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Avant/Après : créer une entrée avec verrière

Quand nous avons visité notre maison pour la première fois, nous aimions l’espace du rez-de-chaussée tout à aire ouverte mais nous savions d’entrée de jeu que cela poserait un problème logistique en hiver, puisqu’il n’y avait aucun espace de rangement pour les manteaux ou les chaussures. Nous aurions pu nous contenter de mettre des porte-manteaux aux murs mais cela n’aurait vraiment pas fait beau et les chaussures auraient continué à s’empiler n’importe où.

Nous voulions une solution pratique mais aussi esthétique, qui ne vienne pas casser tout l’aspect moderne et ouvert de la maison. Nous avons rapidement envisagé de créer une verrière qui nous permettrait d’isoler l’entrée, d’ajouter des rangements et de conserver l’esprit du duplex. Nous avions quelques idées mais c’est Stéphanie, du blog Deconome, qui a peaufiné la solution en nous proposant de faire un mur qui n’irait pas tout à fait jusqu’au plafond sur le côté et de créer une demi-verrière de l’autre avec des meubles en dessous. Nous gardions ainsi de l’espace de rangement tout en n’obstruant pas la lumière qui provient de la porte vitrée. En fait, ce côté-là de la maison est déjà le plus sombre puisqu’il reçoit le soleil seulement un petit peu le matin alors nous ne voulions pas assombrir encore plus cet espace.

Pour la construction, nous avons fait appel à un entrepreneur recommandé par des amis (Simon Lamarre) qui nous a dessiné les plans et qui a tout réalisé en quelques jours. Première étape, il fallait monter les murs de gypse, les peindre et ensuite, le plus difficile, était de faire la verrière. Comme dans notre cas, nous cherchions à faire au moins cher, nous avons demandé à Simon de faire une fausse verrière, c’est-à-dire d’utiliser du bois peint en noir pour les montants et du plexiglas à la place du verre. Pour continuer sur les économies, nous avons choisi d’acheter des meubles Ikea pour créer les espaces de rangement plutôt que de faire faire du sur-mesure.

Les travaux ont pris moins de 3 jours et le résultat est superbe. Comme la vitre n’est pas en verre, quand on la regarde bien, on remarque des reflets qui ne se verraient pas autrement mais honnêtement, au quotidien, on ne se rend compte de rien. Nous avons maintenant un banc, des porte-manteaux et des casiers à chaussures, de quoi garder une entrée en ordre et de limiter l’arrivée du froid dans la maison à chaque fois qu’on ouvrira la porte en hiver. Mission réussie!

Une greffe de gencive, ça fait mal?

Si comme moi vous avez des problèmes de gencive trop rétractée ou encore une autre maladie gingivale, votre dentiste vous a peut-être parlé de greffe de gencive. Avec un peu de chance, vous n’êtes pas à un stade avancé et vous êtes tranquille encore quelques années avant de risquer un déchaussement des dents.

Dans mon cas, je souhaite avoir un traitement orthodontique car même si j’en ai eu un enfant, mes dents ont beaucoup bougé et c’est (à mon sens) nécessaire. J’ai consulté plusieurs orthodontistes et tous m’ont dit que je devrais, à un moment ou à un autre, passer par une greffe de gencive. Pour certains, ce n’était pas un prérequis alors que pour d’autres c’était à faire absolument avant car le risque de déchaussement pendant le traitement était trop important.

J’ai choisi d’écouter cet avis et de consulter un parodontiste pour faire un bilan complet. Pour le spécialiste aussi, la greffe était conseillée avant le traitement (on peut imaginer qu’il prêche pour sa paroisse cela dit) et comme j’ai la plupart des dents du bas à risque, ce sont mêmes de 3 greffes dont j’ai besoin pour un total de 10 dents. J’en ai déjà fait 2 et la dernière, côté gauche, est prévue pour fin novembre. Alors si comme moi il y a quelques semaines, vous vous demandez si c’est douloureux, voici tout ce que vous avez besoin de savoir.

Qui dit greffe dit greffon. 2 options sont possibles, soit le docteur vous prend de la peau du palais, soit vous recevez de la peau d’un « donneur », c’est-à-dire un cadavre ou un porc… Dans mon cas, pas de questionnement pour le parodontiste, il était préférable de prendre la peau de mon palais, qui apparemment s’y prête très bien (!).

