a tendance a enchainé toutes les phrases sans marquer de pause et donc sans se rendre compte que cela ne fait pas de sens. Mais avec le temps, je n’ai aucun doute que ça va se débloquer tout seul.

Une autre chose qui a sûrement aidé est d’avoir fait appel à quelqu’un pour l’aide au devoir. Si ce service est offert au service de garde de l’école, Zoé pouvait rarement y aller car cela tombait pendant son cours de yoga. On a donc décidé de faire appel à notre voisine qui étudie en science de l’éducation justement pour venir 2×30 minutes par semaine aider Zoé avec ce qu’on n’a pas eu le temps de voir pendant le week-end. Ça nous a permis d’éviter les négociations/lamentations interminables sur base de « je ne veux pas faire mes devoirs ». Avec notre voisine, aucun problème, Zoé prend plaisir à travailler avec elle. On continue à faire une partie des devoirs/leçons la fin de semaine mais ça passe bien mieux et la semaine, on n’en parle plus. C’est sûr que c’est un budget et on verra si c’est nécessaire de continuer l’année prochaine mais cette année, ça a assurément ôter une certaine pression de la famille.

Reste que cette 1ère année est tellement intense! C’est fou de voir tout ce qu’ils apprennent : la lecture bien sûr mais aussi l’orthographe, les conjugaisons, les additions, résolutions de problème, géométrie, l’anglais, etc.!

Je suis impressionnée et à la fois déconcertée car ce n’est que le début et je n’ai aucun doute que le rythme n’est pas prêt de diminuer… Par contre, je ne vais pas être capable de l’aider longtemps en math vu ma propre histoire avec cette matière! ?

Le gros luxe parental: sortir au cinéma en amoureux

À une époque, aller au cinéma était simple. On entendait parler d’un film qui nous plaisait et la journée de notre choix, à l’improviste même souvent, on se pointait au quartier latin pour prendre nos places. Depuis qu’on est parents, finies les sorties au cinéma improvisées, finies les sorties sans enfant même! Pourtant, nous aussi on s’est dit « quand on aura des enfants, on continuera de sortir comme avant, on les fera garder régulièrement, on ne changera pas nos habitudes »… Avant on avait des principes, maintenant on a des enfants, comme on dit…

 

Et force est de constater que le simple fait de se rendre dans une salle obscure peut se transformer en sortie complexe! Déjà, sitôt un film vous plaît, il faut prévoir un délais de plusieurs semaines pour trouver un horaire qui conviennent, entre les activités des enfants (lundi yoga, mardi aide aux devoirs, samedi danse, etc.), les obligations parentales (merci la réunion tardive) et les disponibilités de la gardienne! Et encore, ça c’est si vous êtes assez chanceux pour avoir une gardienne de confiance! Ça fait 6 ans qu’on se dit qu’il faut qu’on trouve un personne fiable à qui on ferait appel au moins une fois par mois et bien, 6 ans plus tard, on en est encore au même point, c’est-à-dire nul part!

 

En général, on va au cinéma 2 fois par année, ce qui correspond aux visites de nos familles! Pas de difficulté de gardiennage comme ça, et aussi pas de coût associé! Parce que laissez-moi vous dire qu’autant une « petite gardienne », comme on dit, ne charge pas cher (6-8$ de l’heure), autant si vous voulez quelqu’un d’adulte et de responsable (on assume que les 2 vont de paire), c’est plutôt dans les 10-13$ de l’heure minimum! Et c’est là que la sortie au ciné devient un vrai luxe! Vous avez beau partir de chez vous à peine quelques minutes avant le début de la séance et revenir tout de suite à la fin du film, il faudra compter 3h facilement de baby-sitting, surtout que de nos jours, tomber sur un film de moins de 2h relève du miracle! Comme le billet d’entrée n’est pas donné lui non plus (dans les 13$, et encore hors séance 3D, Imax, etc.), vous aurez vite fait de dépenser plus de 60$ sans avoir encore acheté un sac de pop corn!

 

Mais hey, c’est quand même cool de s’offrir ce plaisir et surtout de passer du temps à deux hors de la maison et de la routine. C’est ainsi que nous avons vu Ready Player One la semaine passée et que nous avons contribué au fond de pension de notre voisine!

