Des fois, il y a des livres qu’on a du mal à commencer car on a certains a priori, surtout s’ils nous ont été donné à l’improviste.

C’est le cas de ce livre, Gabrielle, qui fait partie de la trilogie Le goût du bonheur de Marie Laberge. Ma belle-mère me l’avait donné lors de son dernier passage à Montréal en octobre et j’appréhendais qu’il ressemble un peu trop Aux filles de Caleb. Bien que ce dernier soit un incontournable de la littérature québécoise et que j’ai appris beaucoup de choses sur les conditions de vie, notamment des femmes, au tournant du XXe siècle au Québec, je n’avais pas vraiment aimé cette trilogie.

Pourtant il ne m’a pas fallu longtemps pour apprécier l’écriture de Marie Laberge lorsque j’ai réussi à distinguer les membres de la famille Miller qu’elle nous dépeignait. Une fois embarqué, j’ai même eu le problème inverse, c’est-à-dire fermer le livre quand il commençait à être plus que temps de se coucher!

Le résumé de l’éditeur :
Québec, 1930. Gabrielle est mariée avec Edward depuis bientôt dix ans. Entre la maison de l’île d’Orléans et celle de la Grande-Allée, elle mène une vie bien remplie, entourée de ses cinq enfants.
De toute évidence, il s’agit d’un mariage heureux. Mais cette chose qui devrait être si simple fait pourtant froncer bien des sourcils dans l’entourage de Gabrielle. Décidément, le bonheur est suspect en cette époque où notre sainte mère l’Église nous dit que nous ne sommes pas sur terre pour être heureux, mais pour accomplir notre devoir.

L’époque dépeinte est fascinante et on voit tout le poids de l’Église sur les mœurs du Québec. Mais Gabrielle est une héroïne épanouie, qui défie les conventions et qui n’a pas peur de se retrousser les manches quand une cause lui tient à cœur ou pour sa famille.
À travers elle, c’est une grande famille qu’on rencontre où mêmes les frères et sœurs (et les amis) ont un rôle à jouer, construisant une galerie de portraits attachants.

Et comme c’est une trilogie, c’est la même prose délicieuse qu’on retrouve à travers les 2 autres ouvrages : Adélaïde et Florent. La plupart des personnages passent d’un tome à l’autre pour notre plus grand plaisir mais certains adieux ont été déchirants (mais pourquoi avoir tué… non je ne vous dirais pas qui mais si vous lisez les romans, vous comprendrez ma peine).

Quoiqu’il en soit je ne saurais que trop vous conseiller cette fresque. Les 2 premiers tomes sont mes préférés mais Florent clotûre très bien cette belle aventure avec les Miller/McNeally.

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