La procédure en tant que telle ne dure pas très longtemps. Dans les 2 cas, on a recouvert ma gencive à hauteur de 3 dents et ça a pris une quarantaine de minutes. Le cabinet ressemble en tout point à un cabinet de dentiste et, allongé dans la chaise, on vous fait d’abord les anesthésies. C’est LE plus douloureux car la piqure est assez longue et comme il y a de l’adrénaline dedans, vous êtes bon pour avoir des palpitations dans les minutes qui suivent. Pour le reste, on ne sent rien, à part de la pression parfois, surtout si vous êtes stressés à mort comme moi et donc bien tendu en partant! À la fin de la procédure, on m’a donné des anti-douleurs, une prescription pour 1 semaine d’anti-inflammatoires et anti-douleurs (pas besoin d’antibiotique) et une compresse froide à appliquer en cas de douleur.

Dans les jours qui suivent, il ne faut pas croquer à l’endroit de la greffe (ce qui est bien pénible quand ce sont les dents de devant), manger mou et pas trop chaud et pour 2 semaines ne pas laver les dents qui ont été « traitées ». À la place, on utilise un rince-bouche anti-bactérien sur prescription. Il peut y avoir des saignements dans les premières heures, si c’est le cas, il faut simplement appliquer une compresse ou même un sachet de thé. Dans mon cas, je n’en ai pas eu besoin mais j’ai pris les anti-douleurs une bonne semaine, voire 10 jours. Dans tout ça, les points à la base des dents sont gênants car on sent toujours un intrus dans la bouche et le pansement au palais fait, lui, une drôle de sensation car il est très fin mais rugueux un peu (et il se dissout tout seul). Au niveau de la gencive, c’est surtout une pression qu’on ressent.

On ne peut pas dire que ça fasse très mal mais c’est une sensation désagréable pendant une bonne semaine. Encore là, à ma première greffe, on a pris la peau au fond du palais à gauche et la greffe était sur les 3 dents de devant alors que pour la 2ième greffe, on a pris le greffon à droite pour une greffe côté droit et je ressens bien moins de désagrément cette fois.

Au bout de 2-3 semaines, on a un petit rendez-vous de suivi pour ôter les points (10 minutes) et c’est un peu la délivrance! La peau du palais, quant à elle, se régénère toute seule en quelques semaines. Par contre, il est important de ne jamais tirer sur la lèvre pour regarder la greffe pendant les première semaines. C’est un peu déstabilisant parfois car on on aurait envie de voir à quoi ça ressemble, si tout est normal, mais en soi, même en regardant (lors de ma 1ère greffe, j’ai craqué à J+7) on ne voit rien de spécial en fait à part un amas de peau blanche sur la gencive. Il faut savoir que la peau va mettre plusieurs mois à retrouver sa couleur normale mais c’est normal justement. Il me reste d’ailleurs, 2 mois après ma 1ère greffe, une sensation bizarre à la base de la gencive mais là aussi, ça prend plusieurs mois avant de se « replacer », il faut donc être patient.

Voilà, j’espère que ça pourra aider/renseigner tout ceux qui s’inquiètent de cette procédure. Ah, je ne l’ai pas signalé mais il n’y a aucun arrêt de travail pour ça. J’ai pris mon après-midi de congé car ma greffe était à 14h mais le lendemain j’étais au travail. On évite juste de rire aux éclats et on apporte sa soupe mais sinon aucune contre indication.

Être famille d’accueil pour la spca

Mon gros matou a 8 ans et bien que j’adore les chats, je n’avais pas envie d’en adopter un deuxième car tous les frais viennent en double (vétérinaire, croquettes, etc.) mais j’avais quand même envie de dorloter une autre boule de poils (je ne suis pas à une contradiction prêt). C’est ainsi que j’ai découvert le programme de famille d’accueil que plusieurs organismes proposent. Le principe est simple: une famille prend soin chez elle d’un animal trop petit ou trop malade pour rester au refuge, le temps qu’il soit prêt à être mis en adoption pour trouver une famille pour la vie. Cela est valable pour les chats mais aussi pour les chiens. Certains ont aussi besoin d’une « pause de cage », quand ils sont depuis longtemps au refuge et qu’ils ne supportent plus l’enfermement.

 

C’est ainsi que j’ai tapé à la porte de plusieurs organismes il y a 2-3 ans mais ayant déjà un chat adulte qui sort à l’extérieur, la plupart avait refusé. Deux raisons à cela: le chat qui sort risque de ramener des maladies que les pensionnaires, souvent fragiles, ne sont pas aptes à combattre et le but de les placer avec un chat adulte est d’aider à la socialisation des plus petits, or si le matou de la maison est dehors, c’est impossible.

 

Le temps a passé, on a déménagé et je me suis réessayée. Et cette fois, la SPCA a accepté! Faut dire que les déménagements aidant, mon gros matou passe de moins en moins de temps dehors.