Caca Boudin et la série des Simon

Il y a quelques mois, je vous avais parlé d’un livre que Mia adorait et qu’on regardait très souvent. Dans le même genre, je vous conseille pour vos enfants le livre Caca Boudin de Stéphanie Blake, si vous ne le connaissez pas encore. Notre exemplaire commence à être en mauvais état à force d’avoir été lu mais c’est toujours un grand succès. Imaginez : Simon est un petit lapin qui ne sait dire que « caca boudin ». À chaque page, les enfants rigolent donc à dire tout haut ce gros mot normalement interdit jusqu’à la chute finale que je ne vous révélerai pas…

Fort de ce succès, nous avons acheté plusieurs autres livres de la série : Superlapin, Je veux des pâtes et Donner c’est donner. Ils n’ont pas le même succès et ne sont pas tout aussi réussi mais Donner c’est donner n’est pas mal dans le genre avec un passage à base de crotte de nez plutôt ragoutant!

En bonus, les enfants peuvent maintenant retrouver Simon le lapin blanc en dessin animé puisqu’il a été adapté pour la télé depuis quelques mois (sur France 5 pour les français et Télé Québec ici).

Pourquoi faire testament et mandat d’inaptitude?

Les faits: mon chum et moi sommes conjoints de fait et non mariés. Si un jour, l’un de nous décède, ce n’est donc pas le conjoint qui hérite mais les héritiers légaux. Dans notre cas, ce serait les enfants mais tant qu’ils sont mineurs, la gestion de l’héritage revient au conseil de tutelle soit 3 à 5 membres de la famille qui surveillent tout et ont leur mot à dire sur toutes les décisions, y compris pour racheter les parts de la maison ou la vendre… Imaginez les conflits que cela peut entraîner…

Si nous décédons tous les deux, sans testament, c’est le conseil de tutelle encore qui décide de l’avenir des enfants. Le conseil est nommé parmi les membres des deux familles. Imaginez quand les familles sont en France et que chacun pense savoir ce qui est le mieux pour les enfants.

Le jour où nous sommes devenus parents, il a été rapidement clair que s’il nous arrivait quelque chose à tous les deux, nous souhaitions que les enfants restent au Canada, seul pays qu’ils ont connu et auprès des amis qu’ils voient très souvent. Si nous étions restés en France, nous aurions peut-être choisi de confier la garde à quelqu’un de la famille, et encore, ce n’est pas toujours évident, selon la proximité, les liens… mais en étant loin, la question a été vite résolue. Par contre, choisir les « bonnes » personnes pour affronter cette situation dramatique n’a rien d’évident même si on adore nos amis. On a donc fait le choix qui nous paraît aujourd’hui le meilleur mais il faut savoir qu’on doit nommer un tuteur, pas un couple. Il est par contre recommandé de choisir des « back-ups » au cas où le premier ne puisse pas ou ne souhaite pas assumer cette lourde responsabilité.

Si cela règle la question de la garde des enfants, il y a encore celle de l’héritage. Si nous décédons tous les deux, les enfants hériteront mais il est fortement recommandé de désigner un « liquidateur testamentaire » différent dont l’objectif sera de gérer au mieux l’héritage dans l’intérêt des enfants. Nous avons découvert que ce liquidateur n’avait pas le droit de vendre la maison excepté s’il obtient l’autorisation d’un juge. Il remboursera par contre toutes les dépenses que le tuteur encourra pour nos enfants (ex: frais scolaire, habillement, activités sportives, etc.). Si le tuteur doit se reloger dans plus grand, c’est aussi une dépense admissible. Au poste de liquidateur, nous avons choisi une amie proche, qui ne connaît pas forcément les tuteurs, mais qui veillera aux meilleurs intérêts des enfants.

S’est posée la question de la rémunération de tout ce monde-là… C’est un choix personnel avec 2 écoles de pensée: « les tuteurs/liquidateurs sont des personnes proches qui font ça par pur altruisme donc ils ne devraient pas être rémunérés » versus « c’est un rôle énorme qu’on leur demande, qui peut leur encourir pour très longtemps (en espérant que non, hein) alors ça mérite bien une rémunération »… Si c’est votre choix, il faut encore se mettre d’accord sur la somme et définir les modalités. Personnellement, on n’a pas souhaité qu’il y ait un montant X forfaitaire qui soit donné dès la « prise de fonction » mais plutôt une petite rémunération annuelle car on peut mourir demain comme la veille des 18 ans des enfants…

Les testaments, c’est une chose mais qu’est-ce qui se passe si l’un de nous devient inapte? C’est-à-dire qu’il tombe dans le coma ou dans un état végétatif en gros et donc que sans être décédé, il n’est plus capable de rien, ni de décider quoi que ce soit pour lui-même… C’est là qu’un mandat d’inaptitude ou de protection est important. Comme le testament, il n’est pas obligé d’être fait devant notaire si l’on respecte certaines règles mais dans ce cas, le jour où un événement dramatique se produit, il faut le faire homologuer, ce qui prend du temps et coûte de l’argent. Personnellement, on a mis longtemps à le faire mais on a fait toutes les formalités en même temps chez le notaire.