Rendez-vous était donc pris il y a quelques semaines au département des familles d’accueil de la SPCA pour faire les papiers et voir quel chat je pourrais ramener à la maison. Comme on a aussi 2 enfants en bas âge, il nous « faut » des chats qui ne soient pas agressifs. Les gens de la SPCA sont habitués à identifier les bons matchs et au début, on m’a proposé un chat d’environ 2 ans, super gentil. Je lui ai fait une caresse et j’étais prête à le prendre même si dans ma tête, je m’étais plutôt imaginée un chaton mais qu’à cela ne tienne, le but était d’aider le refuge, pas juste de nous « gâter ». Cependant l’autre préposée du département a plutôt suggéré que nous prenions un petit chaton tellement craintif qu’il ne pouvait pas être mise en adoption, pour aider à sa socialisation vu qu’on avait déjà un chat adulte.

 

C’est ainsi que je suis repartie avec Stampede pour 1 mois. La petite crachait quand on s’approchait d’elle et se cachait constamment. On avait d’ailleurs fait l’erreur de l’enfermer dans notre salle de bain les premières heures sans calfeutrer l’arrière des toilettes alors elle se planquait derrière la tuyauterie à chaque fois qu’on rentrait. Le problème c’est qu’elle avait aussi un médicament à prendre une fois par jour! On a bien galéré les premiers jours pour l’attraper, la soigner et enfin l’apprivoiser. Elle miaulait beaucoup à la fenêtre, y compris la nuit, ce qui fait que nous avons peu dormi la première semaine. Comme notre rôle était de la socialiser, il était important de passer du temps avec elle, pour qu’elle nous fasse confiance et reprenne du poil de la bête. Il est bien sûr déconseillé de laisser accès à toute la maison les premiers jours sous peine de ne pas revoir le chaton pendant des jours, caché dans une recoin. On l’a donc gardé dans notre chambre mais ce qui veut dire qu’il fallait rester là avec elle le plus possible.

Être famille d’accueil c’est aussi faire des allers-retours régulièrement vers le refuge pour les traitements médicaux (ils ont plusieurs rappels de vaccins à cet âge-là) avec des horaires pas toujours pratiques quand on travaille à plein temps. Sans compter les médicaments à administrer, ce qui n’est pas toujours facile et certaines maladies à gérer. Stampede avait la diarrhée à cause des vers et comme elle mangeait peu et n’était pas bien, elle ne faisait pas sa toilette. On a du changer nos draps plusieurs fois en attendant qu’elle aille mieux (charmant).

Après quelques semaines, quand le vétérinaire a trouvé Stampede en bonne santé et qu’elle n’était plus craintive, on a eu le feu vert pour la mettre en adoption. En fait, quand ils sont en famille d’accueil, c’est normalement nous qui mettons l’animal sur Petfinder et qui accueillons les adoptants chez nous pour qu’ils rencontrent l’animal et qu’on valide s’ils feront un bon match. Sauf que là, comme j’étais sur place pour ses vaccins, la préposée m’a dit qu’ils allaient la mettre en adoption sr place, tout de suite car un chaton part généralement très vite. Je ne m’attendais pas du tout à repartir sans elle alors, ce qui devait arriver arriva, je me suis mise à pleurer! Devant mon désarroi, la fille m’a proposé de la ramener chez moi et de la mettre sur Petfinder mais franchement je voulais le meilleur pour elle et si elle pouvait se faire adopter tout de suite, qu’il en soit ainsi. Et c’est ce qui s’est passé puisqu’à peine elle a été amené dans la salle des adoptions qu’une famille souhaitait la prendre! Je leur ai parlé entre 2 larmes pour décrire son caractère et ils m’ont assuré qu’ils allaient prendre bien soin d’elle…

Ça a été difficile de lui dire au-revoir mais en même temps je n’ai pas songé à l’adopter car elle ne faisait pas un bon match chez nous justement. Elle était adorable, on l’aimait vraiment mais elle conservait son côté craintif quand il y avait des bruits forts et avec 2 jeunes enfants, ce n’était pas l’idéal. Sans compter que tout le but de cette opération était d’aider un chat sans l’adopter justement!

Comme il y avait d’autres chats qui avaient besoin d’une famille d’accueil, je suis repartie avec 2 chatons qui devaient être placés ensemble le temps de guérir leur rhino-virus et conjonctivite. C’était eux deux ou sinon une fratrie de 5! Je vous dis pas la tête de mon chum si j’avais ramené 5 chatons à la maison! Parce que l’air de rien, c’est aussi beaucoup de litière à vider, de gamelles de croquettes à remplir et de médicaments à donner toutes les 8h!

Concernant les soins, la SPCA founit les médicaments et un sac de croquettes. Si l’animal doit voir un vétérinaire, il faut l’emmener sr place. C’est un peu le principal inconvénient pour moi, on est assez loin alors y aller toutes les 2 semaines pour les vaccins, ça me tanne un peu mais à part ça, rien à dire, les gens sur place sont très gentils.

 

On verra quand ceux-ci seront prêts à être adoptés si la séparation sera aussi difficile et si on continuera encore mais je suis contente de le faire pour l’instant même si ce n’est pas de tout repos!

Un dosseret de cuisine en ardoise

Les placards de notre cuisine sont blancs, de même que notre comptoir en corian. Alors forcément avec les murs blancs, on se sentait un peu comme dans un hôpital, l’odeur en moins. Quand on s’est posé la question du dosseret, il était évident qu’on voulait quelque chose qui « casserait » un peu cette image, tout en restant intemporel. C’est, comme souvent, une photo trouvée sur Pinterest qui m’a mise sur la voie de l’ardoise, cette pierre naturelle foncée qui viendrait contrastée avec les meubles.

 

Le problème, c’est que c’est une matière très poreuse qui n’est pas forcément recommandée pour les dosserets de cuisine. En se renseignant un peu plus, on nous a dit que ce n’était pas plus compliqué que le marbre et que la clé reposait dans le scellant, ce produit qui vient imperméabiliser les tuiles ou céramiques. On s’est donc lancé, et quand je dis « on », c’est vraiment Monsieur puisque c’est lui qui a posé le dosseret. Dans ce genre de travail, ce sont toujours les découpes qui sont les plus longues, sachant qu’il faut une scie à l’eau pour l’ardoise. On en a trouvé une neuve et pas très chère sur Kijiji qu’on peut revendre le même prix maintenant. Il aura fallu pas mal d’huile de coude pour la pose, qui a occupé tout un dimanche, Chéri, faut dire qu’on a une longue surface à couvrir.

Après la pause, c’est là qu’il faut mettre plusieurs couches de scellant. C’est un liquide qui se pose avec un pinceau en quelques minutes mais qui évitera que les tâches de sauce à spag’ par exemple se voient et restent graver à jamais! 

 

Comme nous voulions un effet ardoise avec le moins de de joint possible, les tuiles sont posées très proches, avec des joints de 1/16, ce qui complique la dernière étape : les joints! En fouillant sur Internet, on trouve toutes sortes de conseils pour faciliter la pose du coulis dont utiliser un sauceur à poulet! Laissez-moi vous dire que ça marche juste sur Internet. Mon chum a un peu galéré pour cette étape et il y avait pas mal de coulis sur les tuiles mais on trouve un produit spécifique pour enlever les résidus dans les magasins spécialisés. Une fois tout nettoyé, nous avons remis une couche de scellant et cette fois, c’était bel et bien fini.  

 

On verra à l’usage si l’ardoise était un bon choix mais on sait déjà qu’il faut remettre du scellant une ou deux fois par année. La bonne nouvelle c’est que c’est rapide à poser et qu’un petit bidon (55$) dure longtemps puisqu’on a déjà fait 4 couches et qu’il est à peine entamé…

Savannah et Charleston en famille

Cette année, pour la relâche, nous avons décidé de rendre visite à des amis qui habitent Savannah, dans l’état de Géorgie aux États-Unis, depuis maintenant 2 ans.

On aurait bien aimé y aller pour plus qu’une semaine mais ils nous ont tellement dit qu’en été les températures étaient difficilement supportables qu’on s’est rabattu sur la relâche vu qu’avec les enfants qui grandissent, partir en dehors des vacances scolaires devient difficile.

Au départ de Montréal, il n’y a aucun vol direct pour Savannah, il y a par contre toutes sortes de combinaisons selon où vous souhaitez faire escale (Chicago, New-York, Toronto ou encore Atlanta). Dans notre cas, nous sommes partis un mercredi soir et nous avons fait escale à New-York à l’aller. On devait passer par Newark au retour mais une tempête dans le coin nous a fait changer nos billets pour passer par Toronto, gagnant près d’un heure sur le temps de retour. Côté prix, ça nous est revenu à 1100$ à 4, à cheval sur la semaine de relâche.