Ce mandat vous permet d’indiquer des choix médicaux (pas d’acharnement thérapeutique par exemple) mais aussi de confier les rennes de votre « portefeuille » à votre mandataire, histoire de pouvoir continuer à payer les factures courantes par exemple, ou même faire les déclarations d’impôts. Comme nous ne sommes « que » conjoints de fait, ce n’est pas automatiquement l’autre qui aurait ce rôle puisque la décision reviendrait à un tribunal et on entend assez d’horreurs là-dessus pour s’en prémunir. Surtout que dans ce cas, un conseil de tutelle est aussi nommé pour surveiller toutes les décisions que prend la personne. Charmant!

Il y a toujours le risque que nous soyons inaptes en même temps ou que l’autre soit décédé avant, il est donc important de nommer plusieurs mandataires pour différents cas de figure.

Mais une fois les testaments et mandats d’inaptitude dument signés devant notaire et enregistrés ici, que se passe-t-il s’il nous arrive quelque chose en France? Et si nous héritons un jour de biens en France?

J’aurais du préciser que pour tous les aspects précédents, il est très fortement déconseillé de nommer quelqu’un qui réside à l’étranger. Le droit international pourrait venir compliquer vos souhaits notamment.

Mais si vous rendez visite à vos familles en France quand malheureusement vous décédez? Hmm, cela se complique car le droit n’est pas le même et qu’en admettant que vos familles demandent votre testament canadien, des clauses pourraient être invalidées. Exemple: on ne peut pas déshériter ses enfants donc oubliez le conjoint qui hérite de tout, c’est maintenant le conjoint et les héritiers.

Si vous êtes inaptes, est-ce que vous souhaitez attendre que votre mandataire au Canada prenne l’avion pour vous rejoindre et prendre des décisions ou souhaitez-vous que votre famille sur place ait le droit de décider? Je n’ai pas de bonnes réponses à toutes ses questions. Une solution serait de faire un testament en France qui en gros vienne dire que c’est le testament canadien qui prévaut mais c’est un coût additionnel. Par contre, si jamais vous avez des biens en France, il est important de vous pencher sur la question. Si besoin, j’ai le contact d’une notaire française qui est basée à Montréal (mais qui officie vraiment comme notaire en France).

Bonne chance!

Première année, CP, pas toujours facile pour nos enfants

J’ai globalement de bons souvenirs de mes années d’école primaire. Maîtresses sympas, bonne entente parmi les enfants (les mêmes d’une année sur l’autre) et aucune difficulté d’apprentissage. Je vous peindrais un tableau bien différent si on parlait des années collège-lycée par contre!

Alors quand ma fille aînée a commencé l’école, je ne me suis pas dit une seule seconde qu’elle pourrait rencontrer des difficultés et surtout pas aussitôt dans sa scolarité… L’an passé, il y a eu la maternelle à l’annexe. Globalement tout se passait bien au niveau académique, c’est plus le service de garde et les journées pédagogiques qu’elle n’aimait pas, entraînant du même coup une baisse d’enthousiasme pour l’école.

Mais cette année, elle a intégré l’école de quartier pour sa première année (l’équivalent du CP pour les français). Il a fallu s’adapter à ce nouvel environnement, se refaire des amis, s’habituer à ce nouveau service de garde et à cette nouvelle maîtresse qui a une grosse voix mais qui est très gentille.

Pourtant deux mois plus tard, il nous faut constater que c’est difficile pour notre fille, pas l’adaptation à cette nouvelle école mais bien les apprentissages scolaires. Les devoirs ne prennent pas 10 minutes mais 1h-1h30, les résultats aux contrôles hebdomadaires sont souvent à la limite de la moyenne avec certains exercices totalement faux donc incompris. On essaie de bien l’encadrer pour qu’elle n’accumule pas du retard mais quand il y a 7 mots étiquettes à apprendre par semaine autant de mots pour les dictées et que chacun demande un travail quotidien, la lassitude arrive vite! On est pogné entre la faire apprendre/réviser dès que possible et ne pas la décourager pour ne surtout pas la dégoûter de l’école si tôt dans sa scolarité.