Sur place, nous logions chez nos amis qui ont une maison à une quinzaine de minutes d’auto de Savannah. Cette petite ville du Sud-Est des États-Unis a été fondée au XVIIIe siècle par les britanniques mais a très vite accueilli des immigrants aussi bien espagnols, portugais que allemands et irlandais, conférant un côté cosmopolite à la ville. On dit que c’est la première ville planifiée (en damier) des États-Unis avec des rues perpendiculaires et de nombreux parcs à intervalles réguliers. Il reste encore 22 squares qui comprennent fontaines, statues, bancs mais qui ont surtout une végétation luxuriante avec de majestueux chênes ornés de mousse espagnole. Avec l’architecture typique des maisons du coin, se balader dans la ville nous permet de nous transposer dans une autre Amérique où douceur de vivre et nature seraient les maîtres-mots, un peu hors du temps.

C’est dans un de ces parcs, le Chippewa Square qu’a lieu LA scène sur le banc du film Forrest Gump! Je vous le dis tout de suite, le banc a été retiré et est maintenant dans un musée mais vous pouvez toujours vous amuser à retrouver l’angle du film en admettant que vous l’ayez revu récemment (contrairement à nous).

Vous pouvez aussi vous balader au parc Forsyth avec sa très belle fontaine (il y avait un mariage le jour où nous y étions) ou encore au cimetière Colonial Park (très arboré). Il faut également se balader dans le port, au bord de la rivière Savannah et faire quelques détours dans des boutiques incontournables: le glacier Leopold (l’attente peut être longue, même en mars) et la boutique de bonbons Savannah’s Candy Kitchen avec un mur complet dédié aux sucreries mais aussi un petit train aérien qui fait le tour de la boutique.

Si vous avez un peu de temps, je vous suggère d’aller à Tybee Island, la plage qui est à 30 minutes environ de Savannah. Vous pourrez y visiter un phare mais il était fermé le jour de notre visite et vous balader sur la plage. Vu la saison, on ne s’est pas baigné mais les filles ont beaucoup aimé jouer près des vagues.

Sinon, c’est non loin de là, à Oatland Island wildlife Center, que nous avons passé le reste de l’après-midi. Il s’agit d’une réserve qui regroupe plus de 150 espèces d’animaux, souvent des animaux blessés qui ne sont plus aptes à vivre seuls dans la nature, ou mêmes des oiseaux qui ne peuvent plus voler. Il y a une balade d’environ 3 km à faire entre forêt et marais ainsi qu’une mini ferme en fin de parcours. On a beaucoup apprécié la visite, faut dire qu’on avait l’endroit pour nous tout seul ou presque.

Pendant notre voyage, nous avons profité de la fin de semaine pour partir avec nos amis à Charleston (en Caroline du Sud) en louant une maison en bord de mer, à une dizaine de minutes de la ville. Nous avons passé la journée du samedi à nous balader dans la ville, notamment sur sa rue principale, la rue King et dans le centre historique. Comme Forrest Gump est un monument dans la région, nous avons mangé dans un resto entièrement dédié à ce film avec des éléments accrochés partout aux murs. À l’extérieur, il y a une sorte de petite rivière où les enfants peuvent faire flotter de petits canards pour leur plus grand bonheur.

Nous avons fini notre balade par le bord de mer (Waterfront) (d’où nous avons aperçu des dauphins, si, si, regardez bien sur la photo au-dessus) et où il y a des maisons tellement typiques mais tellement immenses que ça paraît fou qu’une seule famille y vive! La ville est très belle, on trouve des traces de l’architecture typique de cette région un peu partout et on s’émerveille.

Pour notre deuxième journée sur place, nous avons hésité entre visiter une plantation un peu plus loin ou visiter un porte-avion et un sous-marin mais la majorité a voté pour la 2e option. Nous avons donc traversé le pont Ravenel pour commencer la visite qui nous a occupé plusieurs heures! C’était assez impressionnant et petits et grands ont apprécié de découvrir cette ville flottante qu’est un porte-avion. Il y avait aussi une petite soucoupe Soyouz dans laquelle on pouvait vivre l’expérience de décoller pour l’espace et le chemin du retour, c’était trop bien! le sous-marin étant pas mal plus petit, la visite est bien plus rapide mais avec toute la marche qu’on avait déjà effectué, on était bien claqué.

Nous avons passé de superbes vacances, bien qu’un peu courtes, dans cette région. Côté température, il faisait globalement dans les 16-18° avec un beau soleil, ce qui rendait les balades très agréables avec une petite veste. Nous avons marché près de 11km par jour aussi bien à Savannah qu’à Charleston et les filles ont super bien suivi! Mia (4 ans et demi) râlait à certains moments mais on faisait des compromis en faisant des arrêts crème glacée ou parc à enfants de temps en temps et globalement on n’a pas eu à la porter. Si vous voulez faire une pause de l’hiver sans forcément aller dans un tout inclus dans les caraïbes, je vous conseille fortement cette région, qui non seulement n’est pas trop loin mais regorge d’Histoire!

 

 

Tapéo, le très bon resto à tapas de Villeray

Quand est venu le temps de se faire un bon resto sans enfant pendant les vacances de Noël, nous avions une longue liste de restos que nous avions envie de tester dont Bouillon Bilk sur St-Laurent, mais comme il était plein ce jour-là, nous avons opté pour un autre genre: Tapeo dans Villeray.

J’ai toujours dans l’idée que les restos à tapas sont chers si on veut manger à sa faim mais si on compare avec de « bonnes » tables à Montréal dont les prix grimpent vite, cela s’équivaut facilement.

Chez Tapeo, ce sont des tapas délicieuses et fines qui sont proposées, de quoi nous rappeler une soirée à Barcelone où nous avions divinement bien mangé. Comme nous étions 4, nous avons pris 10 tapas différentes que nous avons partagées et c’était parfait! Mon coup de cœur va au tartare de bœuf qui était juste trop, trop bon alors que d’habitude, je n’aime pas franchement ça. Nous avons aussi testé le tartare de saumon, les crevettes à l’ail, thon albacore, salade russe (très bonne), le jambon, les croquettes de morue, les pétoncles au lardon et la bavette de veau qui était le coup de cœur de Chéri!
Ce n’est pas que nous avions encore faim, mais nous n’avons pu résister à l’appel des desserts alors nous avons pris un peu de tout : churros au chocolat, crème catalane, gâteau basque et choco-nougat. Honnêtement, on avait déjà si bien mangé qu’on a laissé la moitié des churros (sacrilège) mais les desserts étaient à la hauteur du reste du repas.

Par contre, si vous ajoutez 4 apéros et une bouteille de vin, l’addition grimpe vite, comme partout! Mais on a passé une très bonne soirée et on y retournera avec plaisir.

À noter qu’en été ils ont un service de valet. Par contre, si vous y allez en hiver, une soirée de déneigement comme nous, avec la moitié des rues interdites de stationnement, trouver une place peut devenir très très galère! Un conseil : prenez le métro si vous le pouvez!

Les photos proviennent de leur site internet, avec la luminosité réduite, ne comptez pas sur moi pour vous montrer quelque chose d’appétissant.

Restaurant Tapeo, 511 rue Villeray, Montréal

3 jeux d’évasion à Montréal

Vous avez remarqué comme les jeux d’évasion (Escape game en anglais) se sont multipliés à Montréal (et même en banlieue) depuis quelques temps? C’est top parce que j’adore ça mais ça complique la tâche lorsqu’il faut choisir où aller!

Au cours des derniers mois, j’ai testé 3 scénarios en plus de Death Note fait chez Trapped l’an passé.

L’ancienne pyramide chez Trapped encore qui était très intense, avec une belle mise en scène mais le sable pour nous mettre dans l’ambiance des pyramides d’Égypte n’était pas sans nous causer quelques désagréments (éternuements, irritations notamment). Le problème de Trapped, c’est que ça va très vite et que c’est souvent « juste » quelques membres de l’équipe qui sont utiles alors personnellement, plusieurs mois plus tard, y a encore certains codes que les copines ont trouvé dont je n’ai jamais compris la logique!

Suite à cela, on a testé avec 3 copines le scénario L’illusioniste à Find the Key, rue Amherst. À date, c’est mon préféré. Tout y paraît un peu plus cheap mais j’ai trouvé qu’il y avait vraiment plusieurs « choses » qu’on pouvait faire en même temps pour aider l’équipe alors je me suis sentie utile!

Enfin dernièrement j’ai testé avec Chéri et un couple d’amis le scénario Appartement de l’agent disparu chez Escape Masters dans Griffintown. C’est probablement celui qui m’a le moins emballé. La pièce était froide dans tous les sens du termes! En fait, on nous a prévenu en arrivant qu’il y avait un problème de chauffage et qu’il faisait froid dans la pièce, ce qui est ballot quand il fait déjà -20 dehors! Alors comme en plus il faut enlever ses chaussures en arrivant, j’ai passé toute l’heure mon manteau sur le dos à me geler! Mais outre cet aspect, la déco était très épurée et comme la pièce était bien éclairée, ça ne faisait pas très mystérieux. Disons qu’il n’y avait pas l’ambiance qui allait avec comme dans les autres jeux que j’ai pu tester. Par contre, bien qu’il y avait beaucoup de cadenas à code à ouvrir, il y avait aussi plus d’éléments technologiques, ce qui apporte un peu de changement.