Les devoirs sont une source de stress pour tout le monde et on a beau essayer de les faire par le jeu (Bingo ou Memory pour les mots étiquettes par exemple), ça reste que tout accomplir en 1 semaine quand on n’a pas de facilité est difficile pour un enfant de tout juste 6 ans. Surtout quand d’autres dans sa classe ont déjà 7 ans. Et en tant que parent, on en vient à angoisser en se disant « Je ne lui ai pas fait travailler les mots étiquettes ou presque cette semaine, c’est sûr qu’elle va échouer à son contrôle », histoire de se rajouter une couche de culpabilité!

C’est une situation pas facile mais d’un autre côté, ce n’est que le début de l’année et c’est une des plus jeunes de sa classe. Alors on va continuer à l’épauler et à essayer de lui donner confiance en elle tout en cherchant des méthodes qui lui correspondent mieux pour ces apprentissages.

Tes 4 ans un peu mouvementés

Voilà mon trésor, tu as eu 4 ans aujourd’hui et même si tu as gardé ta bonne humeur habituelle tout la journée, j’aurais aimé qu’on se concentre un peu plus sur toi mais les Dieux de l’immobilier en ont décidé autrement puisqu’on a déménagé ce week-end et que ça nous a bien occupé ces 3 derniers jours.

Mais toi, mon amour, tu es la petite fille de 4 ans parfaite. Tu es la plus souriante, un vrai rayon de soleil, toujours heureuse. Tu ris facilement, tu participes à tout et en bonus, tu es capable de jouer toute seule dans ta chambre! Même si tu préfères de la compagnie bien sûr. Tu as ton caractère, on ne va pas se le cacher mais ça reste très gérable pour l’instant.

Tu as eu un peu de mal avec ton changement de groupe/d’éducatrice à la fin de l’été mais en quelques semaines, tout était revenu à la normal. Il semble que changer de maison te posera moins de problème puisque tu es déjà comme un poisson dans l’eau ici.

Tous les soirs, tu adores aller chercher ta sœur à l’ecole. Tu cours vite pour me dépasser, tu souris aux éducatrices du service de garde, elles te demandent en riant qui tu viens chercher et elles rajoutent aussitôt « comme si on ne le savait pas, tu ressembles tellement à ta sœur »! Puis tu repars en courant pour aller te cacher dans un angle en attendant que Zoé et moi on arrive et qu’on fasse semblant de te chercher! Notre petit rituel.

Tu as 4 ans et tu nous remplis de bonheur!

 

6 ans plus tard

Il y a 6 ans c’était le grand calme à la maison, si on omet Tartine et ses problèmes de comportement… À cette heure-ci, je devais me demander quand ce bébé qui était prévu pour le 8 septembre allait finir par arriver, à quoi ressemblerait l’accouchement, nos premiers instants ensemble… Puis tu as déboulé et tout a été facile! Tu étais le bébé rêvé pour découvrir la maternité. Tout n’était pas idyllique mais suffisamment pour qu’on ait très envie d’avoir un autre bébé assez vite.

Les années filent à toute allure et si la maternelle était une grande étape l’an passé, il me semble que la 1ere année est encore plus importante avec l’apprentissage de la lecture. Tu as du découvrir une nouvelle école, un peu trop peuplée à ton goût mais tu t’adaptes. Aller vers les autres n’est pas le plus simple pour toi, tu es plutôt du genre timide et gênée, par contre une fois à l’aise, tu es bavarde. En tout cas à la maison, on ne peux pas t’arrêter! Cette année risque d’être un peu difficile avec le déménagement et le changement d’école mais ça sera sûrement pour le mieux.

En attendant tu prends ton rôle de grande sœur très au sérieux. Un peu trop à mon goût car tu es toujours sur le dos de ta cadette, jouant à la maman, ce qui fait très souvent son affaire! J’aimerais que tu sois plus indépendante, que tu réussisses à t’occuper toute seule mais tu as encore besoin de notre présence et surtout de notre approbation. Tu nous dis plusieurs fois par jour que tu nous aimes et tu me serres tellement souvent dans tes bras que je dois te rappeler ma bulle de temps en temps.

Je suis sûre que tu vas prendre encore plus confiance en toi cette année et que tu vas continuer à nous épater. Et maintenant que tu sais faire de la balançoire et du vélo sans petites roues, plus rien ne peut t’arrêter!

Demain tu auras 6 ans, Joyeux Anniversaire mon cœur!