Etape 3: l’importance de l’inspection pré-achat

Peu de temps avant la mise en vente de notre maison, nous avions fait une offre d’achat sur un duplex qui rencontrait une bonne partie de nos critères. Comme nous ne voulions pas prendre de risque financier, nous avions mis notre achat conditionnel à la vente de notre maison. À ce moment-là on était plus inquiet de mettre longtemps à la vendre et donc de perdre le duplex qu’on souhaitait qu’autre chose.

Puis, comme je vous le disais il y a peu, on a finalement vendu en 7 jours la maison mais surtout on devait finaliser la vente en moins de 3 semaines, déménagement inclu… Qu’à cela ne tienne, les délais étaient un peu limites pour emménager dans le duplex mais en campant 2-3 semaines, c’était faisable. Seule étape à finaliser: l’inspection pré-achat.

Notre courtier nous avait recommandé quelqu’un en précisant qu’il était le meilleur pour les bâtiments anciens de ce genre. On a donc fait appel à lui mais comme le duplex était en train d’être rénové de A à Z pour être converti en cottage, on n’avait pas vraiment d’inquiétude sur cette étape.

Et c’est là que faire appel à un professionnel, à un inspecteur compétent et reconnu, peut faire toute une différence. Parce que si les travaux des étages habitables étaient très bien faits, il se trouve que personne n’avait pris la peine de faire des vérifications dans le vide-sanitaire! L’inspecteur a donc fait un constat douloureux: solives en train de pourrir, moisissure, aération à la mauvaise hauteur, les extensions (qui ne sont pas récentes) n’ont pas été assez creusées, etc.

Autant vous dire que c’était une très mauvaise surprise pour nous mais aussi pour le vendeur qui apparemment ne s’y attendait pas du tout! On a réfléchi une coupe de jours et là encore, sur les conseils de notre agent, on a préféré retirer notre offre d’achat que de s’engager pour de longs mois d’incertitude. Vu l’ampleur des travaux qu’il y a à faire, sans compter qu’un ingénieur voire d’autres experts devraient intervenir, on n’avait pas confiance que TOUS les travaux nécessaires seraient effectués, pas juste le minimum pour que ce soit vendable.

On a donc pris la décision difficile de retarder notre projet de revenir à Montréal pour louer quelque chose proche de chez nous (parce qu’avec tout ça il fallait quand même qu’on quitte notre maison avant le 9 octobre) vu que ça ne donnait rien de changer les filles d’école et de garderie en cours d’année tant qu’on ne savait pas dans quel quartier on allait poser nos valises pour de bon.

Alors voilà, on devrait être de retour sur l’île depuis quelques jours mais finalement on défait les boîtes du premier déménagement de notre série et on en a encore pour plusieurs mois de longs trajets maison-boulot. C’est une déception et pas mal de logistique mais l’inspection nous a permis d’éviter beaucoup plus de problèmes à long terme!

Vendre sa maison en 7 jours

Suite à mon dernier article sur le sujet, laissez-moi vous dire que nous étions convaincu que la vente de notre maison allait prendre plusieurs semaines, au minimum un mois voire deux. Il faut dire qu’on est dans un quartier un peu spécial où une partie de la rue est constituée de maisons petites et anciennes quand l’autre est faite de maisons de plus en plus grandes et chères… Il y a plusieurs maisons à vendre dans le quartier, des prix assez disparates alors si on ajoute ça au fait qu’on reste un quartier parmi des dizaines d’autres de la rive-Sud, il y a beaucoup de choix pour les acheteurs.

À l’inverse, pendant nos recherches à Montréal, on a plutôt l’expérience inverse : il y a peu de biens qui correspondent à ce qu’on cherche (un duplex dans certains quartiers et dans une gamme de prix) alors la moindre nouvelle annonce qui sort, il faut être vite sur le piton pour céduler une visite, voire être prêt à se positionner sur place. Ça nous est arrivé d’aller à une visite libre où il y avait une longue file derrière nous et où le bien s’est vendu à 640,000$ alors qu’il était affiché à 520,000$ et qu’il y avait pas mal de travaux à faire!

Alors c’est sûr que le marché dans notre quartier ne ressemble pas du tout à ça et que le téléphone de notre agent ne sonnait pas à toute heure. Par contre, les 2 visites qu’il y a eu ont été positives et la 2ième a été la bonne puisque le soir-même nous recevions une offre d’achat! Seul grain de sable dans l’engrenage, il fallait que tout soit réglé en 3 semaines car l’acheteur achetait pour son père qui arrivait de l’étranger début octobre et tout devait être finalisé avant ça! Alors forcément on a réfléchi quelques secondes mais comme on avait nous-même fait une offre d’achat conditionnelle à la vente de notre maison, on ne voulait pas prendre le risque de refuser et de mettre peut-être 2 mois pour trouver un autre acheteur.

On a donc passé une bonne partie de la soirée au téléphone entre les différentes négociations et le lendemain, l’inspection avait lieu et tout a été finalisé dans la foulée, soit 7 jours pile après l’affichage de notre maison à vendre!

Maintenant il reste à trouver un endroit où poser nos valises pendant les prochains mois. Compte tenu des délais, on ne peut pas être trop difficile puisque le 9 octobre au plus tard, on doit avoir déménagé!

Honnêtement ça a été pas mal de stress (rapport aux enfants qu’on peut pas bouger comme ça) et on a hâte que tout ça soit derrière nous. Les premiers jours on avait vraiment l’impression que c’était surréel, tant tout a été très vite. Maintenant on digère la pilule puisque si vendre était une bonne nouvelle, vendre sans avoir trouver à acheter faisait parti de mes pires scénarios…

Mon premier potager

Cette année, mue par je-ne-sais-quelle idée, j’avais envie d’avoir un vrai potager, pas juste un bout de plate bande dans lequel on plante des fraises et un plant de tomates.

Pour rendre la chose un peu plus esthétique, je souhaitais un bac surélevé alors plutôt que d’en payer un tout prêt mais cher en magasin, Chéri s’est porté volontaire pour en construire un. Comme c’était une première, on ne le voulait pas immense, on s’est plutôt dit qu’on en ferait un deuxième dans un autre espace plus tard si besoin.

J’avais choisi de planter des tomates, des carottes, des haricots et des fraises essentiellement. La météo n’ayant pas été de notre côté ce printemps, c’est seulement à la toute fin du mois de mai que le bac était construit et prêt à être planté. En choisissant les plants à la serre, j’ai ajouté à ma liste un pied de roquette et du basilic puisque ce dernier pousse très bien au milieu des tomates.

Une fois construit, on a hésité à retourner la terre ou à simplement mettre du papier journal avant de le remplir de terre mais on a finalement opté pour notre première idée en essayant de faire ça bien. Une fois la terre retournée, on a acheté différents mélanges, compost, engrais puis j’ai pu passer aux choses sérieuses!

Pour planter les tomates, j’ai suivi la méthode de MJardiner de les planter penchées et je dois dire que ça leur a bien réussi. J’ai eu un peu peur au début car un des pieds (de tomates cerise) semblait avoir souffert et avoir le bas de la tige fendu mais quelques semaines plus tard, il se porte très bien et on voit plein de bébé tomates! Par contre, j’ai planté mes 4 pieds de tomates trop proches, ils se chevauchent un peu!

J’ai choisi de planter mes 4 pieds de fraises de chaque côté du bac (on a d’autres plants dans l’ancienne plate-bande) et de faire des rangées de carottes et haricots au milieu. Le plan n’était pas mauvaise mais si les carottes poussent bien, bizarrement pas un haricot n’était sorti! En me renseignant, on m’a dit que mes graines avaient sans doute étaient mangées par un oiseau, j’en ai donc resemé tout début juillet mais pour éviter une nouvelle déconvenue, j’ai protégé la terre en attendant que les germes sortent. On recommande un filet mais n’ayant pas envie de faire une dépense rendu là, j’ai pris des morceaux de treillis qu’on avait pour « cacher » mes graines et ça a très bien marché! Je n’avais juste pas pris en compte que mes plants de tomate allaient devenir aussi énorme, au final ce sont eux qui sont en train de tuer mes haricots en les écrasant!

J’ai aussi pris un plant de courgette mais lui se trouve remisé dans la plate-bande vu la place que ça prend en poussant. Et effectivement, mon plant est énorme mais pas une courgette en vue pour l’instant, ça augure mal mais allez savoir pourquoi?

Si on a commencé à manger quelques fraises, il est encore trop tôt pour les légumes mais j’espère bien en profiter avant la fin de l’été! Quoiqu’on a mangé la roquette, qui était délicieusement parfumée mais maintenant on se demande si ça va repousser comme de l’oseille ou si c’est plutôt fini comme pour une laitue… Reste aussi à trouver quand récolter les carottes vu que la novice que je suis n’a aucune idée à quoi reconnaître qu’elles sont prêtes! Toutes ces questions existentielles qu’on ne s’était jamais posé avant!